Bataille de Sarıkamış

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bataille de Sarıkamış
Description de cette image, également commentée ci-après
Soldats russes dans des tranchées dans la forêt.
Informations générales
Date -
Lieu Sarıkamış (actuellement en Turquie)
Issue Victoire russe
Belligérants
Drapeau de l'Empire russe Empire russeDrapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Commandants
Illarion Vorontsov-Dachkov
Nikolaï Ioudenitch
• Archak Gafavian
Enver Pacha
Xe corps (en) : Hafiz Hakki Pacha (en)
Forces en présence
100 000 hommes
(Armée russe du Caucase)
118 000 hommes
(3e Armée)
Pertes
40 000 morts
7 000 prisonniers
30 000 morts
20 000 prisonniers

Campagne du Caucase
Première Guerre mondiale

Batailles

Coordonnées 40° 20′ 17″ nord, 42° 34′ 23″ est
Géolocalisation sur la carte : Caucase
(Voir situation sur carte : Caucase)
Bataille de Sarıkamış
Géolocalisation sur la carte : Turquie
(Voir situation sur carte : Turquie)
Bataille de Sarıkamış

La bataille de Sarıkamış ou de Sarikamis ou de Sarikamish est un épisode de la campagne du Caucase, durant la Première Guerre mondiale. Elle opposa les troupes russes et ottomanes dans le nord-est de la Turquie actuelle, du au  : les Ottomans, désireux de reprendre Kars, russe depuis 1877, y subirent une lourde défaite.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 1914, le commandant russe, le général Illarion Ivanovitch Vorontsov-Dachkov, bloque l'avancée turque sur Kars, dans le Caucase, mais les combats se poursuivent. Aucun des deux belligérants ne parvient à l'emporter. Quelque 100 000 soldats russes tentent de contenir l'avancée turque vers la ville de Kars. L'attaque turque est mal menée par Enver Pacha, dont les soldats souffrent du froid hivernal intense dans les montagnes du Caucase (beaucoup d'entre eux sont morts de froid et de maladie)[1]. Une soudaine contre-attaque russe force les Turcs à se replier sur Erzurum. Enver Pacha renonce à son commandement. Le général Vorontsov-Dachkov, peu enclin à poursuivre les Turcs, est remplacé par le général Nikolaï Ioudenitch.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Soldats russes devant les corps de soldats turcs gelés.

Une généralité issue de la propagande turque pour décredibiliser les Jeunes-Turcs, affirmerait que 90.000 Turcs ont trouvés la mort à Sarıkamış, selon les recherches russes, ce sont 23.000 Turcs qui y sont enterrés[2], en y ajoutant les morts du 11e corps d'infanterie (Kolordu) dans la vallée de la rivière d'Araxe, le nombre de morts est estimé à 30.000[3].

Le nombre de morts côté russe varie entre 26.000[4] et 30.000[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Andrei, « Quand l'Allemagne tentait de convaincre les musulmans de faire le djihad », slate.fr, (consulté le 11 février 2018)
  2. a et b (tr) Maslofski, Umumî Harpte Kafkas Cephesi (trc. Nazmi), Ankara, , P. 61-65, 84-154
  3. (de) F. Guse, Die Kaukasusfront im Weltkreig, bis zum Frieden von Brest, Leipzif,
  4. (en) Stanford J. Shaw, The Ottoman Empire in the World War I

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :