Fère-Champenoise

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Fère-Champenoise
Fère-Champenoise
La mairie.
Blason de Fère-Champenoise
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Intercommunalité CC du Sud Marnais
(siège)
Maire
Mandat
Gérard Gorisse
2020-2026
Code postal 51230
Code commune 51248
Démographie
Gentilé Fertons, Fertonnes
Population
municipale
2 152 hab. (2018 en diminution de 4,69 % par rapport à 2013)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 15″ nord, 3° 59′ 29″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 169 m
Superficie 65,89 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Fère-Champenoise
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vertus-Plaine Champenoise
Législatives 5e circonscription de la Marne
Localisation
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Fère-Champenoise
Liens
Site web https://fere-champenoise.fr/

Fère-Champenoise est une ville française, située dans le département de la Marne en région Grand Est. Elle est située dans l'arrondissement d'Épernay, capitale du Champagne.

La ville a été au cœur de bon nombre de batailles pendant ces derniers siècles dont la Bataille de Fère-Champenoise en 1814 ainsi que pendant les deux guerres mondiales..

Le territoire de la commune, avec celle de Normée, s'étend sur 6 600 hectares

Ses habitants se nomment les Fertons et Fertonnes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Fère-Champenoise-FR-51-panneau d'agglomération-1.jpg

Fère-Champenoise est située dans la partie sud du département de la Marne, en Champagne-Ardenne. Elle se trouve à 79 km au sud de Reims, à 37 km à l'ouest de Châlons-en-Champagne, à 38 km au sud d'Épernay, à 76 km au nord de Troyes et à environ 139 km à l'est de Paris.


La commune appartient à la région dite « Champagne crayeuse » qui se caractérise par un sous-sol crayeux. Celui-ci s'est formé pendant l'ère du Crétacé à partir du Turonien, souvent affleurant.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (90,8 %), zones urbanisées (3,8 %), forêts (3,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %), prairies (0,4 %)[1].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[2].

Communes lilmitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communications / Transports[modifier | modifier le code]

Fère-Champenoise est accessible principalement par la route nationale 4. Le réseau Fluo Grand-Est a mis en place une ligne de bus Fère-Champenoise-Epernay

L'Aéroport de Châlons-Vatry se trouve a une vingtaine de minutes du bourg, accessible par la RN4.

Grace a cette route nationale, Fère-Champenoise se situe sur l'axe direct Paris-Strasbourg et permet de relier facilement des communes plus proches telles que Sézanne ou Vitry-le-François

L'autoroute A26 est facilement joignable via la RN4 a une vingtaine de kilomètres.

La commune est traversée par la ligne ferroviaire Esternay-Oiry. Depuis le milieu du xxe siècle, la ligne sert uniquement au transport de fret. Les gares ferroviaires destinées aux passagers les plus proches sont celles de Châlons-en-Champagne (TGV et TER) et d’Épernay (TER).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vaure est une rivière française de Champagne qui passe par Fère-Champenoise, affluent en rive droite de l'Aube et donc sous-affluent de la Seine, et qui coule dans les départements de la Marne et de l'Aube.

La longueur de son cours d'eau est de 39,5 km. Son bassin est situé en Champagne crayeuse. La rivière naît dans la Marne à Connantray-Vaurefroy, et prend d'abord la direction de l'ouest vers Fère-Champenoise. De là, son cours s'infléchit doucement vers le sud, et se maintiendra ainsi jusqu'à la fin de son parcours. Elle se jette dans l'Aube sur le territoire de la commune de Saint-Saturnin, à la limite entre les départements de la Marne et de l'Aube.

La Somme, affluent de la Seine par la Somme-Soude et la Marne, draine Normée.

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Fère-Champenoise est mesuré par la station climatique la plus proche, située à Reims et sert de référence pour les données climatiques annuelles.

Il est de type océanique dégradé : la région se caractérise par des conditions climatiques sans extrêmes, même si on y constate parfois des tornades estivales ou des orages brutaux, accompagnés ou non de grêle. Il gèle fréquemment en rase campagne, la blancheur du sol due à la craie favorise des amplitudes thermiques journaliers important (refroidissement nocturne important). Cependant, les chutes de neige sont rares et faibles, rarement plus de 10 cm.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fère-Champenoise est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Fère-Champenoise, une unité urbaine monocommunale[6] de 2 145 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (90,8 %), zones urbanisées (3,8 %), forêts (3,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %), prairies (0,4 %)[1].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[2].

Communes déléguées[modifier | modifier le code]

Fère Champenoise compte un village, Normée, qui était jusqu'en 1972 une commune autonome

Toponymie[modifier | modifier le code]

Feriae Campaniensis (1131). Une fère ou ferté désigne une forteresse médiévale. Rappelons que la ville fut fortifiée au XVIe siècle. Une autre hypothèse suppose que Fère dériverait du germanique « fara » (colonie, famille). Champenoise est bien entendu une désignation géographique, de manière à la distinguer de Fère-en-Tardenois ou de Fèrebrianges[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Tène[modifier | modifier le code]

Sur un promontoire situé à droite du ruisseau la Somme et bordé par le vallon, La noue du pommier sur l'ancienne commune de Normée, ont été découvertes des traces d'habitats de la civilisation de Hallstatt par des fouilles des années 1950 de Brisson et Loppin[12]. Ce lieu-dit la Tempête fut ensuite un lieu de sépulture lors de la Tène, d'habitat gallo-romain et enfin de cimetière mérovingien. Au pied de ce promontoire passait la voie romaine Vitry-Châtillon, en partie réutilisée par la D 18. D'autres tombes celtes furent découvertes au faubourg de Connantre[13]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La découverte des emplacements de deux cimetières mérovingiens, situés de part et d'autre de la Vaure, confirme la présence franque sur ce site aux Ve et VIe siècles. L’agglomération formée a pris le nom de Fara (mot d'origine germanique signifiant colonie, famille). Au cours des siècles, Fara est devenue Féria, puis Feria Campaniensis (1131), Feria Campanica (1542), et enfin Fère-Champenoise.

Fère-Champenoise est attachée aux fiefs de divers seigneurs, parmi lesquels ceux d'Anglure et d'Étoges. À l'époque de Charles V, le bourg possède un château entouré de fortifications qui disparaît assez rapidement. À cette époque, on construit aussi deux églises : Saint-Timothée, mélange des styles roman et gothique et Saint-Aignan, ainsi qu'une maladrerie.

Époques modernes et contemporaines[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Timothée est agrandie et embellie. On construit une halle où se tiennent marchés et assemblées. À la fin du XVIIe siècle et début du XVIIIe siècle, on y « mesure les grains » et on y contrôle la fabrication des « toiles et treillis ». Fère est à l'époque une cité active de 1 600 habitants.

Le , un incendie dévaste la quasi-totalité du bourg (250 maisons, les églises et la halle sont détruites). 1200 sinistrés sur 1 600 habitants (seulement 2 décès) sont recensés ainsi que la destruction de l'église Saint Aignan. Le bourg est reconstruit selon un plan qui donne au centre une configuration proche du plan actuel avec une seule église agrandie (Saint-Timothée) et une vaste halle.

Bogdan Willewalde : Le régiment de cavalerie des Gardes russes à la bataille de Fère-Champenoise,
Huile sur toile, 1891, Musée central des forces armées.
Alexander Ivanovich Dmitriev-Mamonov (en) : Bataille de Fère-Champenoise le .
Avant 1836, Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Le , se déroule la bataille de Fère-Champenoise opposant l'armée française de Napoléon Ier aux armées de la Sixième Coalition durant la campagne de France (1814). La bataille se solde par la défaite de l'armée française et ouvre aux troupes alliées la route de Paris. Les troupes impériales françaises, battant en retraite, passent par le village ; les Cosaques y mettent le feu et les troupes coalisées de l'empereur de Russie et du roi de Prusse y battent l'armée napoléonienne. En hommage à cette victoire de la coalition, les Russes donnent ce toponyme, lors de leur fondation en 1842 (ou 1843) par des Cosaques à deux de leurs nouveaux villages, l'un situé dans l'actuel oblast de Tcheliabinsk aux confins de l'Asie centrale, l'autre en Bessarabie, dans la région des bouches du Danube[14]. En russe, en alphabet cyrillique (et sans trait d'union), le nom de cette localité est Фершампенуаз ; en translittération pour les francophones, cela donne « Ferchampenouaz ».

Entre 1830 et 1834, la halle est surmontée d'un étage et devient hôtel de ville. Malgré les épidémies (choléra, typhoïde), l'économie prospère : agriculture, artisanat, tissage, usines (brasserie, bonneterie, fromagerie). La route nationale « de Paris à la Lorraine » traverse la ville à partir de 1835, puis c'est au tour du chemin de fer en 1869. Elle s'est enrichie d'une compagnie de sapeurs-pompiers en 1852, d'une école en 1884, et même d'un superbe hôtel de ville inauguré en 1900. La ville reçoit l'électricité en 1902.

En 1848 est planté un arbre de la liberté, devant la mairie.

Le bourg a été desservi par la gare de Fère-Champenoise, sur la ligne de Oiry - Mareuil à Romilly-sur-Seine (1871-1939) et celle de Mézy à Romilly-sur-Seine (1884- ?) qui assuraient des missions Romilly-Epernay et Sézanne-Vitry-le-François, facilitant le déplacement des habitants et le transport des marchandisess.

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En , Fère-Champenoise est au centre de la Première bataille de la Marne qui va stopper l'avancée des troupes allemandes.

Normée, désormais intégrée à Fère-Champenoise, a connu des moments tragiques lors du conflit de , où la partie nord du village est brûlée. Pendant quelques années est installé un cimetière militaire provisoire, où reposaient de nombreux soldats vendéens, avant son transfert dans la Nécropole nationale de Fère-Champenoise.

Lors de la bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, le , la ville subit un lourd bombardement]suivi d'un violent incendie qui détruit 80 maisons du centre. Une occupation de quatre années se termine le .

Les deux guerres mondiales ont valu à la ville deux citations et deux Croix de guerre, la première le [15],[16], la seconde le [17], .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1972, la commune de Fère-Champenoise, instituée lors de la Révolution française, absorbe celle de Normée[18]. Normée est équipée d'une mairie avec en son sein un maire délégué.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Épernay du département de la Marne.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Fère-Champenoise[18]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Vertus-Plaine Champenoise

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Marne

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fère-Champenoise a rejoint en 2003 la communauté de communes du Sud Marnais, dont elle accueille le siège. C'est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1998 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Politique locale et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans la Marne, la liste DVD menée par Bruno Legrand remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 570 voix (54,28 %, 15 conseillers municipaux élus, dont 8 communautaires), battant la liste UDI menée par le maire sortant Gérard Gorisse, qui a obtenu 480 voix (45,71 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaire).
Lors de ce scrutin, 29,62 % des électeurs se sont abstenus[19].

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Marne, la liste menée par l'ancien maire Gérard Gorisse (2006-2014) obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 465 voix (56,91 %, 15 conseillers municipaux élus dont 9 communautaires), battant largement celle menée par le maire sortant Bruno Legrand (352 voix, 43,08 %, 4 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 45,94 % des électeurs se sont abstenus[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
en cours en 1910   M. Simon    
Les données manquantes sont à compléter.
  1971[21] Georges Royer    
mars 1971 mars 1983 Jean Amelin[21] RPR Chirurgien dentiste
Sénateur de la Marne (1976 → 1992)
Démissionnaire
mars 1983 décembre 2005 Claude Hardy DVG Conseiller général de Fère-Champenoise (1996 → 2011)
Démissionnaire
janvier 2006 mars 2014 Gérard Gorisse[22],[23] DVD puis NC-UDI Agriculteur
Conseiller général de Fère-Champenoise (2011 → 2015)
Président de la CC du Sud Marnais (2010 → 2014)
mars 2014[24] mai 2020[25] Bruno Legrand DVD Vice-Président de la CC du Sud Marnais (2014 → 2020)
mai 2020[26] En cours
(au 28 avril 2021[27])
Gérard Gorisse   Agriculteur
Vice-Président de la CC du Sud Marnais (2020 → )

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

En 2010, un parc éolien de 18 aérogénérateurs s'étend en 2010 sur les communes de Fère-Champenoise, Euvy et Corroy[réf. nécessaire]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

La ville est l’entrée de la vallée de la Somme, la vallée des fleurs. Comme tant d’autres communes alentour, la municipalité a cherché à se distinguer et s’est lancée dans un concours d’embellissement sous l’égide du comité de fleurissement. Elle a obtenu sa « première fleur » des Villes et Villages fleuris en 2005, récompense chaque fois renouvelée depuis cette date.[réf. nécessaire]

La ville a reçu en 2020 le label "Petite ville de demain"

Jumelages et Relations Internationales[modifier | modifier le code]

Depuis 1962, Fère-Champenoise est jumelée avec la ville allemande de Bruchhausen (Allemagne). Régulièrement, des cérémonies Franco-Allemandes sont réalisées entre les deux villes ainsi que de nombreuses visites d'enfants d'outre-rhin.

Le samedi , se sont déroulées deux cérémonies d’inauguration d’un obélisque commandé par la Fédération de Russie en souvenir des soldats russes qui ont pris part aux combats de la Bataille de Fère-Champenoise et à Reims, le . L’installation de cet obélisque survient alors que Fère-Champenoise a renoué des liens avec son homonyme russe Ferchampenouaz. Trois Fertons ont fait le voyage en 2013 dans ce village d’Asie centrale, dans l’oblast de Tcheliabinsk, et un projet de charte d’amitié a été établi par la mairie de Fère quelques mois après ce voyage. Un autre village de l’Empire russe a également été dédié à la bataille de Fère-Champenoise en 1842, en Bessarabie, devenu en 1918 Ferşampenuaz en Roumanie, mais ensuite débaptisé en Sadove (aujourd’hui en Ukraine, dans l’oblast d'Odessa)[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2018, la commune comptait 2 152 habitants[Note 2], en diminution de 4,69 % par rapport à 2013 (Marne : −0,45 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8501 8001 8621 8462 0492 0842 1182 0832 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0212 0422 0421 9691 9402 0822 0082 1242 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2112 3242 3762 2652 2352 3192 3332 1732 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 1462 1622 5442 5182 3622 2932 3122 3052 189
2018 - - - - - - - -
2 152--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède en son sein[Quand ?] :

  • Une école maternelle.
  • Une école primaire.
  • Le collège Stéphane-Mallarmé.

Le maire annonce en 2021 la création d'un groupe scolaire pour 200 enfants restructurant les écoles antérieures, et qui devrait être mis en service en 2024[31]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreux équipements sportifs[Quand ?] :

  • Le gymnase multi-sports Paul MASSIN
  • Une piscine Tournesol
  • Un dojo
  • 2 courts tennis couvert et éclairés du TC de la Vaure
  • 2 stades
  • Un boulodrome
  • Un skate-park
  • Un gymnase réservé au collège
  • Club de Tennis de Table

Santé et Social[modifier | modifier le code]

  • Maison Médico-sociale de la Saule
  • Centre Intercommunal d’Actions Sociales (CIAS)
  • ÉPI'SOL ( Épicerie Sociale )
  • Point Relais Emploi : Les Collectivités du Pays de Brie et Champagne et le Pôle emploi de Sézanne ouvrent 4 points relais emploi dont un à Fère-Champenoise[pas clair].
  • Une maison France Services est en projet pour la commune

Autres services publics[modifier | modifier le code]

Fère-Champenoise abrite[Quand ?] plusieurs autres administrations et services publics sur son territoire: un bureau de poste, un service mairie-accueil (inscription scolaire, cantine scolaire, état civil, etc.) un Point accueil multiservices (regroupement des services de la ville, de La Poste, de EDF, de GDF, de assurance maladie)

La ville accueille une caserne de sapeurs-pompiers, une gendarmerie et une police municipale.

Manifestations culturelles, sportives et festivités[modifier | modifier le code]

La Corrida de La Fère est une course à pied organisée une fois par an, qui attire plus de 800 coureurs. Réputée pour être appelée « La course aux patates », chaque participant ou bénévole se voit offrir un sachet de pommes de terre de la société « Parmentine ».

Fère-Champenoise accueille chaque mercredi matin, place Clemenceau, un marché alliant des commerces de fruits et légumes, boucherie / charcuterie, prêts à porter, chaussures, bricolage, fromages, fleurs, poissons, maroquinerie, literie, …

La municipalité organise tous les ans la fête foraine de la Sainte-Catherine.

En 2009, la commune a organisé Éco 51, la première foire-exposition sur les énergies renouvelables dans le département. La seconde édition s'est tenue l'année suivante.

Économie[modifier | modifier le code]

Fère-Champenoise exprime son dynamisme économique par la présence d'entreprises telles que « Parmentine », « Préciculture », « CDER » ou « AGM ».

De jeunes entreprises dynamisent le quotidien des Fertons comme "Eco'Granul", "Comme a la grange" ou encore "l'Évènementiel"

Cette concentration d'activités n'est pas sans lien avec la position stratégique de la bourgade au carrefour des grands axes de communication : La Fère-Champenoise offre un accès privilégié à la RN 4, à 130 km de Paris.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville construit au XIXe siècle par Delaruemenil, architecte à Paris.
  • Église Saint-Timothée[32] est composée de plusieurs styles, résultat de son histoire. Le transept, la travée du chœur ainsi que le clocher ont été construits vers 1150. L'abside du sanctuaire a été construite au début du XVIe siècle dans un style de la fin du gothique flamboyant.
Jusqu'à l'incendie du il y avait deux églises à Fère-Champenoise, Saint-Aignan et Saint-Timothée. L'église Saint-Aignan est complètement détruite par l'incendie et l'église Saint-Timothée perd sa nef. À la demande du promoteur-général de l'évêché de Châlons-en-Champagne à l'évêque faite le et une enquête commodo et incommodo auprès des habitants, puis l'accord du seigneur de Fère-Champenoise le , l'évêque accepte l'union des deux paroisses le . Le premier arrêt de la cour décidant de l'enquête sur la commodité et l'incommodité de supprimer la cure et la fabrique de Saint-Aignan et sa réunion à la paroisse de Saint-Timothée. Arrêt de l'avocat-général faisant droit à cette union le . La nef a été très vite reconstruite dans le style classique grâce à la générosité du roi Louis XV.
L'église est d'une longueur totale de 39 m et d'une largeur de 20,5 m. La hauteur des voûtes est de 11 m.
  • Église Saint-Martin à Normée :
Elle comprend dans une verrière, deux médaillons du XIIe siècle[33].
  • La Nécropole nationale de Fère-Champenoise a été créée en 1920 en lien avec la Première bataille de la Marne de 1914. Elle fait office d'ossuaire regroupant les restes exhumés de cimetières militaires ou de tombes isolées de la Marne, de l’Aube et de la Haute-Marne en 1919, 1922, 1931 à 1934, ainsi que de ceux exhumés en 1951 et 1955 après la guerre de 39-45 dans le département de la Marne.
Sur 16 480 m2, elle recueille 5 986 dépouilles : 2 657 tombes individuelles, 3 329 corps corps en ossuaire collectif.
Les soldats de la Première Guerre mondiale sont 5 816 français, 4 Britanniques et 2 Tchèques. Pour la seconde Guerre mondiale, 161 morts sont français et 3 belges
  • Monument aux morts, œuvre du sculpteur Robert Delandre, est érigé un peu à l'écart de la ville sur le chemin menant au cimetière militaire.
  • Stèle du maître-des-logis Antoine Cardin à Normée ;
  • Mémorial offert par la Fédération de Russie en souvenir des soldats russes qui ont pris part aux combats de la Bataille de Fère-Champenoise et à Reims, le .

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  • L'Arbre de la Liberté, sur la place Georges-Clémenceau

En dehors de Fère-Champenoise[modifier | modifier le code]

  • Une frise en bas-relief représentant la bataille de Fère-Champenoise se trouve sur le socle de la colonne au roi Guillaume de Wurtemberg, sur la grand-place du Château de Stuttgart

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fère-Champenoise

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Coupé crénelé de cinq merlons et quatre crénaux : au premier de gueules à la fleur de lys d'argent accostée de deux fers de lance du même, au second d'azur plain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association Mémoire fertonne, Le canton de Fère-Champenoise : Vues d'hier et d'aujourd'hui, Langres, Éditions Dominique Guéniot, , 167 p. (ISBN 978-2-87825-486-0)
  • Aimé Derode, La bataille de Fère-Champenoise première édition 1838

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Fère-Champenoise », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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  31. « Le maire de Fère-Champenoise annonce un nouveau groupe scolaire à l’horizon 2024 : Le maire de Fère-Champenoise, Gérard Gorisse, fait le point sur les projets de la commune en cours et à venir. Le groupe scolaire sera totalement repensé et devrait voir le jour en 2024. Il pourra accueillir près de 200 élèves », L'union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. Voir panneau d'information dans l'église
  33. Nécropole nationale de Fère-Champenoise