53e division d'infanterie (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
53e division d'infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Guise
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Deux Morins)
1914 - 1re Bataille de l'Aisne
1915 - 2e Bataille de l'Artois
1915 - Bataille de Champagne
1916 - Bataille de la Somme
1918 - 2e Bataille de Picardie
1918 - Bataille du Matz
1918 - bataille de Champagne et d'Argonne

La 53e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.

Commandants[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

  • Infanterie :
319e régiment d'infanterie d'août 1914 à novembre 1918
205e régiment d'infanterie d'août 1914 à novembre 1918
236e régiment d'infanterie d'août 1914 à juillet 1918 (dissolution)
329e régiment d'infanterie d'août 1914 au 29 août 1916 (transféré à la 158e D.I.)
224e régiment d'infanterie d'août 1914 au 29 août 1916 (transféré à la 158e D.I.)
228e régiment d'infanterie d'août 1914 au 29 août 1916 (transféré à la 158e D.I.)
21e régiment de chasseurs tchécoslovaques du 6 juillet 1918 au 9 novembre 1918
22e régiment de chasseurs tchécoslovaques du 6 juillet 1918 au 9 novembre 1918
  • Cavalerie :
2 escadrons du 27e régiment de dragons d'août 1914 à juillet 1916
2 escadrons (puis 1 escadron à partir de janvier 1917) du 8e régiment de hussards de juillet 1916 à novembre 1918
  • Artillerie :
1 groupe de 75 du 11e régiment d'artillerie de campagne d'août 1914 à juillet 1916
1 groupe de 75 du 22e régiment d'artillerie de campagne d'août 1914 à juillet 1916
1 groupe de 75 du 43e régiment d'artillerie de campagne d'août 1914 à juillet 1916
3 groupes de 75 du 243e régiment d'artillerie de campagne de juillet 1916 à novembre 1918
113e demie-batterie (batterie à partir de juillet 1916) de 58 du 22e régiment d'artillerie de campagne de janvier 1916 à janvier 1918
101e batterie de 58 du 243e régiment d'artillerie de campagne de janvier à novembre 1918
5e groupe de 155c du 135e régiment d'artillerie lourde de juillet à novembre 1918
  • Génie :
compagnies 3/13, 3/19 et 3/24 du 3e régiment du génie
1 bataillon du 25e régiment d'infanterie territoriale d'août à novembre 1918

Historique[modifier | modifier le code]

Mobilisée dans la 3e région

1914[modifier | modifier le code]

29 août : engagée dans la bataille de Guise, combats vers Urvillers et Moÿ-de-l'Aisne.
30 août : continuation du repli, par Saint-Gobain, vers la région de Villiers-Saint-Georges.
18 octobre : combat vers La Boisselle.
17, 18 et 21 octobre : attaques au nord de Maricourt et sur Mametz.

1915[modifier | modifier le code]

  • 20 avril - 10 mai : retrait du front et repos vers Thézy. À partir du 28 avril, transport par V.F. vers Doullens ; repos et instruction.
4 mai : mouvement vers la région d'Avesnes-le-Comte.
3 - 17 septembre : transport par V.F. dans la région de Bar-le-Duc, puis mouvement vers celle de Pierrefitte-sur-Aire ; repos.
17 - 25 septembre : mouvement par étapes vers Le Mesnil-lès-Hurlus.
25 septembre - 6 octobre : attaques par des éléments sur la butte de Tahure.
30 septembre - 9 octobre : placée en seconde ligne. Puis occupation d'un secteur vers Tahure.
  • 19 octobre - 10 décembre : retrait du front et repos au sud de Valmy. À partir du 23 octobre, transport par V.F. dans la région de Saint-Bandry ; repos et instruction.
  • 10 décembre 1915 - 21 janvier 1916 : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Pernant et Moulin-sous-Touvent.

1916[modifier | modifier le code]

  • 21 - 24 janvier : retrait du front, repos vers Cœuvres-et-Valsery.
  • 24 janvier - 2 mars : mouvement vers le front, occupation d'un secteur vers Tracy-le-Val et Moulin-sous-Touvent.
  • 2 - 27 avril : mouvement de rocade et occupation d'un secteur vers Hautebraye et la ferme Quennevières.
  • 27 avril - 17 juin : retrait du front, mouvement vers la région de Verberie ; repos et instruction.
8 mai - 3 juin : mouvement vers Montididier, par Estrées-Saint-Denis et Maignelay-Montigny ; repos.
3 - 17 juin : mouvement vers Grivesnes ; repos.
4 juillet : attaque française et prise d'Estrées-Deniécourt.
10, 11, 13 et 20 juillet : combats autour d'Estrées-Deniécourt.
  • 20 - 29 juillet : retrait du front, repos vers Harbonnières et Guillaucourt.
  • 29 juillet - 6 août : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Estrées-Deniécourt et Soyécourt.
1er août : attaque française en direction de Deniécourt.
  • 6 - 15 août : retrait du front ; repos vers Montdidier.
  • 15 - 20 août : transport par V.F. dans la région d'Estrées-Saint-Denis ; repos.
  • 20 août - 12 décembre : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Hautebray et la ferme Quennevières.
  • 12 décembre 1916 - 5 janvier 1917 : retrait du front, puis à partir du 15 décembre, occupation d'un secteur entre Ribécourt-Dreslincourt et L'Écouvillon.

1917[modifier | modifier le code]

4 avril : prise de Moÿ-de-l'Aisne. Puis organisation d'un secteur vers Vendeuil et La Fère.
20 juin : extension à gauche jusque vers Moÿ-de-l'Aisne.
  • 19 juillet - 18 août : retrait du front, repos et instruction vers Rollot. À partir du 7 août, transport par V.F. de la région de Montdidier dans celle de Fère-en-Tardenois ; repos.
  • 18 août - 21 septembre : occupation d'un secteur au Chemin des Dames, vers Courtecon et la ferme Malval.
  • 21 septembre - 13 octobre : retrait du front et transport par camions vers Condé-en-Brie ; repos et instruction.
  • 13 octobre - 20 novembre : mouvement vers le front et à partir du 18 octobre occupation d'un secteur au Chemin des Dames vers Courtecon et la ferme Malval.
2 novembre : avance jusqu'à l'Ailette.
17 novembre : front étendu à droite jusque vers la ferme Brunin.
  • 20 - 29 novembre : retrait du front et repos vers Fismes.
  • 29 novembre - 15 décembre : occupation d'un secteur vers la ferme Vauclerc et le nord-est de Chevreux.
  • 15 - 24 décembre : retrait du front et repos vers Chéry-Chartreuve.
  • 24 décembre 1917 - 24 mars 1918 : occupation d'un secteur au Chemin des Dames, vers la ferme Brunin et le pont de Chevregny.

1918[modifier | modifier le code]

9 août : réduction du front à droite jusque vers Burnhaupt-le-Haut.

Rattachements[modifier | modifier le code]

Affectation organique :

29 octobre 1916 - 22 mars 1917
4 octobre 1914 - 28 avril 1915
20 septembre - 23 octobre 1915
13 août - 29 octobre 1916
22 mars - 7 août 1917
26 mars - 13 juin 1918
9 octobre - 11 novembre 1918
15 août - 4 octobre 1914
19 septembre - 9 octobre 1918
23 octobre 1915 - 12 avril 1916
11 mai - 15 août 1916
28 octobre 1917 - 26 mars 1918
4 juillet - 3 septembre 1915
13 juin - 19 septembre 1918
28 avril - 4 juillet 1915
12 avril - 11 mai 1916
7 août - 28 octobre 1917
  • groupement Pétain
14 - 20 septembre 1915
  • G. Q. G.
9 - 15 août 1914
  • Intérieur
2 - 9 août 1914
3 - 14 septembre 1915

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Article connexe : drôle de guerre.

La 53e division d'infanterie est, en octobre 1939, l'une des deux divisions du XVIe corps d'armée (groupe d'armées no 1) qui est en Flandre, à la gauche du Corps expéditionnaire britannique[1]. Division de type nord-est et de série B, elle ne possède alors aucun canon antichar[1]. Pendant l'automne, elle renforce le secteur défensif des Flandres (qui devient ensuite le secteur fortifié des Flandres)[1].

En mars 1940, le général Georges inspecte la 9e armée et reconnait sa faiblesse ; il envisage alors de lui donner la 53e DI pour renforcer la Meuse au niveau de Mézières[2]. La division se retrouve ainsi dans la région de Novion-PorcienLaunois-sur-Vence en réserve de la 9e armée, en cas d'attaque allemande elle est susceptible d'intervenir au profit de la 102e division d'infanterie de forteresse sur la Meuse ; en attendant elle organise le terrain[3].

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Articles connexes : bataille de France et percée de Sedan.

Composition[modifier | modifier le code]

Au 10 mai 1940[4] :
Cavalerie

Infanterie

Artillerie

Génie

  • compagnie de sapeurs mineurs 53/1
  • compagnie de sapeurs mineurs 53/2

Transmissions

  • compagnie télégraphique 53/81
  • compagnie radio 53/82

Train

  • compagnie automobile 53/11
  • compagnie automobile de transport 153/18

Intendance

  • groupe d'exploitation divisionnaire 53/11

Santé

  • 53e groupe sanitaire divisionnaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean Beaux, Dunkerque : 1940, Presses de la cité,‎ , p. 17 à 20
  2. Bruno Chaix, En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? : décisions stratégiques et plans opérationnels de la campagne de France, Paris, Economica, coll. « Campagnes & stratégies » (no 35),‎ , 2e éd., 349 p. (ISBN 2-7178-4149-0), p. 174.
  3. Mary 2009, p. 32.
  4. Mary 2009, p. 451.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Service historique de l'armée de terre, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Troyes, Imprimerie « la Renaissance »,‎ , 691 p., (notice BnF no FRBNF35127448).
  • Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3).
  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie,‎ , 1092 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]