Ultimatum du 23 juillet 1914

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'Ultimatum du 23 juillet 1914 est une note remise par l'ambassadeur austro-hongrois au représentant du gouvernement serbe à Belgrade le 23 juillet 1914. Rédigé avec le plus grand soin par les diplomates de la double monarchie, il constitue la réponse austro-hongroise à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier des couronnes d'Autriche et de Hongrie le 28 juin précédent à Sarajevo. Cette réponse, tardive, est le fruit d'un accord entre l'Autriche-Hongrie et son principal allié, le Reich, obtenu par les Austro-hongrois dès le 7 juillet[N 1]. Aux termes de plusieurs semaines de négociations au sein des instances dirigeantes de la double monarchie, les partisans du conflit avec le royaume de Serbie, estimé responsable de l'assassinat, parviennent à arracher l'accord de leurs collègues récalcitrants, puis confient la rédaction de l'ultimatum à un diplomate subalterne, cependant connu pour ses qualités de rédacteur. Celui-ci cisèle un texte conçu pour être repoussé par le gouvernement de Belgrade. Remise aux autorités serbes le 23, la note austro-hongroise contenant l'ultimatum déclenche une réponse serbe, repoussée par la diplomatie austro-hongroise. Ce refus entraîne la rupture des relations diplomatiques entre Vienne et Belgrade, puis le déclenchement des hostilités entre les deux États, vite rejoints par leurs alliés respectifs, Le Reich aux côtés de la double monarchie, l'Entente aux côtés de la Serbie.

Contexte général[modifier | modifier le code]

L'assassinat de l'archiduc héritier des trônes impérial et royal, François-Ferdinand, permet le déclenchement d'une enquête qui aboutit à démontrer le rôle de Serbes dans l'attentat[1].

Suspicion austro-hongroise[modifier | modifier le code]

Sans forcément être en mesure de totalement le prouver, les responsables autrichiens orientent leurs réflexions vers une implication de responsables serbes dans l'organisation de l'attentat[2]. En Serbie, les diplomates autrichiens notent le décalage entre les déclarations officielles de condoléances et les réactions de la population, enthousiaste à la nouvelle de l'assassinat[2].

De plus, dès le début de l'année 1914, les responsables politiques de la double monarchie, fortement influencés par les rapports émanant des services d'espionnage, pressentent le déclenchement d'une crise grave dans la péninsule balkanique : selon le renseignement austro-hongrois, non seulement Nicolas II se serait montré partisan du déclenchement d'un conflit avec la double monarchie, mais aussi la crise politique et diplomatique prévisible au début de l'année serait appelée à se déclencher durant l'année en cours; en juin, la présence massive d'agents de renseignements de la double monarchie en Bosnie-Herzégovine confirme de fait[3].

la Serbie « Piémont des Slaves du Sud »[modifier | modifier le code]

Depuis son indépendance en 1878, le royaume de Serbie constitue le principal sujet de préoccupation de la double monarchie[4].

En effet, le royaume de Belgrade constitue un obstacle à la politique balkanique austro-hongroise. Cependant, la dynastie des Obrenovic, régnante jusqu'en 1903, s'appuie sur l'Autriche-Hongrie pour se maintenir, arrimant le petit royaume à son voisin du Nord, politiquement et économiquement[5]. Le changement sanglant de dynastie, en 1903, met un terme à cette sujétion, Pierre, le nouveau roi, appuyé sur les radicaux, se rapprochant de la France[5].

De plus, à partir de 1905, les représentants slaves du Sud élus dans les diètes de la double monarchie mettent en place des groupes parlementaires communs, en Dalmatie en 1905, et en Croatie, obtiennent la majorité au Sabor de Zagreb en 1908[5].

Enfin, durant les premiers mois de l'année 1914, le royaume de Serbie connaît une crise politique majeure, notamment en raison de la politique du prince héritier Alexandre[6] : le 2 juin 1914, le prince Alexandre est nommé régent par son père affaibli par la confrontation avec certains cercles militaires, tandis que Nikola Pasic exerce le pouvoir exécutif[7]. Dans ce contexte, doivent avoir lieu des élections législatives le 14 août 1914, dans la campagne desquelles le premier ministre Nicolas Pasic est un acteur engagé[6].

Situation financière des puissances centrales en 1914[modifier | modifier le code]

Enfin, dans les mois qui précèdent l'attentat de Sarajevo, le Reich n'a plus les moyens de maintenir les petits États balkaniques dans son alliance. En effet, les guerres balkaniques les ont épuisés et leurs gouvernement ont besoin d'argent pour solidement arrimer à eux les territoires qu'ils ont annexé. Or, le Reich et la double monarchie ne semblent pas en mesure de donner à leur monarque autre chose que des satisfactions de principe[N 2],[8].

Les positions allemandes en Turquie apparaissent elles-même menacées, de l'aveu même de l'empereur et de ses proches conseillers ; ainsi, durant l'automne 1913, le gouvernement turc, pourtant favorable au Reich, ne peut se financer auprès des banques allemandes, dont les capacités de financement sont alors au plus bas, et se voit obligé de se tourner vers les marchés de Londres et Paris pour obtenir des financements[9].

Le 29 mai 1914, Karl Helfferich, l'un des représentants de la Deutsche Bank, adresse au chancelier du Reich un mémoire alarmiste sur les capacités du Reich à maintenir ses positions économiques dans l'empire ottoman ; les négociations entre gouvernement et banquiers allemands durant la première quinzaine de juin aboutissent à la prise en charge des demandes ottomanes immédiates. Mais cette satisfaction momentanée ne masque pas, aux yeux des banquiers allemands, la gravité de la situation, les banques allemandes ne se trouvant pas en mesure de satisfaire les futures demandes de ses alliés et clients[10].

Le ballet diplomatique : 28 juin - 23 juillet 1914[modifier | modifier le code]

Les différents centres de pouvoir en Autriche-Hongrie du 7 au 23 juillet[modifier | modifier le code]

L'empereur François-Joseph

Dans la crise de juillet 1914, les différents centres de pouvoirs de la double monarchie exercent des pressions parfois contradictoires sur le cours de la politique étrangère austro-hongroise[11]. Istvan Tisza, président du conseil hongrois, qui craint la réaction des populations slaves majoritaires mais discriminées dans le Royaume de Hongrie, isolé parmi les décideurs austro-hongrois[12] lors du conseil des ministres austro-hongrois du 7 juillet et dans les jours suivants[13], se montre opposé, jusqu'au 14 juillet[14], à une action belliqueuse contre la Serbie[15].

Le 14 juillet, cependant, l'ambassadeur allemand en poste à Vienne, Heinrich Leonard von Tschirschky und Bögendorff fait succinctement savoir à Berlin que Tisza accepte le principe de l'envoi d'une note au gouvernement de Belgrade[13].

Le 19 juillet, lors d'un conseil des ministres conjoint, à Vienne, les dernières hésitations de Tisza sont levées, Conrad l'ayant assuré, malgré les réserves de Berchtold[16], que la double monarchie ne sortirait pas agrandie du conflit et que la Transylvanie serait défendue en cas d'offensive roumaine[17] ; un compromis est trouvé : ce serait la Bulgarie, alliée de la double monarchie, qui annexerait des territoires serbes[16]. Cependant, les autres questions soulevées par Tisza (les probables demandes roumaines de compensation, la future politique de la Bulgarie agrandie, le remplacement de la dynastie des Karageogevic, la possibilité d'une intervention russe, et ses conséquences en termes militaires) restent sans réponse[16].

Durant la même période, les responsables militaires de la double monarchie préparent les services de renseignement au conflit, transformant le réseau d'agents de renseignements austro-hongrois, plutôt affecté à la recherche d'informations, en un réseau axé sur l'espionnage actif, la censure postale, téléphonique et télégraphique, ainsi que la lutte contre les activités de renseignement adverse[18].

Le Royaume de Serbie dans la crise de juillet[modifier | modifier le code]

Dans les heures qui suivent l'assassinat de l'héritier des trônes d'Autriche et de Hongrie, les regards des officiels de la double monarchie, confortés par les informations de l'ambassadeur de la double monarchie en poste à Belgrade[19], se tournent vers Belgrade. Les premiers interrogatoires semblent confirmer le bien-fondé des soupçons des officiels austro-hongrois[20]. Dès le 1er juillet, un membre du complot arrêté lors du coup de filet de la police austro-hongroise dans les milieux nationalistes serbes de Bosnie, Danilo Ilić, dévoile les multiples ramifications de la conspiration[21]. Les liens avec le royaume de Serbie sont cependant difficiles à mettre au jour, en partie à cause de l'attitude des prisonniers dénoncés par Ilić[19].

Cette implication est confirmée par l'attitude de la population dans le royaume, telle qu'elle est rapportée par les diplomates austro-hongrois. Si le gouvernement de Belgrade annonce un deuil officiel de huit semaines, vite réduit à huit jours[22], la population manifeste bruyamment son contentement[22] et la presse nationaliste se déchaîne contre la double monarchie, malgré les demandes des diplomates serbes en poste dans les différents pays européens, et le mécontentement autrichien, face auquel le gouvernement se contente de mettre en avant la constitution, qui interdit au gouvernement de restreindre la liberté de la presse[22]. En outre, les demandes diplomatiques autrichiennes d'enquête sur les imbrications de la conspiration en Serbie même ne débouchent pas sur des résultats tangibles, faute de bonne volonté de la part des enquêteurs serbes[23].

De plus, le contexte électoral en Serbie (des élections doivent se tenir le 14 août) n'incitent pas le gouvernement à entamer une épreuve de force avec les nationalistes les plus extrémistes[24].

La réaction serbe s'articule ainsi en trois temps, définis par le président du conseil du royaume; ces trois temps ne doivent pas masquer la volonté affichée, à tous les moments de la crise, de coopérer, dans une certaine mesure, avec la police de la double monarchie. La première phase, du 28 juin au 15 juillet, est caractérisée par la politique prudente, le gouvernement faisant preuve de retenue[25] ; la seconde période s'ouvre avec l'accord hongrois à une politique de rétorsion contre le royaume de Belgrade, le 15 juillet, jusqu'à la remise de l'ultimatum. La remise de l'ultimatum ouvrant la troisième phase[26].

Le Reich dans la crise[modifier | modifier le code]

Au cours des rencontres entre dirigeants austro-hongrois, par delà les divergences de vue entre Autrichiens et Hongrois, un principe semble faire consensus : la nécessaire consultation du Reich[27].

En effet, le 5 juillet, le comte Hoyos se rend à Berlin pour obtenir officiellement le soutien du Reich pour les mesures que compte prendre la double monarchie face à la Serbie[28] ; dans les faits, les diplomates viennois avaient été informés sur ce soutien dès le 4[29]. Le même jour, le Kaiser en personne affirme soutenir son alliée[30], ce qui est confirmé le lendemain au plénipotentiaire austro-hongrois[31].

Ainsi, rassurée par le soutien de son allié (Hoyos est de retour à Vienne le 7[31]), la double monarchie commence à mettre en place sa réponse à l'attentat[30]. Cependant, si le Reich donne son assentiment à une action austro-hongroise contre la Serbie, les responsables allemands insistent néanmoins pour que cette action se fasse rapidement, de manière à exploiter l'indignation consécutive à l'attentat[11].

Mais, selon Fischer, le soutien du Reich ne s'arrête pas à une déclaration de soutien, elle tente de localiser le conflit austro-serbe, par des actions diplomatiques et politiques en direction des possibles alliés de la Serbie dans le conflit[31]. De plus, l'ambassadeur allemand en poste à Vienne, Heinrich Leonard von Tschirschky und Bögendorff, par son activité quotidienne, ses entretiens fréquents avec les décideurs austro-hongrois, oriente très fortement la politique de fermeté, insiste sur la nécessité d'une action de rétorsion[32]

L'ultimatum[modifier | modifier le code]

Rédaction[modifier | modifier le code]

Confiée au Baron Musulin von Gomirje, diplomate subalterne du ministère des affaires étrangères de vienne, mais ayant une réputation de bon rédacteur[16], la rédaction fait l'objet de toutes les attentions du ministère viennois, pour aboutir à la présentation d'un texte minutieusement rédigé pour être accepté à l’exception du point 6 car il porte atteinte à la souveraineté du gouvernement serbe[33].

Récriminations et demandes austro-hongroises[modifier | modifier le code]

Ce qu'il est convenu d'appeler l'ultimatum du 23 juillet est en réalité composé de deux documents distincts : une note diplomatique et un ultimatum[16] en dix points[34].

En introduction de la note est rappelé l'ensemble des griefs de la double monarchie à l'encontre de la Serbie[35], le maintien de relations de bon voisinage entre les deux pays, comme le petit royaume s'y était engagé en 1909[36]. Le gouvernement austro-hongrois n'accuse pas expressément le gouvernement de Belgrade d'avoir directement encouragé l'assassinat de l'archiduc héritier[34] (ce sur quoi l'enquête diligentée en Bosnie n'a pas pu conclure[35]), mais d'avoir « toléré » les activités des comploteurs[35].

Suit après cette note préliminaire l'ultimatum proprement dit, rédigé en dix points[34] : trois d'entre eux exigent l'arrêt de la propagande anti-autrichienne sur le territoire serbe, matérialisée par l'interdiction de la presse et de la propagande yougoslave[34] ; quatre autres exigent des actions de justice contre les complices de l'attentat et des arrestations ciblées des fonctionnaires serbes impliqués[37] ; les points cinq et six insistent sur la nécessaire coopération de la police serbe avec les autorités austro-hongroises dans la recherche des coupables, et sur la possibilité donnée à ces dernières d'opérer sur le territoire serbe, tandis que le dernier point de l'ultimatum insiste sur la rapidité avec laquelle le gouvernement aura satisfait aux exigences viennoises[37].

Du texte, il ressort que les diplomates de la double monarchie souhaitent, à la demande des militaires et des principaux responsables austro-hongrois, que la double monarchie exerce une influence de plus en plus affirmée sur son petit voisin, afin de revenir à la situation qui prévalait avant 1903[26].

Remise de l'ultimatum[modifier | modifier le code]

La procédure choisie par le gouvernement austro-hongrois est aussi minutieusement étudiée. En effet, c'est à 18 heures, horaire auquel les principaux responsables français sont censés se trouver sur la bateau qui les ramène de Russie[17], que la note austro-hongroise est remise par l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie au gouvernement serbe, en l’occurrence le ministre serbe des Finances (assumant l'intérim pour le premier ministre en déplacement à Niš[38]). La note remise au gouvernement de Belgrade comprend le texte de l'ultimatum et un appendice[38].

L'ambassadeur austro-hongrois en poste à Belgrade tend le dossier au ministre serbe, qui conteste le délai accordé par les impératifs de la campagne électorale en cours, mais cette objection est balayée d'un revers de main[38]. À compter du 23 juillet à 18 heures, le gouvernement serbe dispose alors de 48 heures pour l'accepter[39].

La réponse serbe[modifier | modifier le code]

La réaction serbe est largement conditionnée par l'attitude de Pašić dans la journée du 23.

En effet, injoignable, d'abord en campagne électorale, puis sur le chemin d'un séjour de détente à Thessalonique[40], il reçoit un ordre du régent, Alexandre, lui ordonnant de revenir sur le champ à Belgrade[40], où le cabinet a déjà commencé sa réunion et a arrêté un certain nombre de contre mesures, comme l'envoi d'une circulaire à l'ensemble des représentants du royaume à l'étranger[41].

Le 25 juillet, dans la matinée, à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum, le cabinet se réunit, puis fixe la politique du gouvernement, communiqué à l'ambassadeur austro-hongrois au moment de l'expiration de l'ultimatum[42].

Satisfaction partielle des demandes austro-hongroises[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Belgrade accède alors à une majorité des revendications austro-hongroises tout en demandant des éclaircissements sur les arguments mis en avant par le gouvernement de Vienne[43]. Mais les ministres serbes refusent l'intervention de la police autrichienne sur son territoire[39], après consultation du chargé d'affaires russe à Belgrade, puis soutien clair du ministre russe des affaires étrangères[40]. Dans les faits, la capitulation serbe devant l'Autriche-Hongrie est vide de sens et s'apparente à un refus des exigences autrichiennes[44].

La rupture austro-serbe[modifier | modifier le code]

La réponse serbe, l'« exercice de style le plus brillant de virtuosité diplomatique », selon le mot du rédacteur de la note autrichienne, le baron Musulin[45], pousse Vienne à rompre les relations diplomatiques avec Belgrade le jour de réception de la note serbe[39]. La note serbe est remise par Pašić en personne, aucun membre du gouvernement n'ayant accepté de s'en charger[45]. À réception de la réponse serbe l'ambassadeur autrichien quitte Belgrade à 6 heures du soir[46]. Le 28 juillet, la déclaration de guerre de la double monarchie au royaume de Serbie est signée par l'empereur François-Joseph[47].

Réactions européennes : 23-28 juillet[modifier | modifier le code]

Dès la remise de la note et des demandes austro-hongroises au gouvernement de Belgrade, les puissances européennes commencent leurs consultations, en dépit du peu de temps dont dispose le royaume de Belgrade pour se rapprocher de ses alliés[42].

La Russie est la première à réagir, le conseil des ministres russe proposant de demander à la double monarchie des délais supplémentaires pour la réponse serbe[48], tout en préparant à la fois une mobilisation partielle en Russie, rendue publique le 28 juillet[49], et des mesures de rétorsion économiques à l'encontre du Reich et de son allié[50].

Face à la crise, les Britanniques ont une autre approche : ils se contentent de proposer une médiation de quatre puissances, le Reich, l'Italie, la France et la Grande-Bretagne pour mener une médiation entre la Serbie et l'Autriche-Hongrie[51]. Cependant, dès le 27 juillet, la position du Premier ministre Edward Grey, est fixée : le Royaume-Uni mènera une politique active en cas de guerre balkanique[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historien Fritz Fischer parle de « chèque en blanc ».
  2. Le roi de Grèce reçoit à Berlin le bâton de maréchal, mais obtient à Londres et à Paris les financements dont le royaume a besoin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Clark 2013, p. 382.
  2. a et b Clark 2013, p. 387.
  3. Beer 2008, p. 79.
  4. Lacroix-Riz 1996, p. 7.
  5. a, b et c Bled 2014, p. 19.
  6. a et b Le Moal 2008, p. 32.
  7. Bled 2014, p. 64.
  8. Fischer 1970, p. 59.
  9. Fischer 1970, p. 60.
  10. Fischer 1970, p. 61.
  11. a et b Clark 2013, p. 421.
  12. Clark 2013, p. 422.
  13. a et b Fischer 1970, p. 70.
  14. Clark2013, p. 423.
  15. Fischer 1970, p. 65.
  16. a, b, c, d et e Clark 2013, p. 448.
  17. a et b Clark 2013, p. 447.
  18. Beer 2008, p. 80.
  19. a et b Clark 2013, p. 386.
  20. Clark 2013, p. 383.
  21. Clark 2013, p. 385.
  22. a, b et c Clark 2013, p. 388.
  23. Clark 2013, p. 390.
  24. Clark 2013, p. 389.
  25. Le Moal 2008, p. 37.
  26. a et b Le Moal 2008, p. 39.
  27. Clark 2013, p. 399.
  28. Fischer 1970, p. 66.
  29. Fischer 1970, p. 67.
  30. a et b Renouvin 1934, p. 203.
  31. a, b et c Fischer 1970, p. 69.
  32. Fischer 1970, p. 72.
  33. Fischer 1970, p. 73.
  34. a, b, c et d Clark 2013, p. 450.
  35. a, b et c Clark 2013, p. 449.
  36. Renouvin 1934, p. 162.
  37. a et b Clark 2013, p. 451.
  38. a, b et c Clark 2013, p. 454.
  39. a, b et c Renouvin 1934, p. 204.
  40. a, b et c Clark 2013, p. 456.
  41. Clark 2013, p. 455.
  42. a et b Le Moal 2008, p. 41.
  43. Clark 2013, p. 460.
  44. Clark 2013, p. 462.
  45. a et b Clark 2013, p. 459.
  46. Fischer 1970, p. 82.
  47. Clark 2013, p. 464.
  48. Clark 2013, p. 469.
  49. Clark 2013, p. 472.
  50. Clark 2013, p. 470.
  51. Clark 2013, p. 487.
  52. Clark 2013, p. 494.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Bled, L'agonie d'une monarchie : Autriche-Hongrie 1914-1920, Paris, Taillandier, , 464 p. (ISBN 979-10-210-0440-5). 
  • Siegfried Beer, « Les services du renseignement habsbourgeois ont-ils échoué ? La défaite des services du renseignement austro-hongrois dans la Première Guerre mondiale », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 4, no 232,‎ , p. 73-85 (DOI DOI 10.3917/gmcc.232.0073, lire en ligne).  (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • Christopher Clark, Les somnambules : Été 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre, Paris, Flammarion, , 668 p. (ISBN 978-2-0812-1648-8)
  • Dictionnaire de la Grande Guerre 1914 - 1918, Paris, Robert Laffont, , 1120 p. (ISBN 9782221107225)
  • Fritz Fischer (trad. Geneviève Migeon et Henri Thiès), Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918) [« Griff nach der Weltmacht »], Paris, Éditions de Trévise, , 654 p. (notice BnF no FRBNF35255571). 
  • Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l'Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide, Paris, Armand Colin, coll. « Références Histoire », , 539 p. (ISBN 2-200-21641-6). 
  • Frédéric Le Moal, La Serbie du martyre à la victoire. 1914-1918, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », , 257 p. (ISBN 978-2-9163-8518-1). 
  • Pierre Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Peuples et civilisations » (no 19), , 779 p. (notice BnF no FRBNF33152114). 
  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », , 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4). 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]