Quartier général du Führer

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Carte indiquant la localisation des quartier généraux du Führer.

Quartier général du Führer (Führerhauptquartier en allemand), abrégé par le sigle FHQ est le nom communément utilisé pour de nombreux quartiers généraux construits pour le chef nazi, Adolf Hitler en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.

Parmi les plus connus, on peut citer :

Les différents quartiers généraux[modifier | modifier le code]

Quartiers généraux fixes[modifier | modifier le code]

Quartier général Brunehilde à Angevillers vu en 2011.
Nom Désignation alternative Lieux Début de la construction Construction finie Utilisé comme Quartier général du Führer
Adlerhorst[1] Mühle (OT)
Bauvorhaben Z
Lager K
Bauvorhaben C
Bad Nauheim, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand oui oui - utilisé par Hitler durant la bataille des Ardennes
Anlage Mitte[1] Askania Mitte Tomaszów Mazowiecki, Drapeau de la Pologne Pologne oui non - seulement utilisé par l'industrie
Anlage Riese[2] aucune Waldenburg, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand non non
Anlage Süd[1] Askania Süd Strzyżów, (All. Strezow), Drapeau de la Pologne Pologne oui oui, Hitler rencontre Benito Mussolini les et [1]
Berghof[2]/le "Nid d'aigle" aucune Obersalzberg, Berchtesgaden, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand ? oui oui
Bärenhöhle[3] aucune Smolensk, Drapeau de l'URSS Union soviétique oui non - utilisé seulement par l'Heeresgruppe Mitte
Felsennest[4] aucune Rodert, Bad Münstereifel, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand inconnue oui oui, utilisé par Hitler pendant bataille de France en mai 1940
Führerbunker[5] aucune Berlin, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand / oui oui, Hitler l'occupe de janvier 1945 jusqu'à son suicide le
Olga[2] aucune À 200 km au nord de Minsk, Drapeau de l'URSS Union soviétique non non
S III[2] Wolfsturm, Olga etc Ohrdruf, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand automne (?) non non
Siegfried[2] aucune Pullach, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand ? ? ?
Tannenberg[6] aucune Freudenstadt/Kniebis, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand oui oui (du au )
W3 aucune Saint-Rimay, Drapeau de la France France (inachevé) non non
Waldwiese[3] aucune Glan-Münchweiler, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand oui non
Wasserburg[3] aucune Pskow (Pleskau), Drapeau de l'URSS Union soviétique oui non - assigné à l'Heeresgruppe nord
Werwolf[1] Eichenhain Vinnytsia, Drapeau de l'URSS Union soviétique oui oui
Wolfsschanze[7] Askania nord Rastenburg Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand oui oui, du au
Wolfsschlucht I[8] aucune Brûly-de-Pesche près de Couvin, Drapeau de la Belgique Belgique oui oui, du 6 au 28 juin 1940
Wolfsschlucht II[1] W2 Margival, Drapeau de la France France oui oui, le
Zigeuner[2] Brunhilde Angevillers, Drapeau de la France France non non

Quartiers généraux mobiles[modifier | modifier le code]

Le train spécial (Führersonderzug)[modifier | modifier le code]

Le train spécial du Führer, Führersonderzug en allemand, désigne le train fréquemment utilisé par Adolf Hitler pour voyager à travers l'Europe entre ses différents quartiers généraux (cf. infra)[9]. Ce train lui servait également de quartier général qui était appelé FHQu Frühlingssturm (vent de printemps) quand pendant la campagne des Balkans au printemps 1941, il fut localisé à Mönichkirchen en Autriche. Auparavant en 1940 le train était nommé Führersonderzug "Amerika" et fut désigné après sous le code de Führersonderzug "Brandenburg". Après la campagne des Balkans, le train ne fut plus utilisé comme quartier général mais Hitler l'utilisa toujours pour ses déplacements entre Berlin, Berchtesgaden et Munich notamment.

La composition exacte du Führersonderzug n'est pas connue avec certitude, néanmoins un nombre important de détails sont révélés par les informations du départ "Bln 2009", quand le train partit d'Anhalter Bahnhof à Berlin le pour arriver à la Wolfsschanze le .

Les dix-sept véhicules composant le train sont dans l'ordre[2] :

  • deux locomotives en unité multiple ;
  • un wagon de combat Flakwagen armé de deux canons anti-aériens ;
  • un fourgon à bagages ;
  • le Führerwagen, voiture réservée à l'usage personnel de Hitler ;
  • le Befehlswagen (voiture de commandement) incluant une salle de conférence et un centre de télécommunications ;
  • le Begleitkommandowagen, pour le Führerbegleitkommando (unité SS chargée de la protection de Hitler) ;
  • une voiture salle à manger ;
  • deux voitures pour invités ;
  • le Badewagen (voiture salle de bains) ;
  • une seconde voiture salle à manger ;
  • deux voitures-couchettes pour le personnel ;
  • un Pressewagen (voiture pour la presse) ;
  • un second fourgon à bagages ;
  • un dernier wagon de combat Flakwagen.

Autres trains spéciaux[modifier | modifier le code]

On pouvait également trouver d'autres trains spéciaux (Sonderzug en allemand) utilisés par les dignitaires ou les chefs militaires du régime[1],[3] :

  • Ministerzug (train des ministres) utilisé par Ribbentrop et Himmler ;
  • Sonderzug "Afrika" (aussi appelé "Braunschweig"), utilisé par le chef du haut commandement des forces armées allemandes (Chef des Oberkommandos der Wehrmacht (Chef des OKW))[N 1]
  • Sonderzug "Asien" (aussi appelé "Pommern") utilisé par Hermann Göring[N 2] ;
  • Sonderzug "Atlantik" (aussi appelé "Auerhahn"), utilisé par le commandant en chef de le Kriegsmarine[N 3] ;
  • Sonderzug "Atlas" (aussi appelé "Franken"), un train de commandement utilisé par l'état-major d'opérations des forces armées (Wehrmachtführungsstabes) ;
  • Sonderzug "Enzian", train de commandement utilisé par le chef du service de renseignement de la Luftwaffe (Nachrichtenwesens der Luftwaffe) ;
  • Sonderzug "Ostpreußen" (aussi appelé "Sonderzug 4"), utilisé par le haut commandement de l’Armée de terre (Oberkommando des Heeres (OKH))[N 4] ;
  • Sonderzug "Robinson 1", utilisé par le commandement de la Luftwaffe ;
  • Sonderzug "Robinson 2", utilisé par le chef d'état-major adjoint de la Luftwaffe[N 5] ;
  • Sonderzug "Steiermark" (aussi appelé "Heinrich" et "Transport 44") utilisé par Himmler ;
  • Sonderzug "Westfalen", utilisé par Ribbentrop ;
  • Sonderzug "Württemberg", utilisé par le chef d'état-major adjoint de la Heer (Gen. St.d. H. - Generalstabschef des Heeres)[N 6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De 1938 à 1945, cette fonction est assurée par Keitel qui n'est pas le commandant en chef de la Wehrmacht, car celui-ci est Hitler lui-même, de 1938 à 1945.
  2. Le commandant en chef de la Luftwaffe.
  3. Cette fonction est assurée par les amiraux Raeder (jusqu'à ) puis Dönitz.
  4. Le commandant en chef de l'Armée de terre est Brauchitsch jusqu'en , date à partir de laquelle Hitler exerce directement la fonction.
  5. Successivement de 1939 à 1945 : Jeschonnek, Korten, Kreipe (en) et Koller.
  6. Cette fonction est principalement assurée successivement par Halder (1938-42), Zeitzler (1942-44), Heusinger (1944) et Guderian (1944-45).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Raiber 1977, p. 48-51.
  2. a, b, c, d, e, f et g Raiber 1977, p. 2-3.
  3. a, b, c et d Der Kommandant Führerhauptquartier from Das Bundesarchiv (German, www.bundesarchiv.de)
  4. Raiber 1977, p. 4.
  5. The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, non.61 Special Edition (entire)
  6. Raiber 1977, p. 18.
  7. Raiber 1977, p. 28.
  8. Raiber 1977, p. 10.
  9. Raiber 1977, Introd. et p. 1.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Beevor, Antony, Berlin - The Downfall 1945
  • Eberle, Henrik and Uhl, Matthias, The Unknown Hitler
  • Hansen, Hans-Josef: Felsennest - Das vergessene Führerhauptquartier in der Eifel. Bau, Nutzung, Zerstörung. Aachen 2006, Helios-Verlag, ISBN 3-938208-21-X.
  • Kuffner, Alexander: Zeitreiseführer Eifel 1933-45. Helios, Aachen 2007, ISBN 978-3-938208-42-7.
  • (en) Richard Raiber, Guide to Hitler's Headquarters : After The Battle, vol. 19, London, Battle of Britain International Ltd,‎ (lire en ligne).
  • Ramsey, Winston G. (editor) & Posch, Tom (researcher), The Berlin Führerbunker: The Thirteenth Hole, After the Battle, No.61, Special Edition, Battle of Britain International Ltd, 1988, London
  • von Loringhoven, Bernd Freytag/d’Alançon, François: Mit Hitler im Bunker. Aufzeichnungen aus dem Führerhauptquartier Juli 1944 – April 1945. Berlin 2005, wjs-Verlag, ISBN 3-937989-14-5.
  • Schulz, Alfons: Drei Jahre in der Nachrichtenzentrale des Führerhauptquartiers. Christiana-Verlag, Stein am Rhein. 2. Aufl. 1997. ISBN 3-7171-1028-4.
  • Seidler, Franz W./Zeigert, Dieter : Die Führerhauptquartiere. Anlagen und Planungen im Zweiten Weltkrieg. München: Herbig 2000. ISBN 3-7766-2154-0.