Brindas

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Brindas
Brindas
Place de Verdun (avant sa rénovation de 2013)

La tour, la mairie et l'église.

Blason de Brindas
Héraldique
Brindas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Intercommunalité Communauté de communes des Vallons du Lyonnais
Maire
Mandat
Frédéric Jean
2020-2026
Code postal 69126
Code commune 69028
Démographie
Gentilé Brindasiens
Population
municipale
6 478 hab. (2019 en augmentation de 12,17 % par rapport à 2013)
Densité 575 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 19″ nord, 4° 41′ 39″ est
Altitude Min. 232 m
Max. 371 m
Superficie 11,27 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Brignais
Localisation
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Liens
Site web www.brindas.fr

Brindas est une commune française, située près de Lyon, dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Brindasiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village situé à 15 km au sud-ouest de Lyon, à l'extérieur mais limitrophe de la métropole de Lyon, entre les profondes vallées de l'Yzeron et du Garon. Brindas appartient à la communauté de communes des Vallons du Lyonnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est également proche de Brignais et Saint-Genis-Laval.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Trois lignes des Transports en commun lyonnais (TCL) desservent la commune :

En outre, une ligne des cars du Rhône traverse aussi la commune :

Transports aériens[modifier | modifier le code]

La commune dispose de la plus petite piste d'aviation d'Europe, l'aérodrome de Brindas : code OACI LFKL[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brindas est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[5] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36 %), prairies (31,4 %), zones agricoles hétérogènes (25,6 %), forêts (7 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestation[modifier | modifier le code]

  • Briendaco en latin dans le dénombrement des possessions de l'église de Lyon; 984.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La particule Briga est vraisemblablement gauloise et signifie hauteur, élévation[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aucune trace d'occupation n'est attestée pendant les périodes romaine et du haut Moyen Âge, tant au niveau archéologique que bibliographique[13]. En 994, la charte de Dénombrement des possessions de l'Église métropolitaine de Lyon mentionne pour la première fois l'église Saint-Romain de Briendaco[13]. Le site accueille sur un mamelon un château féodal reconstruit au XVIe siècle pour les chanoines-comtes de Lyon[réf. nécessaire]. Brindas reste longtemps isolée et pauvre, enclavée par sa géographie, jusqu'à la réalisation des principales routes sur la période 1820-1850. C'est sans doute en partie à cause de cet isolement qu'est née la réputation légendaire de « Brindas hors de France »[14].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Brindas-sur-Roches[15].

Entre 1887 et 1933, la commune est desservie par le chemin de fer Fourvière Ouest-Lyonnais, dont il reste l'ancienne gare et les piles du viaduc de la Pillardière sur la vallée de l'Yzeron.

Guignol[modifier | modifier le code]

La commune de Brindas est souvent considérée comme la deuxième patrie de Guignol. En effet le nom du village est souvent cité dans les pièces de Guignol. De plus Pierre Neichthauser, maire de Brindas de 1929 jusqu'en 1941 était aussi l'animateur de Gnafron au théâtre « Guignol Mourguet ». Il était aussi né à Brindas.

Généalogie[modifier | modifier le code]

L'association Les Généalogistes de la vallée du Gier ou Geneagier a numérisé les registres et les publie (1636-1898) sur son site Internet[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pierre Neichthauser    
Les données manquantes sont à compléter.
Jean Emiel    
Alexandre Bonjean    
Bernard Solente    
Jean-Marc Pécollet UDF  
Christiane Agarrat UMP[17] Inspectrice des impôts
[Note 3],[18]
(décès)
Christian Beffy DVD Retraité
[19] En cours Frédéric Jean DVD Chef d'entreprise

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des Vallons du Lyonnais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2019, la commune comptait 6 478 habitants[Note 4], en augmentation de 12,17 % par rapport à 2013 (Rhône : +5,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7207718117288009831 1111 1551 155
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1721 1661 2211 2471 2591 2601 2631 2171 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2081 2301 1911 0301 0301 0351 0479831 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2891 5602 0973 2043 5554 5555 2435 3415 651
2017 2019 - - - - - - -
6 1746 478-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de la tour.

Brindas compte une école maternelle, pas loin de celle-ci une école primaire (de la Tour) et un collège (Georges-Charpak) ouvert en septembre 2002, il est situé sur le chemin des Andrés.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La foire « aux échelles » qui a traditionnellement lieu le dimanche le plus proche du 26 avril est une foire organisée par la municipalité et le comité des fêtes. Elle comprend diverses animations foraines ou commerciale qui se déroulent dans les principales rues du centre village[23].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations sportives offrent un large choix d'activités[24].

Le collège Georges-Charpak de Brindas propose également un choix de plusieurs sports avec l'association sportive (skatepark, gymnastique, badminton, biathlon, volley, VTT, tennis de table, etc.).

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 46 054 €, ce qui plaçait Brindas au 695e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[25].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 2014, pour la commune s'élève à 6 %, un chiffre inférieur à la moyenne nationale (10,4 %)[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne maison forte à Le Bouleau - photo du début du XXe siècle.

Sur la place de Verdun, place historique de Brindas, on peut voir, attenante à la mairie, la tour qui était la tour nord-est du château, reconstruit au XVIe siècle pour les chanoines-comtes de Lyon et l'église et son clocher classé d'époque romane et de forme carrée, avec Blaise le saint-patron représenté sur le tympan du porche.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2008, le musée Théâtre Guignol est créé grâce au legs de Jean-Guy Mourguet, dernier descendant guignoliste de la famille. Ce legs comprend quelque 200 marionnettes et plus de 2 000 autres objets et documents. Ce lieu, ouvert grâce à la communauté de communes des Vallons du Lyonnais[réf. nécessaire], se veut vivant, avec notamment un café-théâtre qui programme principalement des spectacles de marionnettes et des expositions[27],[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Neichthauser (1873-1953) : marié à une descendante de Laurent Mourguet, le créateur de Guignol, il a animé le théâtre du quai Saint-Antoine à Lyon de 1907 à 1953. Son frère Ernest continua jusqu'en 1966 mais la salle fut victime d'un plan d'urbanisme. Il contribua à rendre le Guignol lyonnais célèbre au-delà de nos frontières. Il fut aussi maire de Brindas de 1929 à 1941[29].
  • Gaston Bensan (1906-1995) : Après avoir été longtemps directeur de journaux, il fonde le quotidien Ce soir avec son ami Louis Aragon en 1937. À Brindas, il devient l'instigateur du groupe de recherches historiques[30],[31].
  • Georges Adilon (1928-2009), peintre et architecte de la lumière. Sa maison des Broussatières à Brindas est une de ses premières réalisations architecturales dans les années 1960, suivie d'autres maisons individuelles. Ses remarquables travaux de l'Externat Sainte-Marie, à Lyon et à La Verpillière, avec conception sur de l'existant pour les deux sites, s'étagèrent ensuite sur une trentaine d'années[32]. Après diverses expériences, le peintre était venu à l'abstrait dans une peinture très gestuelle dominée depuis longtemps déjà par « sa couleur fétiche », le noir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes sur la population
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Désigné maire par le conseil municipal, ses pouvoirs furent transférés à son premier adjoint Bernard Dussurgey.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « ACOL - Aéroclub de l'Ouest Lyonnais - Aérodrome de Brindas », sur www.acol-brindas.com (consulté le )
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Dauzat, Albert, 1877-1955., Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud, (OCLC 319732807, lire en ligne)
  13. a et b Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 170.
  14. « Brindas hors de France », sur guignolsland.com (consulté le ).
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Le site de l'association
  17. « UMP Le Rhône en mouvement », sur site de l'UMP (consulté le ).
  18. « Décès du maire de Brindas », sur mlyon.fr (consulté le ).
  19. « Frédéric Jean élu maire de Brindas », sur mlyon.fr, .
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. « La foire « aux échelles » »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur brindas.fr.
  24. « Mairie de Brindas - Associations »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur brindas.fr (consulté le ).
  25. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le ).
  26. « Comparateur de territoires−Commune de Brindas (69028) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le ).
  27. Site officiel du Musée Théâtre Guignol
  28. « Page informative sur Guignol et Brindas », sur guignolsland.com (consulté le ).
  29. « Histoire sur cette élection », sur guignolsland.com (consulté le ).
  30. « Le Vieux Brindas » (consulté le ).
  31. « Une page biographique sur G. Bensan », sur guignolsland.com (consulté le ).
  32. « Une page hommage sur un site d'architecture »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]