Latécoère 300

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Latécoère 300
Le Croix-du-Sud au mouillage à Natal.
Le Croix-du-Sud au mouillage à Natal.

Rôle Hydravion de transport postal<
Constructeur Drapeau : France Latécoère
Équipage 5
Premier vol
Mise en service octobre 1932
Retrait Disparu le
Dimensions
Longueur 25,83 m
Envergure 44,20 m
Hauteur 6,50 m
Aire alaire 260 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 11,723 t
Motorisation
Moteurs 4 moteurs Hispano-Suiza 12Nbr
Puissance unitaire kW
(650 ch)
Performances
Autonomie 4 450 km
Plafond 4 600 m

L'hydravion Latécoère 300 a été conçu pour le transport du courrier sur la ligne Atlantique Sud, via Dakar au Sénégal, jusqu'à Natal au Brésil. Le tout premier exemplaire, immatriculé F-AKCU, effectue son premier vol en 1931, mais il se rompt en deux et coule lors d'essais sur l'étang de Biscarrosse, en décembre de la même année, en raison d'un problème de centrage. Trois exemplaires de série, légèrement différents et nommés Latécoère 301, sont ensuite livrés à Air France entre novembre 1935 et janvier 1936.

Historique de la Croix-du-Sud[modifier | modifier le code]

La Croix-du-Sud, aux ordres du commandant Bonnot, arrive le à Natal. Les sacs de poste, aussitôt extraits de la coque, vont reprendre leur vol à bord d'avions d'Air France.

Le Latécoère 300 Croix-du-Sud, reconstruction de l'original, renfloué et ré-enregistré sous le matricule F-AKGF, entre en service en octobre 1932. Cet avion civil sert au transport du courrier pour l'Aéropostale. Les pilotes objecteront une construction moins stable que celle de l'original.

Avant sa livraison à Air-France, le 23 juin 1935, Paul Hébrard, accompagné de Daillères, Rouchon, Cassellari, du radio Emont et de Lavidalie, bat avec cet appareil le record du monde de distance pour hydravion (4 338 km) ainsi qu'un record de distance en ligne brisée de 4 449 km, en 31 heures de vol,[1] en volant de Cherbourg à Ziguinchor (Sénégal), mais avec pour objectif initial Conakry, battant le précédent record italien[2] de 4 131 km, détenu par le CANT Z.501 et effectué du 18 au 19 octobre 1934. Ce dernier le récupérera le 16 juillet 1935 avec un vol de 4 930 km[3].

Le à l'aube, l'appareil aux couleurs de la compagnie Air France décolle de Ouakam pour une traversée de l'Atlantique Sud avec Jean Mermoz aux commandes. Les autres membres de l'équipage sont Alexandre Pichodou second pilote, Jean Lavidalie mécanicien naviguant, Henri Ézan navigateur, et Edgar Cruveilher au poste de radiotélégraphiste.

Mais vers 6 heures du matin, l'hydravion revient à l'hydrobase, Mermoz annonçant « une des hélices à pas variable ne passe pas au grand pas » et exprimant le souhait de changer d'avion après avoir fait transborder le courrier à terre. Mais aucun autre appareil n'étant disponible, des réparations sont effectuées sur le Croix du Sud et l'équipage repart un peu avant 7 heures. Jusque 10 heures, le poste de radio de Dakar-Ouakam reçoit les messages TVB (tout va bien) jusqu'au message fatidique reçu de l'appareil à 10 h 47 : « Coupons moteur arrière droit ». Malgré de nombreuses recherches entreprises, on ne retrouva aucune trace de l'appareil ni de son équipage.

Le message du radio ayant été brusquement interrompu, l'hypothèse la plus vraisemblable qui ait été retenue est celle d'une rupture du réducteur du moteur arrière droit, ce qui aurait entraîné la libération de l'hélice de son axe. Dans sa course, cette dernière aurait alors découpé le fuselage et probablement sectionné les commandes de vol courant dans la partie arrière de l'avion rendant ce dernier incontrôlable, l'appareil volant à environ 500 mètres au-dessus des flots.

Latécoère 301[modifier | modifier le code]

Le Ministère de l'Air commande trois Latécoère 301 civils type Croix du Sud pour la compagnie Air France, le 1er octobre 1935[4] ainsi que 3 versions militaires Laté 302 pour reconnaissances maritimes. Légèrement différentes, ces versions seront maintes fois critiquées par leurs équipages en raison de leur importante instabilité. Visuellement, ils diffèrent principalement du Laté 300 par un cockpit se prolongeant, avec des vitres latérales, jusqu'à la pointe avant de l'appareil. Les immatriculations des versions civiles étaient les suivantes :

  • F-AOIK, livré le 31 novembre 1935, baptisé Orion puis Ville de Buenos Aires. Affecté à la ligne Dakar-Natal, il disparaît le 10 février 1936 lors de sa 4e traversée de l'Atlantique Sud, dans le sens Natal/Dakar, avec tout son équipage, composé de Ponce, Parayre, Marrec, Lhotellier, Collenot ainsi que de Émile Barrière, directeur du réseau AMS d'Air France, qui était à bord en tant que passager.
  • F-AOIL, livré le 18 janvier 1936, baptisé Eridan puis Ville de Rio. Affecté à la ligne Dakar-Natal il effectua 26 traversées de l'Atlantique Sud.
  • F-AOIM, livré le 22 janvier 36, baptisé Nadir puis Ville de Santiago. Affecté à la ligne Dakar-Natal, il effectua 18 traversées de l'Atlantique Sud avant d'être réquisitionné par l'Aéronavale en août 1936 puis militarisé en 1938 et rebaptisé Lieutenant de vaisseau de l'Orza. Il fut pris par l'armée allemande à Biscarrosse en juillet 1940.

Latécoère 302[modifier | modifier le code]

  • Codé E4-1, baptisé Guilbaud
  • Codé E4-2, baptisé Cavelier de Cuverville
  • Codé E4-3, baptisé Mouneyrès (1er vol effectué en février 1936).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Développement d'Air Inter », Air et Cosmos,‎ , p. 7 (ISSN 1240-3113)
  2. « Record de distance », L'Ouest-Éclair,‎ .
  3. (it) « CANT-Z. 501 GABBIANO Idrovolante da ricognizione e bombardamento: posto di pilotaggio », sur Museo della Cantierista (consulté le 20 septembre 2014).
  4. « Ephemeris », sur Musée Air France (consulté le 20 septembre 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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