Latécoère 301

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Latécoère 301
Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Rôle Hydravion de transport postal
Constructeur Drapeau : France Latécoère
Équipage 5
Mise en service janvier 1936
Dimensions
Longueur 26 m
Envergure 44 m
Hauteur 7,98 m
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 13 t
Max. au décollage 24 t
Max. à l'atterrissage 24 t
Motorisation
Moteurs 4 Hispano-Suiza 12Nbr
Puissance unitaire kW
(650 ch)
Performances
Vitesse maximale 205 km/h
Autonomie 3 600 km
Plafond 4 300 m

Le Latécoère 301 est un hydravion dérivé du Latécoère 300. Il a été construit dans l'usine Latécoère de Toulouse Montaudran où siègeait l'Aéropostale. Il devait traverser l'océan Atlantique sur 3 000 km de Dakar (Sénégal) à Natal (Brésil), ce qui représentait une vingtaine d'heures de vol, mais il disparut à sa 4e traversée en février 1936.

Carrière aéronautique[modifier | modifier le code]

Le Latécoère 301 Ville de Buenos Aires, immatriculé F-AOIK, avait eu l'honneur d'effectuer le premier courrier 100% aérien transatlantique hebdomadaire en . Il disparut, avec tout l'équipage - les pilotes : Jean Ponce et André Parayre, le navigateur Frédéric Maret, le radiotélégraphiste Jean Lothelier, le mécanicien Alexandre Collenot et un passager, le directeur du réseau d'Amérique du Sud pour Air France Émile Barrière - lors d'une traversée de Natal à Dakar le , après avoir envoyé comme derniers messages[1]:

  • à 15 h 10 GMT : « EST. 00.32. N. 29.51. W. ESE 10 à 15 - 10/10: CU - ALT.200 mer agitée »;
  • à 15 h 50 GMT : « alt. 150 - 10/10 couvert - pluie - visi.mauvaise ».

La dernière position transmise se situe à peu de distance (quelques dizaines de milles) des rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul.

Désignations des appareils[modifier | modifier le code]

Commandés le 1er octobre 1935 par le Ministère de l'Air pour la compagnie Air France, les Latécoère 301 furent énormément critiqués par l'ensemble de leurs équipages qui les trouvaient beaucoup moins fiables que la version 300 Croix du Sud, de laquelle ils diffèrent essentiellement par leur aspect visuel, comportant un cockpit qui se prolonge avec des vitres latérales, jusqu'au nez de l'appareil. 3 Versions militaires Laté 302, de reconnaissances maritimes furent aussi produites.

  • F-AOIK, livré le 31 novembre 1935, baptisé Orion puis Ville de Buenos Aires. Affecté à la ligne Dakar-Natal, il disparait le 10 février 1936, lors de sa 4e traversée de l'Atlantique Sud, dans le sens Natal/Dakar, avec tout son équipage, composé de, Ponce, Parayre, Marrec, Lhotellier, Collenot ainsi que de Émile Barrière, directeur du réseau AMS d'Air France, qui était à bord en tant que passager.
  • F-AOIL, livré le 18 janvier 1936, baptisé Eridan puis Ville de Rio. Affecté à la ligne Dakar-Natal il effectua 26 traversées de l'Atlantique Sud.
  • F-AOIM, livré le 22 janvier 36, baptisé Nadir puis Ville de Santiago. Affecté à la ligne Dakar-Natal, il effectua 18 traversées de l'Atlantique Sud avant d'être réquisitionné par l'Aéronavale en août 1936 puis militarisé en 1938 et rebaptisé "Lieutenant de Vaisseau de l'Orza". Il fut pris par l'armée allemande à Biscarrosse en juillet 1940.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Lin Paul, « Emile Barrière 1902-1936 » [PDF], (consulté le 17 décembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :