Olivier Poivre d'Arvor

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Olivier Poivre d'Arvor
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Olivier Poivre d'Arvor en 2016

Nom de naissance Olivier Poivre
Naissance (58 ans)
Reims
Activité principale
écrivain, diplomate, ambassadeur de France en Tunisie
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Le Voyage du fils (2008)
  • Le jour où j'ai rencontré ma fille (2013)

Compléments

  • L'amour à trois (2015)

Olivier Poivre d'Arvor, né Olivier Poivre à Reims le , est un écrivain, acteur culturel, spécialiste des relations internationales et diplomate français. Président du Musée national de la Marine, fondateur et président du Marathon des mots, il est ensuite ambassadeur chargé de l'attractivité culturelle de la France. Nommé ambassadeur de France en Tunisie, il prend ses fonctions en septembre 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Reims le 30 juillet 1958[1], Olivier Poivre prend le nom Poivre d'Arvor au début de sa carrière, en hommage à son grand-père (qui utilisait le nom de plume « Jean d'Arvor »), comme son frère Patrick[2]. Après un DEA de philosophie[2], il occupe les fonctions de conseiller littéraire auprès des éditions Albin Michel (1980-1982), puis aux éditions Balland (1982-1984). Avant de créer, avec Philippe Thureau-Dangin, l'hebdomadaire TEL (Temps, Économie, Littérature/1984-1985), il publie dans différents journaux (Art Press, Le Matin de Paris...).

Engagement pour la culture[modifier | modifier le code]

Tout en travaillant avec le metteur en scène Alain Knapp, il fonde avec Jean Christophe Barbaud, la compagnie du Théâtre du Lion (1987), installée à Vernon en Normandie[3],[4] et présente, comme acteur principalement, des textes de Calderon de la Barca, Beckett, Cocteau. Pour la création des Enfants terribles sur scène, il rouvre à Paris le Théâtre Grévin (1984)[5].

En 2005, il lance à Toulouse la première édition du Marathon des mots, un festival international à la croisée de la parole et du texte[6]. Aujourd’hui deuxième rencontre littéraire en France par sa fréquentation, le Marathon des mots a connu sa douzième édition en 2016.

Commissaire général de la candidature de Toulouse au titre de Capitale culturelle européenne 2013, il permet à la 4e ville de France de talonner Marseille dans le choix du jury en 2008.

En 2005, le président de la République Jacques Chirac le nomme chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur[7]. Il est également officier de l'ordre des Arts et des Lettres et membre de l'ordre royal de Victoria du Royaume-uni.

Pressenti en 2010 pour une nomination comme ambassadeur à Athènes puis Bucarest [8], il préfère accepter la direction de France Culture (en remplacement de Bruno Patino en partance à France Télévisions), qu'il exerce à partir du [9]. Après cinq ans d'un mandat considéré comme très réussi à la tête de France Culture[réf. nécessaire], après en avoir augmenté l'audience de plus de trente pour cent et modifié la perception extérieure de la chaîne[réf. nécessaire], Olivier Poivre d'Arvor est licencié le 9 juillet 2015 par le PDG de Radio France[10]. En interne comme à l'externe, ce départ brutal choque[réf. nécessaire]. Mathieu Gallet, considérablement affaibli par trente jours de grève, reconnaît à Olivier Poivre d'Arvor un « formidable bilan »[réf. nécessaire] mais lui reproche de ne pas être solidaire de sa politique. L'écrivain annoncera qu'il compte bien revenir un jour à Radio France[11].

Diplomate et homme de médias[modifier | modifier le code]

Lauréat d'une bourse Villa Médicis[2] hors les murs (États-Unis, 1987), il exerce par la suite différentes fonctions dans le réseau culturel français à l'étranger : directeur du Centre culturel français d'Alexandrie (1988-1990), directeur à sa réouverture de l'Institut français de Prague (1990-1994), puis directeur de l'Institut français du Royaume-Uni et Conseiller culturel auprès de l'Ambassade de France à Londres (1994-1999).

Nommé par Hubert Védrine, alors ministre des Affaires étrangères, il dirige l'Association française d'action artistique (AFAA)[2] de à . L'association dépend du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Culture et de la Communication et devient CulturesFrance. Il est à l'origine de la préfiguration d'une nouvelle structure, l'Institut français, à la tête de laquelle lui succède à l'automne 2010 comme Président l'ancien ministre Xavier Darcos.

En 2007, il intègre le Quai d’Orsay par la voie du tour extérieur comme ministre plénipotentiaire grâce au soutien de Bernard Kouchner[12]. Retenu pour diriger l'Académie de France à Rome (Villa Médicis) en 2010, il apprend que le conseiller culturel du Président de la République, Georges-Marc Benamou s'est auto-attribué le poste. Une pétition d'intellectuels parue dans le journal Le Monde fait renoncer Georges-Marc Benamou à la fonction. Un concours (Commission Gall), présidé par Hugues Gall, place alors après examen d'une dizaine de candidatures Olivier Poivre d'Arvor et Frédéric Mitterrand dans une liste restreinte pour la Villa Médicis. Nicolas Sarkozy choisit ce dernier.

Nommé en septembre 2015 par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, au rang d'ambassadeur chargé de l'attractivité culturelle de la France, il lance de janvier à juillet 2016 le Grand Tour, une manifestation regroupant cinquante rendez-vous culturels, touristiques et économiques participant de l'attractivité du territoire français. Isabelle Huppert en est la marraine. Militant pour une francophonie active, il conçoit un Grand Tour francophone qui proposera en 2017 cent grands rendez-vous dans le monde, participant de cette dynamique francophone.

Nommé par décret du Président de la République (15 juillet 2016) ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République tunisienne, il prend ses fonctions à Tunis en septembre 2016[13].

Engagement maritime[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le propose comme président du conseil d'administration du Musée de la Marine, mission qu'il exerce depuis mai 2014. Ce passionné des océans et des enjeux maritimes déclare vouloir en faire « un des grands musées européens sur le thème de la mer » en présentant « ses collections de façon plus vivante[14]. Il annonce un chantier de rénovation de cet établissement prévue dès 2017 confirmé par Jean-Yves Le Drian avec un « financement exceptionnel » de 50 millions d'€[15]. Il est à l'origine, avec Benedict Donnelly, l'artisan de la reconstitution de l'Hermione, et avec Vincent Campredon, le directeur du Musée, d'un projet de reconstruction de la Boussole, le bateau mythique à bord duquel La Pérouse disparait en 1788 lors de son expédition autour du monde. La Boussole, qui sera amarrée en 2021 sur la Seine au pied du Musée, face à la Tour Eiffel, constituera l'une des étapes de la visite du Musée rénové, tout comme l'une des attractions de la capitale.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de divers romans et essais, dont certains, principalement autour de l'aventure maritime, écrits avec son frère Patrick et regroupés dans l'Odyssée des marins. Ses ouvrages personnels les plus connus sont Les petites Antilles de Prague, Le Voyage du fils ( prix Renaudot des Lycéens), Alexandrie Bazar, Bug made in France, l'Amour à trois.

À l'automne 2013, il publie un ouvrage très remarqué[réf. nécessaire], le Jour où j'ai rencontré ma fille, dans lequel, abordant un thème rare chez les hommes, celui de l'infertilité, il relate l'adoption de sa fille, Faïza.

Olivier Poivre d'Arvor est membre permanent du jury du Prix des prix littéraires depuis 2011 et membre fondateur du Prix Bristol des Lumières. ll est également membre de la Fondation Lagardère comme de la Fondation de la Poste, pour laquelle il créé et préside depuis 2015 le prix littéraire Envoyé par la Poste. Membre du conseil d'administration de la chancellerie des universités de Paris et du conseil académique de l'université Paris-Sorbonne, il est également membre du conseil d'administration du Théâtre de la Ville.

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2011, ce proche de Jack Lang soutient Martine Aubry aux primaires du Parti socialiste[16]. Son soutien ouvert à François Hollande[17] avant les élections présidentielles, alors qu'il est encore dirigeant de France Culture, radio de service public, lui vaut une vive critique de Nicolas Sarkozy qui lui reproche de mettre « en péril la crédibilité de toutes les chaînes de Radio France »[18]. Son conséquent parcours professionnel tant en France qu'à l'international dans le domaine culturel, ses publications sur le soft power français, son engagement sur l'éducation artistique lui valent d'être régulièrement cité pour occuper le poste de ministre de la Culture et de la Communication.[réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque nationale de France - Catalogue général, Notice d'autorité d'Olivier Poivre d'Arvor
  2. a, b, c et d Augustin Scalbert, « Dans la famille Poivre d'Arvor, je demande le frère, Olivier », sur Rue89, (consulté le 5 juillet 2016).
  3. « Olivier Poivre d'Arvor : son actualité sur France Inter », sur France Inter (consulté le 12 janvier 2017)
  4. « À la découverte du Lion », www.paris-normandie.fr,‎ (lire en ligne)
  5. Cocteau, Jean (1889-1963) et Barbaud, Jean-Christophe, « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr, (consulté le 12 janvier 2017)
  6. « Le Marathon des mots - L'équipe (Édition 2005) » (consulté le 19 août 2010)
  7. Décret du 13 juillet 2005 portant promotion et nomination, JORF no 163 du 14 juillet 2005, p. 11598, texte no 8, NOR PREX0508597D, sur Légifrance.
  8. « Nommé à Bucarest alors qu'il visait Athènes, Olivier Poivre d'Arvor préfère France Culture » (consulté le 13 septembre 2010)
  9. « Olivier Poivre d’Arvor : le nouveau directeur de la station publique France Culture est l'invité du Buzz média Orange-Le Figaro. » (consulté le 13 septembre 2010)
  10. Olivier Poivre d'Arvor limogé de France Culture, lefigaro.fr, 10 juillet 2015
  11. Alexis Delcambre et Guillaume Fraissard, « Olivier Poivre d'Arvor « limogé » de son poste de directeur de France Culture », Lemonde.fr,‎ (lire en ligne)
  12. France Culture arrête « La rumeur du monde » : la Corse est en émoi !, Luc Rosenzweig, causeur.fr, 24 janvier 2013
  13. Tunis: le nouvel ambassadeur arrive par bateau, Le Figaro, 10 septembre 2016.
  14. « 50 millions d’euros pour la rénovation du Musée de la Marine », sur http://www.opex360.com (consulté le 30 juin 2015)
  15. Cabinet du ministre de la Défense - Service de presse et de communication, « Communiqué de presse - Nomination d'Olivier Poivre d'Arvor » [PDF], sur http://www.musee-marine.fr/espace-presse, (consulté le 30 juin 2015)
  16. Article du nouvel observateur du 11 août 2011
  17. Olivier Poivre d’Arvor sème l’agacement à Radio-France, Renaud Revel, lexpress.fr, 1 mars 2012
  18. SARKOZY ATTAQUE OLIVIER POIVRE D'ARVOR, SOUTIEN DE HOLLANDE, arretsurimages.net, 1er mars 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

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