Saint-Jacut-de-la-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint Jacut.
Saint-Jacut-de-la-Mer
La presqu'île de Saint-Jacut depuis l'Île des Ebihens.
La presqu'île de Saint-Jacut depuis l'Île des Ebihens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Plancoët
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Claire Thirion-Emberson
2014-2020
Code postal 22750
Code commune 22302
Démographie
Gentilé Jaguens
Population
municipale
880 hab. (2014)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 52″ nord, 2° 11′ 20″ ouest
Altitude 20 m (min. : 0 m) (max. : 43 m)
Superficie 2,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Saint-Jacut-de-la-Mer

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Saint-Jacut-de-la-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jacut-de-la-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jacut-de-la-Mer
Liens
Site web mairie-saintjacutdelamer.com

Saint-Jacut-de-la-Mer [sɛ̃ʒakydlamɛʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Jacut-de-la-Mer se situe au nord-est du département des Côtes-d'Armor, presque à la limite de celui d'Ille-et-Vilaine.

La commune est bordée au sud par les communes de Créhen et Trégon.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village se trouve sur une presqu'île bordée à l'ouest par la baie de l'Arguenon et à l'est par la baie de Lancieux.

Au Nord de la presqu'île se trouve l'archipel des Ebihens, qui fait partie de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Jacobus en 1009 et en 1019, Monasterium Sancti Jacobi en 1024 et en 1034, Sanctus Jacobus en 1092, monasterium Sancti Jacuti vers 1092, Sanctus Jacotus en 1118, 1132 et en 1159, Monasterium Sancti Jaguti de Insula Maris en 1163, monasterium Landoac au XIIe siècle, en 1191 et en 1212, Sanctus Jacutus vers 1330, Sainct Jagu de l'Isle en 1352 et en 1499, Sainct Jagu en 1513[1].
Un nouveau nom, Saint-Jacut-de-la-Mer, apparaît dès le 6 novembre 1856 et devient officiel par l'arrêté préfectoral du 25 janvier 1873.

La commune tire son nom de Saint Jacut, un saint du Ve siècle d'origine galloise ayant vécu sur la presqu'île. Il y construisit un monastère à l'emplacement de l'actuelle Abbaye[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Jacut, autrefois appelée Landouar, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de Jacques le Mineur puis de Notre-Dame

  • Ve siècle : fondation d'un monastère sur la presqu'île de deux frères du Pays de Galles, Jacut et Guéthénoc
  • 878 : sac et incendie de l'abbaye par les Normands
  • 1008 : restauration de l'abbaye
  • 1790 : élection en commune. Lors de la Terreur, la commune est rebaptisée Isle-Jacut puis Port-Jacut[2].
  • 1873 : officialisation du nom actuel de Saint-Jacut-de-la-Mer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 2014 Daniel Cattelain centre gauche Géomètre
2014 en cours Claire Thirion-Emberson DVG Retraitée

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 880 habitants, en augmentation de 4,02 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
849 562 877 1 016 1 050 1 009 1 011 1 020 1 036
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 009 1 032 1 055 987 1 035 1 069 1 074 1 050 1 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 075 1 095 1 121 1 114 1 046 1 167 1 119 1 167 1 086
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 051 1 022 934 893 797 871 831 860 880
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Notre Dame de Landouar.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La plage du Rougeret.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Édouard Vuillard, Les amis autour de la table, Saint-Jacut (1909)

Folklore[modifier | modifier le code]

Paul Sébillot a rassemblé un grand nombre de contes facétieux concernant les Jaguens, ou Jéguins (habitants de Saint-Jacut)[7]. Il décrit le village tel qu'il se présentait au début du XIXe siècle (un « bourg de pêcheurs », plutôt malpropre et dont les habitants « ne se mariaient guère qu'entre eux ».) Les Jaguens, considérés comme des naïfs ou des benêts, étaient l'objet de nombreuses histoires facétieuses, « de Cancale à Saint-Brieuc ». Sébillot note que « dans les contes de Jaguens, le dialogue est toujours en patois (gallo) quand ce sont eux qu'on y fait parler ». Les voisins des Jaguens prétendent toutefois (dit Sébillot) que « ce sont les anciens de Saint-Jacut eux-mêmes qui ont inventé ces histoires et qu'ils sont les premiers à les raconter et à en rire » ; il ajoute que le Saint-Jacut « d'à présent » (donc autour de 1900) compte « parmi les communautés les plus instruites du littoral, et nombre de bons officiers de la marine marchande en sont originaires ». Certaines de ces histoires ont toutefois des racines bien plus anciennes, et on note des analogies avec des récits facétieux d'autres pays, comme celui des Sept Souabes, mentionné par les frères Grimm et par Ludwig Bechstein.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Aublet, Saint-Jacut-de-la-Mer au temps jadis, 1997
  • Dominique Brisou, Guide historique de Saint-Jacut de la mer, des origines à 1900, Les Amis du Vieux St Jacut, juin 2008. (ISBN 2-9522323-1-8)
  • François Chevalier, « Un siècle de vacances jaguines », dans Le Pays de Dinan, 2001, p. 127-149.
  • Hervé Collet, Michel Duédal, « Saint-Jacut-de-la-Mer : un village au rythme du maquereau », dans Le Pays de Dinan, 1985, p. 165-183.
  • Aimée et Cédric Gourin, La Côte d'Emeraude, de Saint-Lunaire à Saint-Jacut-de-la-Mer, éditions Alan Sutton, 2009
  • Alek Plunian, Lina, la Jaguine, La Pensée Française, 1926.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b >infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Jacut-de-la-Mer »
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Jacut-de-la-Mer », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 1er décembre 2012)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Paul Sébillot, Contes de Haute-Bretagne (sélection et présentation de Françoise Morvan), Éd. Ouest-France, 2007 (ISBN 978-2-7373-4087-1).