Damien Odoul

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Damien Odoul
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Damien Odoul.

Profession Réalisateur
Scénariste
Poète
Films notables Le souffle
L'histoire de Richard O.
En attendant le déluge
Errance
La peur

Damien Odoul est un cinéaste et poète de langue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, Damien Odoul a écrit et réalisé 10 courts-métrages de fiction, 4 documentaires de création, 1 téléfilm et 7 longs-métrages :

  • Morasseix est son premier long-métrage qu'il réalise à l'âge de 23 ans, co-produit par la Sept-Arte, distribué en salle et sélectionné 12 ans plus tard à Venice Days.

La Folle Parade, un film auquel Damien Odoul est très attaché, tourné sur 3 ans avec des handicapés mentaux, diffusé sur Histoires courtes (France 2) à l'occasion d'une soirée consacrée au cinéaste.

Damien Odoul a écrit deux premiers recueils de poèmes avant de se consacrer aux Poèmes du milieu, 1 à 39, qu’il interprète sur France Culture dans le cadre de l’Atelier de Création Radiophonique. Il termine en 2010 les Poèmes du milieu, 40 à 88, aboutissement de ce travail débuté en 2004. Une lecture a eu lieu au théâtre des Bouffes du Nord dans le cadre du Festival Paris en toutes lettres en 2010, et au Festival d'Avignon en 2011 en direct sur France Culture ainsi qu'au CIPM de Marseille en 2012.

En 2011, il écrit et réalise Le reste du monde avec Emmanuelle Béart, diffusé sur Arte le 14 décembre 2012, sélectionné aux Festivals de Rotterdam, Hong-Kong, Shanghaï, Édimbourg, Durban, Melbourne, Namur, São Paulo, Taïwan, Göteborg, Vilnius… Cette même année, en octobre, il crée et met en scène Mefausti au théâtre des Bouffes du Nord.

En 2012, après 6 ans de tournage et 1 an de montage, il termine La richesse du loup, qui sera ensuite sélectionné au FID Marseille et au Festival de Locarno. Cette même année, Le temps des transhumances, documentaire de création autour du monde rural et de personnages aujourd’hui disparus, est mis en ligne sur Viméo.

En 2013, Damien Odoul produit le documentaire Enfants de sourds, réalisé par sa compagne la documentariste Marie-Eve Nadeau, et présenté au Festival des Films du Monde à Montréal.

En 2014, le cinéaste termine son septième long-métrage intitulé La peur, librement adapté du roman de Gabriel Chevallier. Il remporte le Prix Jean Vigo 2015[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Documentaire de création[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Tchécoslovaquie 68/89
  • 2008 : La maison des morts
  • 2009 : La Folle Parade
  • 2011 : Le temps des transhumances

Art contemporain[modifier | modifier le code]

Photographies, Vidéo, Installations

  • Virtual fight et lymphatique, Galerie Kamel Mennour, 2008
  • Private Lily, Moriarty, 2008
  • Kagami toy, Galerie Martine Aboucaya, 2007
  • Serial, La Centrale Électrique, Bruxelles, 2006
  • Animal natum est ut morior, Galerie Inknight, 2006
  • DIVAfair, l'Hôtel Kube, Paris, 2006
  • Le cassage de bois qui aura pour denier mot la fève, Les Frigos, 2005

Citations[modifier | modifier le code]

"Sous couvert de fiction, il ne sera pas bien difficile à qui connaît un peu la filmographie et le parcours de Damien Odoul, l’une des écritures françaises les plus originales et les plus vigoureuses dès son premier long en 2001, Le Souffle, de discerner dans cette Richesse un autoportrait détourné. Et si le portraituré a paradoxalement quasiment disparu à l’image (là voilà à l’oeuvre, cette fugue effective, hormis ici et là quelques plans rapides, des reflets fragiles dans des lunettes, etc.), c’est pour mieux afficher qu’il refuse de se distinguer des images filmées. Images du monde, exemplairement, obsessionnellement, glanées en France et au Japon, à la ville et à la campagne, la nuit et le jour, parmi les handicapés et en plein milieu de l’enfance. Il s’agit de se raconter en collant ensemble tout ce que par quoi l’oeil a été traversé et simultanément enregistré. Mémoire vive, à vif, déroulée comme le film d’une vie, loin du bilan, plus proche d’une confession qui ne lève le voile de l’énigme sur rien, pas même sur l’acte passionné du cinéma."

(Jean-Pierre Rehm, FID Marseille, à propos de La richesse du loup)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Poèmes du milieu, 40 à 88, (Archimbaud Editeur)
  • Les Poèmes du milieu, 1 à 39, (Éditions Lume)
  • Faux haïkus d'un occidental pas très orthodoxe, (Éditions Lucien Souny)
  • Dix-neuf pour rien (Éditions NPC, épuisé)

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Le Souffle :
    • Grand prix du Jury et prix Fipresci, Mostra de Venise, 2001
    • Prix de la mise en scène, Festival de Bratislava, 2001
    • Prix Michel-Simon (interprétation masculine pour Pierre-Louis Bonnetblanc), 2002
  • À l'ouest de l'Orient :
    • Prix spécial du jury, Festival de Clermont-Ferrand, 1991
    • Prix de qualité CNC, 1992
    • Prix Michel-Simon (interprétation masculine pour Pierre-Louis Bonnetblanc), 2002
  • La peur :
    • Prix Jean Vigo 2015

Rétrospectives[modifier | modifier le code]

  • L'intégrale des longs-métrages de Damien Odoul a été présentée aux Festivals d’Édimbourg et de Tübingen (Master class) en 2004.
  • L'intégrale des courts-métrages de Damien Odoul a été présentée à la Cinémathèque Française le 4 octobre 2007 et au Festival Côté Court de Pantin en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

  • « Le Souffle est le plus grand film français des dix dernières années ». Benoit Delépine et Gustave Kervern, les inrocks.
  • Laurent Bourdelas, qui a publié les premiers poèmes de Damien Odoul dans la revue Analogie (1985), lui a consacré un chapitre de son ouvrage Du Pays et de l'Exil Un Abécédaire de la littérature du Limousin, Les Ardents Editeurs, 2008, postface de Pierre Bergounioux.
  • Après avoir visionné Le Souffle, André S. Labarthe a commenté le film. Lien
  • « Le cinéma de Damien Odoul est fait d’intelligence et d’intuition, composé des sensations poétiques retrouvées de notre enfance. C’est un cinéma de l’emporte-pièce, sans fioritures, allant immédiatement à l’essentiel, un cinéma en prise de risque permanent, qui aime les contrastes, parlant sans cesse de la mort comme on parle de la vie ». (Bernard Payen, Cinémathèque Française)

Liens externes[modifier | modifier le code]