Damien Odoul

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Damien Odoul
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Damien Odoul en 2001.
Naissance (49 ans)
Le Puy-en-Velay, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Poète
Films notables Le souffle
L'histoire de Richard O.
En attendant le déluge
Errance
La peur

Damien Odoul, né en au Puy-en-Velay, est un cinéaste et poète de langue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, Damien Odoul a écrit et réalisé 7 longs-métrages, 10 courts-métrages, 4 documentaires de création et 1 téléfilm pour Arte. Il cadre tous ses films.

Morasseix est son premier long-métrage qu'il réalise à l'âge de 23 ans et dans lequel il interprète le rôle de César. Produit par Patrick Grandperret et co-produit par la Sept-Arte, le film est distribué 12 ans plus tard dans une seule salle à Paris, mais aussi sélectionné à Venice Days.

Le Souffle, son second film, est récompensé par le Grand Prix du Jury et le Prix Fipresci à la Mostra de Venise en 2001; Prix Michel-Simon en 2002; il est vendu dans 14 pays et sélectionné dans une vingtaine de festivals internationaux.

En 2002, il tourne Errance, présenté au Festival international du film de Toronto avec Lætitia Casta et Benoît Magimel, est diffusé sur Canal+ et Arte, coproduit et vendu à l'étranger par Wild Bunch.

Son quatrième long métrage, En attendant le déluge, avec Pierre Richard et Anna Mouglalis, est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2003.

En 2006, L'histoire de Richard O. (interdit au moins de 16 ans), avec Mathieu Amalric et le grand Stef -son acteur fétiche- est sélectionné à la Mostra de Venise dans la section « Orizonti » et distribué par Jean Labadie.

En parallèle, Damien Odoul a écrit deux premiers recueils de poèmes avant de se consacrer en 2004 aux Poèmes du milieu, 1 à 39 qu’il interprète sur France Culture (Atelier de Création Radiophonique). Il termine en 2010 les Poèmes du milieu, 40 à 88. Une lecture a lieu au théâtre des Bouffes du Nord dans le cadre du Festival Paris en toutes lettres en 2010, et au Festival d'Avignon en 2011 (en direct sur France Culture) ainsi qu'au Centre international de poésie Marseille en 2012.

En 2007, Damien Odoul expose deux vidéos d'art et six photographies intitulées Virtual fight et lymphatique dans le nouvel espace de la galerie Kamel Mennour à Paris avec Daniel Buren.

En 2009, La Folle Parade, documentaire de création tourné sur trois ans auprès de personnes avec un handicap mental, est diffusé sur France 2 (Histoires courtes) à l'occasion d'une soirée consacrée au cinéaste.

En 2011 est diffusé sur Arte Le Reste du monde avec Marie-Eve Nadeau et Emmanuelle Béart, sélectionné aux Festivals de Rotterdam, Hong-Kong, Shanghaï, Édimbourg, Durban, Melbourne, Namur, São Paulo, Taïwan, Göteborg… qui reçoit une dérogation spéciale pour sortir en salles. Cette même année, il crée et met en scène Mefausti[1], librement adapté de La Tragique Histoire du docteur Faust de Christopher Marlowe, au théâtre des Bouffes du Nord.

En 2012, après 5 ans de tournage et 1 an de montage, il termine La Richesse du loup, qui sera sélectionné au FID Marseille et au Festival de Locarno… Le film est projeté à la Cinémathèque française[2] en mars 2017, et à Kyoto ainsi qu'à Hokkaido.

En 2015, le cinéaste termine son septième long-métrage intitulé La peur, librement adapté du roman de Gabriel Chevallier. Le film est sélectionné aux Festivals de Toronto, Varsovie, Gand, Genève... Il remporte le Prix Jean-Vigo 2015.

En 2016, il expose Les Visions, photographies et vidéo à la Galerie Laure Roynette[3] à Paris.

Damien Odoul produit deux documentaires réalisés par sa compagne Marie-Eve Nadeau, présentés au Festival des films du monde à Montréal... La même année, il fonde SYLVART, avec elle, et sa collaboratrice Myrtille Saint-Martin, un projet environnemental et novateur autour de l’art brut. Conjointement à cette résidence artistique, il crée Art vs Wild, une web série de 36 minutes produite par ARTE Creative et présentée à la Galerie Christian Berst en novembre 2016.

En 2017, un livre d’art autour de son travail de cinéaste, Résurrection permanente d'un cinéaste amoureux, est publié aux éditions Les Cahiers dessinés[4]. Il est également lauréat de la Villa Kujoyama à Kyoto. Il termine l’écriture de son scénario intitulé Oneiros, librement adapté de la nouvelle L’homme qui revient de Ikezawa Natsuki. Il s’agit d’un projet que Damien Odoul a immiscé il y a 14 ans. Produit par Alexandre Perrier (Kidam), le films sera interprété par Bernard Campan, Louise Bourgoin et Kostia Botkine.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Damien Odoul en 2013.

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

  • 1988 : La Douce
  • 1990 : À l'Ouest de l'Orient
  • 1994 : TOB (Tête d'Œuf Bouilli)
  • 1995 : Elegeia
  • 1995 : Les barbots
  • 2000 : Magik
  • 2000 : Sans monde
  • 2003 : Réminiscences
  • 2005 : Le joug
  • 2006 : Anima

Documentaires de création (CM)[modifier | modifier le code]

Art vidéo et photographie[modifier | modifier le code]

Photographies, Vidéos, Installations

  • Les Visions, Galerie Laure Roynette, du 17 mars au 23 avril 2016
  • Virtual fight et lymphatique, Galerie Kamel Mennour, 2008
  • Private Lily, Moriarty, 2008
  • Kagami toy, Galerie Martine Aboucaya, 2007
  • Serial, La Centrale Électrique, Bruxelles, 2006
  • Animal natum est ut morior, Galerie Inknight, 2006
  • DIVAfair, l'Hôtel Kube, Paris, 2006
  • Le cassage de bois qui aura pour denier mot la fève, Les Frigos, Jean-René de Fleurieu, 2005

Citations[modifier | modifier le code]

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  • « La photographie : abri de la mort. »
  • « Le cadre, c'est percevoir l’intérieur, et confirmer les bords. »
  • « Je dois acculer la joueuse pour récolter sa fièvre, faire reculer le joueur pour capter son opposition. »
  • « Un tournage sur une ligne d'enlisement, mais qui avance. »
  • « Un cinéaste doit accepter d'être ouvert à ce qu'il ne connaît pas. Il doit être du côté de l'oubli. »
  • « La tension du cinéaste, l'attention du poète. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Poèmes du milieu, 40 à 88, (Archimbaud Éditeur)
  • Les Poèmes du milieu, 1 à 39, (Éditions Lume)
  • Faux haïkus d'un occidental pas très orthodoxe, (Éditions Lucien Souny)
  • Dix-neuf pour rien (Éditions NPC, épuisé)

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Le Souffle :
    • Grand prix du Jury et prix Fipresci, Mostra de Venise, 2001
    • Prix de la mise en scène, Festival de Bratislava, 2001
    • Prix Michel-Simon (interprétation masculine Pierre-Louis Bonnetblanc), 2002
  • À l'Ouest de l'Orient :
    • Prix spécial du Jury, Festival de Clermont-Ferrand, 1991
    • Prix de qualité CNC, 1992
  • La peur :
    • Prix Jean Vigo 2015

Rétrospectives[modifier | modifier le code]

  • L'intégrale des longs-métrages de Damien Odoul a été présentée aux Festivals d’Édimbourg et de Tübingen (Master class) en 2004.
  • L'intégrale des courts-métrages a été présentée à la Cinémathèque Française le 4 octobre 2007 et au Festival Côté Court de Pantin en 2008.

Critiques[modifier | modifier le code]

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  • Après avoir visionné Le Souffle, André S. Labarthe a commenté le film[5].
  • « Damien Odoul propose une œuvre originale, voire révolutionnaire, parce que son intelligence de la peinture, de la musique, de la littérature et du cinéma, alliée à une énergie créatrice hors du commun, lui permettent de créer quelque chose de nouveau, d’audacieux et de bouleversant. » Olivier Père, Festival de Cannes, Quinzaine des réalisateurs.
  • « Sous couvert de fiction, il ne sera pas bien difficile à qui connaît un peu la filmographie et le parcours de Damien Odoul, l’une des écritures françaises les plus originales et les plus vigoureuses dès son premier long en 2001, Le Souffle, de discerner dans cette Richesse un autoportrait détourné. Et si le portraituré a paradoxalement quasiment disparu à l’image (là voilà à l’œuvre, cette fugue effective, hormis ici et là quelques plans rapides, des reflets fragiles dans des lunettes, etc.), c’est pour mieux afficher qu’il refuse de se distinguer des images filmées. Images du monde, exemplairement, obsessionnellement, glanées en France et au Japon, à la ville et à la campagne, la nuit et le jour, parmi les handicapés et en plein milieu de l’enfance. Il s’agit de se raconter en collant ensemble tout ce que par quoi l’œil a été traversé et simultanément enregistré. Mémoire vive, à vif, déroulée comme le film d’une vie, loin du bilan, plus proche d’une confession qui ne lève le voile de l’énigme sur rien, pas même sur l’acte passionné du cinéma. » Jean-Pierre Rehm, FID Marseille, à propos de La richesse du loup.
  • « Le cinéma de Damien Odoul est fait d’intelligence et d’intuition, composé des sensations poétiques retrouvées de notre enfance. C’est un cinéma de l’emporte-pièce, sans fioritures, allant immédiatement à l’essentiel, un cinéma en prise de risque permanent, qui aime les contrastes, parlant sans cesse de la mort comme on parle de la vie. » Bernard Payen, Cinémathèque française.
  • « Le Souffle de Damien Odoul est le plus grand film français des dix dernières années. » Benoit Delépine, dans Les Inrocks.
  • Laurent Bourdelas, qui a publié les premiers poèmes de Damien Odoul dans la revue Analogie (1985), lui a consacré un chapitre de son ouvrage Du Pays et de l'Exil Un Abécédaire de la littérature du Limousin, Les Ardents Éditeurs, 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mefausti », sur BouffesDuNord.fr.
  2. « La Richesse du loup », sur Cinematheque.fr.
  3. « Damien Odoul », sur Galerie-Art-Paris-Roynette.fr.
  4. « Damien Odoul », sur LesCahiersDessines.fr.
  5. Lire en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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