La Droite populaire

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La Droite populaire
Présentation
Fondateurs Thierry Mariani, Lionnel Luca, Richard Mallié, Jean-Paul Garraud, Philippe Meunier, Jacques Myard
Fondation juillet 2010
Idéologie Patriotisme, souverainisme, protectionnisme, euroscepticisme, libéralisme économique, gaullisme social, conservatisme, démocratie-chrétienne
Couleurs bleu, rouge
Site web http://www.ladroitepopulaire.fr

La Droite populaire est une association politique et un courant du parti politique français Les Républicains. Ce courant appartient à l'aile droite du parti. Il est issu du Collectif parlementaire de la Droite populaire créé en juillet 2010, rassemblant désormais 26 députés[1] français durant la XIVe législature (2012-2017), 1 sénateur, 1 conseiller régional, 30 maires et 1 eurodéputé, membres du Groupe Les Républicains et cherchant à mettre en avant certaines thématiques, notamment sur l’identité française, la sécurité ou l’immigration. Le groupe a perdu 23 de ses membres à la suite des élections législatives françaises de 2012.

Place au sein des Républicains[modifier | modifier le code]

Il fut l'un des cinq mouvements internes de l'UMP. Depuis le changement du nom du parti et des statuts en 2015, les courants ont disparu. Ayant anticipé cette disparition, Thierry Mariani, chef de la Droite populaire, a fait de son courant une association politique, ceci dans l'optique de devenir plus autonome vis-à-vis du grand parti de droite.

Historique[modifier | modifier le code]

2010 et 2011[modifier | modifier le code]

Ce collectif est créé en , notamment par Lionnel Luca, Richard Mallié, Jean-Paul Garraud et Thierry Mariani. La marque « Droite populaire » est alors déposée[2]. Brigitte Barèges, Bernard Carayon, Philippe Meunier, Jacques Myard et Christian Vanneste en sont d'autres figures importantes. Aux 35 signataires initiaux se joindront 7 députés en décembre de la même année, portant l'effectif du groupe à 42 députés. Un tiers d'entre eux est issu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[3].

Lors de son lancement officiel, le , est signée la charte du collectif[4]. Sa ligne politique est en partie définie dans le cadre de la publication de cette charte[5] et se décline en six thématiques : nation, patriotisme et République ; liberté d’entreprendre et solidarité nationale ; école de la République et politique familiale ; sécurité, première des libertés ; saine gestion des finances publiques ; rayonnement de la France et politique internationale. Son positionnement est ainsi celui d'une droite bonapartiste et colbertiste.

Prônant le « retour aux fondamentaux » sarkozystes de 2007, les députés du Collectif parlementaire de la Droite populaire proposent un certain nombre de mesures ayant pour but la lutte contre l'insécurité dans le cadre de la loi Loppsi II.

Des membres de la Droite populaire ont également exprimé leur soutien à Éric Zemmour[6] et à Nicolas Bedos[7] au nom de la liberté d'expression. Le journaliste chroniqueur à RTL déclare ainsi dans une de ses chroniques RTL que seule la Droite populaire reflète la vraie droite historique descendante de Bonaparte et De Gaulle[8].

Le 19 octobre 2011, la droite populaire lance une pétition contre le droit de vote des étrangers[9].

Ce groupe est souvent à l'origine de polémiques pour ses positions radicales sur des sujets touchant aux mœurs[10], à l'immigration et à la sécurité[11] les prises de position en faveur d'un rapprochement entre l'UMP et le FN font également beaucoup parler de la Droite populaire [12]. Le collectif s'en défend, affirmant être une « barrière entre la droite républicaine et le Front national »[13].

Après l'annonce de Jean-François Copé d'autoriser les courants au sein de l'UMP, le collectif annonce qu'il va se constituer en mouvement autonome[14]. Certains députés souhaitant même à terme faire de la droite populaire un véritable parti politique à l'image du Parti radical[15].

2012[modifier | modifier le code]

A l'entre deux tour des élections présidentielles de 2012, le groupe s'est fixé la mission de convaincre les Français qui ont voté pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle d'apporter leurs voix à Nicolas Sarkozy au second[16]. Les membres de la Droite populaire sont persuadés que le score de Le Pen aurait été bien plus important s'ils ne s'étaient pas fédérés depuis 2010. Selon le Figaro, pour convaincre l'électorat FN de ne pas s'abstenir ou de ne pas apporter sa voix à Hollande, Thierry Mariani peut faire valoir que "la Droite populaire s'est parfois opposée à la majorité et à l'Élysée et que ses membres ont critiqué les positions du président-candidat Sarkozy sur la poursuite de l'ouverture à gauche en cas de réélection".

En juin 2012, le groupe subit un revers à l’occasion des élections législatives, voyant son effectif passer de 63 députés dans l’Assemblée sortante à 26 dans la nouvelle. 37 autres de ses membres ne sont pas reconduits par les électeurs, dont deux dès le premier tour. Deux autres ne se représentaient pas et Jean Roatta est devenu député européen[17]. À l'automne 2012, avant le premier congrès de l'UMP post-défaite présidentielle, le courant s'inquiète de sa perte d'influence au sein du parti, et notamment de la montée de groupes qui lui ressemblent, mais que ne sont qu'une « contrefaçon », selon le mot de Thierry Mariani[18].

Les dirigeants du courant ont déposé une motion à l'occasion du Congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012. Arrivée avant-dernière, en cinquième position, la motion a recueilli 10,87 % des voix [19] .

2014[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2014 le mouvement se structure en association politique.

« Cela permet à un militant d’adhérer à la Droite populaire, sans que son adhésion le fasse automatiquement appartenir à l’UMP », explique Thierry Mariani, président de ce collectif qui compte une vingtaine de députés. Se montrer plus autonome vis-à-vis de l’UMP ou du futur mouvement que projette de créer Nicolas Sarkozy est un des autres objectifs poursuivis. Même si la Droite populaire est et restera dans la sphère d’influence du principal parti de droite. « Notre association politique n’a pas vocation à concurrencer l’UMP mais à fédérer tous ceux qui partagent nos idées », explique l’ex-ministre[20].

D'après le site officiel du mouvement, l'évolution en association permettra de le pérenniser pour anticiper les conséquences de la rénovation de l'UMP (dont la suppression des mouvements) voulue par Nicolas Sarkozy.

Liste des parlementaires pendant la XIVe législature[modifier | modifier le code]

Source : site internet de la Droite populaire[21].

En activité[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique du patronyme

Anciens parlementaires[modifier | modifier le code]

Parrainages[modifier | modifier le code]

Julien Aubert, Jean-Pierre Giran et Lionnel Luca ont parrainé la motion Droite populaire tout en parrainant la motion Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France. Brigitte Barèges et Philippe Boënnec ont eux aussi parrainé la Droite populaire tout en parrainant les autres motions Droite sociale et France moderne et humaniste. Fernand Siré, Bernard Deflesselles, Jean Roatta et Jean-Pierre Decool ont eux aussi parrainé la motion France moderne et humaniste. Roland Chassain et Sauveur Gandolfi-Scheit ont quant à eux soutenus également la Droite forte.

Jeunes de la Droite populaire[modifier | modifier le code]

Bureau Politique[modifier | modifier le code]

La Droite populaire possède également sa branche jeune et son bureau politique[22] ; son Président est Pascal Ellul depuis le 24 octobre 2015.[réf. nécessaire]

Programme[modifier | modifier le code]

En novembre 2015, les Jeunes de La Droite Populaire rédige un programme de 40 propositions[23], qui sont diffusées à l'ensemble des députés Les Républicains.

Polémiques[modifier | modifier le code]

  • En décembre 2013 Jean-René Laget, délégué régional en Provence-Alpes-Côte d'Azur est contraint à la démission après son tweet[24] sur les "nazies qui avortent".
  • Certains cadres des jeunes de La Droite populaire ont déclenché une polémique en passant le réveillon du 31 décembre 2015[25] en compagnie de jeunes frontistes et de Florian Philippot, vice-président du Front national.
  • Le 27 janvier 2016, c'est un autre responsable, Clément Fournier qui est épinglé par Le Lab (Europe 1)[28] pour avoir voulu créer une polémique à la suite de la nomination Jean-Jacques Urvoas au poste de ministre de la justice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro, 20.06.2012
  2. Droite populaire de l'UMP : les braillards de la droite dure dans nouvelobs.com par Carole Barjon et Estelle Gross le 29 juillet 2011
  3. Les apprentis sorciers de la Droite (populaire) dans le mensuel provençal le Ravi, octobre 2011
  4. La droite décomplexée s'organise à l'Assemblée dans lefigaro.fr par Jim Jarrassé le 27 juillet 2011
  5. Charte du collectif
  6. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/chevenement-et-des-deputes-ump-soutiennent-zemmour_952125.html
  7. http://www.ozap.com/actu/collectif-deputes-ump-soutient-nicolas-bedos/393404
  8. .http://www.enquete-debat.fr/archives/recomposition-de-la-droite-les-discretes-esperances-deric-zemmour
  9. http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/19/la-droite-populaire-lance-une-petition-contre-le-droit-de-vote-des-etrangers_1590506_823448.html
  10. Comme à l'occasion d'une lettre demandant le retrait, dans les manuels scolaires, de la notion de genre, voir le débat continue autour des manuels de SVT, Ouest France, 31 août 2011
  11. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mariage-gay-la-droite-populaire-veut-le-scalp-de-bachelot_1002838.html
  12. http://www.lefigaro.fr/politique/2010/10/20/01002-20101020ARTFIG00478-alliance-avec-le-fn-un-depute-ump-brise-le-tabou.php
  13. Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau, « Des réseaux, sinon rien », in UMP - un univers impitoyable, page 138, 2011.
  14. http://www.liberation.fr/politiques/2012/05/11/droite-populaire-la-tentation-de-l-autonomie_818093
  15. http://elections.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/05/09/97006-20120509FILWWW00635-assemblee-un-groupe-droite-populaire.php
  16. Anne Rovan, La Droite populaire lance un appel à l'électorat FN, le figaro, 25/04/2012, article en ligne
  17. Rémi Duchemin, Impopulaire Droite populaire, Europe 1, 18/06/2012, article en ligne
  18. http://ump.blog.lemonde.fr/2012/10/10/ump-la-droite-populaire-ne-veut-pas-perdre-de-parts-de-marche/
  19. Article du Figaro (20.11.2012)
  20. site internet en ligne, consulté le 18/12/2014
  21. site internet en ligne, consulté le 18/06/2012
  22. http://jeunesdroitepopulaire.fr/qui-sommes-nous-2/bureau-national/
  23. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2015/11/06/25001-20151106ARTFIG00002-les-mesures-choc-defendues-par-les-jeunes-de-la-droite-populaire.php
  24. http://archives.nicematin.com/cagnes-sur-mer/jean-rene-laget-demissionne-de-lump-apres-son-tweet-sur-les-nazies-qui-avortent.1561802.html
  25. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/05/07/25006-20150507ARTFIG00320-soiree-fn-ump-le-responsable-des-jeunes-de-la-droite-populaire-recidive.php
  26. http://www.europe1.fr/emissions/la-semaine-du-lab-d-europe-1/ump-le-chef-de-la-droite-populaire-du-var-rejoint-le-fn-970480
  27. http://lelab.europe1.fr/le-responsable-des-jeunes-ump-du-var-rejoint-le-front-national-942368
  28. http://lelab.europe1.fr/des-elus-lr-exhument-un-vieux-tweet-durvoas-critiquant-laction-du-raid-2657887

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]