Camp de La Valbonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Camp de La Valbonne
Image illustrative de l'article Camp de La Valbonne
Carte du camp de La Valbonne, datant de 1873, un an après sa création.

Pays Drapeau de la France France
Période 1872 – à aujourd'hui
Commandant Colonel Jean-Luc Jort
Localisation
Ville La Valbonne (Béligneux et Balan)
Coordonnées 45° 50′ 25″ nord, 5° 09′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
localisation

Le camp militaire de La Valbonne est un camp militaire français situé à proximité de La Valbonne (hameau partagé entre les communes de Béligneux et de Balan), dans l'Ain. Le territoire du camp militaire, implanté en 1872[a 1], est partagé entre les communes de Balan (423 hectares), Saint-Maurice-de-Gourdans (757 hectares), Béligneux (288 hectares), Pérouges (14 hectares), Saint-Jean-de-Niost (132 hectares) pour un total d'environ 1 600 hectares[a 1],[1]. Le commandant du camp est le colonel Jean-Luc Jort depuis août 2012[2],[3].

Présentation[modifier | modifier le code]

La chapelle du camp de La Valbonne.
Camionnette militaire de secours, au camp de La Valbonne.

Le camp accueille en particulier le 68e régiment d'artillerie d'Afrique (68e RAA) doté de 16 CAESAR et de 16 mortiers de 120 mm. Il accueillait également jusqu'au , le 3e régiment médical. Depuis cette date, le camp accueille le Régiment Médical, né de la fusion des 1er et 3e Régiments Médicaux, respectivement de Metz et La Valbonne, ainsi que le centre d'instruction élémentaire de conduite.

À l'entrée du camp, sur le territoire de Balan, se trouve une chapelle. Elle est d'abord destinée au culte catholique, pour les militaires du camp ; néanmoins, certains offices communs à toute la paroisse, y conduisent des paroissiens de La Valbonne, de Balan et de Béligneux[a 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Implanté à la fin du XIXe siècle, le camp est d'abord constitué de tentes de toile pour le casernement des troupes[b 1] puis de baraquements ; des aménagements plus importants auront lieu dans les années 1960[b 1].

L'école d'application pour le tir de l'infanterie était située sur le camp, au début du XXe siècle[réf. souhaitée].

L'Armée de Vichy aux ordres du maréchal Pétain se reconstruit progressivement. La plupart des cadres lui restent alors fidèles. Le 61e régiment d’artillerie est recréé au camp de La Valbonne, le 1er septembre 1940, par changement de nom du régiment d’artillerie de la 7e région, lui-même issu du 8e RAD. Deux groupes stationnent avec l’état-major à La Valbonne, un troisième s’installe à Sathonay-Camp, au Nord de Lyon. Une batterie sur les neuf est tractée, les autres sont hippomobiles. Mille deux cents hommes, six cents chevaux et trente-six canons composent ses effectifs.

Lors de la bataille de Meximieux, le camp militaire, tenu par les forces d'Occupation, est en particulier attaqué par le camp Didier[4], un maquis basé entre Mionnay et Tramoyes.

Autres aspects[modifier | modifier le code]

Zone naturelle protégée[modifier | modifier le code]

Pelouses sèches de La Valbonne, sur le camp militaire, à Saint-Maurice-de-Gourdans.

Le site est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I sous le numéro régional n°01170001[5], il est aussi repris dans le réseau Natura 2000 comme zone de protection spéciale et site d'intérêt communautaire[6].

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 2010, le film Les Lyonnais de Olivier Marchal est partiellement tourné au camp de La Valbonne[7]. À noter, que ce film a été partiellement tourné dans d'autres lieux de l'Ain, en particulier à La Boisse[8] (lycée de La Côtière).

Personnalités en lien avec le camp de La Valbonne[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Montluel : Montluel, Balan, Béligneux, Bressolles, Dagneux, La Boisse, Niévroz, Pizay, Sainte-Croix, , 296 p. (ISBN 2-907656-30-9)
  1. a et b p. 109.
  2. p. 108.
  • François Dallemagne (photogr. Georges Fessy), Les défenses de Lyon : enceintes et fortifications, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 255 p. (ISBN 2-84147-177-2)
  1. a et b p. 212.

Autres références :

  1. « camp de la Valbonne », sur larousse.fr (consulté le 10 juillet 2011).
  2. « Colonel Jort, commandant de la base de défense », sur bugey-cotiere.fr (consulté le 18 janvier 2013).
  3. « Base de défense de La Valbonne Colonel Jort : « Poursuivre la rationalisation de nos moyens » », sur leprogres.fr (consulté le 18 janvier 2013).
  4. « Bataille de Meximieux », sur Maquis de l'Ain et du Haut-Jura (consulté le 10 juillet 2011).
  5. ZNIEFF 820030682 - Pelouses sèches de la Valbonne sur le site de l’INPN..
  6. « FR8201639 - Steppes de La Valbonne », Inventaire national du patrimoine naturel.
  7. « Olivier Marchal en tournage au camp de La Valbonne », sur Armée de Terre (consulté le 10 juillet 2011).
  8. « Le gang des Lyonnais au cinéma : Marchal frappe trois coups », sur le site du Progrès, (consulté le 5 février 2011).
  9. Roger Guillerminet, Roger Pingeon, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 224 p. (ISBN 284910146X), p. 28.
  10. Ghislain Gros, « Florent Manaudou dispute les championnats de France jeunes de natation », Voix de l'Ain,‎ (lire en ligne).
  11. « Le retour du héros », Journal de la Côtière, no 857,‎ , p. 5 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]