Marcel Lebois

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Marcel Lebois
Naissance
Angles (Vendée)
Décès (à 27 ans)
Sétif (Algérie)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Royal Air Force Royal Air Force
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Armée de l'air
Grade French Air Force-lieutenant.svg Lieutenant
Années de service 1934-1943
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de Guerre 1939-1945

Marcel Lebois (Angles, 2 mars 1916 - Mort pour la France[1] à Sétif, le 15 juillet 1943) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Pilote déjà expérimenté au moment ou la Seconde Guerre mondiale éclate, il décide de rallier la France libre du général de Gaulle et rejoint une base britannique. Combattant d'abord au sein de la Royal Air Force, il entre ensuite dans les rangs des forces aériennes françaises libres. Il combat au Moyen-Orient, en Méditerranée et en Afrique du nord avant de mourir de ses blessures après avoir été abattu au-dessus de l'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant-guerre[modifier | modifier le code]

Né le 2 mars 1916 à Angles en Vendée dans une famille de cultivateurs, Marcel Lebois s'engage dans l'armée de l'air française dès novembre 1934[2]. Il est d'abord affecté à la Base aérienne 104 Dugny-Le Bourget puis, après un séjour au levant en mars 1935, est muté à la basé aérienne 139 où il est promu caporal. Il passe ensuite sergent en avril 1936, un mois après avoir obtenu son brevet de mitrailleur[3]. Ayant réussi son brevet de pilote, il se réengage en 1937 et sert à la Base aérienne 705 Tours. Il retourne au levant en mars 1939 et est promu sergent-chef en octobre de la même année[4].

Royal Air Force[modifier | modifier le code]

Au moment de l'armistice,alors adjudant, Marcel Lebois est en poste à Damas au sein du Groupe de Reconnaissance II/39[2]. Refusant l'autorité de Vichy, il prend les commandes d'un Potez 63/11 avec lequel il rejoint, le 2 juillet 1940, la base britannique de Ramla[2]. Engagé dans la Royal Air Force avec le grade de flight sergeant, il sert au no 2 French Fighter Flight[4]. Cette unité, intégrée au no 274 Squadron, effectue des missions de chasse et de reconnaissance dans la région d'Alexandrie avant d'être envoyée en Palestine à la fin du mois d'août pour assurer la défense d'Haïfa[3]. En janvier 1941, il suit une formation sur Hawker Hurricane à l'Operationnal Training Unit d'Ismaïlia avant de retourner au no 274 Squadron qui entre-temps s'est déplacé à Tobrouk. De mai à juin 1941, il prend part à la bataille de Crète au cours de laquelle il remporte une victoire aérienne officielle mais est lui-même abattu par un avion ennemi le 15 juin[4]. Après un atterrissage en catastrophe dans le désert, il parvient cependant à rejoindre ses lignes après deux jours de marche[2].

Forces aériennes françaises libres[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 1941, Marcel Lebois est affecté à l'Escadrille Française de Chasse n°1 sous les ordres de James Denis puis à l'automne 1941 au Groupe de chasse Alsace lorsque celui-ci est créé[3]. AU sein de cette unité, il effectue des missions au-dessus de l'Égypte, de la Palestine et de la Méditerranée. Promu sous-lieutenant le 15 décembre 1942, il est muté au Groupe de bombardement Bretagne au début de l'année 1943[4]. Lors d'une mission de liaison qu'il effectue aux commandes d'un Caudron C.440 le 15 juillet 1943, Marcel Lebois est contraint à un atterrissage en catastrophe dans les environs de Sétif. Gravement blessé, il parvient cependant à parcourir plusieurs kilomètres pour aller chercher du secours pour ses passagers parmi lesquels figure Pierre Tassin de Saint-Péreuse[4]. Épuisé par cet effort, il meurt des suites de ses blessures le jour même à l'hôpital de Sétif. Il est inhumé dans son village natal d'Angles[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg
Chevalier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945
Médaille coloniale
Avec agrafes "Libye" et "Tobrouk"

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche sur le site "Mémoire des Hommes" »
  2. a b c d et e « Biographie - Ordre National de la Libération »
  3. a b et c Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  4. a b c d et e Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Lafont, Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, SHAA, (ISBN 2-904521-46-1).
  • Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du Sud 1940-1942 : Aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Editions du Gerfaut, (ISBN 2-914-62292-9).
  • Mémorial des Compagnons - 1940-1945 : Compagnons morts en le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, Paris, Imprimerie nationale, .
  • Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
  • « Les Forces Aériennes Françaises Libres. Juin 1940 : naissance des FAFL au Moyen-Orient », Icare (revue), no 128,‎ .
  • Yves Morieult, « Les French Flight des escadrilles françaises au sein de la RAF », Aéro Journal, no 33,‎ .
  • Dominique Breffort, « Les Forces Aériennes Françaises Libres et la reconstitution de l'armée de l'air (1940-1945) », Wing Masters, no HS n°3,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]