Choura

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Le terme choura ou shûrâ (arabe: شورَى /šūrā/ ou [ˈʃuːrɑː], « concertation », « conseil », Majles el-Shoura) désigne notamment le parlement d'un État islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman c'est un concile de juges musulmans.

Contestation du principe de la choura[modifier | modifier le code]

Si l'on regarde comment s'est déroulée chaque "choura" après la mort de Mahomet.  

1- Pour Abou Bakr : un petit comité qui s'est réuni et a désigné Abou Bakr.

2- Le deuxième mode de désignation du calife : que certaines personnalités se réunissent et désignent un calife auquel par la suite toute la communauté musulmane devra prêter serment... Ceci est la méthode que préconisa le second calife, Omal al Khattab, aux premiers temps de l'islam pour désigner son successeur, sous la réunion d'un conseil de six compagnons, selon une procédure très stricte, avec la condition que les compagnons arrivent à se décider sur une personne. Le choix devait intervenir au plus tard, dans les trois jours qui suivent la mort d'Omar. Les chiites remarquent ce fait, d'après un verset du Coran : "Ton Seigneur crée ce qu'Il veut et choisit ce qui, pour les Hommes, est le meilleur. Combien Il est plus glorieux et plus auguste que ce qu'ils Lui associent!" . Pourquoi les sunnites ne se posent-ils pas la question de savoir pourquoi Omar al Khattab lui-même n'a pas consulté les compagnons pour choisir les six personnes candidates au califat Il n'en discuta avec personne. Il accorda même un droit de veto au riche commerçant Abdarrahmân ibn 'Awf. Le deuxième calife a donc agi différemment en imposant six compagnons qui devaient en discuter entre eux avec en plus une personne ayant un droit de véto.

Choura[modifier | modifier le code]

« L'ordre a été donné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision.

Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu.
—Dieu aime ceux qui ont confiance en lui—
Le Coran (III; 159) »

Ce principe de Choura est un principe de base pour la gouvernance en Islam qui désigne le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Elle est un système gouvernemental au centre duquel figurent les citoyens, et qui met le pouvoir dans les mains du peuple. Dans cette organisation gouvernementale, le peuple a la possibilité d'exercer librement ses droits[1]. « Ce mode institutionnel est basé sur:

- Le suffrage universel qui offre le droit pour tous les citoyens, d’être électeurs et éligibles ;

- Le référendum qui est la consultation des électeurs sur une question ou une recommandation et dans lequel le vote majoritaire entraîne l'adoption ou le rejet.

Le système de la Choura est ouvert à tous les citoyens, qu'ils soient musulmans ou non. Il est un mode gouvernemental qui encourage l'initiative populaire qui permet au citoyen de proposer à ses représentants l'adoption d'une mesure qui sera soumise à l'ensemble des électeurs qui diront leur mot final à travers le vote. Ce fonctionnement permet au peuple d'exercer directement le pouvoir et indirectement l'administration par l'intermédiaire des représentants élus qui appliquent les décisions populaires et gèrent les affaires gouvernementales au nom de la nation tout entière. La Choura est une organisation composée de trois assemblées :les assemblées des villes ; les assemblées des régions ; l'assemblée de la nation. Chacune de ces trois assemblées est composée de cinq cabinets :

- Le cabinet législatif ;

- Le cabinet exécutif ;

- Le cabinet judiciaire ;

- Le cabinet technique ;

- Le cabinet d'inspectorat. » [2]

Arabie saoudite[modifier | modifier le code]

En Arabie saoudite, il n’y a aucun parlement mais il existe un « Conseil de choura » composé de 150 membres. Le roi désigne les membres, choisit le moment pour le réunir, il choisit aussi le programme, l’ordre du jour. Le souverain n’est en revanche aucunement tenu de respecter les conclusions de la choura.

Égypte[modifier | modifier le code]

En Égypte, le modèle est différent. La Constitution prévoit un parlement monocaméral mais une deuxième chambre de représentation des gouvernorats a été créée sous le nom de Majles el-Choura, « Conseil de la Choura. » Les membres de la Choura sont élus pour 6 ans.

Sultanat d'Oman[modifier | modifier le code]

Dans le sultanat d’Oman, il existe également une choura dont tous les membres sont élus sauf le président qui est désigné par le sultan. Comme en Arabie saoudite, le sultan décide ou non de suivre les avis qui lui sont donnés.

Irak[modifier | modifier le code]

Depuis la constitution du 15 octobre 2005 instituant un nouvel régime politique post-Saddam Hussein, l'Irak est également doté d'un conseil de la choura.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dr. HANIFA SALHI, « Mondialisation et démocratie: l’enjeu complexe », sur www.ues-eus.eu (consulté le 18 juillet 2015)
  2. Pr. KAMAL ZNIDAR, « La Choura islamique et le rôle du calife en Islam », sur www.lemag.ma (consulté le 18 juillet 2015)