Caunes-Minervois

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Caunes-Minervois
Caunes-Aude en 1906
Caunes-Aude en 1906
Blason de Caunes-Minervois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Peyriac-Minervois
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Denis Adiveze
2014-2020
Code postal 11160
Code commune 11081
Démographie
Gentilé Caunois, Caunoises
Population
municipale
1 660 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 39″ N 2° 31′ 44″ E / 43.3275, 2.52888888889 ()43° 19′ 39″ Nord 2° 31′ 44″ Est / 43.3275, 2.52888888889 ()  
Altitude 176 m (min. : 144 m) (max. : 861 m)
Superficie 27,84 km2
Localisation

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Caunes-Minervois

Caunes-Minervois est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont les Caunois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au pied de la montagne Noire, surplombant légèrement la plaine du Minervois Caunes-Minervois est traversé par l'Argent-Double, petit affluent de l'Aude. La commune est connue pour la qualité de son marbre, utilisé dans de nombreux monuments comme le Château de Versailles. La commune se situe sur des lignes de failles au contact du sud du massif hercynien du bas du massif Central (la Montagne Noire) et de la plaine alluvionnaire de l'Aude. Le territoire communal est ainsi en pente douce vers le sud avec des terrains bien égouttés qui favorisent la culture de la vigne principale source de revenus de plusieurs générations depuis le 19è siècle.

Rose des vents Cabrespine Citou Félines-Minervois Rose des vents
Villeneuve-Minervois N Trausse
O    Caunes-Minervois    E
S
Villeneuve-Minervois Laure-Minervois Peyriac-Minervois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Argent-Double, ainsi que par certains de ses affluents : les Lavandières, le Christophe, le Souc.

Climat[modifier | modifier le code]

{{Climat méditerranéen accentué par sa position intérieure et non littorale : un fort ensoleillement renforcé par son exposition plein sud en rupture de pente de la montagne Noire, la chaleur des étés, la rudesse des hivers fortement conditionnée par les vents parfois violents (vent du Nord, Tramontane et vent Marin qui apporte la pluie) et sa position commune à tout le département de l'Aude dans le couloir reliant la Méditerranée et l'océan Atlantique, enfin des pluies méditerranéennes pouvant entraîner des inondations notamment au printemps et à l'automne.}}

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Caunes a été desservi (de 1887 à 1969) par une ligne de chemin de fer dont il était le terminus (ligne Moux - Caunes-Minervois), ainsi que jusqu'en 1932 par un tramway qui reliait Carcassonne à Lézignan : à Caunes les deux gares se trouvaient face à face. En 1898 six trains quotidiens (trois dans chaque sens) reliaient en environ une heure Caunes à Moux avec une correspondance sur la ligne Carcassonne-Narbonne. La ligne -surnommée « ligne des cigales » d'après les chants des cigales qu'on pouvait entendre en parcourant la ligne, l'été- servait au transport des voyageurs et du fameux marbre de Caunes : un grand dépôt de marbre se trouvait à côté de la gare. La ligne a été fermée en 1969.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité de Caunes-Minervois est construite autour de son abbaye bénédictine fondée en 780 par l'abbé Anian, ami de saint Benoît d’Aniane. Placé à l’origine sous la protection directe du roi, le monastère passa aux mains des comtes de Barcelone avant de choir aux Trencavel, qui renoncèrent à leurs droits en 1195.

Pendant la croisade contre les Albigeois, l’abbé de Caunes reçut plusieurs fois les représentants du pape, venus prêcher l’orthodoxie catholique. En 1226, Pierre Isarn, évêque cathare du Carcassès fut brûlé à Caunes.

Les XIIIe et XIVe siècles furent marqués par les conflits pour le pouvoir entre les autorités laïques et religieuses, et par une certaine prospérité du monastère qui accroît notablement le nombre de ses membres, d’une quinzaine à une trentaine.

L’établissement de la commende en 1467 constitue le point d’orgue d’une longue période de relâchement des valeurs monastiques à Caunes. Il fallut attendre le début du XVIIe siècle pour que soit engagée une série de réformes par l’abbé Jean d’Alibert. Il fit notamment restaurer les bâtiments et reconstruire le logis abbatial. Puis, la congrégation de Saint-Maur en prit possession en 1663 et réédifia les bâtiments monastiques.

L’abbaye fut aliénée en 1791, à l’exception de l’église qui devint propriété communale. L’église fut classée monument historique en 1916, les bâtiments de l’abbaye en 1948.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Caunes-Minervois

Son blasonnement est : D'azur aux trois lionceaux d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Vue panoramique Caunes-Minervois
Vue générale de Caunes-Minervois
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Denis Adivèze PS  
novembre 2012 mars 2014 Barbara Vergine PS  
mars 2008 septembre 2012 Jacques Molina UMP  
mars 2001 mars 2008 Jean-José Francisco PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'a, pour le moment, signé aucun jumelage.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 660 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 743 1 871 2 014 2 233 2 245 2 258 2 270 2 248 2 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 319 2 347 2 390 2 209 2 337 2 507 2 597 2 231 2 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 196 2 071 2 008 1 901 1 932 2 155 2 016 1 754 1 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 649 1 681 1 512 1 550 1 527 1 476 1 519 1 513 1 629
2011 - - - - - - - -
1 660 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Caunes-Minervois débutent leur scolarité dans la commune, qui dispose d'une école maternelle, et d'une école primaire[3].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Caunes-Minervois dépend du diocèse de Carcassonne, doyenné de Rieux-Minervois[4].

Sports[modifier | modifier le code]

Le village est le siège de l'un des plus gros club de handball du département de l'aude, le minervois hand ball Club. Le club de rugby à XV, le CO Caunes-Minervois, fut finaliste du championnat de France Honneur de rugby à XV en 1978. D'autres sports se voient représentés par des associations : tennis, enduro, course, cyclotourisme, randonnée pédestre[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marbre au château de Versailles.

Caunes, capitale du marbre incarnat qui en a fait sa richesse depuis la Gaule romaine voit son marbre rouge orner les plus beaux palais d'Europe dont le Grand Trianon à Versailles, l'Opéra de Paris, ou la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Carpentras. Certaines carrières restent en exploitation, d'autres comme la « Carrière du Roi » sont protégées au titre des monuments historiques, depuis le 2 juin 2006[6].

Viticulture[modifier | modifier le code]

Le village est environné de vignobles et de garrigues que traversent les routes à moutons utilisées autrefois par les troupeaux transhumants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Culture, et événements[modifier | modifier le code]

Caunes-Minervois dans la littérature[modifier | modifier le code]

Deux romans contemporains situent entièrement leur action dans ce village :

Voir aussi un roman historique dont l'action se déroule principalement dans l'abbaye et à l'époque de la Croisade contre les Albigeois : "La Chimère des Fouquet" de Jean Broutin (Editions Sud Ouest, 2007).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. écoles maternelles et primaires à Caunes-Minervois
  4. paroisse Notre Dame du Minervois
  5. associations sportive de la commune
  6. a, b, c et d « Notice no PA11000036 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Marcel Durliat - L'Église de Caunes-Minervois - p .44-52, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société française d'archéologie - Paris - 1973
  8. Bruno Tollon - L'abbaye de Caunes aux XVIe et XVIIIe siècles - pp.53-60, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973

Liens externes[modifier | modifier le code]