Alairac

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Alairac
La circulade d'Alairac
La circulade d'Alairac
Blason de Alairac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Montréal
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Roger Adiveze
2014-2020
Code postal 11290
Code commune 11005
Démographie
Gentilé Alairacoises, Alairacois
Population
municipale
1 296 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 06″ N 2° 14′ 29″ E / 43.185, 2.24138888889 ()43° 11′ 06″ Nord 2° 14′ 29″ Est / 43.185, 2.24138888889 ()  
Altitude 190 m (min. : 158 m) (max. : 422 m)
Superficie 16,37 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Alairac est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Carcassonne construite sur un mamelon au pied du massif de la Malepère, Alairac est un village circulaire, ou circulade de l'an mil, qui fait partie de la communauté d'agglomération du Carcassonnais (CAC) (ou Carcassonne agglo) depuis le 1er janvier 2010.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Alairac
Arzens Caux Lavalette
Arzens Alairac Lavalette
Montréal Montclar et Villarzel-du-Razès Roullens

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Ce village domine la plaine où serpente le canal du Midi et la vue s'étend sur un panorama limité au nord par la Montagne Noire, à l'est on découvre la cité de Carcassonne et plus au sud, le massif de la Malepère, couvert de bois de chênes, domaine des sangliers et des ramasseurs de champignons.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village se trouve en climat océanique avec une forte influence méditerranéenne, dans cette zone domine le chêne vert (ou auzina), favorable à la culture de la vigne, les étés sont tempérés, les hivers peu rigoureux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits sur le château apparaissent en 1063, construction probable de la circulade. Il appartient alors au comte de Foix, Roger Ier de Foix. Au cours des ans, il est échangé plusieurs fois entre le comté de Foix et la vicomté de Carcassonne, la famille Trencavel.

À partir du XIe siècle, le village est traversé par l'un des chemins de Saint Jacques de Compostelle dit "chemin du piémont pyrénéen", ce pèlerinage s'est poursuivi jusqu'au XVIIIe siècle.

Lors de la croisade des Albigeois, vers la fête de Pâques 1210, Simon de Montfort assiégea le château d'Alairac pendant onze jours au bout desquels les habitants, craignant d'être obligés de se rendre, s'enfuirent nuitamment. En 1309, le dernier parfait cathare connu, Guilhem Bélibaste, s'enfuit en Catalogne en compagnie de Philippe d'Alayrac. Ce dernier, lors de son retour au pays, après dix ans d'exil, fut sans doute repris et brûlé.

Panneau à l'entrée du village

Sur le bruit de l'approche des grandes compagnie de Routiers, en 1366, les officiers de la sénéchaussée de Carcassonne ordonnèrent aux habitants du château d'Alairac, qui appartenait à Jean d'Armagnac, de se fortifier et de détruire les faubourgs. Ayant négligé d'exécuter cet ordre, le vicomte en colère mit le feu au château qui fut entièrement brûlé. Plus tard, le comte d'Armagnac céda la terre d'Alairac au marquis de Mirepoix (1404).

La seigneurie fut vendue au commencement du XVIIIe siècle, à un bourgeois de Carcassonne. Cette seigneurie s'est éteinte à la Révolution, en 1789.

Pendant la grande guerre 1914-1918, le village perdit dix-neuf de ses habitants dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts. Tous les ans, le 11 novembre, ce sacrifice est rappelé par la lecture de leur nom lors d’une cérémonie à laquelle sont associés les enfants des écoles.

Lors de la guerre d'Algérie, plusieurs jeunes gens d'Alairac furent appelés pour combattre. L'un d'eux y a perdu la vie. Tous les 19 mars, un dépôt de gerbes a lieu pour commémorer la date de l'entrée en vigueur des accords d'Evian.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Alairac

Son blasonnement est : D'or, à un pal comété de sinople.

D'or signifie que le fond (ou champs) du blason est jaune, le pal, en héraldique est une pièce honorable placée verticalement au milieu de l'écu et délimitée par deux lignes, comété : coloré, sinople : désigne la couleur verte

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis le XIXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1862 1871 Guilhem Louis    
4 janvier 1871 1871 Guilhem benoit    
8 mai 1871 1900 Fages Jean    
1900 1919 Guilhem Achille    
31 décembre 1919 1929 Fages Irénée    
5 juin 1929 1935 Vidal Gaston    
5 mai 1935 1945 Fages Irénée    
29 avril 1945 1952 Marcerou Urbain    
5 mai 1952 1953 Mouls André    
5 mai 1953 1971 Carrie Antonin    
5 mars 1971 2014 Adiveze Roger PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 296 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394 562 628 574 580 594 614 610 636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605 546 512 483 530 547 574 543 496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506 517 507 506 513 503 510 502 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
391 357 359 537 618 708 1 107 1 296 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Malepère (AOC).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque Alain Cazalis, associée à la bibliothèque de l'Aude
  • Mars, Printemps des notes, festival artistique et musical d'Alairac en Malepère,
  • Mai, animations De circulade en circulade, regroupant pièces de théâtre, conférences, groupes de musiciens locaux en association avec quatorze autres villages circulaires de l'Aude,
  • Le premier dimanche de juin, fête de la chasse avec la messe de saint Hubert et bénédiction des meutes de chiens,
  • Le dernier week-end de juillet, fête du village,

Animation jeune[modifier | modifier le code]

  • Il existe une salle aux adolescents (12-17) organisée par le C.I.A.S de Carcassonne. Cette salle est animée par un animateur

(Mathieu Bruno).

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Au total, cent cinquante enfants en 2012 sont scolarisés à l'école publique d'Alairac qui comprend d'une part l'école primaire[3] datant de 1935 et d'autre part l’école maternelle construite en 2002
  • À partir de onze ans, les enfants vont pour la plupart au collège de rattachement Varsovie, à Carcassonne.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe d'Alayrac, compagnon du dernier parfait cathare, Guillaume Bélibaste
  • André Mouls, homme de théâtre et poète occitan
  • Alain Cazalis (1950-2012), maire-adjoint, délégué à la culture, défenseur de « la culture en milieu rural », notamment créateur du Printemps des notes et initiateur de l'association De circulade en circulade
  • Roger Adivèze, ancien conseiller régional, officier de la Légion d'honneur, maire depuis 1971 et vice-président de Carcassonne Agglo depuis janvier 2010, et également président du centre de gestion de la fonction publique territoriale de l'Aude.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. École d'alairac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]