Montlaur (Aude)

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Montlaur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Lagrasse
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Antonin Andrieu
2014-2020
Code postal 11220
Code commune 11251
Démographie
Gentilé Montlaurais
Population
municipale
523 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 50″ N 2° 33′ 31″ E / 43.1305555556, 2.55861111111 ()43° 07′ 50″ Nord 2° 33′ 31″ Est / 43.1305555556, 2.55861111111 ()  
Altitude 208 m (min. : 135 m) (max. : 552 m)
Superficie 33,92 km2
Localisation

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Montlaur

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Montlaur

Montlaur est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans les Corbières, en plein pays cathare, le village de Montlaur se trouve dans un val délimité au nord par la montagne d'Alaric et au sud par la colline de la Coque. Une source au centre du village vient gonfler le ruisseau des Mattes qui se jette quelques kilomètres plus loin dans l'Orbieu.

Trois petites collines surplombent le village :

  • le château dont il ne reste que quelques pierres
  • les moulins (deux moulins dont il ne restait que le mur circulaire en pierre aujourd'hui transformés en habitation)
  • la bergerie (un moulin et une bergerie en ruines aujourd'hui transformés en habitation)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune est connue à partir du travail de Daniel Lépine et de ses élèves de 1990 à partir de l'ouvrage de l'abbé Pierre Cabirol Montlaur-en-Val.

Montlaur de l'âge préhistorique aux Romains[modifier | modifier le code]

Entre 1200 et 700 ans avant J.-C., les premiers Celtes venus d'Europe centrale s'installent et occupent une grande partie du sud de la France actuelle. Vers 600 avant J.-C., les Ligures en provenance d'Italie et les Ibères d'Espagne s'installèrent dans les Corbières. Après un conflit sanglant, ces deux peuples fusionnèrent[réf. nécessaire].

Puis il y eut une deuxième vague de peuples celtes venue de l'autre côté du Rhin et c'est ainsi qu'apparurent les Gaulois. Dans le Midi, il s'agissait des tribus des Volsques. Actifs, intelligents, tournés vers le progrès[réf. nécessaire], ils construisirent des routes (de Lagrasse à Carcassonne passant par Marcodames). En 1839, à Serviès-en-Val des médailles d'or grossières attribuées à l'époque gauloise ont été retrouvées. Aux alentours de 120 avant J.-C. (c'est-à-dire avant la défaite de Vercingétorix en 52 avant J.-C. face aux armées de Jules César), les Romains occupèrent une grande partie de la Provence et du Languedoc dans une grande région qu'ils appelaient la Narbonnaise, mais les marécages présents les empêchèrent de s'installer. Au IIe siècle, ils purent construire une route de Narbonne à Carcassonne passant par Moux, Comigne et Trèbes. Alors la vallée fut occupée : la plaine resta inculte et inhabitée[réf. nécessaire] mais on s'établit sur les hauteurs ou à mi-côte. Gavart, Roquenegade, Congoust (co Augustum : passage étroit), Vinesolus (de vigne), Septembrianum (du nom de son propriétaire : September, vers Saint-Genis), la Valfrège (vallée froide), Cadoual (vallée chaude), Mata (vient peut-être du bas-latin mattus, « humide », mais en occitan mata signifie aussi « buisson touffu »), ... furent édifiées par les Gallo-Romains. La vallée marécageuse pleine d'eau et de mattes est appelée vallée des Mattes. La rivière est appelée Rec des Mattes (rec signifiant ruisseau en occitan) et le seul village bâti au milieu des Mattes prend le nom de Mata (c'est là que se dressera Montlaur). Derrière la vallée des Mattes, s'étendait une région riche en gibier. En hommage à Diane (déesse de la chasse) les Romains la baptisèrent Val de Dagne. Les villages dont le nom se termine par -ac (Fajac-en-Val, Saissac, Cuxac-d'Aude) ou par -an (Tournissan, Fabrezan, Lézignan) dateraient de cette époque-là[réf. nécessaire].

Le pays des Mattes sous les Wisigoths[modifier | modifier le code]

Les Wisigoths d'origine germanique étaient devenus les maîtres de la Narbonnaise qui faisait partie du royaume wisigoth de Toulouse (de 414 à 507). Clovis les attaqua, les vainquit à Vouillé en 507 (près de Poitiers), les poursuivit jusqu'à Toulouse, envahit le Lauragais et vint mettre le siège devant Carcassonne, mais dut se retirer sans l'avoir prise. Les Wisigoths fortifièrent Carcassonne et la placèrent sous la protection des deux forts d'Alairac et de Miramont vers lequel ils dévièrent les routes : Villedese naquit de cette modification. Ils imitèrent les Romains en toute chose mais ils n'en avaient pas le génie[réf. nécessaire]. Leur langue seule a laissé des traces : les villages en -ens (Douzens, Badens) datent des Wisigoths. Après une domination de trois siècles, leur empire succomba sous les coups des Sarrasins en 712. À Montlaur, ceux-ci détruisirent tout : les villages furent rasés, la population exterminée[réf. nécessaire]. Charles Martel qui les avait battus à Poitiers fut appelé et les vainquit une seconde fois lors de la bataille de la Berre, du nom de la rivière se jetant dans l'étang de Bages et de Sigean.

Le pays des Mattes sous les Carolingiens[modifier | modifier le code]

Après Charles Martel, Pépin le Bref chassa les Sarrasins de Septimanie en 759. Mais ceux-ci revirent pour reconquérir Narbonne et Carcassonne en empruntant la voie aquitanique qui passait par la Coque. En 793, ils rencontrèrent Guillaume de Gellone, duc d'Aquitaine qui leur livra bataille, vraisemblablement dans le Val de Dagne. Après de durs combats, les Sarrasins repoussèrent l'assaut et s’installèrent à nouveau dans la région pour peu de temps. Ils repassèrent les Pyrénées chargés de leur butin emmenant les prisonniers et ne revinrent plus. Vers 810, les Comtes de Carcassonne anoblirent un certain Pierre (Pierre Taudou après 810), et lui donnèrent la seigneurie de Montlaur. De cette époque on retrouve encore des Villas : Villedèse, Donneuve, Villefrancou, Villemagne, Villalaur (le nom villa laur vient peut-être des lauriers qui sont le symbole de la victoire ?) et des monastères : l'Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse et l'église de Saint-Michel de Nahuze.

Montlaur au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les maisons de Barcelone et de Toulouse se firent la guerre pendant deux cents ans et comme Montlaur était sur la voie Aquitaine qui était une voie romaine, c'est là qu'on se battait. Pour se mettre à l'abri des deux camps, les seigneurs du pays des Mattes (la Famille Taudou seigneur de Montlaur, puis la famille de Montlau, et les seigneurs des communes voisines) mirent en commun leurs efforts pour bâtir le château de Montlaur (vers 1160). La nouvelle alliance construisit une forteresse qui n'avait pas l'importance de celle de Carcassonne mais qui dépassait celles de Termes et de Minerve. Déjà célèbres à cette époque ces deux dernières le sont toujours aujourd'hui. Sur la rive gauche du ruisseau qui arrose Villalaur, s'élève un pic en forme de cône tronqué. L'emplacement est approprié pour une forteresse.[travail inédit ?] Le rocher escarpé qui le couronne fut doublé d'un mur et ce fut la première enceinte. On fit à mi-côte une deuxième muraille avec trois portes et une barbacane et ce fut la deuxième enceinte. La première enceinte développait 300 à 500 m, alors que la deuxième enceinte développait 500 à 600 m. Deux portes à l'orient et à l'occident faisaient communiquer la place avec les lices. Les lices à leur tour avaient 3 à 4 portes. Une seule est encore debout, on l'appelle "portail de Bissens". Dans ce fort primitif, les lices était réservées aux combattants et interdites aux habitations. Celles-ci durent toutes monter au sommet du Pech (de l'occitan puèg et qui signifie « colline ») dans la première enceinte. Mais ce château au cours des guerres entre seigneurs fut très rapidement démoli. Déjà en 1360, la première enceinte était en ruines. Pour se protéger des bandes de brigands on remonta la deuxième enceinte et toute la population s'établit entre les deux murailles. Le château n'était plus qu'un croissant de lune. Après la guerre de Cent Ans, on sortit des murailles et on passa même le ruisseau de la Fargue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Antonin Andrieu    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 523 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565 692 721 745 923 905 903 933 973
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 857 820 802 881 1 040 974 865 927
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 088 1 024 948 933 900 948 950 691 739
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
748 713 572 534 461 522 529 530 523
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montlaur Blason D'azur, à un chef barre d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Ces armories ne rappellent pas les armes de la famille Taudou de Montlaur, qui a tenu la seigneurie du début du IXe siècle au XIIIe siècle.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]