Rue de Buci
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Rue de Buci
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 6e | ||
| Quartier(s) | Saint-Germain-des-Prés, Monnaie | ||
| Début | 84 rue Mazarine et 2 rue de l'Ancienne-Comédie | ||
| Fin | 160 boulevard Saint-Germain | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 190 m | ||
| Largeur | 11,50 m | ||
| Historique | |||
| Création | XIIIe siècle | ||
| Dénomination | 1352 | ||
| Ancien(s) nom(s) | Rue de la Porte-de-Buci | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1355 | ||
| DGI | 1360 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue de Buci est une voie située dans les quartiers de Saint-Germain-des-Prés et de la Monnaie du 6e arrondissement de Paris.
Sommaire |
Historique [modifier]
Cette voie fut ouverte au XIIIe siècle. Elle prit le nom de Buci dès 1352 en l'honneur de Simon de Buci, premier Président au Parlement de Paris en 1341 qui acheta en 1350 la porte Saint-Germain sur laquelle donnait cette rue. Elle fut également appelée : « rue qui tend du Pilori à la Porte de Buci », car un pilori existait à côté de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés en vertu d'une charte accordée par Philippe-le-Hardi à cette abbaye[1].
À l'angle de la rue de Buci et de la rue Dauphine, chez le traiteur Nicolas Landelle, de 1729 à 1739, se réunissait la célèbre goguette du Caveau, première du nom. La salle basse où elle se réunissait donna son nom à la société. Il se perpétuera jusqu'en 1939, à travers quatre sociétés successives différentes.
Alors que Paris est sous occupation allemande, la rue de Buci est le théâtre d'une importante manifestation de la Résistance, significativement menée par des femmes. Dès le 4 avril 1942, le PCF assigne à l'OS comme but « d'organiser des manifestations contre le rationnement, d'envahir en masse les restaurants et épiceries de luxe et de partager les vivres ». Ainsi, les magasins d'alimentation Eco, implantés dans cette rue, sont envahis le 31 mai 1942 par des militantes pour une distribution de boites de sardines. Une bagarre avec les employées s'ensuit et la police intervient ; deux policiers sont abattus au revolver par les hommes d'un groupe de protection. La police arrête une vingtaine de personnes dont Madeleine Marzin[2] qualifiée de « meneuse », Lucie Pécheux, dite “Lucette”[3], et quelques hommes ; l'événement est qualifié par les autorités d'« attentat terroriste ».[4],[5]
Commerces [modifier]
Auparavant, la rue comportait de nombreuses enseignes de proximité (boucher, fromager, primeur, etc.), telle la rue Daguerre dans le 14e. Mais depuis les années 1990, ces commerces ont peu à peu disparu pour laisser place à des restaurant plus ou moins branchés, et des commerces pour touristes (glaciers, vendeurs de souvenirs, etc.).
Divers [modifier]
Le groupe BB Brunes lui a dédié une chanson dans son album Long Courrier en 2012.
Sites particuliers [modifier]
- Le Café de Buci, situé à l'angle des rues de Buci, Mazarine et Dauphine, classé aux monuments historiques[6].
- Le Molière, situé au 12 rue de Buci est classé monument historique. En effet, à quelque mètres se tenait le jeu de paume de la Croix Blanche,de plus, ce fut le lieu où Jean-Baptiste Poquelin pris son célèbre pseudonyme, Molière.
Accès [modifier]
La rue de Buci est desservie par les lignes
à la station Odéon ainsi que par les lignes de bus RATP 58 63 70 86.
Références [modifier]
- http://www.paris-pittoresque.com/rues/129.htm
- Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958, La documentation française
- Lucie, dite “Lucette”, PÉCHEUX - 31633 sur memoirevive.org
- De la défense du parti à la Résistance : itinéraires de jeunes militantes communistes, Philippe Mezzasalma, les cahiers du GERME
- La répression des femmes communistes (1940-1944), Paula Schwartz, Institut d’histoire du temps présent
- Notice no PA00088594, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Immeuble, base Mérimée, ministère français de la Culture