Loris Azzaro

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Loris Azzaro

Naissance 9 février 1933
Tunis
Décès 20 novembre 2003 (à 70 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Licence de lettres modernes
Profession
Couturier, parfumeur, créateur de bijoux
Activité principale
Formation
Distinctions
Conjoint
Michèle Azzaro (décédée en 2007)

Loris Azzaro, né le 9 février 1933 à Tunis et mort le 20 novembre 2003 à Paris est un couturier et parfumeur franco-italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

De parents siciliens, il passe son enfance en Tunisie où il dessine déjà des tenues pour sa mère. Il s’imagine à la fois architecte ou artiste. Il suit des études à la faculté de lettres de Toulouse. Après avoir obtenu sa licence de lettres modernes il enseigne l'italien dans plusieurs collèges tunisiens. En 1962, il s'installe à Paris et fabrique pour sa femme alors mannequin, des bijoux fantaisie à la place des joyaux qu’elle convoite en vitrine. On lui en commande d’autres. Dans la foulée, il imagine des sacs en perles et d’éclatants mini-tops en lurex. Mais ce n'est que trois ans plus tard qu'il crée sa première entreprise d'accessoires de mode. En 1967, création de la SARL Loris Azzaro. Au salon du Prêt-à-porter, organisé au Grand Hôtel, il présente sous sa griffe huit tenues spectaculaires. On affirme qu’il veut « faire des robes que les femmes mettent et que les hommes leur arrachent ».

Chaussures d'Azzaro

Il aura suffi d’une robe, en couverture de Elle avec Cheryl Tiegs (en) le 16 décembre 1968, pour faire reconnaitre le styliste Loris Azzaro[1]. Une robe claire et décolletée, montée sur des anneaux en bois. Le styliste, qui dessinait des collections féminines, était reconnu par son glamour qui sublimait le corps de la femme.

Dans les années 1970, Loris Azzaro impose ses jerseys de soie, ses drapés. Il ouvre une boutique à Saint-Tropez et invente[réf. nécessaire] la maille en lurex et chaînettes. Même faste dans sa vie quotidienne : arrivées en Rolls décapotable, appartements au luxe inouï pour des soirées drainant toute la jet set.

En novembre 1970, le transfert de sa maison de couture au 65 Rue du Faubourg-Saint-Honoré attire aussitôt les plus belles femmes du moment : Romy Schneider, Isabelle Adjani, Dalida, Claudia Cardinale et Jane Birkin deviennent des habituées, ainsi que Tina Turner qu’il habille aussi à la scène ; Brigitte Bardot, Sophia Loren, Raquel Welch et Claude Pompidou comptent aussi parmi ses clientes[2].. Il déclare : « Quand une femme a trouvé son style, elle devrait s’y tenir. On n'est pas belle par hasard. On oublie trop souvent que c’est la robe qui doit servir la femme et non le contraire. »

Sa profession de foi traverse deux décennies. Alors que la mode impose d’autres diktats, Azzaro garde sa clientèle de fidèles attachées à son élégance intemporelle[1]. De l’autre côté de l’Atlantique, les stars de Hollywood tombent sous l’emprise de ses drapés. Nicole Kidman, Liz Hurley et Sharon Stone enfièvrent les tapis rouges dans des tenues qui attirent tous les flashs.

En 1984, il dessine les robes pour la pièce de théâtre Le Bluffeur de Marc Camoletti. En 1988, il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur[3]. Il meurt d'un cancer le 20 novembre 2003 à Paris à l'âge de 70 ans. Vanessa Seward reprend la direction artistique de la maison[1] dès novembre 2003 ; elle y reste huit ans. Mathilde Castello Branco lui succède de 2011 à 2012. En 2006, la marque est achetée par le groupe Reig Capital[4]. Le duo Arnaud Maillard et Alvaro Castejon lui succèdent en 2013.

En 2006, la marque est achetée par le groupe Reig Capital[4].

Les parfums[modifier | modifier le code]

Il crée alors des parfums tels :

Annexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h De Feydeau, p. 779.
  2. Catherine Deydier, « Azzaro pour Homme d'Azzaro », in Le Figaro, mercredi 22 août 2012, page 15.
  3. « L'Officiel de la Mode no 740 », sur patrimoine.jalougallery.com, Éditions Jalou,‎ 1988 (consulté le 23 janvier 2013)
  4. a et b Gentiane Lenhard (photogr. Thibaut de Saint Chamas), « Azzaro en coulisses », Le Parisien Magazine, no 21166,‎ 28 septembre 2012, p. 78 à 83
  5. De Feydeau, p. 780.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jéromine Savignon, Azzaro, Editions Assouline,‎ 2011, 79 p. (ISBN 2759405869)
  • Élisabeth de Feydeau, Les Parfums : Histoire, Anthologie, Dictionnaire, Robert Laffont,‎ 2011, 1206 p. (ISBN 2221110072)

Liens externes[modifier | modifier le code]