Edelweiss

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L'edelweiss ou édelweiss[1] (Leontopodium nivale subsp. alpinum, Syn.: Leontopodium alpinum)[2],[3], pied-de-lion, Gnaphale à pied de lion dans le Tyrol[4], étoile d'argent ou encore étoile des glaciers[4] est parmi les plus célèbres des plantes de montagne. Son nom provient de l'allemand edel, « noble », et weiß, « blanc ». En Suisse, il est souvent utilisé comme un véritable emblème national.

Note : Le mot « edelweiss » est un nom masculin.

Description[modifier | modifier le code]

Cette plante vivace, herbacée, mesure de 3 à 20 cm de haut ;

  • Feuilles : feutrées de poils blancs laineux (tomenteuses) ;
  • Fleurs : feutrées de poils blancs laineux avec une inflorescence caractéristique en assemblage de 5 à 6 petits capitules jaunes (1/2 cm) entourés de folioles disposées en étoile ;
  • Floraison : de juillet à septembre ;
  • Pollinisation : essentiellement (80 %) par des mouches. Le nectar d'edelweiss contient des acides aminés nécessaires à leur métabolisme[5] ;
  • Toxicité : non ;
  • Pharmacopée : utilisé en médecine populaire contre les douleurs abdominales, les angines, les bronchites et les diarrhées ou dysenteries. L'industrie cosmétique s'intéresse à ses vertus antioxydantes.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

  • Habitat : pelouses rocailleuses, vires rocheuses, prairies de fauche (plus rarement), inégalement répartie, préfère les massifs calcaires de haute altitude ;
  • Altitude : moyenne (massif du Vercors) et haute montagne, de 1 270 à 3 000 mètres d'altitude[4] ;
  • Répartition géographique : Europe, Asie[4] ;

Imagerie populaire[modifier | modifier le code]

Dans le Tyrol, l'edelweiss représentait la pureté et l'amour et la coutume voulait que, le jour du mariage, le fiancé en offre un bouquet à sa promise[4].

Edelweiss et national-socialisme[modifier | modifier le code]

Il est parfois affirmé que l'edelweiss était la fleur préférée d'Adolf Hitler. Albert Speer explique dans son ouvrage Au cœur du Troisième Reich que c'est une invention de la propagande nationale-socialiste. En effet, en 1934, une délégation de l'Organisation berlinoise des Femmes du Reich allait recevoir Hitler à la gare d'Anhalt et devait lui remettre des fleurs ; sa responsable demanda au secrétaire du ministre de la propagande, Karl Hanke, quelle était sa fleur préférée : comme il n'y en avait pas, Hanke proposa l'edelweiss, fleur rare et typiquement bavaroise[6].

Utilisation[modifier | modifier le code]

L'edelweiss est cultivé en Valais et est utilisé par l'industrie cosmétique pour ses propriétés anti-inflammatoires et la valeur marketing de son image. On le trouve également dans certains produits gastronomiques comme le chocolat ou la fondue, ainsi qu'en liqueur[7].

Protection[modifier | modifier le code]

Plante protégée dès 1874 en Allemagne et en Autriche puis dès 1879 en Suisse[réf. nécessaire].

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edelweiss sur le site du CNRTL.
  2. Willdenowia, 33, p. 244
  3. Werner Greuter
  4. a, b, c, d et e Louis Jean, Fleurs des Alpes, Paris, Ophrys,‎ 1998, 11e éd., VII, 60–62
  5. Edelweiss, reine des fleurs, Éditions du Belvédère, 2011
  6. Albert Speer (trad. Michel Brottier), Au cœur du Troisième Reich, Librairie Arthème Fayard, Paris, novembre 2010, p. 69.
  7. Émission À Bon Entendeur consacrée à l'edelweiss pages 1, 2, 3 et 4 sur www.tsr.ch, 26 août 2009, TSR1. Consulté le 31 mai 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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