Parc national de La Réunion

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Parc national de La Réunion
Image illustrative de l'article Parc national de La Réunion
Catégorie UICN II (parc national)
Pays Drapeau de la France France
Département d'outre-mer La Réunion
Ville proche Saint-Denis
Coordonnées 21° 09′ 00″ S 55° 30′ 00″ E / -21.15, 55.5 ()21° 09′ 00″ Sud 55° 30′ 00″ Est / -21.15, 55.5 ()  
Superficie Coeur de parc: 1 054,47 km2
Aire optimale d'adhésion: 878 km2 [1]
Création [1]
Administration Parcs nationaux de France
Site web Parc national de La Réunion

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

(Voir situation sur carte : La Réunion)
Parc national de La Réunion

Le parc national de La Réunion est le 9e parc national français situé sur l'île La Réunion, un département d'outre-mer de l'océan Indien.

Créé le [2], d'une superficie de 105 447 ha, le parc national couvre 42 % de la surface de l'île de La Réunion, et comprend du nord au sud les cirques de Mafate, Salazie et Cilaos et le volcan du Piton de la Fournaise.

L'une de ses missions principales est de protéger l'endémisme existant sur l'île. L'Union internationale pour la conservation de la nature classe l'île de la Réunion dans un point chaud de biodiversité, avec Madagascar et l'archipel des Mascareignes. Le cœur du parc national abrite 94 % de la biodiversité de l’île, soit plus des 4/5 des Mascareignes[1]. Depuis le , sa zone cœur est inscrite au patrimoine mondial sous l'appellation « Pitons, cirques et remparts de l'île de La Réunion ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et frontières[modifier | modifier le code]

Carte des zones centrale et périphérique du parc national de La Réunion.

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

L'écosystème de la Réunion est riche en termes d'espèces endémiques.

Flore[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du projet[modifier | modifier le code]

L'idée de créer un parc naturel à La Réunion a été lancée à partir de 1992. Trois ans plus tard, en 1995, la Charte réunionnaise de l'environnement et le Schéma d'aménagement régional fixent le principe de la création de ce parc en faveur du développement durable des Hauts, soit de l'intérieur montagneux. Il est décidé qu'il alliera protection du patrimoine et développement économique.

Le 6 novembre 2000, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement annonce le choix de la formule du parc national et lance la procédure en vue de sa création. Le 7 février 2001, le préfet, le président du Conseil régional Paul Vergès et le Président du Conseil général Jean-Luc Poudroux signent le protocole pour la création du Parc national des Hauts de La Réunion.

Des études sont menées, et la mission engage une phase intense de concertation, de réunions-débats, de communication et de négociation qui aboutit à l'adoption le 12 mars 2003 par le comité de pilotage du Projet Parc national des Hauts. Il définit les principes pour la création d'un « parc national de nouvelle génération ». La suppression de la mention aux Hauts de l'île a lieu plus tard, peu avant l'enquête publique réalisée fin 2006.

Le Parc national voit officiellement le jour le 5 mars 2007 par décret pris en conseil d'État. Son inauguration a eu lieu le 9 juillet 2008.

Effets de la mise en œuvre[modifier | modifier le code]

Un sentier traversant la zone autrefois couverte par la réserve naturelle de la Roche Écrite.

La création du parc national abroge les décrets d'application des deux réserves naturelles qui existaient jusqu'alors à La Réunion :

Gestion et administration[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

Le petit mahot (Dombeya ficulnea) est une espèce florale endémique que le parc doit protéger.

Alors que le parc national de Guyane créé en même temps que lui doit plutôt protéger la biodiversité, le parc national de La Réunion a pour vocation principale de sauvegarder l'endémisme à La Réunion. Sur cette île, et à titre de comparaison, le nombre d'espèces endémiques par unité de surface est trois fois plus élevé qu'à Hawaii et cinq fois plus qu'aux îles Galápagos[3].

Moyens matériels[modifier | modifier le code]

Le parc a démarré avec un budget de deux millions d'euros. Avec sa montée en charge le budget devrait progressivement atteindre huit millions d'euros.

Son siège, en cours de construction, a été fixé à La Plaine-des-Palmistes fin 2007. D'ici là, ses bureaux sont localisés à Saint-Denis.

Structure et moyens humains[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration se compose de 88 membres, parmi lesquels sont élus les 15 membres du bureau avec une voix délibérative :

  1. Daniel Gonthier, maire de Bras-Panon, président ;
  2. Philippe Berne ;
  3. Stéphane Fouassin, maire de Salazie ;
  4. René Squarzoni ;
  5. Didier Robert, président du Conseil régional, suppléé par Marie-Pierre Hoarau ;
  6. Nassimah Dindar, présidente du Conseil général, suppléée ;
  7. Le directeur de la DIREN ;
  8. Michel Sinoir, de la DAF ;
  9. Le directeur de l'ONF ;
  10. Bachil Valy, représentant des collectivités ;
  11. Bernadette Ardon, représentante de l'environnement ;
  12. Eric Magamootoo, président de Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion, représentant le monde économique ;
  13. Jean-Yves Langlois, représentant la culture, l'éducation et les loisirs ;
  14. Jean-Pierre Avril, représentant la ruralité ;
  15. un représentant du personnel.

Les délégations accordées par le conseil d'administration au Bureau sont maximales. Il n'a conservé que les pouvoirs qu'il lui est interdit par la loi de déléguer au Bureau.

Le Conseil scientifique, présidé par Dominique Strasberg, se compose de 18 membres et 5 experts extérieurs. Son avis est consultatif. Le Conseil économique social et culturel reste à créer.

La directrice du parc est Marylène Hoarau. Elle a succédé en janvier 2011 à Olivier Robinet, (ingénieur de la santé publique et vétérinaire qui avait précédemment dirigé le service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France au Ghana. Il est titulaire d'un doctorat d'écologie générale de l'université d'Auckland).

Polémique[modifier | modifier le code]

Le Bureau du parc national a donné un avis favorable, contre la position très réticente du conseil scientifique, au projet de forages exploratoires de géothermie sur la Plaine des Sables alors que le site est maintenant inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

En 2009, le Parc national des Hauts semble connaître une crise de croissance avec la révélation de dysfonctionnements lors de son conseil d'administration[4].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « La Réunion: parc national », sur Parcs nationaux de France (consulté le 1 juin 2013)
  2. Version consolidée du décret créant le Parc national de La Réunion
  3. « La Réunion au patrimoine mondial de l'Unesco ? En bonne voie… », Jean-Cyrille Notter, Télé Mag Réunion, 2008.
  4. (fr)« Crise de croissance au Parc national », Le Quotidien de La Réunion,‎ (lire en ligne)