Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges

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Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges
Image illustrative de l'article Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges
Lac Cornu
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)[1]
Identifiant 1526
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ville proche Chamonix
Coordonnées 45° 58′ 45″ N 6° 52′ 15″ E / 45.97929816, 6.8709157745° 58′ 45″ Nord 6° 52′ 15″ Est / 45.97929816, 6.87091577  
Superficie 3 276 ha[1]
Création 23 août 1974[1]
Administration ASTERS
Remarque décret de reclassement du 27 janvier 2010

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges

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(Voir situation sur carte : France)
Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges

La réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges (RNN18) est une réserve naturelle nationale qui couvre une partie du massif des Aiguilles Rouges, près du massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie. Créée en 1974, elle occupe une surface de 3 276 ha.

Localisation[modifier | modifier le code]

En Haute-Savoie, au nord de la vallée de Chamonix, le massif des Aiguilles Rouges s'étend des Houches au Col des Montets. La réserve naturelle concerne les communes de Chamonix et Vallorcine et englobe deux secteurs complémentaires de ce massif :

  • l'extrémité nord-est dominant le village d'Argentière ;
  • la partie ouest dominant le vallon de la Diosaz de l'Aiguille de Salenton au Brévent.

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, une petite « réserve » est créée au-dessus du village d'Argentière. En 1968, le massif des Aiguilles Rouges est mis en réserve de chasse[2].

Sous l'impulsion de Jean Eyheralde, curé d'Argentière, et d'Yvonne Gubler, géologue, un site d'observation des milieux alpins est installé au Creux de la Varde, au-dessus d'Argentière. Desservi par un télésiège, il devient difficile d'accès suite à l'accident de ce dernier. Le site du col des Montets est alors choisi, même s'il est à l'époque fortement dégradé. Avec l'appui de Maurice Herzog, les communes de Chamonix-Mont-Blanc et Vallorcine créent en 1971 la réserve intercommunale du col des Montets[2].

La réserve est définitivement créée par arrêté ministériel le 23 août 1974. Elle couvre 3 276 hectares sur les communes de Chamonix et Vallorcine.

Deux zones périphériques ont été adjointes ultérieurement : la Réserve naturelle nationale de Carlaveyron, située au fond des gorges de la Diosaz, créée en 1991 sur la commune des Houches (598 ha) et la Réserve naturelle nationale du vallon de Bérard, créée en 1992 sur la commune de Vallorcine (540 ha).

Depuis 2006 la réserve a été en procédure de "déclassement / reclassement" en raison d'un vice de forme (propriétaire privé non prévenu lors de la constitution en 1974). Une enquête publique a été ouverte courant 2008 et le reclassement est intervenu le 27 janvier 2010.

Écologie (Biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

On y rencontre des espèces animales et végétales typiques de la montagne : bouquetins, chamois, lagopèdes alpins, aigles royaux, rhododendrons, callunes, etc.

Plusieurs lacs sont situés dans le périmètre de la réserve naturelle : le lac Blanc, les lacs Noirs, le lac Cornu, le lac du Brévent.

Flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Intérêt touristique et pédagogique[modifier | modifier le code]

Chalet d'accueil de la réserve au col des Montets.

Au col des Montets se situe le chalet d'accueil de la réserve naturelle. Des animateurs proposent aux visiteurs de découvrir la faune et la flore alpines, ainsi que la géologie du secteur, au travers d'expositions et d'expériences scientifiques. Le chalet d'accueil, ouvert du 1er juin au 15 septembre, est en entrée libre et abrite une buvette et une boutique.

Un sentier de découverte serpente au sommet du col : il permet de découvrir agréablement les espaces naturels caractéristiques des Aiguilles Rouges, et plus généralement des Alpes. Accessible à tous, ce petit tour, de 1 à 3 kilomètres en fonction de la demande, ne présente aucune difficulté pour les non-randonneurs. La gestion du sentier par la réserve a pour but de maintenir une grande biodiversité, expliquée par des panneaux ou par un animateur/stagiaire.

Le chalet et le sentier, inaugurés en 1976, sont des éléments essentiels de l'approche pédagogique de la réserve. Ils sont très facilement accessibles, ce qui permet de sensibiliser un large public. Des étudiants sont présents tout l'été pour apprendre et transmettre aux nombreux visiteurs la faune, la flore et la géologie de la vallée. De ce fait, la réserve naturelle a dès le départ connu un vif succès.

Durant la saison estivales, des conférences, portant sur divers thèmes, sont organisées par la Réserve, elles se déroulent à Argentière, Chamonix, Les Houches, Vallorcine.

Accessible en téléphérique depuis Chamonix (hors-réserve), le Brévent fait partie de la réserve naturelle. C'est un point de vue incontournable sur le massif du Mont Blanc à 2 525 m d'altitude. On y trouvera un petit centre d'accueil avec un animateur de la réserve. Des cartes et quelques animaux naturalisés sont exposés.

Administration, Plan de gestion, règlement[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle des Aiguilles Rouges est gérée par l'association ASTERS, le Conservatoire d'espaces naturels de Haute-Savoie. Par convention avec le ministère de l'Environnement, cette association gère l'ensemble des réserves naturelles de Haute-Savoie.

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créé par un arrêté ministériel de classement du 23 août 1974.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Muséum national d'Histoire naturelle, « Aiguilles Rouges (FR3600018) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel,‎ 2003+ (consulté le 6 janvier 2014)
  2. a et b I. Mauz, « Histoires et mémoires des réserves naturelles de Haute-Savoie », sur ASTERS,‎ 2005 (consulté le 6 mars 2014)

Lien externe[modifier | modifier le code]