Glacier Blanc

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Glacier Blanc
Les Écrins et le glacier Blanc.
Les Écrins et le glacier Blanc.

Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Massif Massif des Écrins
Vallée Briançonnais
Cours d'eau Gyr
Type Glacier de vallée
Longueur maximale 5 km
Superficie 7 km2
Altitude du front glaciaire 2 300 m
Vitesse d'écoulement 50 m/an
Coordonnées 44° 56′ 25″ N 6° 22′ 50″ E / 44.94028, 6.380644° 56′ 25″ N 6° 22′ 50″ E / 44.94028, 6.3806  

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Glacier Blanc

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Glacier Blanc

Le glacier Blanc est un glacier alpin, situé dans le département des Hautes-Alpes. C’est d'ailleurs le plus grand glacier du massif des Écrins avec ses cinq kilomètres de long, et ses 7 km2.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le front du Glacier en août 2004

Le glacier Blanc se trouve dans le Parc national des Écrins. Il débute vers 4 000 m d'altitude, sous le sommet de la Barre des Écrins (4 102 m), pour finir sa course à 2 300 m d'altitude près du refuge du Glacier Blanc. Il donne accès à de nombreux sommets connus : Dôme de Neige des Écrins, Barre des Écrins, Roche Faurio, pic de Neige Cordier et la montagne des Agneaux.

Le front du glacier s’atteint facilement par un chemin qui démarre au Pré de Madame Carle. Le refuge du glacier Blanc permet de passer une nuit au pied du glacier.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ce glacier qui descend du versant nord de la Barre des Écrins, d'une longueur de 5 km, a une forme concave et arquée, et son front est orienté vers le sud. Sa largeur, relativement constante, est comprise entre 800 m et 1 000 m sur l'ensemble du glacier, et s'élève à 1 500 m dans le bassin supérieur, en prenant en compte des petits glaciers qui l'entourent[1]. Son épaisseur est d'environ 200 m au niveau du bassin supérieur. Sa surface quant à elle a dû passer en dessous des 7 km2 suite au recul des dernières années.

Le torrent du glacier à sa sortie sous le front

Du fait qu'il est peu encaissé dans son environnement montagneux, seule une légère superficie de roches surplombe le glacier Blanc. Ceci engendre l'absence presque totale de moraine sur la surface du glacier, qui possède donc une surface blanche immaculée de pierres, et explique l'origine de son qualificatif « Blanc »[2].

La vitesse d'écoulement de ce glacier n'est pas régulière à tous ses niveaux: à la sortie de son bassin d'alimentation elle est de 350 m par an, alors qu'au niveau de la langue elle n'est plus que de 50 m par an[3].

La confluence du torrent émissaire du glacier Blanc, le Gyr, et de celui du glacier Noir avoisinant forme le torrent de Saint-Pierre.

Ascension[modifier | modifier le code]

Le sentier pour le glacier démarre à 1 870 m d'altitude au Pré de Madame Carle. Après environ 700 m de dénivelé on parvient au front du glacier Blanc et au refuge à 2 500 m d'altitude. À partir du refuge, un sentier de haute montagne sur la moraine du glacier permet d'accéder à de nombreux sommets tels la Barre des Écrins entre autres, et au dôme de neige des Écrins, le bassin supérieur d'alimentation du glacier. On peut également accéder au refuge des Écrins à 3 170 m d'altitude situé sur un contrefort de Roche Faurio.

Histoire et recul[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle le glacier Blanc et le glacier Noir ne formaient qu'un seul et même glacier à deux branches. Depuis lors ce glacier a commencé lentement à reculer et à se séparer en deux glaciers distincts.

Le bassin supérieur du glacier Blanc, le dôme des Écrins

Depuis les deux dernières décennies, la longueur du glacier décroît de plus en plus rapidement, et elle est aujourd'hui de l'ordre de 5 kilomètres. Son front a reculé de 210 mètres entre 1989 et 1999, puis à nouveau de 300 mètres entre 2000 et 2006. Mais en contrepartie il y a eu une accumulation importante dans son bassin supérieur[1].

Entre 2002 et 2007, le bilan de masse annuel du glacier Blanc a toujours été déficitaire. Pour l'année 2007 son déficit s’établissait à - 0,44 m d’équivalence en eau, avec une ablation correspondant à 1,65 m d’équivalence en eau. Surtout après la faible accumulation hivernale, qui était de 2,96 m de neige pour 1,21 m d’équivalence en eau, alors que la moyenne était alors de 1,57 m. Mais c’est meilleur que la moyenne des 8 années précédentes (-0,60 m) et surtout mieux que les années 2006 avec -0,80 m ; 2005 avec -1,30 m, et -2,10 m avec la canicule de 2003. Le glacier a bénéficié en 2007 de la fraîcheur passagère de l’été et même de quelques chutes de neige qui ont ralenti la fonte de la glace[4].

Depuis l'automne 2007, l'apparition d'une grotte dans la glace sur un replat au-dessus du front et de deux crevasses transversales, provoque une menace de fracture et de séparation de la partie inférieure de la langue, qui disparaîtrait rapidement, et provoquerait ainsi le recul du front à plus de 2 700 m d'altitude[5].

En 2008, le bilan de masse du glacier Blanc a été positif, avec +0,21 m d'équivalence en eau. L'accumulation a été de 1,88 m d'équivalence en eau, pour une ablation de 1,67 m[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Vivian, « Le glacier Blanc » dans Revue de géographie alpine, tome 55 no 4, 1967, p. 729–732 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]