Vénosc

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Vénosc
Image illustrative de l'article Vénosc
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Bourg-d'Oisans
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
Pierre Balme
2014-2020
Code postal 38520, 38860
Code commune 38534
Démographie
Gentilé Venoscins
Population
municipale
806 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 22″ N 6° 06′ 58″ E / 44.9894444444, 6.1161111111 ()44° 59′ 22″ Nord 6° 06′ 58″ Est / 44.9894444444, 6.1161111111 ()  
Altitude Min. 816 m – Max. 3 465 m
Superficie 25,06 km2
Localisation

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Vénosc

Venosc est une commune du département de l'Isère.[modifier | modifier le code]

Les habitants de Venosc sont les Venoscin(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située en Oisans, dans la vallée du Vénéon au milieu du massif des Écrins. Une grande partie du territoire de la commune se situe en zone centrale du parc national des Écrins. Le chef-lieu se situe à environ 1 000 m d'altitude (église).

C'est sur le plateau partagé entre les communes de Vénosc au sud, et de Mont-de-Lans au nord qu'est située la station de ski des Deux Alpes. Celle-ci n'est pas reliée directement par la route au village  : seuls un sentier muletier et une télécabine relient le chef-lieu et l'Alpe de Venosc.

Les hameaux habités qui constituent la commune sont :

  • Les Ougiers, le Collet, la Ville, le Courtil (chef lieu), le Sellier, le Bourg d'Arud et l'Alpe de Vénosc (station de ski des Deux Alpes) en rive droite du Vénéon.
  • Les Escallons, la Danchère et l'Alleau en rive gauche du Vénéon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, des tribus ligures vivaient dans la vallée, ce sont elles qui ont tracé le sentier qui monte aux Deux-Alpes. La vallée était fermée et les gens vivaient en autarcie. Les premiers habitants de la vallée se sont installés vers 7500 av. J.-C. Ils vivaient ici parce qu'il y avait beaucoup d'animaux à chasser, de nombreuses plantes pour la cueillette, de nombreux silex et quartz pour fabriquer des outils. Plusieurs objets ont été trouvés lors des fouilles. De plus, le radical "ven-" des noms Vénosc et Vénéon qui veut dire montagne a une origine ligure.

Au cours des XIIIe et XVe siècles, des communautés villageoises sont apparues. Leur vie était difficile en raison de l’accès à la vallée, des risques naturels et de la difficulté de cultiver les terres. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, les premiers visiteurs sont arrivés dans la vallée. Ils étaient ingénieurs, topographes, botanistes et géologues. Leur objectif était d'étudier le milieu montagnard. Durant le XIXe siècle, Vénosc est devenue la capitale du colportage de fleurs. Le colporteur est un homme qui vend toutes sortes de choses. À la même période, les agriculteurs, les chasseurs de chamois et les bergers sont pour la plupart devenus guides. En 1877, Pierre Gaspard de Saint-Christophe-en-Oisans escalade la Meije le célèbre sommet qui domine de la vallée du Vénéon. Sa famille est devenue célèbre grâce au métier de guide.

Durant le XXe siècle (exactement entre 1900 et 1923), la route pour aller à la Bérarde a été construite. Ce fut le début de la fréquentation touristique. La Bérarde devint entre les deux guerres mondiales la deuxième station française d’alpinisme. C'est la naissance des hébergements comme l'hôtellerie et les campings dans la vallée. La création des Deux Alpes offre de nombreux emplois à la population locale. Beaucoup de personnes deviennent moniteurs de ski

[réf. nécessaire].

En 1972 le téléphérique entre Venosc et les Deux-Alpes offre aux touristes la possibilité de venir découvrir la vallée du Vénéon ainsi que ses boutiques et ses hôtels. En 1995 la télécabine actuelle est installée.

La création du Parc National des Ecrins en 1973 va apporter une certaine image de marque à la montagne. Les touristes qui viennent à Venosc sont à la recherche de paysages naturels, de randonnées et de tranquillité.

Vie rurale[modifier | modifier le code]

Le Printemps était consacré aux labours 
À partir d'avril, il fallait remonter la terre qui s'était accumulée en bas des pentes, enlever les pierres des champs. Les pierres étaient ensuite entassées en clapiers qui servaient à délimiter les terrains. En mai et juin les animaux quittent les étables durant la journée et sont rentrés le soir.
En juillet a lieu l’amontagnage 
Les hommes et les bêtes montent aux Deux Alpes dans les alpages. L’été est destiné au fauchage du foin. Les ballots de foin sont descendus via un câble tendu entre les Deux Alpes et Vénosc sur 700 m de dénivelé.
À l'automne 
dès septembre, les familles redescendent dans la vallée pour les labours et la récolte principalement de la pomme de terre. Le 22 septembre avait lieu la foire de Bourg d'Oisans. Les villageois s’y rendaient afin de vendre les animaux qui avaient une valeur marchande. Il était très important de limiter le nombre de bouches à nourrir pour l’arrivée de l’hiver.
L'hiver était consacré au colportage
Cette activité fut largement pratiquée à Venosc durant le XIXe siècle. Les hommes quittaient le village chaque année pendant l'hiver, pour essayer de gagner un peu d'argent en vendant toutes sortes de choses[1]. Vénosc est devenue avec Mont-de-Lans la capitale du colportage de fleurs. Beaucoup de graines et de bulbes de fleurs étaient vendus parfois même à l’étranger. Les femmes, restaient à la maison pour nourrir les animaux et prendre soin des enfants.

Habitation, alimentation[modifier | modifier le code]

Vénosc a conservé de nombreuses maisons traditionnelles. Leur architecture est sobre. Les matériaux utilisés dans la vallée sont les pierres, le bois, le chaume. Aujourd'hui, l'ardoise n'est plus utilisée pour recouvrir les toits car elle est trop onéreuse et l’ardoise de Vénosc est trop fine donc très cassante. L'habitation abritait la famille et les animaux. C'était à la fois une habitation et une grange. Les hommes vivaient au rez-de-chaussée construit en pierres avec les animaux et le foin était stocké sous le toit construit en bois afin de sécher. Ce foin jouait aussi le rôle d’isolant. Vivre avec des animaux était un bon moyen de se chauffer par le biais de la chaleur animale. Malheureusement le feu était très redouté car il détruisait très rapidement ces habitations. Sur certaines habitations, sont encore présentes des pierres gravées qui mentionnent les initiales du propriétaire et la date de construction de la maison. Les paysans consommaient le fruit de leur récolte. Le régime alimentaire était basé sur la pomme de terre appelée truffe, les produits laitiers, les viandes salées qui se conservaient plutôt bien. Ces ingrédients de base servaient à nourrir la famille durant toute l'année.

Religion[modifier | modifier le code]

En ce lieu où la vie était difficile, elle tenait une place très importante. Chapelles et églises étaient bâties avec des matériaux locaux. Celles de Venosc étaient construites en «tuf», une pierre locale calcaire. Dans chaque hameau, il y avait des oratoires et/ou des chapelles. Les oratoires apportaient une protection au hameau contre les inondations, les chutes de pierres, les avalanches et permettaient lorsque les conditions météorologiques étaient mauvaises de pouvoir prier sans avoir à se rendre à l'église principale.

Chapelle St sauveur La Chapelle St Sauveur à Bourg d'Arud a été construite par Jacques Rochette en 1686. Il y avait 4 messes par semaine. La chapelle est construite avec la pierre locale appelée «tuf».

Chapelle du Sellier La chapelle du Sellier appelé Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs a été construite en 1637. C'est une chapelle romane qui a été restaurée en 2005. Sur la porte sont sculptés les noms des douze fils de Jacob (les 12 tribus d’Israel): Ruben, Siméon, Levi, Juda, Issacar, Zabulon, Dan, Nephtali, Gad, Asher, Joseph, Benjamin

Église du Courtil Il s’agit à la base d’une église de style roman. Elle date du IXe siècle et a subi au cours du temps agrandissements et modifications. Grace aux dons des riches donateurs comme Jacques Rochette l'église est l'une des plus dotées de l'Oisans. On doit ses richesses aux dons des colporteurs qui ont fait fortune. Le clocher du XIVe siècle de style gothique abrite la plus vieille cloche retrouvée en l'Oisans, qui date de 1622. Le retable en bois doré est de style baroque il date du XVIIe siècle c’est un don de Jacques Rochette qui est enterré devant l'église.

Création des Deux-Alpes, station de ski[modifier | modifier le code]

Cette station touristique était un plateau d’alpage avant la Seconde Guerre mondiale que les habitants de Venosc et de Mont de Lans majoritairement agriculteurs utilisaient pour faire le foin et garder leur troupeau pendant l'été. C’est avec l’industrie du ski que Les Deux Alpes est devenue une grande ville de 30 000 habitants. En 1879, Pierre Balme, un Venoquain, voit l'opportunité d'attirer les touristes durant l'été et ouvre l’hôtel Balme (aujourd'hui Chalet Mounier). Rapidement les chalets des paysans sont devenus des auberges, des hôtels et des refuges pour les touristes. En 1932, Mme Tessa a été la première personne vivant aux Deux Alpes à l’année. Elle a ouvert un refuge aux Deux Alpes durant toute l'année. En 1935, l’hôtel Mounier accueille plusieurs skieurs pendant la période de Noël et de Pâques. En 1939, Jules Carrel, un jeune moniteur de ski de La Bérarde, a un objectif: développer le plateau et créer une célèbre station de sports d'hiver. Des remontées mécaniques sont alors construites de manière à développer la station de ski. En 1955, de nombreux hôtels sont ouverts pour accueillir les touristes. En 1972, Venosc et Mont de Lans, sont reliés à la station de ski en téléphérique.

Une autre activité importante offrait du travail au cours de l'hiver  : c’était la mine d’ardoise. Dès la fin du XIXe siècle et ce, jusqu'au début de l’essor des sports d'hiver, l'ardoise a été l'une des principales sources de revenu et a permis aux hommes de travailler durant toute l’année. Les mines d'ardoise ont fermé en 1972, es hommes préférant devenir moniteurs de ski car le travail était moins pénible. De plus, Grenoble, célèbre pour sa ganterie, a offert du travail aux personnes qui souhaitaient travailler chez elles. Le contremaître amenait le travail aux habitants de Venosc et collectait régulièrement les gants dans chaque maison pour les amener à Grenoble.

Exploitation du sous sol

Des carrières souterraines d'ardoises étaient exploités dans la zone de La Ponsonnière ; on dénombre 4 sites d'exploitation.
Les ardoises étaient descendues au village à l'aide d'un télébenne dont les vestiges sont encore visibles.

Une mine d'anthracite a également été exploitée au lieu-dit les cristallières.
Le filon d'anthracite est la continuation de celui du plateau matheysin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 806 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
708 700 839 962 931 1 000 895 917 910
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
849 876 855 738 696 685 660 630 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
520 510 520 469 503 449 440 351 380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
428 450 515 862 796 941 935 894 812
2011 - - - - - - - -
806 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Vénosc bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Artisanat rural : les ateliers ambulants, sur le site ina.fr, 1er janvier 1926
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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