Bernard Maris

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Bernard Maris, né le 23 septembre 1946 à Toulouse (Haute-Garonne), est un économiste, écrivain et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Diplômé de Sciences Po Toulouse en 1968[1], Bernard Maris obtient ensuite un doctorat en sciences économiques à l'université Toulouse-I en 1975 avec la thèse intitulée « La distribution personnelle des revenus : une approche théorique dans le cadre de la croissance équilibrée », préparée sous la direction de Jean Vincens. Maître-assistant (puis maître de conférences à partir de 1984) à l'université Toulouse-I, il devient professeur des universités par concours d'agrégation (science économique générale) en septembre 1994 à l'Institut d'études politiques de Toulouse.

Il est actuellement professeur des universités à l'Institut d'études européennes de l'université Paris-VIII. Il a également enseigné la micro-économie à l'université d'Iowa (États-Unis) et à la banque centrale du Pérou.

Journalisme[modifier | modifier le code]

Bernard Maris écrit pour différents journaux : Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine, Le Monde et Charlie Hebdo, dans lequel il prend la plupart du temps le pseudonyme d'« Oncle Bernard ». Dans ce dernier journal, il est jusqu'en 2008 le directeur adjoint de la rédaction. En tant que fondateur, lors de la renaissance du titre en 1992, il en est actionnaire à hauteur de 11 %[2].

À la radio, Bernard Maris tient le samedi sur France Inter une chronique hebdomadaire intitulée J'ai tout compris à l'économie et participe le vendredi à un débat sur un thème d'actualité économique avec le journaliste économique des Echos Dominique Seux à partir de h 50.

Il est aussi présent à la télévision, sur la chaîne I-Télé où il participe en tant que chroniqueur à l'émission Y'a pas que le CAC, où il commente avec un autre professeur d'économie, Philippe Chalmin (proche de l'école néoclassique), l'actualité économique jusqu'au mois de juin 2009. Il intervient également de manière récurrente dans l'émission C dans l'air sur France 5.

Vie associative et politique[modifier | modifier le code]

Bernard Maris est souvent présenté comme altermondialiste, du fait de son ex-participation au conseil scientifique d'ATTAC.

Habitant du 16e arrondissement de Paris, il se présente en 2002 aux législatives dans le 10e sous l'étiquette des Verts, parti où il milite.

Autre[modifier | modifier le code]

Également romancier, Bernard Maris a publié des romans tel que L'enfant qui voulait être muet, récompensé du Prix Leclerc des libraires en 2003.

Il était marié à Sylvie Genevoix, journaliste, ancien membre du CSA, décédée le 20 septembre 2012.

Travaux d'économie[modifier | modifier le code]

Grand admirateur de John Maynard Keynes, à qui il a dédié un livre, Keynes ou l'économiste citoyen, Bernard Maris a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation en économie. Il est connu, notamment, par des titres comme Ah Dieu ! Que la guerre économique est jolie ! (1998), Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (1999), La Bourse ou la vie (2000).

Avec un style incisif, il tente de faire comprendre la nature et l'intérêt de l'économie réelle, en dévoilant ses aspects négatifs, mais en mettant en lumière des notions et des alternatives telles que la gratuité, le don et contre-don qui sont à ses yeux de toute importance.

Le magazine Le Nouvel Économiste lui attribue en 1995 le titre de « meilleur économiste de l'année ».

Banque de France[modifier | modifier le code]

Le 21 décembre 2011, Jean-Pierre Bel, président du Sénat, le nomme membre du conseil général de la Banque de France[3],[4],[5].

Citation[modifier | modifier le code]

Concernant la zone euro, Bernard Maris s'exprime ainsi dans Charlie Hebdo, le 15 décembre 2010 :

« Moi-même, je pense qu'il y aura une nouvelle crise financière, que la zone euro éclatera, que l'Europe se balkanisera — elle est déjà balkanisée. Mais un certain nombre d'événements surgis depuis dix ans n'étaient pas prévisibles : la méga-crise financière, qui pouvait vraiment la prévoir ? Les Twin Towers ? »

Publications[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • L’Homme dans la guerre. Maurice Genevoix face à Ernst Jünger, Grasset, 2013 (ISBN 978-2-246-80338-6)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Pertinentes Questions morales et sexuelles dans le Dakota du Nord, Albin Michel, 1995
  • L'Enfant qui voulait être muet, 2003
  • Le Journal, 2005 (ISBN 2-226-15393-4)

Filmographie[modifier | modifier le code]

2008 : L'encerclement de Richard Brouillette

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des diplômés : Édition du cinquantenaire 2007-2009, Association des diplômés de l'Institut d'études politiques de Toulouse,‎ 3e trimestre 2009, 198 p., p. 30
  2. Il a reçu à ce titre 110 000 euros de dividendes pour l'exercice 2006. Voir sur lemonde.fr.
  3. Voir sur publicsenat.fr.
  4. Voir sur lemonde.fr
  5. Bernard Maris : de Charlie Hebdo à la Banque de France

Lien externe[modifier | modifier le code]