Montgiscard

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Montgiscard
Blason de Montgiscard

Façade principale de l'église du village, avec son clocher-mur typique de la région.
Pays
drapeau de la France
     France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Montgiscard
Code Insee 31381
Code postal 31450
Maire
Mandat en cours
Lucie Voinchet
2008-2014
Intercommunalité Sicoval
Coordonnées
géographiques
43° 27′ 32″ Nord
         1° 34′ 28″ Est
/ 43.4588888889, 1.57444444444
43° 27′ 32″ N 1° 34′ 28″ E / 43.4588888889, 1.57444444444
Altitudes moyenne : 170 m
minimale : 153 m
maximale : 274 m
Superficie 13,16 km² (1 316 ha)
Population sans
doubles comptes
1 947 hab.
(1999)
Densité 147 hab./km²
Carte de localisation de Montgiscard

Montgiscard (occitan : Montgiscard) est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Montgiscardais.

Sommaire

[modifier] Blason

Blason : D'azur à la tige de chardon d'or fleurie de trois pièces et feuillée de quatre.

[modifier] Géographie

Commune située en plein cœur du Lauragais, à 20 km au sud-est de Toulouse. Montgiscard prend pied dans la vallée de l'Hers-Mort et grimpe sur la face est des côteaux sud-toulousains, en rive droite de la Garonne. Elle est principalement desservie par la RN113 (Toulouse-Carcassonne) et le Canal du Midi passe à proximité du bas de la ville, sur le territoire de la commune. Commune à dominante rurale, Montgiscard fait tout de même partie de l'aire urbaine de Toulouse ainsi que de sa zone d'emploi.

[modifier] Histoire

Etymologie : Du latin "mons" = mont et de l'anthroponyme germanique Wisishardt devenu Guiscard, lieutenant de Charlemagne qui se serait installé dans la région à son retour de la péninsule ibérique. 1271 : Monte Guiscardo

[1]Au Moyen Âge, le territoire de Montgiscard était d'abord placé sous l'autorité du seigneur de Belbèze. Il y détenait un domaine et un château fort au lieu-dit Endardé. En 1211, le seigneur de Montgiscard se rallia au parti de Simon de Montfort. Et en guise de représailles, le comte de Toulouse rasa le village de même que l'oratoire de Roqueville et s'empara de la seigneurie et du château de Belbèze.

Placée sur une terrasse qui commande la Vallée de l'Hers, la Ville de Montgiscard, fut le centre d'une baillie, puis d'une châtellerie. En 1355, elle fût prise et brûlée par les troupes du Prince Noir, mais commença à se rétablir l'année suivante. En 1517, G de Borderia porta le titre de seigneur de Montgiscard. Au XVIIIe siècle, ce lieu fut rattaché à la Seigneurie d'Ayguesvives en échange à un descendant du surintendant Fouquet. A l'époque moderne, Montgiscard était l'une des villes maîtresses du Diocèse Civil de Toulouse. A la fin du XVIIe les archives du diocèse, jusque là ambulantes, furent déposées dans la sacristie de l'église de Montgiscard, où elles demeurèrent jusqu'à leur installation à Toulouse dans les bâtiments de l'Archevêché en 1772.

Montgiscard a été le siège d'une des sept justices subalternes de la sénéchaussée de Castelnaudary. En août 1799, les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

Elle devient chef-lieu de canton en 1800. Les fossés de la ville furent comblés en 1820.

Au XIXe siècle, d’importantes foires aux bestiaux se tenaient à Montgiscard sur la place du Foirail.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1995 2014 Lucie Voinchet PS
1983 1995 Jean-Jacques Velasco PS
1965 1983 Louis Laharrague Divers droite
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne

[modifier] Démographie

Évolution démographique (Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
809 873 1 281 1 575 1 792 1 947 2 269
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes (sauf 2006 : source Sicoval)

[modifier] Lieux et monuments

L’église de Montgiscard (XVe siècle) a été classée Monument historique par arrêté du 18 novembre 1926. Le clocher (XVe et XVIe siècles) a été construit par Dominique Bachelier (1530-1594) ; il s’agit d’un clocher-mur au sommet horizontal, avec mâchicoulis, six baies campanaires et deux tourelles. Ce dernier a été reconstruit vers 1890.

  • Château de Roqueville (XVe et XVIIIe siècles)

Le fief de Roqueville est cité dès le XIIe siècle. Cette puissante famille adhère à l'hérésie cathare, ce qui précipite sa ruine et sa spoliation. Roqueville est alors rattaché à la baronnie de Montbrun, qui est attribuée par le roi à l'évêque de Toulouse. Après les Roqueville, la seigneurie échoit à la famille Gavarret puis à la fin du XVe siècle, aux Garaud, qui la conservent jusqu'au XVIIIe siècle. En 1760 le domaine est acquis par Marc Derrey, ancien capitoul, qui y fait des travaux.

  • Chapelle Notre Dame de Roqueville (XIIIe ‑ XIXe siècles)

Cette chapelle est un lieu de pèlerinage très fréquenté. Son histoire débute au XIIe siècle lorsqu'un petit oratoire est élevé à cet endroit, remplacé plus tard par une chapelle où d'après la tradition, viennent prier Simon de Montfort et Saint Dominique en 1211. La chapelle est détruite puis reconstruite et agrandie. Elle souffre des guerres de Religion. En 1640, une petite communauté de prêtres y est installée. Elle est reconstruite une dernière fois en 1820 et agrandie en 1851. En 1884, au terme d'une mission prêchée par les capucins de Toulouse, un calvaire est érigé à l'emplacement du cimetière.

A l'origine, cette maison appartenait à une famille de maréchaux-ferrants. Elle associe l'atelier et la maison d'habitation regroupée en grande partie à l'étage. La demeure a conservé entre deux fenêtres, son bouquet de Saint-Eloi, patron des forgerons, enseigne de l'atelier mais aussi chef-d'oeuvre que le compagnon se doit d'exécuter pour accéder à la maîtrise de son métier.

Ce lavoir est en partie fermé. Ses installations, notamment la cheminée permettant de chauffer son eau de lessive, n'ont pas été conservées. L'ensemble permettait autrefois aux femmes de Montgiscard d'utiliser l'eau du canal pour laver leur linge.

Le lendemain de la bataille du 10 avril 1814, lors de la retraite en direction de Narbonne, le Maréchal Soult fait sauter ce pont afin d'empêcher les anglais de lui couper la route. Il est reconstruit en 1821.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Jumelages

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Source : Site de la Mairie de Montgiscard
  2. Montgiscard sur le site de l'Insee

[modifier] Liens externes

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