Montgiscard

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Montgiscard
Façade principale de l'église du village, avec son clocher-mur typique de la région.
Façade principale de l'église du village, avec son clocher-mur typique de la région.
Blason de Montgiscard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Montgiscard
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Laurent Forest
2014-2020
Code postal 31450
Code commune 31381
Démographie
Gentilé Montgiscardais
Population
municipale
2 095 hab. (2011)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 32″ N 1° 34′ 28″ E / 43.4588888889, 1.5744444444443° 27′ 32″ Nord 1° 34′ 28″ Est / 43.4588888889, 1.57444444444  
Altitude Min. 153 m – Max. 274 m
Superficie 13,2 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel
Mairie

Montgiscard (occitan : Montgiscard) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Montgiscardais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située en plein cœur du Lauragais, à 20 km au sud-est de Toulouse. Montgiscard prend pied dans la vallée de l'Hers-Mort et grimpe sur la face est des coteaux sud-toulousains, en rive droite de la Garonne. Elle est principalement desservie par la RD813 (Toulouse-Carcassonne) et le Canal du Midi passe à proximité du bas de la ville, sur le territoire de la commune. Commune à dominante rurale, Montgiscard fait tout de même partie de l'aire urbaine de Toulouse ainsi que de sa zone d'emploi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montgiscard
Montbrun-Lauragais Donneville Montlaur
Pouze Montgiscard Baziège
Belbèze-de-Lauragais Saint-Léon Ayguesvives

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologie : Du latin "mons" = mont et de l'anthroponyme germanique Wisishardt devenu Guiscard, lieutenant de Charlemagne qui se serait installé dans la région à son retour de la péninsule Ibérique (source?).
1271 : Monte Guiscardo[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le territoire de Montgiscard était d'abord placé sous l'autorité du seigneur de Belbèze. Il y détenait un domaine et un château fort au lieu-dit Endardé.
En 1211, le seigneur de Montgiscard se rallia au parti de Simon de Montfort. Et en guise de représailles, le comte de Toulouse rasa le village de même que l'oratoire de Roqueville et s'empara de la seigneurie et du château de Belbèze.

Placée sur une terrasse qui commande la Vallée de l'Hers, la Ville de Montgiscard, fut le centre d'une baillie, puis d'une châtellerie.
En 1355, elle fut prise et brûlée par les troupes du Prince Noir, mais commença à se rétablir l'année suivante. En 1517, G. de Borderia porta le titre de seigneur de Montgiscard.
Au XVIIIe siècle, ce lieu fut rattaché à la Seigneurie d'Ayguesvives en échange à un descendant du surintendant Fouquet. À l'époque moderne, Montgiscard était l'une des villes maîtresses du Diocèse civil de Toulouse.
À la fin du XVIIe les archives du diocèse, jusque là ambulantes, furent déposées dans la sacristie de l'église de Montgiscard, où elles demeurèrent jusqu'à leur installation à Toulouse dans les bâtiments de l'Archevêché en 1772.

Montgiscard a été le siège d'une des sept justices subalternes de la sénéchaussée de Castelnaudary. En août 1799, les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

Elle devient chef-lieu de canton en 1800. Les fossés de la ville furent comblés en 1820.

Au XIXe siècle, d’importantes foires aux bestiaux se tenaient à Montgiscard sur la place du Foirail.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montgiscard

Son blasonnement est : D'azur à la tige de trois chardons feuillée de quatre pièces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1983 Louis Laharrague Divers droite  
1983 1995 Jean-Jacques Velasco PS  
1995 2014 Lucie Voinchet PS  
2014 en cours Laurent Forest DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Commune faisant partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne.

Élection municipale de 2014 :

Tête de liste Parti/ Étiquette politique  % Voix Sièges
Laurent Forest DVG 55,53 692 15
Joël Spinazze PS, majorité sortante 44,46 554 4

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 095 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 007 967 1 000 1 124 1 186 1 242 1 260 1 290 1 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 250 1 202 1 116 1 048 955 905 869 875 877
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
811 789 747 649 666 633 627 679 783
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
809 873 1 281 1 575 1 792 1 947 2 033 2 060 2 095
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Écluse de Montgiscard, Canal du Midi
Monument aux morts

L’église de Montgiscard (XVe siècle) a été classée Monument historique par arrêté du 18 novembre 1926. Le clocher (XVe et XVIe siècles) a été construit par Dominique Bachelier (1530-1594) ; il s’agit d’un clocher-mur au sommet horizontal, avec mâchicoulis, six baies campanaires et deux tourelles. Ce dernier a été reconstruit vers 1890.

Le fief de Roqueville est cité dès le XIIe siècle. Cette puissante famille adhère à l'hérésie cathare, ce qui précipite sa ruine et sa spoliation. Roqueville est alors rattaché à la baronnie de Montbrun, qui est attribuée par le roi à l'évêque de Toulouse. Après les Roqueville, la seigneurie échoit à la famille Gavarret puis à la fin du XVe siècle, aux Garaud, qui la conservent jusqu'au XVIIIe siècle. En 1760 le domaine est acquis par Marc Derrey, ancien capitoul, qui y fait des travaux.

  • Chapelle Notre Dame de Roqueville (XIIIe ‑ XIXe siècles).

Cette chapelle est un lieu de pèlerinage très fréquenté. Son histoire débute au XIIe siècle lorsqu'un petit oratoire est élevé à cet endroit, remplacé plus tard par une chapelle où d'après la tradition, viennent prier Simon de Montfort et Saint Dominique en 1211. La chapelle est détruite puis reconstruite et agrandie. Elle souffre des guerres de Religion. En 1640, une petite communauté de prêtres y est installée. Elle est reconstruite une dernière fois en 1820 et agrandie en 1851. En 1884, au terme d'une mission prêchée par les capucins de Toulouse, un calvaire est érigé à l'emplacement du cimetière.

À l'origine, cette maison appartenait à une famille de maréchaux-ferrants. Elle associe l'atelier et la maison d'habitation regroupée en grande partie à l'étage. La demeure a conservé entre deux fenêtres, son bouquet de Saint-Eloi, patron des forgerons, enseigne de l'atelier mais aussi chef-d'œuvre que le compagnon se doit d'exécuter pour accéder à la maîtrise de son métier.

Ce lavoir est en partie fermé. Ses installations, notamment la cheminée permettant de chauffer son eau de lessive, n'ont pas été conservées. L'ensemble permettait autrefois aux femmes de Montgiscard d'utiliser l'eau du canal pour laver leur linge.

Le lendemain de la bataille du 10 avril 1814, lors de la retraite en direction de Narbonne, le Maréchal Soult fait sauter ce pont afin d'empêcher les anglais de lui couper la route. Il est reconstruit en 1821.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Site de la mairie de Montgiscard
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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