Natalie Dessay

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Natalie Dessay

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Natalie Dessay le 31 juillet 2008.

Nom de naissance Nathalie Dessaix
Naissance 19 avril 1965 (49 ans)
Drapeau de la France Lyon, France
Activité principale Artiste lyrique
Soprano colorature
Style Opéra
Années d'activité Depuis 1990
Formation * Conservatoire de Bordeaux
* Opéra de Paris
* Wiener Staatsoper
Conjoint Laurent Naouri
Récompenses * Six Victoires de la musique
* Laurence Olivier Awards (2008)
* Opera news Award (2008)
* Prix in honorem pour l'ensemble de sa carrière (Académie Charles-Cros, 2008)
* Chevalier de la Légion d'honneur (2011)
* Prix Grand Siècle Laurent-Perrier
Site internet www.natalie-dessay.com

Natalie Dessay (de son patronyme : Nathalie Dessaix) est une cantatrice française, née à Lyon le 19 avril 1965.

Elle est une soprano spécialisée dans les rôles de soprano léger coloratura dans l'opéra et l'opérette.

Natalie Dessay est connue pour ses talents de comédienne et sa puissante présence scénique. Sa voix d'une grande facilité dans le suraigu durant la première partie de sa carrière (elle était capable de monter jusqu'au contre-la) lui a ouvert de nombreuses portes, dans des rôles secondaires mais spectaculaires comme Olympia des Contes d'Hoffmann ou la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée. Elle se consacre ensuite à des premiers rôles, plus longs et n'utilisant pas la partie la plus élevée de sa tessiture. Elle annonce la fin de sa carrière de chanteuse lyrique en octobre 2013[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Natalie Dessay grandit à Bordeaux[2], plus précisément à Saint-Médard-en-Jalles où elle commence quelques cours de chant auprès de Madame Saintrais, choriste dans le Chœur de femmes de Bordeaux qui avait délaissé sa carrière lyrique et qui lui fait partager sa passion de l'art lyrique[3]. C'est au cours de ses études secondaires qu'elle décide de supprimer le « h » de son prénom en hommage à Natalie Wood et conservera cette simplification par la suite[2].

Elle rêve tout d'abord d'être ballerine puis actrice[4]. Au cours d'une pièce de théâtre, elle interprète un lutin qui fredonne l'air de Pamina dans L'amour peintre de Molière[5]. En l'entendant, il lui est conseillé de prendre des cours de chant. Elle étudie alors au Conservatoire de Bordeaux avec le comédien Gérard Laurent. Elle apprend parallèlement l'allemand, l'art dramatique et le chant[2]. Elle sortira, en 1985, avec un premier prix du Conservatoire de Bordeaux[2]. Elle intègre le chœur du Capitole de Toulouse[2]. Elle remporte plusieurs prix dont celui d'Alès puis retourne à Bordeaux[2]. Elle a trouvé sa voie. Elle sera soliste.

En 1989, elle est deuxième prix du concours Les Voix nouvelles parrainé par France Télécom. L'Opéra de Paris lui ouvre ses portes et l'invite à rejoindre son École d'art lyrique où elle chante l'Élisa du Re pastore (Mozart). La même année, elle s'inscrit au Concours Mozart organisé par le Staatsoper de Vienne, remporte le premier prix et intègre, en 1993 et pour un an, la prestigieuse troupe de l'opéra viennois[2].

Elle est, dès lors, invitée à se produire sur de nombreuses scènes aussi bien françaises qu'internationales. Elle chante Blondchen, Madame Herz (Der Schauspieldirektor), Zerbinetta (Ariane à Naxos), Zaïde à l'Opéra de Lyon et à l'Opéra Bastille et Adele dans la Chauve-souris, (Die Fledermaus) à Genève ou encore Lakmé à l'Opéra de Marseille en 1998.

Elle admettra à de nombreuses reprises que, ayant commencé relativement tard sa carrière lyrique, elle n'a jamais pu aborder des rôles très complexes sur le plan solfégique, ce qui ne l'empêcha pas d'interpréter des partitions comme Ariane à Naxos par exemple. Comédienne de formation, elle compense ses limites du début de carrière par l'importance primordiale qu'elle accorde à l'incarnation des personnages qu'elle chante à l'opposé de ses collègues de formation plus classique.

Elle vit en France à la Varenne-Saint-Hilaire (Val-de-Marne) avec Laurent Naouri - lui-même chanteur lyrique baryton effectuant une carrière internationale - et leurs deux enfants.

Carrière[modifier | modifier le code]

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En avril et mai 1992, au côté de José van Dam, elle chante le rôle court mais brillant d’Olympia à l’Opéra Bastille dans la production signée Roman Polanski des Contes d'Hoffman.

En 1993, au sein de la troupe de l’Opéra d’État de Vienne (Autriche), elle chante Blondchen dans L’Enlèvement au sérail de Mozart. Elle remplace ensuite dans Olympia, Cheryl Studer qui devait incarner les trois rôles féminins des Contes d’Hoffmann. En décembre 1993, son interprétation du personnage d’Olympia lui ouvre le cœur du public viennois[2]. La même année, elle chantera le rôle titre d’Olympia dans une mise en scène de Louis Erlo pour l’ouverture de l’Opéra de Lyon[2]. Elle interprètera ce rôle huit fois dans huit productions différentes jusqu'en 2001[2].

En 1994, elle chante die Königin der Nacht au Festival d’Aix-en-Provence dans Die Zauberflöte, dirigée par William Christie et mise en scène par Robert Carsen et la reprendra par la suite, à Lyon, à Salzbourg, à Vienne et à l’Opéra de Paris en 2000.

L’Opéra de Vienne monte à son intention La Femme silencieuse (Die schweigsame Frau) de Richard Strauss et la pressant pour chanter le rôle titre de Lulu, l’œuvre inachevée d’Alban Berg. Dessay déclinera cette offre. Elle n'abordera finalement jamais le rôle de Lulu où son public et la critique l'attendaient. Blondchen de L’Enlèvement au sérail (Mozart) et Zerbinetta d’Ariane à Naxos (Richard Strauss) deviennent ses rôles fétiches.[réf. nécessaire]

Au mois d’octobre 1994, Dessay fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York, dans le rôle de Fiakermilli d’Arabella (Richard Strauss). Elle reviendra en septembre 1997 dans le rôle de Zerbinetta d’Ariane à Naxos (Richard Strauss), puis, à nouveau, en février 1998 avec Olympia.

En 1995, elle est, pour la première fois la prêtresse Lakmé (Léo Delibes) à l’Opéra-Comique. Elle refuse de chanter de l’opérette, qu’elle déteste, mais se laisse pourtant convaincre par l’Orphée aux enfers de l'Opéra de Lyon mis en scène par Laurent Pelly qu'elle interprète aux côtés de son mari, le baryton Laurent Naouri. enregistré en DVD. Cette même année, elle prête sa voix à Olympia, ravissante poupée capricieuse mise en scène par Alfredo Arias à La Scala de Milan.

En 1996, elle incarne, aux côtés de Simon Keenlyside, l’Ophélie d’Hamlet (Ambroise Thomas) au Grand Théâtre de Genève[2]. La production de Patrice Caurier et Moshe Leiser a longtemps été son plus beau souvenir scénique[réf. nécessaire]. Barcelone a mis cette production à son programme de 2003-2004. Elle aime le côté shakespearien d’Ophélie mais se refuse à chanter le rôle en anglais à l’English National Opera.[réf. nécessaire]

Elle chante le personnage de Tytania dans Le Songe d'une nuit d'été (Midsummer Night's Dream), de Benjamin Britten en français puis une reprise de La Flûte enchantée à l’Opéra de Lyon.

En 1997, Dessay chante devant le public du théâtre du Châtelet Le Rossignol (Stravinski) sous la direction de Pierre Boulez et dans une production du jeune metteur-en-scène Stanislas Nordey[2]. Après un détour au Met en 1998 où elle interprète Olympia dans Les Contes d'Hoffmann et Ariane à Naxos, sous la direction de James Levine, elle fait ses débuts au Festival de Salzbourg dans le rôle de la Reine de la Nuit.

Elle revient sur la scène du Châtelet, la même année, en compagnie de son mari, afin d’interpréter Orphée aux Enfers (Jacques Offenbach) sous la direction de Marc Minkowski dans une mise en scène de Laurent Pelly.

En 1999 elle est Morgana de l’Alcina (Haendel) au palais Garnier aux côtés de Renée Fleming et de Susan Graham sous la baguette de William Christie. Toujours dans ce même palais Garnier, elle chante Les Indes galantes de Rameau.

En 2000, Dessay est à nouveau l'Olympia des Contes d'Hoffmann transformée en poupée Barbie provocante par le metteur en scène Robert Carsen[2]. Elle revient à l’Opéra Bastille du 20 mars au 6 avril 2000 pour cinq représentations des Contes d’Hoffmann. Elle s’envole pour Vienne (Autriche) pour chanter la Reine de la Nuit au mois de juin 2000 mais annule les Chorégies d'Orange. Elle chantera également Olympia, Les Contes d’Hoffmann au cours de l'été 2000.

La saison parisienne 2000-2001 de Natalie Dessay comprend la production viennoise de Die schweigsame Frau (La Femme silencieuse) de Richard Strauss au TMP, ainsi qu'un récital le 14 mars 2001 (annulé), et sa « dernière Reine de la Nuit » en décembre 2000 au Palais Garnier.

Au mois de janvier 2001, Dessay chante Lucie de Lammermoor de Donizetti avant d’enchaîner avec La sonnambula de Bellini à Milan avec Juan Diego Flórez. Elle annulera sa participation aux représentations de l’œuvre prévues au Met.

En avril 2001, l’artiste est au Capitole de Toulouse pour Hamlet puis du 19 au 28 juin au Théâtre du Châtelet. Elle chante Amina, La sonnambula de Vincenzo Bellini à Lausanne et à Bordeaux et, plus tard, à Vienne et Milan, déchaînant les critiques de Sergio Segalini qui s’insurge dans la revue musicale Opera International contre le fait de distribuer ce rôle à une soprano léger.

Elle chante en récital à Gênes le 16 septembre 2001, puis à Genève pour interpréter pour la toute première fois, Konstanze de L’Enlèvement au sérail du 20 octobre au 5 novembre et avant de reprendre le rôle à New York.

Durant la saison 2001-2002 de l'opéra de Vienne (Autriche), Dessay commence à éprouver des difficultés avec sa voix et doit se faire remplacer pour toutes les représentations de La sonnambula. Elle annulera plusieurs autres représentations du printemps 2001 dont une version française de Lucie de Lammermoor aux côtés de Roberto Alagna et de Ludovic Tézier à Lyon[6], le rôle de Zerbinetta à Covent Garden, celui d’Olympia, celui de Susanna (Les Noces de Figaro) prévu pour l’été 2001 avec Riccardo Muti ainsi que quelques concerts. Elle s’éloigne de la scène et se fait opérer d’un polype sur une corde vocale au mois de juillet 2002[7].

Elle devait chanter les quatre héroïnes des Contes d’Hoffmann avec Marc Minkowski en 2002-2003 à Lausanne (mise en scène de Laurent Pelly) mais, au repos forcé, elle se fait remplacer par Mireille Delunsch aux premières représentations mondiales de la toute nouvelle édition critique de l’œuvre réalisée par le musicologue, chef d'orchestre et autorité offenbachienne Jean-Christophe Keck, qui offre, outre un nouveau découpage dramaturgique (restitution du final du 4e acte dit « acte de Venise ») ainsi que des airs débarrassés des ajouts et modifications des éditions précédentes, grâce à la découverte miraculeuse (et rocambolesque) d'une partition manuscrite d’Offenbach utilisée lors des premières représentations monégasques de l’ouvrage et découverte derrière l’escalier d'une maison du Centre de la France.

Dessay revient à la scène le 26 février 2003 pour un concert parisien donné à l'occasion des 10e Victoires de la Musique classique. Elle interprète un extrait de Manon de Jules Massenet, rôle qu'elle aborde sur scène en 2004.

À la fin du mois de mars 2003 elle réapparaît au Met.

Au cours de l'été 2003, elle part donner un récital à Santa Fe. Elle est attirée par le Nouveau-Mexique en général et, plus particulièrement par Santa Fe. L'Opéra de Santa Fe (SFO, Santa Fe Opera) bouscule son calendrier des représentations pour l’accueillir dans La sonnambula[8],[9]. Elle reviendra au SFO pour la saison 2006 dans le rôle de Pamina (La Flûte enchantée) et sera programmée pour le 3 juillet 2009 dans le rôle de Violetta (La Traviata) dans une mise en scène de Laurent Pelly. Elle est accompagnée par son mari Laurent Naouri qui lui donne la réplique avec le personnage de Germont[10].

En 2004-2005, elle doit chanter Zerbinetta à l'Opéra Bastille et participer à plusieurs concerts de musique baroque au théâtre des Champs-Élysées. Comme pour le Met quelques années auparavant, elle est contrainte d’annuler sa participation à Ariane à Naxos en raison d’un nouveau polype[réf. nécessaire] sur les cordes vocales et sera remplacée par Lubov Petrova pour toute la série des représentations. Elle retourne se faire opérer[réf. nécessaire]. En janvier 2005, elle déclare à la télévision française[Où ?] avoir commencé une rééducation et ne pas savoir précisément la date où elle se produira à nouveau devant son public. Elle réapparaît en concert à Montréal le 8 mai 2005.

Le retour de Natalie Dessay s'accompagne d’une réorientation de son répertoire lyrique. Elle veut exprimer des choses fortes sur scène en bannissant les rôles qu’elle considère « légers », sans consistance (Gilda de Rigoletto par exemple) ou ceux dont elle ne veut plus (notamment la Reine de la Nuit et la poupée Olympia)[2] au profit de personnages plus « tragiques ». Elle prend des positions tranchées concernant son métier et fustige dans la presse[Où ?] les metteurs en scène qui ne lui donnent aucune matière à pétrir allant même jusqu’à condamner, sans les citer, l'attitude de certains collègues qui, d'après elle, ne donneraient pas leur maximum sur scène[réf. nécessaire]. Elle affirme qu’il ne lui reste environ qu’une dizaine d’années à chanter et qu’elle doit faire des choix draconiens.[réf. nécessaire] Elle déclare également avoir découvert des exercices vocaux qui l'aident techniquement, en particulier celui du moito, que pratiquent depuis toujours Christa Ludwig ou Edita Gruberova.

Elle aborde un projet en images de synthèse avec incrustation des interprètes basé sur son enregistrement du conte lyrique Le Rossignol de Stravinski, qui paraît en DVD. Elle abandonne certains rôles et en chante de nouveaux : la Manon de Jules Massenet au Grand Théâtre de Genève, Juliette de Roméo et Juliette (Gounod) au Met, Lucia de Lucia di Lammermoor (Donizetti).

Ses nouveaux enregistrements la voient s’aventurer sur les terres haendeliennes (Delirio), vocaliser sur le dernier album de Claude Nougaro (La Note bleue), réciter un conte pour enfants (la boîte à Joujoux de Debussy), interpréter en création mondiale un Ave Maria de Philippe Rombi en prêtant sa voix à Anna Sörensen (interprétée par Diane Kruger) sur la bande originale du film Joyeux Noël (2005) et chanter la Messe en ut mineur de Mozart.

En 2006, Natalie Dessay chante son unique Pamina dans La Flûte Enchantée à Santa Fe, Lucia di Lammermoor à Paris, puis, en 2007 La Fille du régiment à Londres et à Vienne avec Juan Diego Flórez dans le rôle de Tonio dans une mise en scène de Laurent Pelly, et, en été, elle chante Manon à Barcelone aux côtés de Rolando Villazón.

À l'automne 2007, elle fait l’ouverture de la saison du Met le 24 septembre dans une nouvelle production de Lucia di Lammermoor, diffusée en direct sur écran géant devant le Lincoln Center et sur Times Square[2]. Plus tard dans la saison, elle est programmée dans le même opéra à San Francisco. Elle est aussi programmée dans La Fille du régiment à New York (l’une des représentations est retransmise en direct dans le monde entier par Metropolitan Opera : en direct et en haute définition)[11].

Janvier 2009 la retrouve dans une production du "Theater an der Wien" (Vienne). Elle y incarne Mélisande (Pelléas et Mélisande, Claude Debussy) aux côtés de Laurent Naouri. Elle chante Amina (La sonnambula, Bellini) le 2 mars de la même année dans une nouvelle production du Metropolitan Opera de New York (retransmise en direct dans le monde entier par Metropolitan Opera : en direct et en haute définition). La dernière représentation de cet opéra date des années 1960 avec Joan Sutherland dans le rôle titre[12]. La première de ce spectacle signé Mary Zimmerman est peu appréciée du public (de nombreuses huées, rares au Met, ont salué la mise en scène)[réf. nécessaire] et de la critique en dépit des qualités vocales de la distribution. En été, elle aborde sa première Traviata, très attendue[réf. nécessaire], à Santa Fe aux côtés de son mari Laurent Naouri (dans le rôle de Germont) dans une mise en scène signée Laurent Pelly. Fin octobre 2009, elle aborde dans La Bohème ce qui devrait constituer son unique rôle puccinien, Musetta, à Paris (Opéra Bastille).

En janvier-février 2010 elle chante dans La Sonnambula pour la première fois à Paris, mais, souffrant d'une pharyngite, elle finit, lors de l'une des dernières représentations, le premier acte aphone et ne peut continuer[réf. nécessaire]. Sans remplaçante, le deuxième acte est annulé et les spectateurs renvoyés chez eux. Elle annulera par la suite les deux dernières représentations de cette Sonnambula et Hamlet au Metropolitan Opera, dont l'une des représentations devait être diffusée en direct dans le monde entier par Metropolitan Opera : en direct et en haute définition. Elle revient à la scène en avril pour La Sonnambula de nouveau, dans la même production, mais au Staatsoper de Vienne. Cette Sonnambula sera sa dernière, et à la fin de la dernière représentation, le 20 avril, elle reçoit le titre honorifique de Österreichische Kammersängerin (en) [13]. Été 2010, elle reprend La Fille du Régiment à Londres, puis en juillet, elle donne un concert à Orange en compagnie du ténor Juan Diego Flórez avant de partir au Japon pour une reprise de La Traviata.

Début 2011, elle chante pour la première fois le rôle de Cléopâtre dans Giulio Cesare de Haendel à l'Opéra Garnier, avec Le Concert d'Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm, avant de retourner au Metropolitan Opera de New York pour une reprise de Lucia di Lammermoor dont la dernière est retransmise en direct dans le monde entier par Metropolitan Opera : en direct et en haute définition. En avril, elle retourne en Europe pour Pelléas et Mélisande version concert à Paris et à Londres et Lucia di Lammermoor version concert à Moscou. Ensuite, direction le Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence pour sa première Traviata européenne dans une mise en scène de Jean-François Sivadier[14]. Fin novembre 2011, elle enregistre son tout premier récital de mélodies avec le pianiste Philippe Cassard, il s'agira de Mélodies de jeunesse de Debussy, dont plusieurs inédites, ainsi que la Damoiselle Élue, cantate pour soprano, mezzo, chœur de femmes et piano. Des récitals sont programmés pour présenter ces mélodies (Montpellier, Paris, Toulouse, Genève et Londres). En janvier 2012, elle chante le rôle de Manon dans l'opéra de Massenet, à l'Opéra Bastille. Sa prestation est diversement appréciée : toujours très bonne comédienne, elle peine dans ce rôle très lyrique. Michel Parouty dans la revue Opéra de février 2012 note que « la voix... a perdu de son brillant, le suraigu a durci, et quelque notes graves peinent à se faire entendre. » En novembre 2012, après une série de représentations de La Fille du régiment à l'Opéra de Paris, éprouvante vocalement, elle annule sa participation pour Pleyel (22 novembre et 01 décembre) dans Les Contes d'Hoffmann où elle devait enfin réaliser le rêve de la quadruple prise de rôles féminins (Olympia, Antonia, Giulietta, Stella), aux côtés de Marc Minkowsky et son époux Laurent Naouri. Sonya Yoncheva la remplace. En février 2013, l'Opéra de Paris met en ligne sa nouvelle saison 2013-2014. On y apprend que la nouvelle production de I Puritani de Bellini originellement prévue pour le couple Dessay - Florez, se fera sans la soprano française. Elle avait accepté ce projet porté par la mise en scène de son ami Laurent Pelly. Dessay est remplacée par Maria Agresta. Juan Diego Florez annule également et est remplacé par Dmitry Korchak. En février 2013, elle annule la quadruple prise de rôles féminins dans Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach au Liceu de Barcelone, pour ne conserver que le rôle d'Antonia. Dans la même perspective, elle annule le même projet pour l'Opera de San Francisco prévu en juin-juillet 2013 pour ne conserver que l'acte d'Antonia. En avril 2013, elle retourne au Metropolitan Opera de New-York pour Giulio Cesare de Haendel. Après la première radiodiffusée du 4 avril, elle annule la seconde soirée. Danielle De Niese la remplace en Cleopatra.

Natalie Dessay a de nombreux projets : Marie (La Fille du Régiment de Donizetti) à Paris en 2013[15],[16]. Elle a abandonné le projet d’un Faust (Gounod) au Liceu, estimant ne pas avoir la voix adéquate pour chanter Marguerite, bien qu’ayant programmé l’air des bijoux lors d’un concert caritatif parisien le 11 avril 2009.

Dans l'émission Salut les terriens du 3 novembre 2012, Natalie Dessay avoue gagner 15 000 euros par soirée.

En octobre 2013, elle annonce que son rôle dans Manon de Massenet au Capitole de Toulouse serait son dernier en tant que chanteuse, et son « envie de continuer la scène autrement. Par le théâtre ou la chanson »[1]. Une des raisons qu'elle avance officiellement est que sa tessiture est dédiée à des rôles de jeunes filles dont elle n'a plus l'âge.

Le 20 octobre 2013, elle sort un album de reprises de chansons de Michel Legrand.

Titres et récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

CD[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

2012 : Traviata et nous de Philippe Béziat, documentaire sur la mise en scène de La Traviata par Jean-François Sivadier en 2011.

Voxographie[modifier | modifier le code]

2014 : Rio 2 de Carlos Saldanha : Gabi

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Natalie Dessay, le chant du départ, Le Figaro, 4 octobre 2013
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Site officiel de Natalie Dessay
  3. Isabelle Morizet, Interview de Nathalie Dessay dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 4 novembre 2012
  4. (en) Jessica Duchen « Natalie Dessay : Comedienne dell’arte », The Independent,‎ 12 décembre 2007 (consulté le 28-06-2007)
  5. (en) Peter Conrad « A wicked witch who made us laugh and cry », The Observer,‎ 16 décembre 2007 (consulté le 16-12-2007)
  6. La version en français de Lucie de Lammermoor est une version authentique du compositeur (et non une simple traduction) destinée, à l’origine, pour présenter l’œuvre, après remaniements, au public français du XIXe siècle pour lequel la coutume n'était pas encore à l’exécution dans la langue originale de composition.
  7. (en) Alan Riding « Saying Goodbye to the Magic Flutes », New York Times,‎ 23 mars 2003 (consulté le 16-12-2007).
  8. (en) Phillip Huscher, The Santa Fe Opera: An American Pioneer, Santa Fe Opera, 2006, p. 148..
  9. (en) Anne Midgitte « A Change in Santa Fe Opera in More Ways Than One », New York Times,‎ 19 août 2004 (consulté le 29-12-2007).
  10. (en) Liste sur Internet des représentations de l’Opéra de Santa Fe Santa Fe pour la saison 2009
  11. (en) Programme de la saison 2007-2008 au Met, New York Times, 27 février 2007
  12. (en) Dessay, Natalie (Soprano), Metropolitan Opera Database. Consulté le 1er avril 2009.
  13. a et b (fr) Natalie Dessay sacrée « Österreichische Kammersängerin »
  14. La mise en scène de Sivadier donne lieu à un documentaire : Traviata et nous, film sorti en salles en 2012.
  15. Interviews de Natalie Dessay pour la revue musicale Diapason en décembre 2007.
  16. Gala et Chat en direct de New York le 27 avril 2008
  17. (en) The Winners of the 2008 OPERA NEWS Awards are… Août 2008
  18. Académie Charles Cros: la soprano Natalie Dessay primée pour l'ensemble de sa carrière, novembre 2008
  19. http://www.natalie-dessay.com/Actualites/Natalie-Dessay-laureate-du-Prix-Grand-Siecle-Laurent-Perrier-2011

Liens externes[modifier | modifier le code]