Le Rossignol

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Le Rossignol est un opéra en trois actes composé par Igor Stravinsky sur un livret du compositeur et de Stépane Mitousoff d'après le conte Le Rossignol et l'Empereur de Chine d'Andersen créé le 26 mai 1914 à l'Opéra de Paris au cours de la saison organisée par Diaghilev.

Historique[modifier | modifier le code]

Stravinsky commença la composition du Rossignol en 1908 qui fut interrompue en 1909, après le premier acte, lorsque Diaghilev lui commanda son premier ballet, L'Oiseau de feu.

En 1913, après le succès des deux autres ballets du compositeur (Petrouchka, 1911 et Le Sacre du printemps, 1913), le Théâtre libre de Moscou lui demanda de terminer la composition de l'opéra. Stravinsky, étant conscient de l'évolution de son style musical depuis cinq ans, tenta de faire accepter le premier acte seul comme une œuvre complète. Cependant, le refus du Théâtre libre force le compositeur à revoir l'acte I comme prologue, justifiant ainsi les différences de style avec le reste de l'opéra. Cependant, alors que Stravinsky achève la composition, le Théâtre libre fait faillite, mais, aussitôt, Diaghilev décide de monter l'opéra aux Ballets russes.

L'œuvre fut créée le 26 mai 1914, en français, à l'Opéra de Paris, sous la direction de Pierre Monteux, avec des décors et des costumes d'Alexandre Benois. À l'initiative de Diaghilev, les chanteurs étaient dans la fosse et étaient joués par des danseurs sur la scène.

Un décor par Alexandre Benois, 1914

Personnages[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

L'action se déroule à la Cour impériale de Chine en des temps fabuleux.

Acte I[modifier | modifier le code]

Une forêt en bord de mer, la nuit. Un pêcheur dans son bateau écoute le magnifique chant du rossignol. Des courtisans arrivent et invitent le rossignol à chanter devant l'empereur de Chine. L'oiseau accepte.

Acte II[modifier | modifier le code]

Le palais de l'empereur. Après un entracte avec le chœur, où la scène est dissimulée par un voile, le rossignol chante pour l'empereur qui est très ému. Des émissaires du Japon apportent un oiseau mécanique chantant au souverain. Le faux rossignol se met à chanter et la cour se détourne de l'original, qui s'envole. L'empereur, vexé de cette fuite, le condamne au bannissement.

Acte III[modifier | modifier le code]

La chambre de l'empereur. La mort porte la couronne de l'empereur malade. L'empereur appelle ses musiciens, mais c'est le rossignol qui arrive. La mort rend la couronne à l'empereur en entendant le magnifique chant de l'oiseau. Les courtisans arrivent pour saluer l'empereur qu'ils croient mort, mais celui-ci se lève et salue ses sujets.

Poème symphonique[modifier | modifier le code]

En 1917, Stravinsky prit des extraits des actes II et III pour faire un poème symphonique intitulé Le Chant du rossignol. Les Ballets russes de Diaghilev en firent un ballet présenté à l'Opéra de Paris en 1920, dans une chorégraphie de Léonide Massine.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]