William Christie (musicien)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Christie et William Christie.

William Christie

Nom de naissance William Lincoln Christie
Naissance 19 décembre 1944 (70 ans)
Buffalo, État de New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale chef d'orchestre, claveciniste

William Lincoln Christie, né le 19 décembre 1944 à Buffalo (État de New York), est un claveciniste et chef d'orchestre français d'origine américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'architecte[1], il participa entre 13 et 18 ans au petit ensemble vocal que dirigeait sa mère[1]. Alors que ses parents lui permit d'apprendre le piano et du chant, le premier pas de son goût pour la musique baroque française fut initié par sa grand-mère. Il s'agissait d'un disque d'œuvres d'orgue de François Couperin[1]. Par ailleurs, avec ses parents, il fréquenta les pays européens durant ses jeunes années, en tant que leur origine[1].

Le jeune William songeait devenir médecin. Attiré cependant des beaux-arts de plus en plus, il entra en 1962 à Harvard afin d'étudier l'histoire de l'art en laquelle il obtint le diplôme en 1966[1]. Passionné encore par le clavecin, William Christie continua ses études à Yale à laquelle Ralph Kirkpatrick enseignait cet instrument[1] entre 1966 et 1970, suivi de Kenneth Gilbert.

Sans enrôler dans l'armée pour la guerre du Viêt Nam, il lui fallait en 1968 s'intégrer d'un programme de formation pour officiers de réserve[1]. S'il était chargé d'enseigner au Dartmouth College, la fusillade de Kent State University bouleversa la situation le 4 mai 1970. D'après une recommandation de John Evarts, ambassadeur de la musique auprès de l'Unesco, il quitta les États-Unis afin de se rejoindre à l'orchestre symphonique de la BBC[1].

Puis, il traversa la Manche pour l'orchestre de l'ORTF[1] en 1971. En France, le jeune musicien trouva rapidement sa préférence pour les musiques anciennes. Surtout, grâce au soutien de la comtesse Geneviève Chambure, soutien inconditionnel, il put enregistre son premier disque en collaboration avec les ensembles Five Centuries[1]. Il quitta en 1976 ce groupe ayant tendance à sélectionner la musique contemporaine[1]. Maintenant, il s'agissait du Concerto vocale de René Jacobs qu'il choisit[1]. Le musicien américain était pareillement le collaborateur de la Société de musique entre 1972 et 1975. Finalement, il décida en 1979 de fonder son propre ensemble Les Arts florissants qu'il dirigeait toujours jusqu'à ce qu'il choisisse Paul Agnew en tant que successeur. Il s'agit d'un groupe spécialisé dans ce répertoire tels Jean-Baptiste Lully, Jean-Philippe Rameau tandis que le nom du groupe est un hommage à une œuvre de Marc-Antoine Charpentier.

Professeur invité aux conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et de Lyon de 1977 à 1981, et à la Sommer Akademie für Alte Musik à Innsbruck entre 1978 et 1983, il est professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris de 1982 à 1995.

Il est naturalisé français en 1995.

Son activité de claveciniste se limite aujourd'hui à la participation en tant que continuiste aux concerts des Arts florissants.

Dans le domaine de l'opéra, William Christie dirige à la fois Les Arts florissants en tant qu'orchestre invité (notamment à l'opéra de Paris) et d'autres orchestres (Opernhaus Zürich, opéra de Lyon). Il s'est plusieurs fois produit au Festival de Glyndebourne où il a dirigé l'Orchestre de l'âge des Lumières. Il a également été invité à plusieurs reprises par Simon Rattle à diriger l'orchestre philharmonique de Berlin.

Depuis 2002, William Christie dirige à Caen avec Kenneth Weiss et Paul Agnew, Le Jardin des Voix, un projet pédagogique visant à contribuer à la formation de jeunes chanteurs et à leur donner des expériences professionnelles de haut niveau : après deux semaines de répétition, les chanteurs sélectionnés participent à une tournée de concerts souvent mis en espace. Le Jardin des Voix fait l'objet d'un documentaire diffusé en juin 2008 sur France 3, intitulé Baroque Académie.

Membre de la Royal Academy of Music, il est élu à l'Académie des beaux-arts le 12 novembre 2008 au fauteuil de Marcel Marceau (1923-2007), dans la section des membres libres. Il est reçu sous la coupole le 27 janvier 2010 par Hugues Gall au cours d'une séance présidée par l'architecte Roger Taillibert.

Il est administrateur de la Cité de la musique depuis 2006.

En 2008, il est artiste en résidence à la Juilliard School de New York. Il possède à ce jour les Jardins du Bâtiment à Thiré, en Vendée (France) où un certain nombre de concerts publics seront inaugurés en 2012, en rassemblant des jeunes chanteurs et étudiants[2].

Quoique sa résidence à Caen ait compté 25 ans, William Christie quittera enfin cette ville. En effet, la subvention allouée par la ville ne fut plus renouvelée[1].

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Un Concert spirituel : Motets et psaumes de Claudio Monteverdi – Enregistrement avec le Concerto vocale de René Jacobs, William Christie, clavecin et positif, 1 CD Musique d'abord Harmonia Mundi
  • Extraits de la Selva morale e spirituale de Claudio Monteverdi – Les Arts florissants, Konrad Junghänel, théorbe et luth, W. Christie, clavecin, orgue et direction, 1 CD Musique d'abord Harmonia Mundi
  • Te Deum et Grande Messe des Morts de Marc-Antoine Charpentier, chœur et orchestre des Arts florissants, 1 CD Virgin Classics
  • Atys de Jean-Baptiste Lully - Chœur et orchestre des Arts florissants, 3 CD Harmonia Mundi France
  • Orlando de Georg Friedrich Haendel – chœur et orchestre des Arts florissants, William Christie, clavecin et direction, 2 CD Erato
  • Motets et psaumes de Marc-Antoine Charpentier – chœur et orchestre des Arts florissants, William Christie, orgue et direction, 1 CD Harmonia Mundi France

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Le Figaro, le 29 novembre 2014, p. 30, Les jardins secrets de William Christie
  2. Le Figaro, le 31 mai 2012, p.32
  3. Décret du 2 avril 2010, publié le 4 avril 2010 au Journal officiel, NOR : PREX1004887D