SOS Amitié

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SOS Amitié

Cadre
Fondation
Origine Drapeau de la France France
Identité
Siège Paris
Slogan Un mal, des mots
Site web www.sos-amitie.org

SOS Amitié est une fédération française d'associations loi de 1901, reconnue d'utilité publique, et assurant une permanence téléphonique pour écouter et aider les personnes en détresse psychologique, et ainsi prévenir leur suicide.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première association a été créée en France en 1960 à Boulogne-Billancourt de la rencontre du philanthrope Georges Lillaz avec le Pasteur Jean Casalis et son épouse, premiers écoutants du site SOS Amitié Île-de-France faisant le choix de la laïcité en 1970[1]. Elle a reçu 7 500 appels la première année[2]. La fédération a été reconnue d'utilité publique par un décret du 15 février 1967[3].

Ce concept d'association caritative est né en Grande-Bretagne sous le nom de The Samaritans (en) à la suite du suicide d'une adolescente anglaise de 14 ans qui pensait avoir contracté une infection sexuellement transmissible alors qu'elle avait simplement ses menstruations. Le Révérend Chad Varah (en) fait alors paraître une annonce dans le Times du 2 novembre 1953 : « Avant de vous suicider, appelez-moi à M.A.N. 90.00 »[4], inventant le premier service d’écoute téléphonique dans le monde pour aider les suicidaires, les désespérés ou les personnes isolées et à tous ceux qui ne se sentaient écoutés de personne.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Recevant désormais plus de 700 000 appels par an, dont un peu plus d'un dixième en région parisienne[5], 2 200 bénévoles se relaient 24h/24 et 365 jours/an pour assurer une permanence d'écoute (environ 400 000 heures). Le service est gratuit, anonyme, confidentiel, et le dialogue se veut non directif. Indépendante de tout mouvement politique ou confessionnel, l'association fonctionne grâce aux subventions des pouvoirs publics, aux dons des personnes physiques ou morales et au mécénat.

45 associations locales, réparties sur le territoire métropolitain, dont sept en régions parisiennes, sont regroupées au sein de la Fédération SOS Amitié France.

Sur Internet[modifier | modifier le code]

En complément de l'écoute par téléphone, SOS Amitié a mis en place un service d'écoute sur Internet, par messagerie instantanée dans une interface web, selon les mêmes règles et avec la même éthique que par téléphone. Un dialogue par chat est proposé chaque soir entre 19 heures et 23 heures, en utilisant un outil partagé avec Télé Accueil.

SOS Amitié Internet est une association fondée sous le régime de la loi de 1901 et affiliée à la Fédération SOS Amitié France. L'association recrute et assure la formation spécifique d'une équipe d'écoutants ayant déjà une pratique de l'écoute au téléphone à SOS Amitié.

Participation à l'action de l'INPES[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'amélioration de l'offre de prévention et d'aide à distance en santé (PADS) initiée en 2011 par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES)[6], SOS Amitié et 16 autres associations développent notamment leur site internet et travaillent de concert pour améliorer la formation des écoutants. Certaines de ces formations sont mutualisées. Ainsi, fin 2011, les écoutants de ces associations se sont rencontrés et ont bénéficié d'un week-end de formation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Dupont, « Face à la solitude existentielle de l’individu contemporain : les atouts de SOS Amitié », Revue SOS Amitié, 2010, no 143, p. 24-27.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui sommes-nous ? », sur le site de SOS Amitié Île-de-France.
  2. Jacques Mousseau, « Allo, j'écoute ! », Psychologie,‎ 1981, p. 61 (ISSN 0032-1583).
  3. Décret du 15 février 1967 portant reconnaissance d'une association comme établissement reconnu d'utilité publique, JORF no 45 du 22 février 1967, p. 1885, sur Légifrance.
  4. MAN pour MANsion House, Hôtel particulier
  5. M. K-D., « SOS Amitié Île-de-France : 50 ans d'espoir au bout du fil », BBI, Boulogne-Billancourt, Mairie de Boulogne-Billancourt, no 390, novembre 2010, p. 57 (ISSN 0767-8526).
  6. « Téléphonie santé + Internet : des dispositifs complémentaires et personnalisés au service de chacun », INPES, 24 octobre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]