Pelléas et Mélisande (opéra)

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Page d'aide sur les redirections Pour la pièce de théâtre écrite par Maurice Maeterlinck, voir Pelléas et Mélisande.
L'opéra Pelléas et Mélisande peint par Edmund Blair Leighton (1853-1922)
Le billet de banque 20 francs Debussy montre au verso le portrait de Debussy tandis que le dessin d'arrière-plan représente le décor de la scène intitulée "La Fontaine dans un parc" signé Lucien Jusseaume et Eugène Ronsin utilisé lors de la représentation de Pelléas et Mélisande en avril 1902 à l'Opéra comique[1].

Pelléas et Mélisande est un opéra en cinq actes (19 tableaux) de Claude Debussy, considéré par le compositeur comme un « drame lyrique ».

Le livret est de Maurice Maeterlinck[2], d'après sa pièce de théâtre homonyme. La première eut lieu le 30 avril 1902[2] à l'Opéra-Comique à Paris sous la direction d'André Messager[2].

L'opéra, comme la pièce de Maeterlinck, est une transposition du mythe de Tristan et Yseult : deux jeunes gens sont irrésistiblement amoureux; leur amour est interdit par la présence d'un mari âgé et violemment jaloux et ne peut s'accomplir que dans la mort.

Debussy a déclaré : « J'ai voulu que l'action ne s'arrêtât jamais, qu'elle fût continue, ininterrompue. La mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes et de la vie. Je n'ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât, par suite d'exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions de mes personnages. Elle s'efface dès qu'il convient qu'elle leur laisse l'entière liberté de leurs gestes, de leurs cris, de leur joie ou de leur douleur. »

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Mélisande (soprano)
  • Geneviève, mère de Golaud et Pelléas (contralto)
  • Arkel, roi d'Allemonde (basse)
  • Pelléas, petit-fils d'Arkel (ténor ou baryton Martin)
  • Golaud, demi frère de Pelléas (baryton)
  • Yniold, fils de Golaud, issu d'un premier mariage (soprano)
  • Un médecin (basse)
  • Un berger (basse)

C’est le choix de la cantatrice écossaise Mary Garden (1877-1967), souhaitée par Debussy et soutenue par le directeur de l’Opéra-Comique, Albert Carré (1852-1938), qui brouilla définitivement le musicien avec Maeterlinck qui voulait imposer sa maîtresse, Georgette Leblanc, lors de la création de l’opéra.

Orchestre[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Pelléas & Mélisande
Bois
3 flûtes (la 3e joue aussi la petite flûte),

2 hautbois, 1 cor anglais,

2 clarinettes,

3 bassons

Cuivres
4 Cors en Fa,

3 Trompettes en Fa,

3 trombones,

1 tuba

Percussions
3 timbales, cymbales,

triangle, glockenspiel, cloche en Sol

Cordes
2 harpes,

premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

Premier acte[modifier | modifier le code]

Scène 1 : Une forêt

  • Je ne pourrai plus sortir de cette forêt… Dieu sait jusqu'où cette bête m'a mené… (Golaud - Mélisande)
  • Pourquoi pleures-tu ? (Golaud - Mélisande)
  • Qu'est-ce qui brille… (Golaud - Mélisande)
  • Oh ! vous avez déjà des cheveux gris… (Mélisande - Golaud)

Golaud rencontre dans une forêt Mélisande en pleurs. Elle est très timide et paraît triste mais ne trahit toutefois pas la raison de son comportement. Golaud l'emmène avec lui.

Scène 2 : Un appartement dans le château

  • Voici ce qu'il écrit à son frère Pelléas (Geneviève)
  • Je n'en dis rien (Arkel - Geneviève)
  • Il avait toujours suivi mes conseils… (Arkel)
  • Grand-père… (Pelléas - Geneviève - Arkel)

Dans le château, Golaud écrit une lettre à son demi-frère Pelléas. Celui-ci doit introduire une recommandation au roi Arkel afin que Golaud puisse rentrer après six semaines de voyage par mer avec sa deuxième femme Mélisande. La lettre est apportée à Arkel par Geneviève. Pelléas veut quitter le château à cause d'un ami qui est sur le point de mourir. Arkel avait destiné à l'origine une autre femme comme épouse pour Golaud mais soutient toutefois son nouveau choix et son retour.

Scène 3 : Devant le château

  • Il fait sombre dans les jardins (Mélisande - Geneviève - Pelléas)
  • Il est temps de rentrer… (Geneviève - Mélisande - Pelléas)
  • Ne fais pas de bruit… (Golaud - Yniold)

Pelléas doit toutefois rester. Geneviève familiarise Mélisande avec son nouvel environnement. Mélisande craint l'obscurité du château et de sa forêt proche. Des voix sont entendues qui proviennent d'un navire en partance. Pelléas et Mélisande se rencontrent.

Mary Garden en Mélisande, le 4 d'avril 1908. Scène 1 acte III : Mélisande lissant sa longue chevelure et se penchant à une fenêtre de la tour tout en chantant.

Deuxième acte[modifier | modifier le code]

Scène 1 : Une fontaine dans le parc

Pelléas conduit Mélisande à la fontaine des aveugles dont l'eau permet de retrouver la vue. Mélisande laisse tomber la bague de Golaud dans le puits. À la même seconde, Golaud, dans un autre lieu, tombe de cheval et se blesse. Interlude I, pour orchestre

Scène 2 : Un appartement dans le château

  • Ah ! ah ! tout va bien… (Golaud)
  • Voulez-vous un peu d'eau… (Mélisande - Golaud)
  • Voyons; sois raisonnable, Mélisande. Que veux-tu que je fasse ?… (Golaud - Mélisande)
  • Tiens, où est l'anneau… (Golaud - Mélisande)

Il remarque que la bague n'est plus là, Mélisande prétend l'avoir perdue dans une grotte. Golaud l'envoie la chercher et ordonne à Pelléas d'aller avec elle.

Scène 3 : Devant une grotte

  • Oui, c'est ici (Pelléas - Mélisande)
  • Vous ne savez pas… (Pelléas - Mélisande)

Pelléas et Mélisande se heurtent dans la sombre grotte à trois misérables formes, sont confrontés à la maladie et à la famine et s'enfuient.

Interlude II, pour orchestre

Troisième acte[modifier | modifier le code]

Une autre photo de Mélisande à la fenêtre (Mary Garden, 4 avril 1908)

Scène 1 : Une des tours du château. Un chemin de ronde passe sous les fenêtres de la tour

  • Mes longs cheveux… (Mélisande)
  • Holà ! Holà ! ho… (Pelléas - Mélisande)
  • Il fait beau cette nuit… (Mélisande-Pelléas)
  • Je me penche… (Mélisande - Pelléas)
  • Je ne te donne pas ma main… (Mélisande - Pelléas)
  • Je vois une rose… (Mélisande - Pelléas)
  • Je les tiens dans mes mains… (Pelléas - Mélisande)
  • Je les noue aux branches du saule (Pelléas - Mélisande)
  • Que faites vous ici ? (Golaud)

Mélisande est à la fenêtre et peigne ses cheveux denoués. Pelléas vient au pied de la tour, s'extasie devant la longue chevelure de Mélisande, s'enroule dedans. Les cheveux de Mélisande s'emmêlent aux branches. Golaud arrive, et surprend la scène. « Vous êtes des enfants » dit-il.

Scène 2 : Les souterrains du château

  • Prenez garde… (Golaud - Pelléas)

Golaud a entraîné Pelléas dans les souterrains du château.

Scène 3 : Une terrasse au sortir du château

  • Ah ! je respire enfin… (Pelléas)
  • Oui elles se sont réfugiées (Golaud)

En remontant à la surface, Golaud ordonne à Pelléas d'éviter Mélisande. Interlude III, pour orchestre

Scène 4 : Devant le château, sous la fenêtre de Mélisande

  • Viens, nous allons nous asseoir ici (Golaud - Yniold)
  • Pelléas et petite-mère… (Golaud - Yniold)

Sous les fenêtres de Mélisande, Golaud interroge son fils d'un premier mariage, Yniold : « Pelléas et Mélisande sont-ils souvent ensemble ? De quoi parlent-ils ? S'embrassent-ils ? ». Golaud hisse son fils jusqu'à la fenêtre de la chambre où se trouvent Pelléas et Mélisande et lui demande ce qu'ils font (ils sont immobiles et silencieux et regardent la lumière). Yniold s'effraie. Golaud l'entraîne.

Quatrième acte[modifier | modifier le code]

Scène 1 : Un appartement dans le château

  • Où vas-tu ?… (Pelléas - Mélisande)

Pelléas, qui va quitter le château, donne pour le soir à Mélisande un dernier rendez-vous dans le parc, près de la fontaine.

Scène 2 : Un appartement dans le château

  • Maintenant que le père de Pelléas est sauvé (Arkel)
  • As-tu peur de mes vieilles lèvres… (Arkel - Mélisande - Golaud)
  • Une grande innocence… (Golaud)
  • Ne mettez pas votre main à la gorge (Golaud - Arkel - Mélisande)
  • Si j'étais Dieu j'aurais pitié du cœur des hommes (Arkel)

Arkel, à qui Mélisande vient rendre visite, exprime à la jeune femme son affection et sa pitié. Golaud survient, blessé au front, et refuse que sa femme le soigne. Il lui réclame son épée, la traîne par les cheveux et la jette à terre.

Interlude IV, pour orchestre

Scène 3 : Une fontaine dans le parc

  • Oh ! cette pierre est lourde (Yniold - Le Berger)

Yniold essaye de récupérer sa balle d'or coincée dans un rocher et observe un troupeau de moutons.

Scène 4 : le même lieu

  • C'est le dernier soir… (Pelléas - Mélisande)
  • Nous sommes venus ici… (Mélisande - Pelléas)
  • Tu ne sais pas pourquoi… (Pelléas - Mélisande)
  • Où es-tu ?… (Pelléas - Mélisande)
  • Quel est ce bruit ?… (Pelléas - Mélisande)
  • Écoute ! (Pelléas - Mélisande)
  • Oh ! oh ! Je n'ai pas de courage ! (Mélisande)

Pelléas entre, suivi de Mélisande. C'est le dernier soir. Pelléas et Mélisande échangent un baiser en s'avouant leur amour. On ferme les portes du château : ils se retrouvent empêchés d'entrer. Golaud surgit par derrière un arbre, et frappe Pelléas à mort qui tombe près de la fontaine, tandis que Mélisande s'enfuit.

Cinquième acte[modifier | modifier le code]

Scène unique : Une chambre dans le château

  • Ce n'est pas de cette petite blessure (Le Médecin - Arkel - Golaud - Mélisande)
  • Comment te trouves-tu ? (Arkel - Mélisande - Golaud)
  • Mélisande, as-tu pitié de moi ? (Golaud - Mélisande)
  • Où es-tu ? Mélisande ! (Golaud - Arkel - Mélisande)
  • Qu'y a-t-il ? (Golaud - Le Médecin - Arkel)
  • Qu'y a-t-il ? (Le Médecin - Arkel)

Golaud a blessé légèrement Mélisande. Elle a mis au monde une petite fille. Elle a déliré plusieurs jours durant et est mourante à présent. Golaud lui demande pardon et tente, en vain, de lui faire avouer qu'elle fut coupable. Mélisande meurt doucement, en silence.

Première et réception[modifier | modifier le code]

Depuis le soir de mai 1893 où Debussy a assisté à la représentation de la pièce, il s'est écoulé presque dix ans. La générale, le 28 avril 1902, qui se déroule en public et salle pleine, donne lieu à réactions et controverses : des rires, des « conversations fiévreuses » — mais nulle présence ou intervention de la police comme on a pu le lire (p. 289-313). Le musicologue Denis Herlin cite entre autres l'agenda d’Henri Busser : « Peu de protestations. [...] Debussy est dans le cabinet de Messager où il reçoit visites et félicitations. ». Et dans le journal de Busser, où ce dernier est plus nuancé : « Debussy s’est réfugié dans le bureau de Messager et fume nerveusement cigarette sur cigarette. Conseil de guerre avec Albert Carré et Messager. Nous sommes atterrés de l’accueil fait particulièrement au troisième acte. On a ri quand Mélisande dit : “Je ne suis pas heureuse ici”, après la scène où Golaud la traîne par les cheveux[3]. »

Dès le lendemain de cette générale — donc la veille de la première —, la censure fait couper des parties de la scène 4 de l'acte 3.

Henri Busser écrit dans son journal à propos de la première : « Le première représentation reçoit du public un meilleur accueil : trois et quatre rappels par acte. La scène du petit Yniold soulève encore quelques murmures, vite apaisés. Salle enthousiaste pour les deux derniers actes. »

Cette incompréhension n'empêche pas le succès  : « Pélléastres » et « contrapuntistes » s'affrontent. Debussy déclare : « Je ne crois plus à l'omnipotence de votre sempiternel do, ré, mi, fa, sol, la, si, do. Il ne faut pas l'exclure mais lui donner de la compagnie depuis la gamme à six tons jusqu'à la gamme à vingt et un degrés… Avec les vingt-quatre demi-tons contenus dans l'octave, on a toujours à sa disposition des accords ambigus qui appartiennent à trente-six tons à la fois. »

Vincent d’Indy salue et défend Pelléas dans son article de juin 1902 dans la revue L’Occident : « Quoi qu’il en soit, à quelque genre qu’on veuille ou ne veuille pas rattacher Pelléas et Mélisande, que résulte-t-il de l’audition pour tout esprit débarrassé du parti pris ?..., la sensation d’une très belle œuvre d’art que l’on peut ne pas comprendre tout d’abord, – c’est le cas, je l’ai expliqué, de la plupart de critiques professionnels et aussi de bon nombre de musiciens, – mais qui n’en éveille pas moins dans l’âme ce frémissement, constatation de beauté, que connaissent bien ceux dont l’enthousiasme artistique n’est point atrophié, et aussi le désir de réentendre, sûr garant de la valeur d’une œuvre[4]. »

Interprétations célèbres[modifier | modifier le code]

Discographie et filmographie[modifier | modifier le code]

Les versions de Pelléas et Mélisande disponibles sur support CD sont les suivantes :

Direction Date En studio ou sur le vif Pelléas Mélisande Golaud Arkel Yniold Geneviève Éditeur
Roger Désormière 1941 Studio Jacques Jansen Irène Joachim Henri Etcheverry Paul Cabanel Leila Ben Sedira Germaine Cernay EMI
Emil Cooper 1945 Sur le vif au Met, NYC Martial Singher Bidú Sayão Lawrence Tibbett Alexander Kipnis Lilian Raimondi Margaret Harshaw
Désiré-Emile Inghelbrecht 1951 Sur le vif à la BBC, Londres Camille Maurane Suzanne Danco Henri Etcheverry André Vessières Marjorie Westbury Oda Slobodskaya Testament
Ernest Ansermet 1952 Studio Pierre Mollet Suzanne Danco Heinz Rehfuß André Vessières Flore Wend Hélène Bouvier Decca
Désiré-Emile Inghelbrecht 1952 Sur le vif au TCE, Paris Camille Maurane Suzanne Danco Maurice de Groote André Vessières Marjorie Westbury Christiane Gayraud INA
Jean Fournet 1953 Studio Camille Maurane Janine Micheau Michel Roux Xavier Depraz Annick Simon Rita Gorr Philips
Herbert von Karajan 1954 Sur le vif à la RAI de Rome Ernst Haefliger Elisabeth Schwarzkopf Michel Roux Mario Petri Graziella Sciutti Christiane Gayraud
André Cluytens 1955 Sur le vif à la Radio bavaroise Pierre Mollet Janine Micheau Henri Etcheverry Pierre Froumenty Jeanne Roland Agnès Disney
André Cluytens 1956 Studio Jacques Jansen Victoria de los Ángeles Gérard Souzay Pierre Froumenty Françoise Ogéas Jeannine Collard EMI
Jean Morel 1960 Sur le vif au Met, NYC Theodor Uppman Victoria de los Ángeles George London Giorgio Tozzi Mildred Allen Regina Resnik
Désiré-Emile Inghelbrecht 1962 Sur le vif au TCE, Paris Jacques Jansen Micheline Grancher Michel Roux André Vessières Françoise Ogéas Solange Michel Naive
Jean Fournet 1962 Sur le vif au Teatro Colón, Buenos Aires Pierre Mollet Victoria de los Ángeles Julien Haas Joseph Rouleau Olga Chelavine Solange Michel
Désiré-Emile Inghelbrecht 1963 Sur le vif au TCE, Paris Camille Maurane Micheline Grancher Jacques Mars André Vessières Françoise Ogéas Marie Luce Bellary Barclay (33t)
Vittorio Gui 1963 Sur le vif au Festival de Glyndebourne Hans Wilbrink Denise Duval Michel Roux Guus Hoekman Rosine Brédy Anna Reynolds Glyndebourne
Ernest Ansermet 1964 Studio Camille Maurane Erna Spoorenberg George London Guus Hoekman Rosine Brédy Josephine Veasey Decca
Lorin Maazel 1969 Sur le vif à la RAI de Rome Henri Gui Jeannette Pilou Gabriel Bacquier Nicola Zaccaria Adriana Martino Anna Reynolds
Jean-Marie Auberson 1969 Sur le vif au Grand Théâtre de Genève Eric Tappy Erna Spoorenberg Gérard Souzay Victor de Narké Anne-Marie Blanzat Arlette Chédel Claves
Pierre Boulez 1970 Studio George Shirley Elisabeth Söderström Donald McIntyre David Ward Anthony Britten Yvonne Minton Sony
Rafael Kubelik 1971 Sur le vif à la Radio bavaroise Nicolai Gedda Helen Donath Dietrich Fischer-Dieskau Peter Meven Walter Gampert Marga Schiml Orfeo
Herbert von Karajan 1978 Studio Richard Stilwell Frederica von Stade José van Dam Ruggero Raimondi Christine Barbaux Nadine Denize EMI
Serge Baudo 1978 Studio Claude Dormoy Michèle Command Gabriel Bacquier Roger Soyer Monique Pouradier-Duteil Jocelyne Taillon RCA
Armin Jordan 1979 Studio Eric Tappy Rachel Yakar Philippe Huttenlocher François Loup Colette Alliot-Lugaz Jocelyne Taillon Erato
Mark Elder 1981 Sur le vif au London Coliseum Robert Dean Eilene Hannan Neil Howlett John Tomlinson Rosanne Brackenridge Sarah Walker Chandos
Claudio Abbado 1986 Sur le vif à La Scala, Milan Kurt Ollmann Frederica von Stade John Bröcheler Nicolai Ghiaurov Patrizia Pace Glenys Linos
John Carewe 1988 Studio Malcolm Walker Eliane Manchet Vincent Le Texier Peter Meven Christian Fliegner Carol Yahr Pierre Verany
Charles Dutoit 1990 Studio Didier Henry Colette Alliot-Lugaz Gilles Cachemaille Pierre Thau Françoise Golfier Claudine Carlson Decca
Claudio Abbado 1991 Studio François Le Roux Maria Ewing José van Dam Jean-Philippe Courtis Patrizia Pace Christa Ludwig DGG
Jean-Claude Casadesus 1996 Sur le vif à l'Opéra de Lille Gérard Théruel Mireille Delunsch Armand Arapian Gabriel Bacquier Françoise Golfier Hélène Jossoud Naxos
Bernard Haitink 2000 Sur le vif au TCE, Paris Wolfgang Holzmair Anne Sofie von Otter Laurent Naouri Alain Vernhes Florence Couderc Hanna Schaer Naive

DVD[modifier | modifier le code]

- Direction musicale - - Direction de la mise en scène - Date Pelléas Mélisande Golaud Arkel Yniold Geneviève
John Eliot Gardiner
Pierre Strosser
1987
François le Roux
Colette Alliot-Lugaz
José van Dam
Roger Soyer
Françoise Golfier
Jocelyne Taillon
Pierre Boulez
Peter Stein
1992
Neill Archer
Alison Hagley
Donald Maxwell
Kenneth Cox
Samuel Burkey
Penelope Walker
Andrew Davis
Graham Vick
1999
Richard Croft
Christiane Oelze
John Tomlinson
Gwynne Howell
Jake Arditti
Jean Rigby
Franz Welser-Möst
Sven-Eric Bechtolf
2004
Rodney Gilfry
Isabel Rey
Michael Volle
László Polgár
Eva Liebau
Cornelia Kallisch
Bertrand de Billy
Laurent Pelly
2009
Stéphane Degout
Natalie Dessay
Laurent Naouri
Philip Ens
Beate Ritter
Marie-Nicole Lemieux
John Eliot Gardiner
Stéphane Braunschweig
2010
Phillip Addis
Karen Vourc'h
Marc Barrard
Markus Hollop
Dima Bawab
Nathalie Stutzmann
Philippe Jordan
Robert Wilson
2013
Stéphane Degout
Elena Tsallagova
Vincent Le Texier
Franz Joseph Selig
Julie Mathevet
Anne Sofie von Otter

Droits[modifier | modifier le code]

Bien qu'en principe les œuvres de Debussy soient tombées dans le domaine public partout dans le monde, Pelléas et Mélisande reste protégé, dans l'Union européenne et autres pays appliquant un délai de 70 ans post mortem, jusqu'en 2020, le livret étant de Maeterlinck (mort en 1949).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ariane Charton, Debussy, Folio Biographies, 2012, p. 196-198 (ISBN : 978-2070-43982-9).
  2. a, b et c François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 344
  3. Henri Busser, De Pelléas aux Indes galantes : de la flûte au tambour, Paris, Fayard, 1955, p. 113-114.
  4. « Pelléas et Mélisande » cent ans après : études et documents, sous la direction de Jean-Christophe Branger, Sylvie Douche et Denis Herlin, Lyon, Symétrie, 2013, p. 499-502 (ISBN 978-2-914373-85-2).