Cecil Beaton

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Cecil Walter Hardy Beaton (Hampstead, Londres, 14 janvier 1904 - Broad Chalke, Wiltshire, 18 janvier 1980) est un photographe de mode et de portrait britannique. Il est également au cours de sa vie scénographe, concepteur de costumes pour le cinéma et le théâtre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cecil Beaton se fait connaître par une première exposition à Londres en 1926 qui est bien accueillie. Il a alors son propre studio pour créer des photographies de mode ou des portraits[1]. À la fin des années 1920, il travaille pour l'édition américaine de Vogue[2] qui l'a embauché au départ comme illustrateur avant de devenir photographe[1]. Il est alors publié ponctuellement à l'intérieur du British Vogue[3]. Puis il signe un contrat avec cette version britannique du magazine Vogue en 1931 — il fait sa première couverture en juillet 1932[3] — pour lequel il collabore jusqu'au milieu des années 1950 aux côtés de Henry Clarke.

Commençant sa carrière par photographier ses riches amis hédonistes des Bright Young Things, il travaille également avec le magazine de mode Harper's Bazaar et comme photographe pour Vanity Fair.

Dans le Hollywood des années 1930, il réalise de nombreux portraits de célébrités, et est portraitiste officiel de la famille royale en 1937[1].

En 1948, il photographie les spectaculaires robes de bal de Charles James. Au début des années 1950, il a pour modèle favori l'élégante Fiona Campbell-Walter[4]. Jugé démodé, il est renvoyé de Vogue dans les années 1950 et devient photographe indépendant[1]. C'est à cette période qu'il s'oriente vers la décoration pour le théâtre ou pour le cinéma[1]. En 1964, il intègre la Royal Photographic Society[1].

Ses principales expositions se sont tenues au National Portrait Gallery à Londres en 1968 et en 2004.

Au cours de sa carrière, il est également illustrateur et chroniquer[5]

Photographies célèbres[modifier | modifier le code]

Costumes[modifier | modifier le code]

Un des costumes créé par Cecil Beaton et porté par Audrey Hepburn dans My Fair Lady

Récompenses[modifier | modifier le code]

Beaton a obtenu le Tony Award du meilleur costume en 1957.

Il est Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique et fait chevalier en 1972[6] .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

- M.P. "Chez le dernier des esthètes anglais : Cecil Beaton" (Plaisir de France, no 323, septembre 1965, pp .26 à 32, ill. de vues de Reddish House dt deux portraits photographiques de Beaton).

Télévision[modifier | modifier le code]

Cecil Beaton (série « Le Bal du Siècle ») : diffusé sur France 5, un portrait réalisé par Benjamin Roussel rend hommage à Cecil Beaton. Avec les témoignages de Mario Testino, Marisa Berenson, Leslie Caron ou Lee Radziwill, ce film revient sur la vie du prince de la Photographie.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Cecil Beaton était connu pour son homosexualité :

«  Mes amitiés avec les hommes sont plus merveilleuses qu'avec les femmes. Je n'ai jamais été amoureux d'une femme et je ne pense pas que je le serai jamais de la même façon qu'avec un homme. Je suis vraiment un terrible, terrible homosexualiste et j'essaie tellement de ne pas l'être. »

(cité par Hugo Vickers, Cecil Beaton, Londres, Weidenfeld et Nicolson, 1985.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Dictionnaire mondial de la Photographie, Paris, Larousse,‎ 2001 (ISBN 2-03-750014-9, lire en ligne), « Beaton sir Cecil - photographe britannique », p. 64
  2. Nathalie Herschdorfer (préf. Todd Brandow), Papier glacé : un siècle de photographie de mode chez Condé Nast [« Coming into fashion »], Paris, Thames & Hudson,‎ 2012, 296 p. (ISBN 978-2-87811-393-8, résumé), « Introduction », p. 11
  3. a et b (en) Hilary Alexander, « Bailey rolls back the years for Vogue at 90 », sur telegraph.co.uk, The Daily Telegraph,‎ 6 novembre 2006 (consulté le 3 janvier 2014)
  4. (en) Design Museum et Paula Reed, Fifty fashon looks that changed the 1950s, Londres, Conran Octopus, coll. « Fifty Fashion Looks »,‎ 2012, 112 p. (ISBN 978 1 84091 603 4, résumé), « Fiona Campbell-Walter - Vogue's 'most beautiful' model », p. 38
  5. Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins : 1945 - 1965, Filipacchi,‎ février 1994, 225 p. (ISBN 978-2850183416, notice BnF no FRBNF35660421, résumé), « Fiona Campbell-Walter », p. 98
  6. London Gazette : no 45595, p. 1686, 10-02-1972

Lien externe[modifier | modifier le code]