Cavaliers de Cleveland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cavaliers de Cleveland
Logo du club
Généralités
Nom(s) précédent(s) Cleveland Cavaliers
depuis 1970
Date de fondation 1970
Couleurs Bourgogne, or, bleu foncé et blanc
Salle Quicken Loans Arena
(20 562 places)
Siège Flag of Cleveland, Ohio.svg Cleveland
Ohio Ohio
Drapeau des États-Unis États-Unis
Manager Chris Grant
Entraîneur Mike Brown
La salle des Cavs, la Quicken Loans Arena

Les Cavaliers de Cleveland (Cleveland Cavaliers en anglais) sont une franchise de basket-ball de la NBA basée à Cleveland dans l'État de l'Ohio.

Historique de la franchise[modifier | modifier le code]

Les premières années (1970-1974)[modifier | modifier le code]

La franchise des Cavaliers est fondée en 1970, avec Bill Fitch comme entraîneur. La première saison est très difficile : les Cavaliers commencent par 7 matchs à l'extérieur qu'ils perdent tous avec 17 points d'écart en moyenne. La première victoire arrive au bout du 16e match face à Portland. Les Cavs finissent bons derniers de la ligue avec un bilan de 15 victoires pour 67 défaites.

La mauvaise performance de la saison passée octroie au Cavaliers le premier choix de la draft 1971 : c'est Austin Carr qui est sélectionné. Issu de l'université de Notre Dame, il a enregistré une moyenne de 34,5 points durant sa carrière universitaire. Un honnête début de saison porte Cleveland à 15 victoires en 39 matchs, mais l'équipe s'effondre en janvier et termine la saison une nouvelle fois en dernière position avec seulement 23 victoires.

Durant l'intersaison 1972, les Cavs échangent Butch Beard aux Seattle Sonics contre Lenny Wilkens. Mais Wilkens, blessé, est indisponible en début de saison ce qui condamne Cleveland, remportant finalement 32 matchs, grâce à de bonnes performances collectives au mois de mars.

Pendant l'été 1973, Cleveland échange deux valeurs sûres (John Johnson et Rick Roberson) aux Portland Blazers en échange du 2nd choix de draft avec lequel l'équipe sélectionne Jim Brewer. Le joueur est une déception, tournant à 6 points de moyenne, et le club ne remporte que 29 matchs.

L'accession aux play-offs (1974-1978)[modifier | modifier le code]

1974-75 est la première saison où l'équipe est enfin compétitive, et prétend même à une place en play-offs pour la première fois de son histoire. Mais les blessures de joueurs-clés comme Jim Cleamons ou Austin Carr vont coûter leurs chances aux Cavs qui manquent les play-offs d'une victoire, avec un bilan de 40 victoires pour 42 défaites.

Le début de saison calamiteux réalisé en 1975-76 est vite rattrapé quand les Cavs récupèrent Austin Carr de blessure. Le jeu très collectif de Cleveland — 7 joueurs à plus de 10 points de moyenne — permet aux Cavs de réaliser une très bonne seconde partie de saison qui leur offre la première participation en play-offs de leur histoire avec 49 victoires pour 33 défaites.

Leur première série en play-offs, face aux Washington Bullets, est serrée : Cleveland remporte 3 matchs à chaque fois dans les dernières secondes, pour finalement remporter la série 4 manches à 3.

Accédant aux finales de Conférence face aux Boston Celtics, les Cavs accusent le coup quand leur meilleur marqueur (et deuxième rebondeur de l'équipe), Jim Chones, se fracture le pied. Les Cavaliers sont finalement battus en 6 manches par les Celtics.

Stimulés par leur réussite la saison précédente, les Cavs réalisent un excellent début de saison 1976-77. Rattrapés par les blessures, Cleveland baisse de rythme mais rallie toutefois les play-offs avec finalement 43 victoires. Ils retrouvent à nouveau les Bullets de Washington qui prennent leur revanche sur la saison précédénte.

Durant l'intersaison, les Cavs perdent Jim Cleamons, parti aux New York Knicks, mais compensent avec la signature de Walt Frazier, qui s'impose dans l'équipe comme second meilleur marqueur, derrière Campy Russell. La saison 1977-78 se termine une nouvelle fois au premier tour des play-offs, où Cleveland perd contre les Knicks.

Une période tourmentée (1978-1986)[modifier | modifier le code]

La série de trois apparitions consécutives en play-offs prend fin en 1978-79 à cause de nombreuses blessures dans l'effectif. Avec seulement 30 victoires au compteur, l'entraîneur Bill Fitch, aux commandes depuis la création du club, est limogé. La saison 1979-80 est une saison de transition sans play-offs pour Cleveland.

Les Cavs sont vendus pendant l'été 1980 à Ted Stepien. Il nomme immédiatement Bill Musselman entraîneur. Mais Musselman ne tient même pas une saison à son poste, Cleveland plonge à 28 victoires. Seul Mike Mitchell est une source de satisfaction avec 24 points de moyenne par match (8e dans la ligue). Mitchell quitte le club pour San Antonio durant l'été 1981.

La saison 1981-82 est misérable pour Cleveland qui clôt son exercice avec 19 défaites consécutives. Les 15 maigres victoires sont le pire bilan du club depuis sa création. Le résultat catastrophique n'assure même pas le premier choix de draft aux Cavs, qui l'ont échangé aux Lakers deux ans plus tôt pour Don Ford, qui ne joue que deux saisons à Cleveland. Les Lakers sélectionnent James Worthy avec ce premier choix. Les Cavs ne remportent que 23 matchs durant la saison 1982-83, mais évitent quand même une nouvelle saison à plus de 60 défaites avec l'acquisition de World B. Free en décembre qui mène la franchise avec 24 points de moyenne.

La vente de l'équipe en 1983 aux frères Gund ne change pas les résultats sportifs, les Cavs sont pour la sixième saison consécutive privés de play-offs.

L'arrivée de George Karl pour la saison 1984-85 va enfin permettre à la franchise de redécoller, après un départ catastrophique (2 victoires en 21 matchs), les Cavs se qualifient enfin pour les play-offs avec un bilan de 36 victoires pour 46 défaites. Ils sont battus au premier tour par les Boston Celtics.

Durant la draft 1985, les Cavs sélectionnent Charles Oakley mais l'échangent immédiatement à Chicago contre Keith Lee et Ennis Whatley. Les deux joueurs n'apportent quasiment rien à Cleveland tandis qu'Oakley aura une excellente carrière entre Chicago et New York. La saison 1985-1986 est une nouvelle fois sans play-offs.

L'ère Price-Daugherty (1986-1995)[modifier | modifier le code]

Après plusieurs décisions catastrophiques, la chance va enfin sourire à Cleveland qui échange Roy Hinson à Philadelphie contre le 1er choix de la draft 1986.

Il est utilisé pour sélectionner Brad Daugherty, tandis que Ron Harper est sélectionné en 9e position, et Mark Price, sélectionné par Dallas au second tour, est récupéré.

Le 19 juin, deux jours après la draft, Wayne Embry est nommé vice-président et General Manager du club, faisant de lui le premier manager noir de l'histoire des sports professionnels aux États-Unis.

Associé à la venue de Lenny Wilkens au poste d'entraîneur et du jeune John "Hot Rod" Williams, les Cavaliers présentent enfin le profil d'une équipe prometteuse.

Et si les Cavs finissent derniers de leur division avec 31 victoires, l'avenir ne semble pas moins prometteur : Harper, Daugherty et Williams sont les trois meilleurs marqueurs de l'équipe, tous trois nommés dans la All-Rookie team (équipe virtuelle des meilleurs débutants de la saison élue par un panel de journalistes).

Les performances aperçues la saison précédente paient enfin durant la saison 1987-88, même s'ils sont affaiblis en cours de saison par le transfert qui envoie le rookie Kevin Johnson, Tyrone Corbin et Mark West aux Phoenix Suns contre Larry Nance : 12 défaites sur les 15 matchs suivants le transfert. Les Cavaliers se qualifient néanmoins pour les play-offs avec un bilan de 42 victoires pour 40 défaites grâce à une solide défense. Ils sont battus au premier tour par les Chicago Bulls de Michael Jordan, qui va devenir au fil des saisons le grand bourreau du club.

Le quatuor Williams / Daugherty / Harper / Price trouve le bon rythme après deux saisons passées ensemble : la saison 1988-89 est la plus victorieuse de l'histoire du club avec 57 matchs remportés. Seconds dans leur Conférence, les Cavaliers vont de nouveau se faire battre par les Bulls de Michael Jordan au terme du cinquième match, qui marque le panier de la victoire dans les dernières secondes. Ce tir d'anthologie est surnommé « The Shot ».

La saison suivante est ternie par les blessures, qualifiés de justesse, les Cavs sont sortis une nouvelle fois au premier tour, par les Philadelphia Sixers cette fois ci. Mais la saison 1990-91 est encore pire : seul Craig Ehlo parvient à jouer les 82 matchs. Mark Price manque notamment 66 matchs, un ligament du genou gauche déchiré après s'être jeté sur un ballon perdu. Cette blessure réduit grandement ses capacités physiques jusqu'à la fin de sa carrière. Pour noircir encore plus le tableau, Danny Ferry, le second choix de la draft 1989 acquis en échange de Ron Harper durant l'intersaison, est loin d'être à la hauteur (8,6 points de moyenne).

Les Cavaliers ne remportent finalement que 33 rencontres. Ils sélectionnent à la draft Terrell Brandon en 11e position, qui s'avère être rapidement un remplaçant de qualité pour Mark Price.

Le club retrouve son niveau en 1991-92. Débarrassée des blessures, l'équipe égalise son record de victoires en saison régulière, et remporte pour la première fois en 16 ans une série de play-offs face aux New Jersey Nets. Après avoir éliminé les Boston Celtics au second tour au terme d'une série très disputée, les Cavaliers sont finalement battus par les futurs champions en titre : les Chicago Bulls.

Pour la saison 1992-93, les Cavaliers enregistrent l'arrivée de Gerald Wilkins. Après un début de saison difficile que Brad Daugherty manque à la suite d'une blessure, l'équipe réalise une fin de saison tonitruante pour obtenir un bilan de 54 victoires pour 28 défaites. Mais une fois de plus, les Cavaliers sont éliminés en play-offs par les Chicago Bulls. À la fin de la saison, Lenny Wilkens démissionne pour rejoindre Atlanta. La draft apporte de nouveau un joueur de choix au club : Chris Mills. Les Cavs font une autre bonne opération en échangeant un futur choix de draft contre Tyrone Hill, qui s'installe rapidement comme un valeureux ailier fort capable au rebond.

Le remplaçant de Wilkens, Mike Fratello, connaît des difficultés à cause des blessures subies par Brad Daugherty et Larry Nance. Avec 47 victoires, les Cavs rallient néanmoins les play-offs, juste pour se faire balayer au premier tour par les Chicago Bulls.

Le changement de stade pour la saison 1994-95, de la banlieue au centre ville, ne brise pas le signe indien qui frappe depuis plusieurs saisons les joueurs : Brad Daugherty et Gerald Wilkins manquent la saison complète tandis que Mark Price et son remplaçant Terrell Brandon en sont absents une grande partie. Pour rester compétitif, Fratello met un place un système de jeu défensif consistant à ralentir le rythme du jeu au maximum. Les 89,8 points encaissés en moyenne par match sont le second plus faible total de l'histoire de la ligue depuis la mise en place de l'horloge des 24 secondes. Avec un effectif réduit au minimum, les Cavaliers se qualifient ainsi pour les play-offs, et sont éliminés au premier tour par les New York Knicks.

Une longue période de transition (1995-2003)[modifier | modifier le code]

Ses problèmes de dos semblant incurables, Brad Daugherty part à la retraite. Terrell Brandon prend alors les commandes : meilleur marqueur de l'équipe, il est nommé au All-Star Game.
Les Cavaliers, même s'ils ne marquent que 91 points par match, se qualifient de nouveau pour les play-offs grâce à leur défense de fer : les 88,5 points encaissés par match sont un nouveau record dans la ligue. Mais les lacunes offensives sont fatales à l'équipe en play-offs qui est de nouveau balayée par les Knicks au premier tour.

Le jeu ralenti à l'extrême montre ses limites pendant la saison 1996-97 : même si les 85,6 points encaissés de moyenne sont un nouveau record, les Cavaliers laissent échapper les play-offs de justesse en perdant le dernier match de la saison face aux Washington Bullets.

Cet échec est l'occasion de rénover de fond en comble l'équipe : les quatre meilleurs marqueurs Terrell Brandon, Chris Mills, Tyrone Hill et Bobby Phills quittent le club. Brandon et Hill sont transférés à Milwaukee dans un échange à trois équipes où Cleveland récupère Shawn Kemp. Chris Mills et Bobby Phills, arrivés à la fin de leurs contrats, signent ailleurs.
Pour les remplacer, Cleveland récupère Wesley Person. Arrive également le pivot lituanien Žydrūnas Ilgauskas, sélectionné un an plus tôt lors de la draft.

Les changements portent leurs fruits : Shawn Kemp porte l'équipe jusqu'aux play-offs avec 47 victoires. Au sein de l'équipe, les six meilleurs marqueurs ne jouaient pas à Cleveland la saison passée !

Les espoirs du club lors de la saison 1998-1999 (raccourcie à cause de la grève des joueurs) s'envolent quand Žydrūnas Ilgauskas se fracture le pied après 5 matchs. Fratello, qui ne parvient pas à qualifier le club en play-offs, est remplacé par Randy Whitman. Ilgauskas, indisponible également pour la saison suivante condame de nouveau les Cavs. Shawn Kemp, esseulé, ne peut empêcher Cleveland de perdre 50 matchs, même si la draft a apporté Andre Miller qui semble être le meneur du futur des Cavs. En revanche, le flair du club à la draft semble disparaître et plusieurs mauvais choix vont se succéder au fil des années : Trajan Langdon, DeSagana Diop, Dajuan Wagner et Chris Mihm.

Kemp, sur le déclin, est transféré à Portland avant la saison 2000-01. Mais les joueurs obtenus en retour n'apportent pas de contribution significative. Danny Ferry, après 10 saisons passées à Cleveland, quitte le club en étant le joueur ayant joué le plus de matches sous le maillot des Cavaliers (avec 723).

Pour la troisième saison consécutive les Cavs sont privés de play-offs avec seulement 30 victoires.

Le nouvel entraîneur John Lucas ne parvient pas à changer les résultats du club : les Cavs remportent un match de moins que la saison précédente. La seule satisfaction est Andre Miller qui est le meilleur passeur de la ligue. Durant la draft 2002, les Cavs réalisent un bon coup en sélectionnant au second tour Carlos Boozer, qui monte rapidement en puissance au sein du club.

L'ère LeBron James (2003-2010)[modifier | modifier le code]

Durant l'intersaison, les Cavs se séparent de leurs deux meilleurs marqueurs : Miller est envoyé aux Los Angeles Clippers contre Darius Miles, un jeune ailier athlétique, Lamond Murray est envoyé à Toronto contre un futur choix de draft. La saison est littéralement sabordée, pour augmenter les chances d'obtenir le premier choix de la draft : les Cavs ont déjà en vue LeBron James, le lycéen qui est déjà un phénomène local et au potentiel illimité. Ils finissent derniers de la ligue, ex aequo avec les Denver Nuggets. Mais la loterie les départage en leur faveur, ils obtiennent le premier choix.

La saison 2003-04 démarre avec une ferveur qu'on n'avait plus vu depuis longtemps à Cleveland. James répond à toutes les attentes et devient meilleur marqueur de l'équipe. Il est nommé rookie de l'année. Les Cavaliers manquent les play-offs d'une victoire, à cause d'une fin de saison catastrophique mais l'avenir du club semble rayonnant.

Cependant, le départ de Carlos Boozer est un coup dur pour l'équipe. Ce dernier demande au club, durant l'été 2004, de lever l'option d'un an supplémentaire qu'elle détient, pour resigner immédiatement un plus long contrat. Le staff des Cavs accepte, mais une fois l'option levée, Boozer signe immédiatement un énorme contrat avec le Utah Jazz que les Cavs ne peuvent égaliser. La franchise s'en sort honorablement en remplaçant Boozer par Drew Gooden qui réalise alors sa meilleure saison. Si sur le plan individuel LeBron James progresse, l'équipe manque une nouvelle fois les play-offs de peu, alors qu'elle était en tête de sa division au début de la saison.

Afin de retrouver les play-offs dès la saison 2005-06 qui débute, les Cavs nomment Danny Ferry, l'ancienne gloire du club, au poste de manager. Peu après son arrivée, il conclut un nouveau contrat avec Žydrūnas Ilgauskas et recrute 2 agents libres de bon calibre, Larry Hughes et Donyell Marshall. Le premier sort d’une saison à Washington au cours de laquelle il a été le seul joueur de la ligue à aligner au moins 22 points, 6 rebonds, 4 passes et 2,5 interceptions. Le second, en provenance de Toronto, est un ailier expérimenté qui détient le record NBA du nombre de paniers à 3 points marqués en un match (12). Fort de ce recrutement de qualité, la franchise de Cleveland réalise un excellent départ avec un bilan en novembre 2005 de 10 victoires pour 4 défaites. Après 3 mois équilibrés, l’arrivée de Ronald Murray en provenance des Sonics relance la machine qui se remet à gagner à l’approche des play-offs.

Dans le sillage d’un LeBron James au-delà des 30 points par match et présent dans le top 20 de plus de 25 catégories statistiques, les Cavs obtiennent 50 victoires pour la première fois depuis 1993 ainsi qu'une qualification en phase finale attendue depuis 1998. opposés aux Washington Wizards, la série se joue autour du duel entre James et Gilbert Arenas. Dans le sillage de King James, les Cavs remportent la confrontation en 6 matches avant de défier les Pistons. Après avoir mené à la surprise générale 3 victoires à 2, les Cavaliers s'inclinent finalement face à la défense de fer de la franchise de Détroit. Cleveland ne marque que 61 points lors du match numéro 7, établissant le record du plus faible total pour un match décisif de play-offs.

Lors de la saison 2006-2007, les Cavaliers créent la surprise en play-offs. Ils ont remporté la finale de conférence face aux Pistons de Detroit pour la première fois, de l'histoire de la franchise. Alors que ces derniers menaient 2 à zéro, les Cavs ont remporté les quatre matches suivantes, un exploit réalisé seulement par les Baltimore Bullets et les Chicago Bulls seules formations à avoir réussi pareil exploit précédemment. Exceptionnel lors du Game 5 (48 points dont 29 des 30 derniers de son équipe), LeBron James est évidemment la clé de ces performances avec le soutien de l'inattendu rookie Daniel Gibson notamment dans le Game 6 (31 points avec 5/5 à 3 points[1]). Cleveland perd la finale 4 à 0 contre les Spurs de San Antonio.

Le 22 mars 2008, à seulement 23 ans, LeBron James devient le meilleur marqueur de l'histoire des Cavaliers, avec 10 414 points en seulement 5 saisons en NBA. Record battu face aux Raptors de Toronto.

Cleveland finit premier de la Conférence et de la NBA avec 66 victoires pour 16 défaites, le record de la franchise. Les Cavs rencontrent au premier tour des playoffs les Pistons de Detroit menés par Richard Hamilton. Detroit est privé d'Allen Iverson, blessé au dos et se fait balayer 4 - 0 par les Cavaliers. En demi-finale les Cavs rencontrent les Hawks d'Atlanta qui sortent d'un premier tour difficile face au Heat de Miami. Cleveland balaye les Hawks 4 victoires à 0.

En finale de conférence, les Cavs rencontrent le Magic d'Orlando. Le collectif d'Orlando étant trop fort et les intérieurs de Cleveland se faisant dominer par Dwight Howard, les Cavs sont défaits 4-2 par le Magic aux portes des Finales NBA, malgré un LeBron James toujours aussi étonnant.

C'est une nouvelle désillusion pour Cleveland, leurs intérieurs n'ayant pas réussi à contenir Howard, les spécialistes estiment qu'il faut apporter du renfort à LeBron, et vite, car l'été 2010 où James sera agent-libre arrive à grands pas.

Le jeudi 25 juin 2009, les Cavaliers échangent Ben Wallace et Sasha Pavlovic contre le pivot star de la NBA, Shaquille O'Neal en provenance des Suns de Phoenix. Le General Manager des Cavaliers Danny Ferry espère qu'en associant LeBron James et le pivot le plus dominant des années 2000, Cleveland pourra remporter son premier titre NBA. LeBron James est élu MVP de la saison reguliere en 2010.

Shaquille O'neal

Le début de saison est difficile, malgré un LeBron toujours aussi incroyable, les Cavaliers sont irréguliers et ont du mal à jouer avec Shaq. Mais en décembre, l'équipe se réveille, les coéquipiers de James (Williams, Shaq, West…) retrouvent des couleurs et Cleveland commence à jouer vraiment comme un candidat au titre. Ce réveil est bien illustré par leur victoire face aux Lakers le 25 décembre. Les Cavaliers enchainent les victoires et remontent à la 1ère place de la ligue, prenant une avance confortable face à leurs opposant à l'Est.

Le mercredi 17 février 2009, on annonce un "blockbuster deal" à l'américaine. Ce trade rassemble les franchises des Los Angeles Clippers, des Washington Wizards et des Cleveland Cavaliers. Les Cleveland Cavaliers lâchent Ilgauskas et un premier tour de draft et récupère Sebastian Telfair et Antawn Jamison.

Les Cavaliers terminent la saison en tête de la ligue (61 victoires - 21 défaites) et affronteront au 1er tour les Chicago Bulls mais perdent 4-2 face aux Boston Celtics lors de la demi-finale de conférence. C'est une nouvelle désillusion pour la ville de Cleveland qui a peur de perdre son joyau, LeBron James, agent libre à la fin de la saison.

Le départ du « King », l'après LeBron (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Byron Scott devient l'entraîneur de l'équipe de Cleveland, prenant la succession de Mike Brown.

Mais il n'aura pas l'occasion d'entrainer LeBron James. Le 8 juillet 2010, au cours d'une conférence pseudo-dramatique par sa mise en scène, que le monde du basket appelle "The Decision", ce dernier annonce qu'il rejoint le Heat de Miami. C'est une grande déception pour la ville de Cleveland. De plus, l'autre étoile de la franchise, Shaquille O'Neal, quitte aussi Cleveland et signe en faveur des Celtics. La saison de Cleveland tourne rapidement en un enfer, Anderson Varejão et Mo Williams deux joueurs importants, se blessent manquant plusieurs semaines de compétition. Enfin les Cavaliers battent un record NBA, avec 26 défaites consécutives le 9 février 2011 : ce total égalise le plus mauvais du sport américain, record établit par la franchise des Tampa Bay Buccaneers sur les saisons NFL 1976 et 1977[2]. Paradoxalement, un an presque jour pour jour, le 8 février 2010 les Cavs avaient le meilleur bilan de la ligue avec 41 victoires pour 11 défaites. Les Cavs finissent la saison 2010-2011 avec le plus mauvais bilan de la Conférence Est (19-63). Ils obtiennent le premier choix de la draft 2011 lors de la Lottery Pick, le 17 mai 2011, grâce aux droit des Los Angeles Clippers obtenus grâce à un échange comportant également Baron Davis et qui envoie Mo Williams et Jamario Moon à Los Angeles[3]. Ils possèdent également le quatrième choix de la draft, grâce à leur mauvais bilan.

Une équipe redressée (2011-2013)[modifier | modifier le code]

Le 23 juin, lors de la draft 2011, ils sélectionnent pour le premier choix le meneur star de Duke, Kyrie Irving, et pour le quatrième choix l'ailier fort de UT-Austin, Tristan Thompson.

Irving s'impose tout de suite comme le nouveau leader des Cavaliers en tournant à plus de 18 points en moyennes et en étant décisif. Il reçoit le Trophée de Rookie Of The Year et est déjà considéré comme une future superstar[réf. nécessaire]. Il ramène aussi les Cleveland Cavaliers dans la course aux playoffs mais la blessure d'Anderson Varejao à la mi-saison les fait chuter au classement.

Durant la saison 2012-2013, les Cavaliers Cleveland finissent avec le 3e plus mauvais bilan de la Conférence Est (24 V - 58 D). Beaucoup de joueur se blessent. Même si cette équipe commence à se fonder un collectif jeune et athlétique[réf. nécessaire], elle enchaîne les défaites.

Ils possèdent le premier choix lors de la Lotterie Pick et pendant la Draft NBA 2013, ils choisissent en 1er choix Anthony Bennett, une surprise totale car Alex Len ou Nerlens Noel devait être choisi selon les Bookmakers[réf. nécessaire]. Ils choisiront aussi Sergey Karasev.

Cleveland fait un excellent recrutement[réf. nécessaire] avec l'arrivée de Andrew Bynum, le pivot de Philadelphie qui signe pour 24 millions de dollars sur deux ans. Le contrat comporte beaucoup de critères qui minimiseraient les dégâts si Andrew Bynum n'était pas apte à jouer une saison[réf. nécessaire].

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Cavaliers de Cleveland
Effectif actuel
Entraineur : Mike Brown
Ailier fort 15 Drapeau du Canada Anthony Bennett (R) Injured UNLV
Ailier, Ailier Fort 6 Drapeau des États-Unis Earl Clark Louisville
Meneur 8 Drapeau de l'Australie Matthew Dellavedova (R) Saint Mary's
Ailier 9 Drapeau : Royaume-Uni Luol Deng Duke
Arrière 30 Drapeau des États-Unis Carrick Felix (R) Injured Arizona State
Arrière, Ailier 33 Drapeau des États-Unis Alonzo Gee Alabama
Meneur 2 Drapeau des États-Unis Kyrie Irving (C) Duke
Meneur 1 Drapeau des États-Unis Jarrett Jack Georgia Tech
Ailier 10 Drapeau de la Russie Sergueï Karassev (R) Trioumf Lioubertsy
Arrière, Ailier 0 Drapeau des États-Unis C.J. Miles Skyline HS, Texas
Pivot 14 Drapeau des États-Unis Henry Sims Georgetown
Ailier fort 13 Drapeau du Canada Tristan Thompson Texas
Ailier fort, Pivot 17 Drapeau du Brésil Anderson Varejão (C) Brésil
Arrière 3 Drapeau des États-Unis Dion Waiters Syracuse
Pivot 40 Drapeau des États-Unis Tyler Zeller North Carolina
(C) - Capitaine (AL) - Agent libre (R) - Rookie - Injured Blessé (Injured)

Meilleurs marqueurs de l'Histoire de la franchise[modifier | modifier le code]

Place Nom du joueur Pays Points
1er LeBron James Drapeau des États-Unis États-Unis 15 251
2e Žydrūnas Ilgauskas Lituanie Lituanie 10 616
3e Brad Daugherty Drapeau des États-Unis États-Unis 10 389
4e Austin Carr Drapeau des États-Unis États-Unis 10 265
5e Mark Price Drapeau des États-Unis États-Unis 9 543
6e Bingo Smith Drapeau des États-Unis États-Unis 9 513
7e John Williams Drapeau des États-Unis États-Unis 8 504
8e Larry Nance Drapeau des États-Unis États-Unis 7 257
9e Campy Russell Drapeau des États-Unis États-Unis 6 588
10e World B. Free Drapeau des États-Unis États-Unis 6 329
Dernière mise à jour : le 27 avril 2013
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Records de la franchise[modifier | modifier le code]

Les records individuels pour la franchise sont[4] :

  • Meilleur marqueur : LeBron James (15 251 points).
  • Meilleur passeur : Mark Price (4 206 passes décisives).
  • Meilleur rebondeur : Žydrūnas Ilgauskas (5 904 rebonds).
  • Meilleur contreur : Žydrūnas Ilgauskas (1 269 contres).
  • Meilleur intercepteur : LeBron James (955 interceptions).
  • Matchs joués : Žydrūnas Ilgauskas (771 matchs joués).

Dernière mise à jour: le 27 avril 2013.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Joe Menzer et Burt Graeff, Cavs from Fitch to Fratello: The Sometimes Miraculous, Often Hilarious Wild Ride of the Cleveland Cavaliers, Sagamore Publishing, 1994
  • (en) Nate Leboutillier, The Story of the Cleveland Cavaliers, Creative Education, 2006
  • (en) Terry Pluto et Brian Windhorst, The Franchise: LeBron James and the Remaking of the Cleveland Cavaliers, Gray & Company Publishers, 2007
  • (en) David Aretha, Kings of the Court: The Cleveland Cavaliers, Myreportlinks, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cleveland rejoint San Antonio »
  2. « Cleveland s’arrête à 26 défaites », sur rmcsport.fr,‎ 12 février 2011 (consulté le 12 janvier 2012)
  3. (en) « Cavaliers Acquire 2011 First Round Pick and Two-Time All-Star Baron Davis From Clippers », sur nba.com,‎ 24 février 2011 (consulté le 12 janvier 2012)
  4. (en)« Cleveland Cavaliers Career Leaders », sur basketball-reference.com (consulté le 27 avril 2013)