Pivot (basket-ball)

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Au basket-ball, le pivot (en anglais : center) ou intérieur est le joueur situé le plus près du panier quand le jeu est en place. C'est l'un des cinq postes traditionnels, et c'est celui qui effectue l'entre-deux (ou jumpball en anglais, au début du match, quand les deux pivots se mettent en face-à-face et l'arbitre lance la balle en l'air).

Le pivot est généralement le joueur le plus grand et le plus lourd (mais aussi le plus lent) de son équipe. Ce poste est appelé ainsi car, étant la plupart du temps placé très près du panier, il doit souvent pivoter après avoir reçu le ballon pour se retrouver en direction du panier. Son rôle est généralement d'utiliser sa taille et sa masse physique pour marquer des paniers à courte distance, et empêcher les joueurs de l'équipe adverse de s'approcher de son propre panier. Pour correctement se mettre en place, sa taille imposante peut faire peur aux adversaires, mais il doit avoir une très bonne habileté pour éviter les risques de perte de balles lors des lay-ups, tirs et la réception de la passe.

Dans le basket-ball moderne de haut-niveau, la plupart des pivots mesurent plus de 2,05 m — certains atteignent 2,25 m comme le chinois Yao Ming (2,29m) — et pèsent plus de 100 kg.

Un poste très prisé[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la National Basketball Association (NBA) devient l'antre des pivots, à l'époque on considère même qu'une équipe ne peut gagner un titre sans un bon pivot[1].

Les Celtics de Boston avec Bill Russell (années 1960), les 76ers de Philadelphie et les Lakers de Los Angeles avec Wilt Chamberlain (années 1960), les Lakers avec Kareem Abdul-Jabbar (années 1970 et 1980), les Spurs de San Antonio avec David Robinson (années 1990), les Rockets de Houston avec Hakeem Olajuwon (années 1990), les Knicks de New York avec Patrick Ewing (années 1990), le Magic d'Orlando, les Lakers de Los Angeles, le Heat de Miami et les Cavaliers de Cleveland avec Shaquille O'Neal (années 1990/2000) s'imposeront ainsi parmi les meilleures équipes. Parmi tous les titres de NBA Most Valuable Player décernés aux joueurs de la NBA, ce sont les pivots les plus titrés, 24 trophées leur ayant été décernés (à l'issue du trophée 2014)[2].

Cette recherche d'un pivot dominateur conduit à une sur-représentation de ce poste dans le premier choix des drafts NBA, souvent source de désillusion (Pervis Ellison, Michael Olowokandi, Kwame Brown...). Depuis le choix de Magic Johnson en 1979 (qui avec ses 2 m 05 avait un physique hors norme pour le poste), deux franchises ont sélectionné un meneur en numéro 1, les Bulls de Chicago avec Derrick Rose en 2008 et les Wizards de Washington avec John Wall en 2010. Les Bulls avaient déjà mis à mal la légende du pivot joueur indispensable, en récupérant Michael Jordan au troisième choix de la draft derrière deux pivots (si Olajuwon mérite son rang avec deux titres, ce n'est pas le cas du no 2 Sam Bowie). Les Bulls remportent six titres en l'absence de pivot dominant[1].

Un club comme les Lakers de Los Angeles a une culture de pivots dominants : quatre pivots faisant partie des meilleurs de l'histoire ont évolué aux Lakers : George Mikan, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar et Shaquille O'Neal.

Pivots célèbres[modifier | modifier le code]

Américains[modifier | modifier le code]

Dwight Howard aux J.O. 2008.
Yao Ming au dunk.

Hakeem Olajuwon

Autres[modifier | modifier le code]

Féminines[modifier | modifier le code]

Uļjana Semjonova.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Larry Bird vous conte la draft NBA », Le Journal du dimanche,‎ 2 juillet 2007 (consulté le 27 août 2009)
  2. Les 24 titres de NBA Most Valuable Player remportés par un pivot l'ont été par Bill Russell en 1958, 1961, 1962, 1963 et 1965, Wilt Chamberlain en 1960, 1966, 1967 et 1968, Wes Unseld en 1969, Willis Reed en 1970, Kareem Abdul-Jabbar en 1971, 1972, 1974, 1976, 1977 et 1980, Dave Cowens en 1973, Moses Malone en 1979, 1982 et 1983, Hakeem Olajuwon en 1994, David Robinson en 1995 et Shaquille O'Neal en 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]