Angelo Branduardi

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Angelo Branduardi

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Angelo Branduardi au violon (Trente, Italie, 2012)

Informations générales
Naissance 12 février 1950
Cuggiono (Italie)
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Instruments Violon et guitare
Années actives en activité depuis 1974
Labels Lungomare / EMI
Site officiel angelobranduardi.it

Angelo Branduardi est un cantautore (auteur-compositeur-interprète) italien né le 12 février 1950 à Cuggiono, près de Milan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Angelo Branduardi est né le 12 février 1950 dans une petite ville de la province de Milan, Cuggiono. Sa famille s'installe rapidement à Gênes où il étudie le violon au Conservatoire Niccolò Paganini, avant d'être engagé comme soliste dans l'orchestre du Conservatoire[1]. Plus tard, la famille d'Angelo Branduardi déménage à Milan, où il rencontre le poète italien Franco Fortini[2].

Il suit des cours de philosophie et commence simultanément à composer des chansons. Au début des années 1970, Angelo Branduardi rencontre Luisa Zappa qui écrira la plupart des textes de ses chansons, et deviendra sa femme[1].

Multi-instrumentiste (il a lui-même enregistré l'ensemble des instruments pour la musique du film Secondo Ponzio Pilato en 1988[3]), il chante et il joue notamment du violon et de la guitare. L'artiste enregistre son premier album Branduardi en 1974 ; avec ses ritournelles, ses berceuses et ses danses populaires, le succès et la reconnaissance viennent à la fin des années 1970. Sa musique est généralement décrite comme une sorte de folk-rock d'influence médiévale[4].

Angelo Branduardi à Bologne dans une attitude scénique habituelle.
(Bologne, Italie, 2008)

Il interprète en plusieurs langues — italien, français, anglais, espagnol, langues anciennes — les textes de Serge Essenine, François d'Assise et consacre un album complet à William Butler Yeats, le grand poète irlandais. Par ailleurs Angelo Branduardi s'est associé à plusieurs reprises aux œuvres du compositeur français Alan Simon (Le petit Arthur, Excalibur la légende des celtes, Gaia[5]...). Les paroles de ses albums en français sont pour la plupart signées Étienne Roda-Gil[6]. Branduardi a toutefois confié l'adaptation en français de certaines de ses chansons à Pierre Grosz, Serge Sauvé ou Georges Moustaki[7]. Cependant, lors d'une interview accordée le 20 février 2010, Angelo Branduardi a confié « qu'il y avait peu de chances aujourd’hui pour qu’il chante d’autres chansons en français après la mort d’Étienne Roda-Gil[8]. »

Musicien sans concession, il a souvent fui le devant de la scène pour écrire des musiques de films, enregistrer de la musique ancienne (œuvres de Giorgio Mainerio)[4]. Éternel amateur, il est certainement un des derniers troubadours[9],[Note 1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • ITA OMRI 2001 Uff BAR.svg 4e classe / Officier : Ufficiale Ordine al Merito della Repubblica Italiana (2 juin 2005)[10].

Méthode d'écriture de ses chansons[modifier | modifier le code]

Angelo Branduardi privilégie l'émotion à la technique pure d'écriture. Il le précise lui-même dans une interview[11] : « Carl Orff a écrit une méthode pour apprendre la musique qui disait à peu près ceci : à chaque note correspond une image. Si tu joues trois notes (une grave, une aiguë, une grave) et que tu demandes à un enfant de dessiner, il dessinera une montagne. Moi, je procède de la même manière. J’ai un son et je lui associe une idée, que ma femme traduit en paroles. »

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 1974: Branduardi '74
  • 1975: La luna
  • 1976: Alla fiera dell'est
  • 1977: La pulce d'acqua
  • 1978:
    • À la foire de l'est (version française de Alla fiera dell'est)
    • Highdown fair (version anglaise de Alla fiera dell'est)
  • 1979:
    • Cogli la prima mela
    • La demoiselle (version française de La pulce d'acqua)
  • 1980:
    • Va où le vent te mène (version française de Cogli la prima mela)
    • Life is the only teacher (version anglaise de Cogli la prima mela)
    • Fables and fantasies (version anglaise de La pulce d'acqua)
    • Branduardi '74 (version anglaise de Branduardi '74)
    • Gulliver, la luna e altri disegni (réédition de l'album La luna avec ajout du titre Gulliver)
  • 1981:
    • Confession d'un malandrin (version française de Gulliver, la luna e altri disegni)
    • Branduardi '81 (sorti également, la même année, dans une version française)
  • 1983: Cercando l'oro (sorti également, la même année, dans une version française sous le titre: Tout l'or du monde)
  • 1986: Branduardi canta Yeats
  • 1988: Pane e rose (sorti également, la même année, dans une version française sous le titre: Du pain et des roses)
  • 1990: Il ladro
  • 1992: Si può fare
  • 1992: Musiche da film (compilation de musiques de films)
  • 1993: Ça se fait (version française de Si può fare)
  • 1994: Domenica e lunedì
  • 1995: La menace (version française de Domenica e lunedì)
  • 1996: Futuro Antico avec l'ensemble « Chominciamento di Gioia »
  • 1998: Il dito e la luna
  • 1998: Il giocatore di biliardo
  • 1999: Futuro Antico 2 (sur les traces des Patriarches) avec l'ensemble « Finisterrae »
  • 2000: L'infinitamente piccolo (sorti également dans des versions: française, allemande, grecque et flamande)
  • 2002: Futuro Antico 3 (Mantoue, la musique à la Cour des Gonzague) avec l'ensemble « Scintille di Musica » de Francesca Torelli
  • 2003: Altro ed altrove, parole d'amore dei popoli lontani
  • 2005: Platinum Collection (compilation comprenant un inédit et des réorchestrations)
  • 2007: Futuro Antico 4 (Venise et le Carnaval) avec l'ensemble « Scintille di Musica » de Francesca Torelli
  • 2007: La Lauda di Francesco, DVD du spectacle
  • 2009: Futuro Antico 5 (Musique de la Sérénissime) avec l'ensemble « Scintille di Musica » de Francesca Torelli
  • 2009: Senza Spina (11 enregistrements live à l'Olympia 1986 et 3 inédits studio)
  • 2009: Futuro Antico 6 (Rome et la fête de Saint Jean) avec l'ensemble « Scintille di Musica » de Francesca Torelli
  • 2010: Futuro Antico 7 (Le Carnaval Romain) avec l'ensemble « Scintille di Musica » de Francesca Torelli
  • 2011: Così è se mi pare
  • 2013: Il rovo e la rosa, ballate d'amore e di morte
  • 2014: Futuro antico 8 (Trentin, musique à la cour des Princes évêques) avec l'ensemble « Scintille di Musica » de Francesca Torelli

Albums en français[modifier | modifier le code]

  • 1978 A la foire de l'est
  • 1979 La demoiselle
  • 1980 Va où le vent te mène
  • 1981 Confession d'un malandrin
  • 1981 Branduardi 81
  • 1983 Tout l'or du monde
  • 1988 Du pain et des roses
  • 1993 Ca se fait
  • 1995 La menace

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Angelo Branduardi introduit fréquemment ses concerts par un petit monologue commençant par ces mots : « Io sono il trovatore (Je suis le troubadour)... »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) « Angelo Branduardi », sur le site de « La Favola Blu » (consulté le 16 novembre 2014).
  2. (it) Angelo Carotenuto, « Branduardi si racconta... », sur le site de La Repubblica,‎ 9 mars 2014 (consulté le 16 novembre 2014).
  3. « Secondo Ponzio Pilato (Musiza 1988) », Soundtracks, sur le site officiel d'Angelo Branduardi (consulté le 19 novembre 2014).
  4. a et b (it) Enrico Deregibus (dir.), Dizionario completo della Canzone italiana, Giunti,‎ 2006, 479 p. (ISBN 978 8 80975 625 0, lire en ligne), p. 71-74.
  5. « Catalogue auteur > Alan Simon », sur le site des éditions Casterman (consulté le 16 novembre 2014).
  6. (it) « Angelo Branduard si racconta », sur le site de Sentire (consulté le 8 décembre 2014).
  7. « Discographie en langues étrangères », sur le site officiel d'Angelo Branduardi (consulté le 16 novembre 2014).
  8. Interview accordée à Ezio Guiatamacchi : Une journée inoubliable
  9. Caroline Plume, « Angelo Branduardi, le dernier troubadour », sur le site de Suite 101,‎ 8 juillet 2013 (consulté le 16 novembre 2014).
  10. (it) « comunicati del Presidente Ciampi (communiqués du Président Ciampi) », sur Presidenzia della Repubblica (Présidence de la République),‎ juin 2005 (consulté le 16 novembre 2014).
  11. Jean Baptiste, « Angelo Branduardi : moderne, forcément », L'Humanité,‎ 23 novembre 1993 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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