Culture du Bangladesh

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La culture du Bangladesh est un mélange complexe, vieux de 2 500 ans, de plusieurs cultures et religions, dont l'hindouisme, le jaïnisme, le bouddhisme et l'islam.

Musique, danse et théâtre[modifier | modifier le code]

Danseuse
Article détaillé : Musique bangladaise.

La musique et la danse du Bangladesh ont de manière générale trois styles : classique, folklorique et moderne. Le style classique est influencé par des formes classiques de la musique du sous-continent indien, avec l'influence de plusieurs danses, dont bharata natyam et kuchipudi. Plusieurs danses populaires du nord-est du sous-continent indien, dont le monipuri et le santal, sont pratiquées au Bangladesh, quoique souvent dans des formes spécifiquement bengalies.

Il y a une riche tradition de chansons folkloriques, avec des paroles parlant de spiritualité, mysticisme et dévotion, et particulièrement d'amour. On y reconnaît les traditions bhatiali, baul, marfati, murshidi et bhawaiya. Les compositeurs notoires sont Lalon Shah, Hason Raja, Kangal Harinath, Romesh Shill et Abbas Uddin. Parmi les plus modernes, on trouve Rabindra Sangeet et Kazi Nazrul Islam et plusieurs groupes rock.

Il y a plusieurs instruments de musique, dont la flûte de bambou (banshi), les tambours (dole), un simple instrument à une corde appelé ektara, un instrument à quatre cordes appelé dotara, et les mandira (petits instruments de percussion en métal).

Le théâtre est populaire au Bangladesh, que ce soit dans la tradition bengalî ou occidentale. Jatra, ou théâtre folklorique, parle de héros, de contes mythologiques et de contes folkloriques d'amour et de tragédie, tous en théâtre à ciel ouvert.

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Poupée traditionnelle

Plusieurs artistes peintres bangladais sont connus : Zainul Abedin, SM Sultan, Quamrul Hassan, Shahabuddin Ahmed, Ronobi, Hashem Khan...

L'artisanat joue un rôle vital dans la transmission de la culture du Bangladesh. On y trouve des styles uniques dans le textile, l'artisanat du métal, la joaillerie, le bois (bambou, canne à sucre), et la poterie. Le nakshi kantha (patchwork brodés) est originaire du Bangladesh ; autrefois utilisés, ces patchwork peuvent être seulement décoratifs.

Fêtes[modifier | modifier le code]

Pohela Boishakh

Parmi les fêtes et festivals les plus populaires, on trouve Pohela Baishakh (le premier jour du calendrier bengalî), le Jour de l'indépendance, le Jour de deuil, la Journée du Mouvement pour la Langue, durga puja (festival hindou), et les plus importantes fêtes musulmantes : Aïd el-Fitr, Aïd el-Kebir, et la Passion d'al-Husayn (Moharram).

Mariage[modifier | modifier le code]

Un mariage traditionnel est organisé par les ghotok (marieuses), typiquement des amis ou parents du couple. Ils facilitent les présentations et aident à convenir d'un honorable montant pour la dot. La cérémonie est divisée en quatre parties : la gaye holud de la femme, la gaye holud de l'homme, la beeya et la bou bhaat, qui ont souvent lieu sur des jours séparés. Le premier évènement d'un mariage est symbolique : l'homme donne à la femme un anneau marquant les « fiançailles » (en réalité déjà commencées).

Lors de la gaye holud de la femme, la famille de l'homme (sauf l'homme lui-même) vont en procession chez la femme. On décore de henné les mains de la femme, assise sur un dais et habillée le plus souvent en orange ; toutes les personnes présentes lui donnent à manger des gourmandises, un à un.

Le mariage lui-même est la beeya, organisée par la famille de la femme. Ce jour-là, les membres les plus jeunes de la famille de la femme barricadent l'entrée et demandent de l'argent à l'homme pour le laisser entrer. L'homme et la femme sont assis séparément, et un kazi (personne habilitée par le gouvernement à effectuer la cérémonie), accompagné des parents et d'un wakil (témoin) des deux côtés demandent le assentiment de la femme, puis de l'homme, pour l'union.

S'ensuit la fête, bhou bhaat, organisée par la famille de l'homme, et beaucoup plus informelle que la beeya.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine du Bangladesh est caractérisée par l'abondance des épices et la multiplicité des saveurs. Le poisson est la source principale de protéine, le Bangladesh ayant une longue façade maritime. La cuisine est également connue pour ses gourmandises (rasgulla, chomchom, etc.).

Religion[modifier | modifier le code]

Le Bangladesh est ethniquement assez homogène, 98 % des habitants étant bengalis. La majorité des Bangladais est musulmane (88 %). Il y a également, en moindre nombre, des hindous, des bouddhistes et des chrétiens.

Sport[modifier | modifier le code]

Les sports les plus populaires au Bangladesh sont le cricket, le football et le kabaddi.

Source[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Suhail M. Islam, Culture and Customs of Bangladesh, ABC-CLIO/Greenwood, 2011, 192 p. (ISBN 978-0-31334-919-5)