Couleurs panarabes

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Le drapeau de la révolte arabe, inventé par Mark Sykes (en)[1]

Les couleurs panarabes sont les couleurs rouge, noir, vert et blanc, issues du drapeau de la Révolte arabe. On retrouve ces couleurs dans la plupart des drapeaux des pays arabes.

Ces couleurs sont inspirées d'un vers de Safiy-eddine Al-Hali : « Blancs sont nos bienfaits, noires sont nos batailles, verts sont nos pâturages, rouges sont nos épées » (بيض صنائعنا سود وقائعنا..خضر مرابعنا حمر مواضينا).

Sur la gauche un triangle rouge, prolongé par trois bandes horizontales noire, verte et blanche.

Ces couleurs avaient été adoptées par la Grande révolte arabe de 1916, révolte qui visait à la formation d'un royaume arabe englobant tout le Croissant fertile. La révolte éclata, mais une fois les terres arabes libérées de l'occupation turque, les Européens se partagèrent le Moyen-Orient suivant l'accord Sykes-Picot.

Drapeaux arborant les couleurs panarabes[modifier | modifier le code]

Évolution des drapeaux des pays ayant arboré les couleurs panarabes[modifier | modifier le code]

La Libye arbore les couleurs panarabes sur son drapeau depuis la prise de pouvoir de Kadhafi en 1969. Elle les abandonne en 1977 pour qu'il ressemble moins à celui de l'Égypte de Sadate (qui était allé en Israël) et réaffirmer l'attachement à l'Islam et à la révolution socialiste.

La Syrie arbore les couleurs panarabes sur ses drapeaux depuis sa déclaration d'indépendance en 1920, puis de façon définitive lors de l'accession effective à l'indépendance en 1946. Elle aura des drapeaux identiques à d'autres pays arabes lors d'éphémères tentatives d'unions panarabes.

Le drapeau de l'Irak adopté en 1921 était déjà constitué des couleurs panarabes. L'Irak a ensuite adopté un drapeau portant les trois étoiles de la proposition d'alliance avec l'Égypte et la Syrie. Elles ont ensuite changé de sens pour correspondre à la devise du parti Baath.

Le drapeau du Yémen a été adopté en mai 1990 quand les deux Yémen se sont réunis pour former un pays unique. Les couleurs panarabes étaient déjà présentes sur les drapeaux du Sud et du Nord Yémen.

Les caractères arabes[modifier | modifier le code]

Les musulmans ne sont pas censés sacraliser d'icônes, de couleurs ou de façon plus générale des choses, car cela est considéré par eux comme allant contre l'esprit du monothéisme, un certain aniconisme plus ou moins strict existe dans l'islam (voir l'article Représentation figurée dans les arts de l'Islam). Ainsi, les musulmans se servent plutôt de versets du Coran calligraphiés comme par exemple dans le palais de l'Alhambra, des formes géométriques (arabesques) ou de représentation de la Ka'ba pour décorer les mosquées, les maisons et les lieux publics.

On retrouve ainsi ces caractères arabes dans certains drapeaux :

  • Sur le drapeau d'Irak, la devise Allah akbar (arabe : الله أَكْبَر, Dieu est grand) est dessinée. L'ancienne version, cursive, aurait été écrite de la main même de Saddam Hussein, tandis que la nouvelle, en calligraphie kufique (de la ville de Kufa, près de Nadjaf) est typique des chiites.
  • Sur le drapeau de l’Arabie saoudite, à côté du sabre blanc (symbolisant la justice) on trouve l'inscription en arabe de la profession de foi لآ اِلَـهَ اِلاَّ لله محمد رسول الله (Lâ ilâha illa-llâh, muḥammadun rasûlu-llâhi) : « Il n'y a nulle autre divinité hormis Allah, et Mahomet est son prophète »

Pays musulmans arborant des couleurs proches, sans relever du panarabisme[modifier | modifier le code]

Certaines couleurs liées à l'islam (le vert) et/ou à la Turquie (le rouge) ont inspiré certains drapeaux de pays non arabes mais majoritairement musulmans. C'est le cas de l'Iran et du Tadjikistan majoritairement persanophones et de l'Azerbaïdjan et de l'Ouzbékistan majoritairement turcophones. Toutefois aucun de ces pays ne possède la couleur noire dans son drapeau, contrairement à ceux qui portent les couleurs panarabes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Kingdom of Hejaz 1915-1925 »,‎ novembre 2003 (consulté le 2 novembre 2009)

Lien externe[modifier | modifier le code]