Culture du Liban

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Temple de Jupiter à Baalbek

Considéré à une époque comme « la Suisse du Moyen-Orient », le Liban partage avec celle-ci, outre ses montagnes et son activité bancaire intensive, le raffinement qui se développe ordinairement dans les pays servant de plaques tournantes culturelles et financières.

La raison en est entre autres historique : ceux des Croisés qui avaient pris goût au climat du Liban et y avaient fait souche apprirent vite que le Coran interdisait le prêt à intérêt. Le christianisme oriental ne s'y opposant pas de son côté, et les besoins de financement existant dans tous les pays du monde, ils développèrent donc des activités de banque et de finance, celles-là même qui étaient refusés en Orient par les musulmans et en Occident par le christianisme occidental. Les chrétiens occupèrent donc au Liban très exactement le créneau qu'avaient beaucoup de juifs en Europe et qu'y auront plus tard les protestants, et cela pour la même raison : coudées franches vis-à-vis des prescriptions de la religion dominante.

Comme l'Église maronite était rattachée à Rome au XIIe siècle, les maronites ont beaucoup contribué à l'importation de la culture occidentale au Liban. À partir de 1860, ces derniers se sont établis dans les villes où sunnites et grecs orthodoxes cohabitaient déjà. La culture libanaise s'est donc enrichie au gré du rapprochement géographique des communautés religieuses, des apports de l'immigration et des influences françaises et américaines. La clef de voûte de la culture libanaise a longtemps été le développement de villes cosmopolites et tolérantes.

Un confluent de cultures[modifier | modifier le code]

La culture est triple : restée en partie francophone (la France a dans le cas précis du protectorat qui lui avait été confié par la SDN laissé un bon souvenir dans la population, et a longtemps gardé une bonne image au Liban), elle se juxtapose avec une importante présence américaine (l'Université américaine est l'un des hauts lieux d'étude de Beyrouth).

Les relations culturelles entre le Liban et l'Égypte[modifier | modifier le code]

Les relations culturelles entre le Liban et Égypte est considéré comme un genre unique de relations historiques culturels, Parce qu'il ya un chevauchement considérable entre les culture libanaise et égyptienne , en particulier dans les domaines de la littérature , le théâtre, le cinéma et journalisme , chacun un d'eux a joué un rôle essentiel vers l'autre en particulier dans le théâtre, le cinéma et le journalisme, qui est ce qui a été confirmé par la Conférence Égypte aux yeux des libanais et qui se situe dans les activités du programme culturel en l'Égypte aux yeux du monde. Qui se tient au siège du ministère du Tourisme égyptien , et en présence de l'ambassadeur du Liban en Égypte , Madeleine Tabar et Ahmed Ghanem fondateur du programme culturel l'Égypte aux yeux du monde et une élite d'artistes libanais[1] .

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature libanaise.

La littérature libanaise est notamment conservée à la Bibliothèque nationale du Liban.

Faris Chidyaq[modifier | modifier le code]

Khalil Gibran, Autoportrait avec muse (vers 1911)

Faris Chidyaq, romancier du XIXe siècle, auteur du roman La Jambe sur la jambe, est considéré comme l'un des pères fondateurs de la littérature arabe moderne.

Khalil Gibran[modifier | modifier le code]

Le poète et philosophe de l'existence Gibran Khalil Gibran est connu dans tous les pays occidentaux pour son ouvrage Le Prophète. Ce livre ne parle pas de Mahomet, mais simplement des enseignements d'un homme sage imaginé par Gibran et qui répond à des questions que lui pose le peuple d'Orphalèse sur la vie, la mort, les enfants, l'amitié, l'amour, les aliments et beaucoup d'autres choses. Le succès de cet œuvre a été immédiat et mondial. Avec le livre biblique de l'Ecclésiaste et les Roubeyat d'Omar Khayyam, on le trouve dans les bibliothèques de beaucoup de personnes philosophes ou aspirant à le devenir. Khalil Gibran est l'objet d'une actualité littéraire et artistique dense et quasi permanente alors que 2006 sera une année de commémoration internationale tant du personnage que de l'œuvre, sous l'égide de la chaire de l'université du Maryland aux États-Unis.

Wadih Saadeh[modifier | modifier le code]

Wadih Saadeh est un poète et journaliste libanais né en 1948. Il a travaillé dans le domaine de journalisme à Beyrouth, Londres, Paris et Nicosie, avant de voyager, en 1988, à Sydney où il continue dans le même domaine. Il a publié dix livres de poésie, dont quelques-uns ont été traduits en français, en anglais, en allemand et en espagnol et a participé à plusieurs festivals de poésie.

Quelques noms de la musique libanaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique libanaise.
Fairuz en concert (2001)

Stylistes et créateurs de mode[modifier | modifier le code]

Maisons de joaillerie libanaises[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La réalisatrice Jocelyne Saab (2008)
Article détaillé : Cinéma libanais.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Pinta, Liban : Culture et art de vivre au pays des cèdres, Éditions Olizane, Genève, 2011, 311 p. (ISBN 9782880863937)
  • (en) Christopher Stone, Popular Culture and Nationalism in Lebanon: The Fairouz and Rahbani Nation, Routledge, 2007, 240 p. (ISBN 9781135980160)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Belles étrangères : écrire le Liban à jamais, film de Michel Georges, Centre Georges Pompidou, Bibliothèque Publique d'Information, Paris, 2009, 50 min (DVD)
  • Pays rêvé, film de Jihane Chouaib, Orjouane productions, Iskra, 2012, 1 h 25 min (DVD)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]