Murray Head

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Murray Head

Description de cette image, également commentée ci-après

Murray Head sur scène à Quimper en juillet 2013 lors du festival de Cornouaille.

Informations générales
Nom de naissance Murray Head
Naissance 5 mars 1946 (68 ans)
Londres
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, musicien, acteur
Genre musical Musique folk
Instruments Chant, guitare
Années actives 1966 - présent
Site officiel www.murrayhead.org

Murray Head (né le 5 mars 1946 à Londres) est un chanteur et acteur britannique. Il parle couramment le français.

Ses parents sont Seafield Head, réalisateur de documentaires, et Helen Shingler, actrice. Son frère cadet est l'acteur et chanteur Anthony Stewart Head.

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1960-1970[modifier | modifier le code]

Murray Head débute sa carrière dès l'enfance et signe son premier contrat avec EMI au milieu des années 1960. Tim Rice et Andrew Lloyd Webber l'engagent en 1969 pour interpréter Judas Iscariote dans la version originale de l'album Jesus Christ Superstar. Quant à sa carrière cinématographique, elle prend son envol en 1966 dans un film de Roy Boulting, " The family way " avec Hayley Mills dont la musique a été écrite par Paul McCartney sur des orchestrations de George Martin.

Puis en 1971, il décroche un des rôles principaux du film de John Schlesinger Sunday Bloody Sunday (Un dimanche comme les autres) aux côtés de Peter Finch et Glenda Jackson. Puis il joue le rôle de David, dans le film Madame Claude de Just Jaeckin avec Françoise Fabian.

Le début des années 1970 marque le début d'une longue histoire d'amour entre Murray et la France (il parle très bien le français) : on aperçoit l'acteur-chanteur dans le rôle de Tony-l'Anglais pour le film d'Édouard Molinaro La Mandarine aux côtés d'Annie Girardot et de Philippe Noiret.

Puis il sort un premier disque passé inaperçu, Nigel lived, publié en 1972, c'est un album-concept qui raconte la montée vers le succès puis la chute d'un acteur de cinéma, Nigel, le personnage-clé de l'histoire. Ce disque est aujourd'hui une pièce de collection. Mais l'année 1975 marque l'apogée de la carrière musicale de l'artiste avec la sortie de l'album Say It Ain't So, qui est un véritable triomphe en France et dont la chanson éponyme retrace l'histoire de Joe Jackson, une star du baseball des années 1920, avec d'autres joueurs des White Sox de Chicago, qui chuta dans une histoire de parties truquées. La célèbre phrase fut lancée par un jeune admirateur désabusé qui cria avec angoisse « Say it ain’t so, Joe! » (« Dis que c’est pas vrai, Joe ! »).

« L'histoire de Joe Jackson sert d'image pour exprimer l'impuissance du spectateur face à la corruption en général, Nixon entre autres à cette époque. Il y a aussi une grande frustration à savoir cette chanson prise pour une chanson d'amour alors que la corruption et le mensonge politique sont toujours aussi présents[1]. »

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1982, après le suicide de son ami Patrick Dewaere, Murray Head signe la chanson « Shades of the prison house » qui sort en 1982 dans l'album « Shade » et qui sera reprise comme bande originale du film Patrick Dewaere, réalisé par Marc Esposito en 1992[2]. Il signe également la bande originale d'un autre film de Molinaro, Pour cent briques, t'as plus rien. Il participe, toujours en 1982, en marge du festival d'Angoulême, à l'émission de France Inter "le Tribunal des flagrants délires" animé entre autres par Luis Rego et Pierre Desproges, qui sera l'occasion du "procès" de Franquin, père des Idées noires et de Gaston Lagaffe, et de Gotlib.

En 1984, après six albums en solo, il joue dans la comédie musicale Chess, dont est extraite la chanson One Night in Bangkok qui sera un hit en Europe et aux États-Unis en 1985. Murray Head retourne au cinéma, notamment avec White Mischief (Sur la route de Nairobi) de Michael Radford et Un été d’orages de Charlotte Brandström, dont il signe également la musique. Il compose entre autres la musique de Cocktail Molotov de Diane Kurys et À gauche en sortant de l'ascenseur, Pour 100 briques t'as plus rien... d’Édouard Molinaro.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Comme il est parfaitement francophone, en 1994, il sort ses premiers succès en français, au Québec, avec Luc Plamondon, pour les paroles. Les titres Comme des enfants qui jouent et Une Femme, un Homme (chanté en duo avec Marie Carmen), sont rapidement des tubes. En 1995, il revient en France et enregistre India Song sur un texte de Marguerite Duras et des titres de variations celtiques (album Pipe Dreams). Entre 1995 et 1998, il effectue des recherches sur l’histoire d’amour entre George Sand et Alfred de Musset. Ses recherches sur les pas du couple le mènent à Venise, dans les gorges du Tarn dans le Berry et à Paris. Le fruit de ce travail conduit à l'écriture des Enfants du siècle (1999), en collaboration avec François-Olivier Rousseau et Diane Kurys. Pendant cette période, il apparaît également sur les écrans dans Beaumarchais, l'insolent (1996) d’Edouard Molinaro aux côtés de Fabrice Luchini, et dans Le grand serpent du monde (1999), film québécois d’Yves Dion.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2002, il participe au nouveau spectacle musical écrit par Luc Plamondon et composé par Romano Musumarra, Cindy. Il s'agit d'une transposition moderne du conte Cendrillon, dans laquelle Cendrillon (Cindy) est une métisse des cités (interprétée par Lââm) et le prince charmant une rock star. Murray Head y joue le père de Cindy. Sortit le 26 février 2002, l'album du spectacle se classe no 24 en France et no 17 en Belgique francophone[3]. Luc Plamondon, producteur du spectacle, reconnaîtra que cette comédie musicale est un échec commercial, malgré un disque d'or pour l'album[4] avec plus de 100 000 exemplaires vendus[5], et est arrêtée au bout de quelques semaines.

Il participe à de nombreuses séries télévisées au Royaume Uni. Un album, Rien n'est écrit, sort le 23 juin 2008.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En mai 2011, il publie son autobiographie En Passant avec la collaboration de Jean-Éric Perrin.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 - My Back Pages
  • 2010 - Collect'Or
  • 2010 - Live 2009 vol. 2
  • 2009 - Live 2009 vol. 1
  • 2008 - Rien n'est écrit
  • 2007 - Tête à Tête
  • 2005 - Emotions, My Favourite Songs
  • 2002 - Passion
  • 2000 - Innocence (réédition de Wave)
  • 1995 - Pipe Dreams
  • 1995 - When You're In Love
  • 1993 - Innocence
  • 1992 - Wave
  • 1990 - Watching Ourselves Go By
  • 1986 - Sooner Or Later
  • 1984 - Restless
  • 1984 - One Night In Bangkok
  • 1982 - Shade
  • 1981 - Find the Crowd
  • 1980 - Voices
  • 1979 - Between Us
  • 1975 - Say It Ain't So
  • 1972 - Nigel Lived

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma

Télévision

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Murray Head, Bons baisers de France, SRC, 13 août 2009.
  2. [1]Paroles originales de la chanson dédiée à Dewaere, sur le site officiel de Murray Head.
  3. « Musical - Cindy: Cendrillon 2002 (album) », sur lescharts.com (consulté en 17 février 2014)
  4. « Certifications Albums Or - année 2002 », sur Syndicat national de l'édition phonographique (consulté en 17 février 2014)
  5. Michelle Coudé-Lord, « Cindy: un échec », sur Le Journal de Montréal,‎ 2 juillet 2003 (consulté en 17 février 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]