Högna Sigurðardóttir

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Högna Sigurðardóttir
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ReykjavikVoir et modifier les données sur Wikidata
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Activité
Enfant

Högna Sigurðardóttir ( aux îles Vestmann à Reykjavik) est une architecte islandaise de premier plan. Elle est la première femme à concevoir une maison en Islande. Elle réalise l'essentiel de sa carrière professionnelle en France[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le 6 juillet 1929 à Birtingaholt[3], un petit village de pêcheurs des îles Vestmann au sud de l'Islande, Högna Sigurðardóttir prend très tôt la décision de quitter la maison et d'étudier l'architecture à Paris où elle finira par établir un cabinet.

En 1949, Högna Sigurðardóttir devient la première personne islandaise à étudier à l'École des Beaux-Arts de Paris. Elle y rencontre son futur mari, Gerhardt Anspach, un américain d'origine allemande, avec qui elle aura deux filles : la réalisatrice Sólveig Anspach et Thorunn[4].

Peu de temps après avoir obtenu son diplôme en 1960, elle conçoit un immeuble résidentiel dans les îles Vestman, devenant ainsi la première femme à concevoir un bâtiment en Islande[5]. Elle n'est cependant pas la première femme islandaise à étudier l'architecture, ayant été précédée par Halldóra Briem (en)[5],[6],[7]. Elle se fait connaître très tôt en Islande, à la fois pour son style architectural audacieux et pour avoir brisé le plafond de verre dans un domaine à l'époque dominé par les hommes[5]. Elle construit ensuite d'autres bâtiments résidentiels à Reykjavik et Kópavogur. Elle y installe des meubles de sa propre conception et y ajoute des jardins sur les toits afin de rappeler l'environnement naturel. Son appréciation fine du paysage et de la nature peut être observée en particulier dans le bâtiment résidentiel du Bakkaflöt 1 à Garðabær. Inspirée par les maisons traditionnelles islandaises en tourbe, Högna Sigurðardóttir utilise de manière créative des méthodes et des matériaux modernes en complément. En 2000, le bâtiment est choisi dans une revue internationale comme l'un des 100 bâtiments les plus remarquables du XXe siècle en Europe du Nord et centrale[8],[9]. Depuis leur création, les réalisation d'Högna ont toujours été considérées comme très modernes et audacieuses[5],[10].

Carrière[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

Le travail de Högna Sigurðardóttir est reconnu pour être audacieux et sans compromis. Considérée comme une architecte du brutalisme moderne, elle utilise principalement du béton brut dans ses créations. Des matériaux tels que la pierre naturelle, le bois et le cuir ont également été utilisés dans plusieurs de ses créations. Son travail devient célèbre grâce à sa vision unifiée de la structure et de l'intérieur ; de plus, elle conçoit certains meubles dans le cadre de ses travaux. En hommage à ses racines islandaises, elle installe également des jardins sur les toits

Projets[modifier | modifier le code]

Högna Sigurðardóttir est reconnue pour sa fusion entre paysage, forme et espace. Bien qu'elle travaille à Paris, certains de ses projets les plus remarquables se situent en Islande. L'un de ses projets les plus connus, la maison Bakkaflöt (1965-1968), est considéré comme l'un des cent bâtiments les plus remarquables du XXe siècle dans « World Architecture: a Critical Mosaic ». Utilisant des techniques brutalistes de premier plan et une utilisation contemporaine du béton ainsi que des références à l'ancien patrimoine de construction islandais, la maison Bakkaflöt se fond dans son environnement. Elle est située sur un petit terrain à Garðabær et est entourée de collines artificielles, ne laissant visible que le toit plat. L'intérieur s'articule autour d'un salon principal qui comprend une grande lucarne et une cheminée. Les éléments verticaux et horizontaux définissent les caractéristiques de la maison : des coins de lecture intimistes intégrés, aux portes coulissantes en verre du sol au plafond. Le béton brut, le fer, le bois sculpté et le cuir offrent une expérience spatiale et texturale confortable et chaleureuse.

Appréciation et récompenses[modifier | modifier le code]

En 2007, le musée d'art d'Akureyri lui décerne la médaille honorifique des arts visuels, pour sa « contribution unique à l'architecture de l'Islande » et son architecture est reconnue comme étant « plus étroitement liée au paysage islandais, à la nature et au patrimoine que l'œuvre de la plupart des architectes contemporains »[réf. nécessaire].

En 2008, Högna Sigurðardóttir est élue membre honoraire de l'Association d'Islande[11].

En 1967, Högna Sigurðardóttir remporte, avec l'architecte français Adrien Fainsilber, le premier prix pour la conception de la ville universitaire à Villetaneuse, dans la banlieue nord de Paris. La couverture médiatique du prix par les journaux islandais lui a permis de se faire connaître en Islande[5].

Elle meurt à Reykjavik en 2017[3].

Littérature[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (is) « Vísir - Högna Sigurðardóttir Arkítekt », visir.is,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2017)
  2. (en) ATOM01.IS, « / Read article », www.icelanddesign.is (consulté le 18 janvier 2017)
  3. a et b « Greinasafn - Innskráning », secure.mbl.is (consulté le 17 février 2017)
  4. « Sólveig Anspach filme le bonheur en urgence », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2020)
  5. a b c d et e (is) « Steinsteypuöldin » (consulté le 19 septembre 2020)
  6. « Halldóra Briem EK arkitekt látin », www.mbl.is (consulté le 18 janvier 2017)
  7. (en) « Högna Sigurðardóttir látin », RÚV,‎ (lire en ligne, consulté le 17 février 2017)
  8. « Listasafnið á Akureyri », sur archive.vn, (consulté le 19 septembre 2020)
  9. « Fréttir | Starfsemi | Húsafriðunarnefnd », sur archive.vn, (consulté le 19 septembre 2020)
  10. « https://www.ruv.is/frett/heimthrain-og-ljodraenar-byggingar-hognu »
  11. "Einbýlishús Högnu Sigurðardóttur", quoted from the "Hönnunarmiðstöðvar Íslands" website.

Liens externes[modifier | modifier le code]