Turquisation

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Distribution politique des pays et subdivisions autonomes où une langue turque a le statut officiel.

La turquisation[1], turcisation[2], turquification[3], ou turcification[4] (en turc : türkleştirme) est un processus d'assimilation culturelle des populations non turques à la culture turque sous l'effet de la domination politique et/ou démographique des peuples turcs, originaires des monts Altaï, en Sibérie méridionale. La turquisation touchera au cours des siècles des populations très diverses (Paléo-Sibériens, Samoyèdes, Finno-ougriens, Mongols, Iraniens, Arabes, peuples du Caucase, indigènes d'Anatolie, Grecs, Juifs, Slaves, Albanais, Africains (en)…), de l'Extrême-Orient à la péninsule balkanique, en passant par l'Asie centrale, le Caucase et le Moyen-Orient.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et usage du terme[modifier | modifier le code]

Turquisation en Asie centrale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Khaganat turc, Khaganat ouïghour et Qarakhanides.

Du VIe au XVIIIe siècle, l'Asie centrale connut une turquisation progressive qui aboutira à la prédominance de la turcophonie dans cette région, à l'exception du Tadjikistan, pays dont la langue appartient au groupe iranien des langues indo-européennes. Une partie environnante, le Xian autonome tadjik de Taxkorgan, à l'ouest du Xinjiang en Chine, est également habitée par des Tadjiks.

Extension de l'Empire khazar de 650 à son apogée en 850.

À partir du VIe siècle, les Göktürk (« Turcs célestes »), une confédération de tribus turques, principalement de religion chamanique tengriste commencent leur expansion qui aboutit à la turquisation des oasis du Xinjiang et du nord de l'Amou-Daria. À cette époque, une grande partie de l'Asie centrale est occupée par des peuples de langue indo-européenne, comme les Tokhariens du bassin du Tarim, qui seront absorbés à partir du IXe siècle par les Turcs du Khaganat ouïghour fuyant d'autres Turcs, les Kirghizes, venus des sources de l'Ienisseï. À partir du Xe siècle, l'empire perse des Samanides commence à perdre le contrôle de la Transoxiane, peuplée notamment par un peuple de langue iranienne, les Sogdiens, qui seront progressivement turquisés. Mahmoud de Kachgar écrira au XIe siècle que les Sogdiens de Balasagun, Ispidzhab et Otrar ressemblaient aux Turcs et avaient pris leurs coutumes[5]. La turquisation se poursuivra dans l'actuel Xinjiang avec la destruction en 1006 du royaume bouddhiste de Khotan par les Karakhanides (840–1212), des Turcs convertis pour la première fois à l'islam sous le règne de Sultan Satuq Bughra Khan (règne, 920–955), également appelé Satuq Bughra Qara-Khan 'Abd al-Karim[6].

Babur, conquérant turc de l'Inde et fondateur de l'Empire moghol, était issu d'une famille mongole turquisée.

Plus à l'ouest, la création au VIIe siècle de l'Empire des Khazars, fondé entre la mer Caspienne et la mer Noire par une nouvelle confédération de tribus sous commandement turc, accélérera le processus de turcisation de la steppe pontique.

À partir du IXe siècle, au contact des Iraniens et des Arabes du califat abbasside (qui recrute de nombreux mercenaires turcs), les tribus turques commencent à se convertir à l'islam ; la turcisation s'accompagnera dès lors d'un phénomène d'islamisation de l'Asie centrale.

Au XIIIe siècle, l'irruption des armées mongoles de Gengis Khan provoquera un nouvel afflux des tribus turques vers l'ouest : progressivement, le Khwarezm, la Transoxiane, les terres iraniennes, irakiennes et même égyptiennes, seront touchés par les migrations de peuplement turc[7]. La domination des Mongols de la Horde d'Or sur l'Asie centrale ne mettra pas un terme à la turquisation et à l'islamisation de la région car les troupes mongoles comptaient parmi elles de nombreuses tribus turques et les dirigeants de la Horde ne tarderont pas à se turquifier et à s'islamiser ; le célèbre chef de guerre turco-mongol Tamerlan était lui-même issu d'une famille mongole turquisée et islamisée[8].

Entre le XIVe et le XVIe siècle, une partie de la Transcaucasie sera dominée par deux grandes fédérations turkmènes rivales, les « Moutons Noirs » (Qara Qoyunlu), chiites, et les « Moutons Blancs » (Aq Qoyunlu), sunnites. La domination turkmène entraînera notamment la turquisation des populations iraniennes de l'actuel Azerbaïdjan.

À partir du XVe siècle, la turquisation et l'islamisation de l'Asie centrale s'amplifiera avec la création dans la région de nouveaux États turcs musulmans : le Khanat de Kazan, fondé par les Tatars en 1438, celui fondé par les Kazakhs en 1456, et enfin le Khanat de Khiva, fondé par les Ouzbeks en 1511.

Turquisation en Asie mineure[modifier | modifier le code]

La turquisation de l'Asie mineure, commencée au XIe siècle, va durer plus de neuf siècles et n'est pas encore achevée[9].

Expansion du Sultanat de Roum de 1100 à 1240.

Il est difficile de préciser le nombre de Turcs qui se sont installés en Anatolie. Selon l'historien Claude Cahen, ils n'auraient pas été plus que 200 000 ou 300 000[10], une estimation trop faible pour le turcologue Jean-Paul Roux[11].

Le peuplement de l'Asie mineure par les Turcs Oghouzes s'est fait à travers deux grandes vagues migratoires : celle qui suivit la bataille de Manzikert en 1071, où les Seldjoukides mettent en déroute l'armée byzantine, et celle provoquée aux XIIe et XIIIe siècles par l'expansion mongole.

Au début de la domination seldjoukide, les Turcs laissèrent les villes aux anciens habitants et continuaient à vivre en nomades, sous des tentes, dans les campagnes voisines, avec leurs troupeaux, se retirant pendant l'été dans les pays les plus septentrionaux et, pendant l'hiver, revenant dans ceux du Midi. La turquisation de la population anatolienne débutera véritablement sous le règne d'Osman Ier (1299–1326), fondateur de l'Empire ottoman lors de la deuxième vague des migrations turques en Asie mineure[12].

La turquisation assez rapide de l'Anatolie orientale et centrale, et la disparition quasi totale de l'hellénisme (qui touchait surtout les élites), n'a pas été causée par une invasion massive des Turcs et l'extermination des indigènes hellénisés, mais par des conversion à l'islam (l'égalitarisme que prône l'islam aurait surtout séduit la paysannerie anatolienne, largement inculte et opprimée par le pouvoir byzantin[13]). Les populations locales ont été turquisées sous l'influence d'un petit nombre d'envahisseurs nomades qui constituaient une élite dominante[13]. À partir de la fin du XIIe siècle, les chroniqueurs occidentaux commenceront à employer le terme Turchia (« Pays des Turcs ») pour désigner l'Anatolie[14], tandis que les Seldjoukides continueront à parler de « Pays des Romains (c.-à-d. des Byzantins) » (Rum)[15].

Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Devchirmé et Janissaire.

À l'apogée de l'Empire ottoman, entre le règne de Soliman le Magnifique (1520–1566) et l'échec du siège de Vienne (1683), la majorité des hauts fonctionnaires ottomans et les janissaires sont des « turquisés » d'origine balkanique chrétienne, arrachés dans leur enfance à leurs familles puis islamisés et turquisés en Anatolie.

Composition ethnique de l'Asie mineure à la fin de l'époque ottomane (1910).

Au début du XXe siècle, l'Empire ottoman est un État multiethnique et multiconfessionnel regroupant des populations très diverses. Le système du millet a laissé perdurer toutes les populations non turques dans une relative autonomie. Si l'islamisation a touché dans l'empire des populations très diverses (Slaves, Albanais, Grecs (en), Caucasiens, Arméniens, Roms (en), etc…), elle fut rarement synonyme de turquisation et, en dehors de l'actuelle Turquie, les Turcs ethniques sont souvent minoritaires[16].

Un recensement entrepris par l'État ottoman en 1906 révèle que la population de l'Empire est de 33 millions d'habitants, dont 21 millions en Anatolie, répartis entre 8 millions de Turcs, 5 millions d'Arabes, 2,5 millions de Slaves, 2 millions d'Arméniens, 1,5 million de Grecs, 1 million d'Albanais et 1 million de Kurdes[17].

En 1908, la révolution des Jeunes-Turcs, parti politique nationaliste révolutionnaire et réformateur ottoman, dépose le Sultan Abdülhamid II et engage une violente politique de turquisation qui provoquera une série de révoltes dans les Balkans, notamment en Albanie et en Macédoine (où les paysans chrétiens furent expulsés[18] et remplacés par des colons musulmans venus de Bosnie[19]), et au Moyen-Orient (insurrection druze dans le Hauran, révoltes arabes…). Plusieurs pays des Balkans (où la population est majoritairement chrétienne) constitueront en 1912 une ligue pour contrer la turquification et l'islamisation de la région, avec l'appui de la Russie qui cherche à prendre pied dans les détroits (Bosphore et Dardanelles). La Bulgarie, la Grèce, le Monténégro et la Serbie s'uniront face à ce qui représente pour eux un danger commun et le 13 octobre 1912, adresseront un ultimatum à l'Empire ottoman avant d'entrer en guerre cinq jours plus tard : ce sera le début des Guerres balkaniques[20].


République turque[modifier | modifier le code]

Dès la proclamation de la République de Turquie, le , son fondateur et premier président Mustafa Kemal Atatürk initie une politique de turquisation en vue d'édifier un État-nation turc, à l'opposé de la société ottomane multiethnique.

Carte ethnique de la Turquie (2008-2009).

Les Kémalistes proscrivent l'usage en public de toute autre langue que le turc. En 1924, Atatürk parle des non-turcophones comme d'ennemis potentiels de la nation. En 1925, le Premier ministre Ismet Inönü déclare à un diplomate britannique : « Nous sommes franchement nationalistes [...] et, devant la majorité turque, les autres éléments n'ont aucune sorte d'influence. Nous devons à tout prix turquiser les habitants de notre pays. Nous allons annihiler ceux qui s'opposent à la turquisation. »[21].

En 1929, la turquification entraîne l'abolition de l'enseignement de l'arabe et du persan dans l'enseignement secondaire[22].

Les autorités turques interdisent également la langue et les noms de famille kurdes ; le mot « kurde » lui-même est interdit et les Kurdes sont désignés par l'expression « Turcs des montagnes » (Dağ Türkleri) ou « Turcs montagnards » (Türk dağcılar), niant de ce fait l'identité kurde. Les noms des villes et des villages kurdes sont turquisés et le mot Kurdistan est aussi banni et remplacé par Güney Dogu (« Sud-Est [de l'Anatolie] ») puis par « Région de l'Anatolie du Sud-Est » (en turc : Güneydoğu Anadolu bölgesi) en 1941, lors de la division de la Turquie en sept régions. En 1932, le Parlement turc promulgue une loi de déportation et de dispersion des Kurdes (5 mai 1932) ; cette loi vise la déportation massive des Kurdes vers l'Anatolie centrale et l'implantation, dans les territoires kurdes, d'immigrés turcophones originaires des Balkans[23] afin d'accélérer la turquisation du Kurdistan turc[24].

En 1934, lorsqu'est adoptée une loi obligeant toutes les personnes résidant dans le territoire national à adopter un nom de famille, les minorités non-turques (Assyriens, Grecs, Arméniens, Kurdes, Arabes, Circassiens, etc…), sont obligés d'adopter un nom de famille turc.

La turquisation passe aussi par une réécriture de l'histoire. Les Kémalistes s'efforcèrent de faire remonter l'origine turque de l'Anatolie à plusieurs millénaires : ainsi, l'Institut turc de l'Histoire (Türk Tarih Kurumu) et l'Institut turc de la Langue (Türk Dil Kurumu), fondés respectivement en 1931 et 1932, déclarèrent la « turcité » de toutes les civilisations anatoliennes et mésopotamiennes (civilisation hittite, civilisation de Sumer…)[25]. Dans le premier manuel d'histoire de l'époque kémaliste, paru en 1931, certains peuples et personnages historiques sont turquifiés : ainsi, les Alains et les Berbères feraient partie de la grande famille turque, et l'un des principaux acteurs de la conquête musulmane de l'Espagne, Tariq ibn Ziyad, est qualifié de « Turc » dans un chapitre intitulé "Un Turc en Espagne" (« Ce héros, fils d'un converti nommé Ziyat, devenu célèbre sous le nom de Tarik [Tarık], est un Turc »)[26].

Dans le domaine religieux, l'appel à la prière, jusque-là prononcée en langue arabe, est à son tour turquifié, malgré l'opposition véhémente des milieux religieux. Le 22 janvier 1932, le Coran sera récité pour la première fois en langue turque dans une mosquée d'Istanbul[27].

En 1923, lors de l'arrivée au pouvoir des Kémalistes, la bourgeoisie turque est inexistante et l'économie est l'apanage des minorités chrétiennes et juives (le premier recensement industriel ottoman (Sanayi Tahriri de 1913–1915) avait indiqué que le capital industriel était détenu à environ 50 % par les Grecs, 20 % par les Arméniens, 5 % par les Juifs, 20 % par les Occidentaux)[28]. Voulant turquiser l'économie, Atatürk souhaite créer une classe d'entrepreneurs turcs et mise sur le dynamisme de ses compatriotes (« Combien avons nous de millionnaires ? Aucun ! Par conséquent nous ne sommes pas ennemis de ceux qui ont de l'argent. Au contraire. Nous allons nous efforcer de créer dans notre pays plusieurs millionaires, même plusieurs milliardaires »). Les Jeunes Turcs s'étaient déjà efforcé de développer une économie nationale édifiée à la fois contre les minorités non musulmanes de l'Empire et contre la domination européenne[29].

Sous le président Cevdet Sunay (1966–1973), une turquisation des enclaves turques de Chypre est enclenchée ; les noms de villages, pour la plupart des toponymes grecs faisant appel à tous les saints du calendrier orthodoxe, sont remplacés par de nouveaux noms turcs[30]. Dans les années 1990, la turquisation des anciens toponymes grecs se généralisera[31]. Après l'« Opération Attila » (1974) et la proclamation de la République turque de Chypre du Nord (1983), le gouvernement d'Ankara poursuivra la turquification (ou « anatolisation[32] ») de la partie turque de l'île en recrutant des paysans anatoliens pour venir peupler les villages grecs abandonnés[33] ; depuis 1974, plus de 100 000 colons turcs d'Anatolie ont été installés à Chypre[34]. L'arrivée de ces Turcs (dont les coutumes et traditions diffèrent notablement de celles de Chypre), venus des régions les moins développées de Turquie (notamment d'Anatolie centrale et des bords de la mer Noire), provoquera dans un premier temps le mécontentement de la population chypriote turque autochtone qui aura tendance à les considérer comme des éléments étrangers[35].

Au début des années 2000, une nouvelle vague de turquification de toponymes non-turcs comme ceux des sites archéologiques d'Aspendos, de Zeugma ou d'Ani, décidé par l'administration turque, provoque une levée de boucliers des intellectuels libéraux[36].

La turquisation provoque également le renommage de certaines espèces animales. En 2005, le ministère turc de l'environnement annonce que les noms d'animaux faisant références au Kurdistan et à l'Arménie seraient modifiés. Ainsi, pour le renard roux, le nom scientifique (latin) sera « Vulpes vulpes » au lieu de Vulpes vulpes kurdistanica, le mouflon s'appellera « Ovis orientalis anatolicus » et non plus Ovis armeniana, et le chevreuil « Capreolus capreolus capreolus » au lieu de Capreolus capreolus armenius[37]. Selon le Turkish Daily News, le ministère a déclaré que les noms originaux avaient été délibérément choisis pour constituer une menace contre l'État unitaire turc. Les modifications de ces noms s'inscrivent donc dans la lutte des autorités turques contre le « séparatisme »[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « Turquisation », sur universalis.fr, 2016 (consulté le 5 août 2016).
  2. Encyclopædia Universalis, « Turcisation », sur universalis.fr, 2016 (consulté le 5 août 2016).
  3. Encyclopédie Universelle, « turquification », sur encyclopedie_universelle.fracademic.com, 2000-2014 (consulté le 5 août 2016).
  4. Ce terme est attesté au début du XXe siècle (cf. La Voix de l'Arménie, Volumes 1 à 2, 1918, p. 94.)
  5. Henri Paul Francfort, Nomades et sédentaires en Asie centrale: apports de l'archéologie et de l'ethnologie, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1990, p. 52. (ISBN 2222044278)
  6. (en) Svatopluk Soucek, A History of Inner Asia, Cambridge ; New York, Cambridge University Press, (OCLC 57301163, lire en ligne).
  7. Michel Hoàng, Gengis-Khãn, Fayard, 1988, p. 323. (ISBN 2213638829)
  8. Jean-Paul Roux, Tamerlan (Chapitre II: « Vers le pouvoir », "La naissance"), Fayard, 1991. (ISBN 2213640661)
  9. William Berthomière, Christine Chivallon, Les diasporas dans le monde contemporain, Karthala, 2006, p. 273. (ISBN 9782845868144)
  10. Gilles Veinstein, Syncrétismes et hérésies dans l'Orient seldjoukide et ottoman (XIVe - XVIIIe siècle), Peeters Publishers, 2005, p. 398. (ISBN 9042915498)
  11. Jean-Paul Roux, Histoire des Turcs: Deux mille ans du Pacifique à la Méditerranée (Chapitre VIII: « Les Turcs dans le monde musulman », "Le peuplement"), Fayard, 2000. (ISBN 2213640653)
  12. Joseph Laurent, Byzance et les Turcs seldjoucides dans l'Asie occidentale jusqu'en 1081, Paris : Berger-Levrault, 1919, p. 94.
  13. a et b Michel Bruneau, De l'Asie Mineure à la Turquie (Chapitre 4: « L'espace turc de l'Anatolie », "Les facteurs du basculement de l'hellénisme à la turcité : la « deshellénisation »"), CNRS Éditions, 2015. (ISBN 2271088771)
  14. Albert Ollé-Martin, Violaine Decang, Histoire de l'humanité – Vol. IV : 600-1492, UNESCO, 2008, p. 922.
  15. Harvard Middle Eastern and Islamic Review, Volumes 5 à 7, Center for Middle Eastern Studies, Harvard University, 1999, p. 72.
  16. William Berthomière, Christine Chivallon, Les diasporas dans le monde contemporain, Karthala, 2006, p. 275. (ISBN 9782845868144)
  17. Jacques Leclerc, Turquie: bref historique, "7. L'épuration ethnique", sur le site L'aménagement linguistique dans le monde.
  18. Ernest Weibel, Histoire et géopolitique des Balkans de 1800 à nos jours, Ellipses, 2002, p. 253. (ISBN 2729809074)
  19. Achille Viallate, Maurice Caudel, La Vie politique dans les deux mondes, F. Alcan, 1912, p. 386.
  20. Dominique Mongin, Crises et conflits au XXe siècle (1. « Présentation de la période », 4. "Les conséquences mondiales des guerres balkaniques (1912-1913)"), Armand Colin, 2014. (ISBN 2200292422)
  21. Ibrahim Tabet, Histoire de la Turquie, de l'Altaï à l'Europe ("Un parti-État"), Archipel, 2007. (ISBN 2809812187)
  22. Robert Anciaux, La République laïque turque trois quarts de siècle après sa fondation par Atatürk, Éditions Complexe, 2003, p. 28. (ISBN 2870279698)
  23. L'Afrique et l'Asie modernes, Numéros 140 à 143, L'Afrique et l'Asie modernes, 1984, pp. 52-53.
  24. Kendal Nezan, Les Kurdes, un peuple en détresse (article), "Hommes et Migrations", Année 1988, Volume 1116, Numéro 1, pp. 29-35 (p. 31).
  25. Hamit Bozarslan, Histoire de la Turquie contemporaine [1], La Découverte, 2016. (ISBN 2707191884)
  26. Étienne Copeaux, L'image des arabes et de l'islam dans les manuels d'histoire turcs depuis 1931 (article), "Cahiers d'études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien" (CEMOTI), Année 1991, Volume 12, Numéro 1, pp. 195-212 (p. 196).
  27. François Georgeon, Ramadan et politique, cf. extrait, CNRS Éditions via OpenEdition, 2013. (ISBN 227107844X)
  28. Fabrice Monnier, Atatürk: Naissance de la Turquie moderne (Chapitre 11: « Investisseur », "La bourgeoisie choyée"), CNRS Éditions, 2015. (ISBN 2271086159)
  29. François Georgeon, Des Ottomans aux Turcs: naissance d'une nation, Les Éditions Isis, 1995, p. 20. (ISBN 975428072X). (ISBN 9789754280722)
  30. Emile-Y. Kolodny, Une communauté insulaire en Méditerranée orientale : les Turcs de Chypre (article), "Revue de géographie de Lyon", Année 1971, Volume 46, Numéro 1, pp. 5-56 (p. 55).
  31. Émile Kolodny, Chypre et la Crète. Similitudes et contrastes d'évolution des deux îles principales de la Méditerranée orientale (article), "Travaux de la Maison de l'Orient méditerranéen", Année 1996, Volume 25, Numéro 1, pp. 29-52 (p. 37).
  32. Jean-François Drevet, Chypre entre l'Europe et la Turquie, Éditions Karthala, 2011, p. 51 ("La turquification (anatolisation) du Nord"). (ISBN 2811150196)
  33. Gilles Bertrand, Le conflit helléno-turc: la confrontation des deux nationalismes à l'aube du XXIe siècle, Maisonneuve et Larose, 2004, p. 96. (ISBN 2706817275)
  34. Livre blanc Europe-Turquie: un enjeu décisif, ÉEditions Sigest, 2004, p. 86.
  35. "Assemblée parlementaire : Compte rendu des débats" (Extrait), Session ordinaire de 2003 (troisième partie), juin 2003, Tome III, Conseil de l'Europe. (ISBN 9287152322)
  36. "Portrait de la communauté arménienne d'Istanbul" (4. « La question des représentations ») dans: Les relations turco-arméniennes : quelles perspectives ?, de Bertrand Buchwalter, Institut français d'études anatoliennes, 2002.
  37. (en) Solana Pyne, "Taxonomy, Turkish style", sciencemag.org, Mar. 10, 2005.
  38. Questions parlementaires (23 mars 2005): Modification, en Turquie, de noms d'animaux jugés «subversifs» (Question écrite posée par Philip Claeys (NI) à la Commission), Parlement européen

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]