Kayseri

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Kayseri
Kayseri
Citadelle de Kayseri
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de l'Anatolie centrale
Province Kayseri
District Région de l'Anatolie centrale
Maire
Mandat
Memduh Büyükkılıç (AKP)
2019-2024
Préfet Süleyman kamçi
Indicatif téléphonique international +(90)
Indicatif téléphonique local 352
Plaque minéralogique 38
Démographie
Population 1 900 000 hab. (2019)
Densité 884 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 43′ 56″ nord, 35° 29′ 07″ est
Altitude 1 054 m
Superficie 215 000 ha = 2 150 km2
Localisation
Localisation de Kayseri
Districts de la province de Kayseri
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Liens
Site de la mairie http://www.kayseri.bel.tr
Site de la province http://www.kayseri.gov.tr

Kayseri ou Césarée en français, est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom, située dans la région de Cappadoce au pied du mont Erciyes. La ville se situe à 320 km de la capitale Ankara et 770 km d'Istanbul. Elle était anciennement connue sous le nom de Césarée de Cappadoce ou Mazaca. La population de l'agglomération urbaine s'élève à 964 188 habitants en 2009.

C'est à Césarée de Cappadoce que fut évêque et mourut au IVe siècle saint Basile le Grand, docteur de l'Église.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Zoom sur la Cappadoce, une partie de l'Anatolie, appelée Asie mineure par les Grecs et les Romains. Ici, le nom utilisé est celui de Mazaka, employé avant la conquête romaine et le règne de Jules César. Cliquer pour voir la carte complète.

Kültepe[modifier | modifier le code]

À 20 km au nord-est de la ville se trouvent les ruines de Kültepe, une ancienne ville commerciale assyrienne de la route de la soie, remontant jusqu'à 3000 avant J.-C. On y a retrouvé de nombreuses tablettes de terre cuite, dont certaines enveloppées dans des enveloppes d'argile ornées avec des sceaux-cylindres. Ces documents traitent d'activités quotidiennes communes, comme le commerce entre la colonie assyrienne et la cité-État d'Assur, et entre les marchands assyriens et les locaux. Le commerce était plutôt fait par les familles que par l'État. Ces textes de Kültepe sont les plus vieux documents retrouvés en Anatolie. Bien qu'ils soient écrits en vieil assyrien, on y trouves des mots empruntés au hittite et des noms qui en font le plus vieux témoignage d'une langue indo-européenne[1]. La plupart des restes archéologiques sont typiques de l'Anatolie, plutôt que de l'Assyrie, mais l'utilisation à la fois du cunéiforme et le dialecte sont les meilleurs indicateurs de la présence assyrienne.

Mazaca[modifier | modifier le code]

Pendant les périodes perse puis hellénistique, la ville, connue sous le nom de Mazaca (en grec : Μάζακα) reste un centre commercial important dans la région[2]. Elle est au centre d'une satrapie perse au sein de l'empire achéménide, avant d'être conquise par Perdiccas, un général d'Alexandre le Grand. Une nouvelle satrapie éphémère est alors créée, avec à sa tête Eumène de Cardia, un autre général d'Alexandre. Après la mort d'Alexandre, les diadoques se partagent son territoire et Mazaca est rattachée à l'empire séleucide après la bataille d'Ipsos.

En 250 avant J.-C. environ, un nouveau royaume de Cappadoce est fondé autour de Mazaca par Ariarathe III. Elle reçoit ensuite le nouveau nom grec d'Eusebia (Εὐσέβεια) en l'honneur d'Ariarathe V Eusébès Philopatôr, roi de Cappadoce entre 163 et 130 avant J.-C. Le nom de Césarée (en grec Καισάρεια, en latin Caesarea), par lequel elle est ensuite connue, lui a peut-être été donnée par le dernier roi de Cappadoce Archélaos[3], ou peut-être par Tibère[4].

Césarée de Cappadoce[modifier | modifier le code]

Hémidrachme d'argent frappé à Césarée de Cappadoce sous Néron

La ville passe sous le contrôle de Rome en 17 après J.-C. Elle est détruite par le roi sassanide Chapour Ier après sa victoire sur l'empereur romain Valérien en 260. À cette époque, la ville était peuplée de 40 000 habitants, d'après les témoignages. Elle se remet progressivement de cette destruction, et voit naître de nombreux saints chrétiens : les martyrs sainte Dorothée et saint Théophile, ou encore les Pères de l'Église cappadociens Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse et Basile le Grand. Au IVe siècle, l'évêque Basile établit une nouvelle petite ville centrée sur une église à un peu plus d'un kilomètre au nord-est de Césarée. On y trouve un hospice pour les vieillards, un hôpital pour les malades, une hôtellerie pour les voyageurs et les pèlerins et un orphelinat. Cet ensemble est baptisé « basiliade » en son honneur. Au Ve siècle, l'évêque de la ville Thalassius participe au deuxième concile d'Éphèse et est suspendu au concile de Chalcédoine[5].

En 640 environ, une notitia episcopatuum de l'empereur byzantin Héraclius liste 5 diocèses suffragants dans le siège métropolitain de Césarée (qui peut être listé sous plusieurs noms, y compris Caesarea Ponti, soit « Césarée du Pont »). Une autre liste du Xe siècle en compte 10[6]. Dans les notitiae Césarée a la deuxième place parmi les évêchés métropolitains du patriarcat de Constantinople, précédée uniquement uniquement par Constantinople elle-même, et ses archevêques portent le titre de protothronos (en), c'est-à-dire « le premier évêché » (après Constantinople). On connaît aujourd'hui le nom de plus de 50 archevêques du premier millénaire, et l'évêché continuera d'exister au sein de l'Église orthodoxe jusqu'en 1923, lorsque sur ordre du traité de Lausanne les membres de cette Église furent déportés de ce qui est aujourd'hui la Turquie[7],[8],[9]. Césarée était également le siège d'un diocèse de l'Église arménienne[4]. N'étant plus le siège résidentiel d'un évêché aujourd'hui, Césarée de Cappadoce est listée par l'Église catholique comme un siège titulaire de l'Église catholique arménienne et de l'Église catholique melkite[10].

Une portion de la nouvelle ville bâtie par Basile était entourée de murs solides, et Justinien en fit une forteresse. Au IXe siècle, Césarée devint une ville administrative byzantine importante, étant la capitale du thème de Charsianon. Le château de Kayseri (en), vieux de 1 500 ans et construit initialement par les Byzantins et étendu par les Seldjoukides, puis les Ottomans, est toujours en bon état au centre de la ville.

Outre ceux déjà cités, la ville a aussi abrité les saints André de Césarée ou Émilie de Césarée (en)[11].

L'église arménienne "Surp Krikor Lusavoric" de Kayseri (Kayseri Surp Krikor Lusavoric Armenian Church[12]), construite en 1191, rebâtie en 1461, est réouverte au culte depuis 1996.

Période musulmane[modifier | modifier le code]

Le général arabe (et plus tard calife omeyyade) Muʿawiya Ier envahit la Cappadoce et prend temporairement Césarée des mains des Byzantins en 647[13]. La ville est alors appelée Kaisariyah (قيصرية) par les Arabes, et plus tard Kayseri (قیصری) par les Turcs seldjoukides[3], lorsqu'elle est prise par Alp Arslan en 1067. Ses forces démolissent la ville et massacrent la population[14], et mettent à sac le sanctuaire de Saint Basile[15]. La ville demeure alors inhabitée pendant plus d'un demi-siècle. Puis, la ville passe sous le contrôle des Danichmendides entre 1074 et 1178, qui la reconstruisent en 1134[16]. Le sultanat de Roum va ensuite contrôler la ville jusqu'en 1243 et en faire l'un de ses centres urbains les plus importants, avant qu'elle ne tombe aux mains des Mongols. La majeure partie de la ville, reconstruite entre les XIIIe et XVIe siècles, est à l'intérieur des murs. Après la chute de l'empire mongol et de son successeur l'Ilkhanat, la ville est aux mains des Eretnides et le reste jusqu'à la conquête par l'empire ottoman en 1515. Elle est la capitale d'un sandjak au sein de l'eyalet de Roum, puis dans le vilayet d'Ankara.

On peut donc distinguer trois véritables âges d'or pour Kayseri : le premier en , lorsque la ville est un important centre commercial entre Assyriens et Hittites. Le second est sous le règne des Romains, puis des Byzantins, entre le Ier et le XIe siècle. Le troisième, enfin, se situe durant la période seldjoukide (entre 1178 et 1243), lorsque la ville est la deuxième plus importante de l'empire. La période seldjoukide, bien que courte, laisse de nombreux monuments existant toujours aujourd'hui : le complexe Hunat Hatun (en), la mosquée Kılıç Arslan, la Grande Mosquée ou encore l'hôpital Gevher Nesibe (en).

Kayseri moderne[modifier | modifier le code]

Connue pour sa spécialité turque, le pastırma, viande de bœuf séchée et épicée, qui rappelle le pastrami en Europe avec des épices, et recouvert d'une épaisse couche de pâte d'épices au goût prononcé et salé.

La ville est le centre industriel de l'Anatolie. Elle dispose de plusieurs zones industrielles réparties autour de la ville. Outre cela le commerce y est florissant avec l'ouverture récente de nombreux complexes commerciaux. Sur le plan national la ville est réputée pour ses entrepreneurs tels que la famille Sabanci ou Boydak entre autres qui font aujourd'hui partie des familles les plus riches de Turquie. Kayseri compte également de nombreux expatriés répartis dans différents pays d'Europe occidentale, ces derniers assurant la période des vacances venue une rentrée importante de devises.

Tout cela assure à la ville de Kayseri une prospérité économique enviable par nombre de villes de Turquie. Ainsi, l'aéroport international est en chantier en vue d'un agrandissement nécessaire, les travaux mettant en place des conduites de gaz sont terminés, de nombreux et importants complexes routiers ont été achevés, un grand nouveau complexe sportif comprenant un stade de football d'une capacité d'environ 32 000 spectateurs a été construit et la ligne de tramway d'une longueur de 17,5 km a été inaugurée le .

Ainsi la mairie affiche clairement sa volonté de faire de la ville un modèle de développement pour l'ensemble de la Turquie et certaines villes en voie de développement. Elle a aussi dans ce sens multiplié les opérations de jumelage.

Kayseri abrite plusieurs églises comme le Surp Krikor, l'une des dernières églises arméniennes toujours en fonction en Anatolie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Année Nombre d'habitants Augmentation (en %)
1935 46 181 __
1950 65 488 41,81 %
1960 102 596 56,66 %
1970 160 958 56,89 %
1980 281 320 74,78 %
1985 380 838 35,38 %
1990 425 776 11,80 %
1997 491 000 15,32 %
2000 536 392 9,24 %
2007 874 595 63,05 %
2009 964 188 10,24 %
2015 1 350 000 __

Spécialités de la ville[modifier | modifier le code]

Cuisine[modifier | modifier le code]

Le mantı, une spécialité de Kayseri
  • Le pastırma : bloc de viande de bœuf séchée avec autour une sauce aux épices orientales ;
  • le mantı : pâtes contenant de la viande hachée préparée avec des épices, de la sauce tomate, du yaourt aillé ;
  • l’Iskender Kebap : viande de bœuf qui enferme une assiette qui contient du pain avec de la sauce tomate (peut se manger avec du yaourt).
  • le Sucuk : est une saucisse sèche épicée

Climat[modifier | modifier le code]

La mosquée Bürüngüz et le mont Erciyes

Kayseri, comme l'ensemble des villes du plateau anatolien, bénéficie d'un climat plus continental et plus sec que le reste de la Turquie. Ainsi l'amplitude thermique entre le mois le plus froid et le mois le plus chaud s'élève à 24,4 °C et les précipitations sont faibles avec un cumul de seulement 387 mm/an contre 2 171 mm à Rize sur les rives de la mer Noire, et 1 077 mm à Antalya sur la côte méditerranéenne.

Relevé météorologique de Kayseri (38° 44′ N, 35° 29′ E)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −8 −5,4 −1,7 2,8 6,1 8,9 11 10 6,1 2,6 −1,5 −5 2,2
Température moyenne (°C) −2,2 0,4 4,9 10,5 14,8 18,7 22,1 21,3 16,5 10,9 4,8 0,5 10,3
Température maximale moyenne (°C) 3,8 6,4 11,8 17,7 22,3 26,3 30,2 30,1 26,4 20,1 12,8 6,4 17,9
Précipitations (mm) 32,7 31,2 40,2 55 49,4 41,5 11,6 6,7 14,9 28,2 36 39,3 386,8
Source : Le climat à Kayseri (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com


Tourisme à Kayseri[modifier | modifier le code]

L'aéroport Erkilet proposant plusieurs vols quotidien depuis Istanbul, de nombreux touristes visitant la Cappadoce font escale à Kayseri pour y séjourner. La ville contient de nombreux monuments historiques de la période seldjoukide, une forteresse, une madrasa, et un sublime caravansérail. Le tourisme hivernal connait également une forte expansion à la suite des investissements de la municipalité de Kayseri et de la mise en place d'une station de ski sur le mont Erciyes.

Le tourisme médical est également en croissance. Kayseri est une ville disposant d'infrastructures très réputées pour la chirurgie oculaire. De nombreux touristes européens choisissent la Turquie pour y recevoir des soins médicaux de qualité à faible coût.

Transport et communications[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Kayseri est une ville souvent citée comme modèle sur le plan national pour ses infrastructures routières de qualité.

Elle est reliée aux autres villes avoisinantes selon 3 grands axes :

  • La route D260 qui permet d'aller à Ankara par l'ouest et à Sivas par le nord.
  • La route D805 qui descend dans le sud à Mersin et Adana.
  • La route D300 qui va à Malatya par l'est.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Tramway[modifier | modifier le code]

Carte de Kayseray
Kayseray

Le réseau de tramway de la ville nommé Kayseray se compose d'une seule ligne.

Elle dessert la ville d'Est en Ouest sur 17,8 km et est dotée de 28 stations.

Communications extérieures[modifier | modifier le code]

Kayseri possède un aéroport international (code AITA : ASR), l'aéroport Kayseri Erkilet, dont les voyages sont pour la plupart internes à destination d'Istanbul et d'Izmir. L'Allemagne est la destination internationale majeure.

Sport[modifier | modifier le code]

Kadir Has Stadyumu (32 864 places)

Le football et le basketball sont les deux sports suscitant le plus d'intérêt dans la ville.

Kayserispor représente la ville en première division au championnat turc de football (Turkcell Süper Lig) tandis que Kayseri Erciyesspor évolue en cinquième division (en) (niveau régional amateur). Les deux clubs jouent leurs matchs à domicile dans le stade Kadir Has pouvant accueillir jusqu'à 32 864 personnes.

Au basketball, c'est l'équipe féminine du TED Kayseri Koleji qui représente la ville en première division.

Les monuments[modifier | modifier le code]

Madrasa de Kayseri

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Kayseri[modifier | modifier le code]

Personnages de l'Antiquité chrétienne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Calvert Watkins (en), The Ancient Languages of Asia Minor [« Les anciennes langues d'Asie mineure »], Cambridge, Cambridge University Press, , 210 p. (ISBN 978-0521684965), « Hittite », p. 6
  2. (en) Jason Borges, « Caesarea Mazaca (Kayseri) », sur Cappadocia History, (consulté le )
  3. a et b (en) John Everett-Heath, Concise Dictionary of World Place-Names [« Dictionnaire concis des noms d'endroits du monde »], Oxford, Oxford University Press, , 6e éd. (ISBN 9780191905636, DOI 10.1093/acref/9780191905636.001.0001, lire en ligne), « Kayseri »
  4. a et b (en) Siméon Vailhé, « Caesarea », dans Siméon Vailhé, The Catholic Encyclopedia, New York, Robert Appleton Company, (OCLC 692539202, lire en ligne) (consulté le )
  5. (en) Richard Price et Michael Gaddis, The Acts of the Council of Chalcedon [« Les actes du concile de Chalcédoine »], vol. 1, Liverpool, Liverpool University Press, , 1024 p. (ISBN 9780853230397, présentation en ligne), p. 31
  6. (de) Bayerische Akademie der Wissenschaften. Historische Klasse, Abhandlungen, , 808 p. (lire en ligne), « Ungedruckte und ungenügend veröffentlichte Texte der Notitiae episcopatuum », p. 536 (nos  77-82), 551-552 (nos  106-121)
  7. (la) Pius Bonifacius Gams, Series Episcoporum Ecclesiae Catholicae quotquot innotuerunt a beato Petro apostolo [« Succression des évêques de l'Église catholique »], Leipzig, Karl W. Hiersemann, , 992 p. (lire en ligne), p. 440
  8. (la) Michel Le Quien, Oriens christianus in quatuor patriarchatus digestus, in quo exhibentur Ecclesiae patriarchae caeterique praesules totius Orientis [« L'orient chrétien divisé entre quatre patriarches, dans lequel sont représentés les patriarches de l'Église et les autres dirigeants de tout l'orient »], vol. 1, Paris, Ex Typographia Regia, , 1450 p. (lire en ligne), p. 367-390
  9. Alfred Baudrillart, Alfred de Meyer et Étienne van Cauwenbergh, Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, vol. 12, Paris, Letouzey et Ané, , 1464 p. (lire en ligne), p. 199-203
  10. (it) Segreteria di Stato Vaticano, Annuario Pontificio, Libreria editrice vaticana, , 2350 p. (ISBN 978-8820990701), p. 867
  11. (en) « Cappadocian Saints », sur Discover Cappadocia (consulté le )
  12. https://www.voyageturquie.info/kayseri-surp-krikor-lusavoric-armenian-church/
  13. Georg Ostrogorsky (trad. de l'allemand par Jean Gouillard), Histoire de l'État byzantin [« Geschichte des byzantinischen Staates »], Paris, Payot, , 4e éd. (1re éd. 1940), 644 p. (ISBN 978-2228902069)
  14. Louis Bréhier, Le Monde byzantin, vol. 1 : Vie et mort de Byzance, Paris, Albin Michel, coll. « L'Évolution de l'humanité » (no 32), , 2e éd. (1re éd. 1946), 596 p. (lire en ligne), p. 267-268. « Au printemps de 1067 il [Alp Arslan] envahit le Pont et pénétra jusqu’à Césarée de Cappadoce qu’il ruina, tandis qu’une autre armée turque ravageait la frontière de Cilicie ».
  15. (en) John Ash, A Byzantine journey [« Un voyage byzantin »], London, Tauris Parke Paperbacks, , 2e éd. (1re éd. 1995) (ISBN 978-1845113070, présentation en ligne), p. 167. « In that year the Turks captured Caesarea, the chief city of eastern Cappadocia, burnt it to the ground, massacred its inhabitants and desecrated the great shrine of Saint Basil » (« Cette année-là les Turcs capturèrent Césarée, la capitale de la Cappadoce orientale, la réduisirent en cendres, massacrèrent ses habitants et profanèrent le grand sanctuaire de Saint Basile »).
  16. (en) Speros Vryonis, The Decline of Medieval Hellenism in Asia Minor and the Process of Islamization from the Eleventh through the Fifteenth Century [« Le déclin de l'hellénisme médiéval en Asie mineure et le processus d'islamisation entre le XIe et le XVe siècles »], Berkeley, University of California Press, , 532 p. (ISBN 978-0520015975, présentation en ligne, lire en ligne[archive du ]), p. 155
  17. Naltchik (en russe Нальчик) est la capitale de Kabardino-Balkarie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]