Espira-de-l'Agly

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Espira-de-l'Agly
Espirà de l'Aglí
Espira-de-l'Agly
Blason de Espira-de-l'Agly Espirà de l'Aglí
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Philippe Fourcade
2020-2026
Code postal 66600
Code commune 66069
Démographie
Gentilé Espiranencs/Espiranenques
Population
municipale
3 475 hab. (2019 en augmentation de 3,79 % par rapport à 2013)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 36″ nord, 2° 50′ 14″ est
Altitude 36 m
Min. 26 m
Max. 458 m
Superficie 26,77 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Espira-de-l'Agly
(ville isolée)
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Agly
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Espira-de-l'Agly
Espirà de l'Aglí
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Espirà de l'Aglí

Espira-de-l'Agly Écouter est une commune française située dans le nord-est du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Agly et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « Basses Corbières ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Espira-de-l'Agly est une commune rurale qui compte 3 475 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine d'Espira-de-l'Agly et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Espiranencs ou Espiranencques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune d'Espira-de-l'Agly se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 10 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, et à 3 km de Rivesaltes[2], bureau centralisateur du canton de la Vallée de l'Agly dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Perpignan[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Peyrestortes (2,9 km), Rivesaltes (3,3 km), Baixas (3,7 km), Cases-de-Pène (4,0 km), Calce (7,0 km), Saint-Estève (7,1 km), Pia (7,8 km), Tautavel (8,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Espira-de-l'Agly fait partie de l'ancienne province du royaume de France, le Roussillon, qui a existé de 1659 jusqu'à la création du département des Pyrénées-Orientales en 1790[4] et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne[5].

Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[9].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 15,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 13,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 600 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924[14] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[15],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[16], à 15,7 °C pour 1981-2010[17], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[18].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : 0[20], d'une superficie de 29 495 ha, sont un site important pour la conservation des rapaces : l'Aigle de Bonelli, l'Aigle royal, le Grand-duc d’Europe, le Circaète Jean-le-Blanc, le Faucon pèlerin, le Busard cendré, l'Aigle botté[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensée sur la commune[22] : la « vallée de l'Agly » (164 ha), couvrant 5 communes du département[23] et une ZNIEFF de type 2[Note 7],[22] : les « Corbières orientales » (30 263 ha), couvrant 19 communes dont 12 dans l'Aude et sept dans les Pyrénées-Orientales[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Espira-de-l'Agly est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[25],[I 2],[26]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Espira-de-l'Agly, une unité urbaine monocommunale[I 3] de 3 455 habitants en 2017, constituant une ville isolée[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (52,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,7 %), forêts (10,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,5 %), mines, décharges et chantiers (5 %), zones urbanisées (3,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 1 556.

Parmi ces logements, 85,6 % étaient des résidences principales, 4,1 % des résidences secondaires et 10,3 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 64,7 %[I 8].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Passage à niveau de la ligne de train du pays Cathare et du Fenouillèdes, sur la RD 5D.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

  • Gare d'Espira-de-l'Agly[28].

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne 9 du réseau urbain Sankéo relie la commune au pôle d'échanges Languedoc situé à Perpignan via Rivesaltes.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Espira-de-l'Agly est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[29],[30].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de l'Agly[31].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[32]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[33]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[34].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations[35].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[36].

Sur le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, le Barrage des Bouillouses sur la Têt, un ouvrage de 17,5 m de hauteur construit en 1910[37].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Espirà de l'Aglí[38].

Espira est mentionné en 1075 sous le nom d'Aspiranum[39].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Espira-de-l'Agly cède un morceau de territoire à la commune de Cases-de-Pène en échange d'un autre morceau qu'elle intègre à son propre territoire[40].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[41]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1791 Bonaventure Farines    
1791 1793 François Castain    
1793 1800 Michel Sirac    
1800 1815 Jean Fabre    
1815 1815 Bonaventure Banet    
1815 1830 Jean Baptiste Joseph Duverney    
1830 1832 Bonaventure Farines    
1832 1833 Jean Fabre    
1833 1838 Bonaventure Banet    
1838 1841 Laurent Farines    
1841 1847 Joseph Moliner    
1847 1847 Joseph Vidal    
1847 1848 Siméon Dangel    
1848 1849 Pierre Baloy    
1849 1850 Honoré Laborp    
1850 1850 François Farines    
1850 1850 Adolphe Duverney    
1850 1852 Michel Champel    
1852 1853 Antoine Chichet    
1853 1854 Joseph Vidal    
1854 1856 André Normand-Holinier    
1856 1860 Honoré Labory    
1860 juillet 1870 (démission)[42] Henri (ou Philippe ?) Duverney    
1871 1877 Pierre Farines-Jaupart    
1877 1877 Michel Ola    
1877 1884 André Verges    
1884 1904 Joseph Philip    
1904 1912 Auguste Pagnon    
1912 1919 Jean Teulière    
1919 1925 Joseph Labory    
1925 1949 Edmond Jaupart   Médecin
1949 1953 Emmanuel Naurel    
mai 1953 mars 1965 Edmond Jaupart   Médecin
mars 1965 1966 Antoine Diquemal    
1966 mars 1983 Jean Teulière   Docteur en médecine
mars 1983 mars 1989 Pierre Banyuls-Pouches    
mars 1989 mars 2014 Gérard Bile[43] DVD Député suppléant (2002 → 2007)
mars 2014 En cours Philippe Fourcade[44],[45] DVD puis SE Chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1424 1515 1553 1643 1709 1720 1730 1755 1767
10 f18 f7 f22 f66 f89 f78 f90 f317 H
1774 1789 1790 - - - - - -
78 f97 f507 H------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

En 2019, la commune comptait 3 475 habitants[Note 10], en augmentation de 3,79 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4326046468199259759049711 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1011 2331 4851 5101 5351 6231 4911 6921 694
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6981 5471 5831 4271 4211 3951 3131 3401 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 4811 6851 5991 7232 1962 4632 8502 8833 118
2015 2019 - - - - - - -
3 4203 475-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[50] 1975[50] 1982[50] 1990[50] 1999[50] 2006[51] 2009[52] 2013[53]
Rang de la commune dans le département 34 34 42 34 38 35 33 34
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Entrée du collège Notre-Dame des Anges.

Espira-de-l'Agly dispose d'une école maternelle publique (114 élèves en 2013)[54], d'une école primaire publique (196 élèves en 2013)[55], d'une école primaire privée (219 élèves en 2013)[56] et d'un collège privé[57].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 15 août[58].

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

En 1968, l'Espira sporting slub[pas clair] fusionne avec Le Baixas athletic club fondé en 1920, devenant l’ESC-BAC. À partir de 1985, l’ESC-BAC accueille l'association sportive de Peyrestortes et devient ESC-BAC-ASP.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 1 367 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 3 353 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 660 [I 9] (19 350  dans le département[I 10]). 42 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 12] (42,1 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 11] 8,6 % 13,9 % 11,6 %
Département[I 12] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 2 060 personnes, parmi lesquelles on compte 75,1 % d'actifs (63,4 % ayant un emploi et 11,6 % de chômeurs) et 24,9 % d'inactifs[Note 13],[I 11]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 14]. Elle compte 564 emplois en 2018, contre 577 en 2013 et 516 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 336, soit un indicateur de concentration d'emploi de 42,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,4 %[I 15].

Sur ces 1 336 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 288 travaillent dans la commune, soit 22 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 87,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,6 % les transports en commun, 7,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

217 établissements[Note 14] sont implantés à Espira-de-l'Agly au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 15],[I 18].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 217 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
35 16,1 % (8,7 %)
Construction 49 22,6 % (14,3 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
39 18 % (30,5 %)
Information et communication 9 4,1 % (1,9 %)
Activités financières et d'assurance 7 3,2 % (3 %)
Activités immobilières 10 4,6 % (6,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
22 10,1 % (13 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
26 12 % (13,9 %)
Autres activités de services 20 9,2 % (8,5 %)

Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 22,6 % du nombre total d'établissements de la commune (49 sur les 217 entreprises implantées à Espira-de-l'Agly), contre 14,3 % au niveau départemental[I 19].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[62] :

  • Freres Miguel Construction, construction de maisons individuelles (552 k€)
  • SAS Jean Cayrol, travaux d'installation électrique dans tous locaux (181 k€)
  • SEPT, travaux de terrassement courants et travaux préparatoires (163 k€)
  • Health-I, autres activités informatiques (154 k€)
  • Piquemal Energie, production d'électricité (140 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la « plaine du Roussilon », une petite région agricole occupant la bande cotière et une grande partie centrale du département des Pyrénées-Orientales[63]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 16] sur la commune est la viticulture[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 152 94 56 55
SAU[Note 17] (ha) 1 305 1 427 819 975

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 152 lors du recensement agricole de 1988[Note 18] à 94 en 2000 puis à 56 en 2010[65] et enfin à 55 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 64 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[66],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1305 ha en 1988 à 975 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 9 à 18 ha[65].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La mairie.
Église Sainte-Marie.
Chapelle Notre-Dame-des-Anges d'Espira-de-l'Agly. Institution Notre-Dame-des-Anges
  • L'église Sainte-Marie, vaste église romane ayant des allures de forteresse, fut, au Moyen Âge, le siège d'un prieuré important. Aujourd'hui elle est l'église paroissiale d'Espira. L'édifice est un long vaisseau de forme rectangulaire possédant deux petites absides semi-circulaires du côté est, à l'opposé du maître-autel, lequel dut être inversé vers le XVIIe siècle. L'église est flanquée, du côté nord-ouest, d'un clocher roman carré doté d'arcatures lombardes. Le portail d'entrée, situé du côté sud, est doté de plusieurs chapiteaux et d'un archivolte sculptés. Le cloître roman a été démonté et vendu aux États-Unis : quelques éléments sont conservés au musée de Toledo (États-Unis). Du côté sud-ouest de l'édifice, près du clocher, on peut encore voir les traces de l'église primitive d'origine carolingienne. L'église Sainte-Marie d'Espira suit le même plan, et a souvent été comparé avec l'église Saint-André de Montbolo (Vallespir). L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1886[67]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[67].
  • Le pont de l'Agly, ancien pont médiéval sur l'Agly, situé en amont d'Espira, dont il reste des vestiges assez importants ; on le date généralement du XIIe ou XIIIe siècle.
  • L'ancien monastère d'une communauté de Trappistines du XIXe siècle, Chapelle Notre-Dame-des-Anges d'Espira-de-l'Agly., aujourd'hui reconverti en collège privé[68].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joan Cayrol i Obiols (1921-1981), poète et parolier, est né à Espira-de-l'Agly.
  • René Durand, scénariste de bande dessinée français, né le 16 avril 1948 à Espira-de-l'Agly.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Espira-de-l'Agly Blason
D’azur à une ancre d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[11].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  13. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  14. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  15. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  16. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  17. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  18. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[64].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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