Claira

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Claira
Claira
Clocher de l'église Saint-Vincent.
Blason de Claira
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton La Côte Salanquaise
Intercommunalité Communauté de communes Corbières Salanque Méditerranée
(siège)
Maire
Mandat
Hélène Malé
2017-2020
Code postal 66530
Code commune 66050
Démographie
Gentilé Clairanencs
Population
municipale
4 027 hab. (2015 en augmentation de 11,55 % par rapport à 2010)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 45′ 40″ nord, 2° 57′ 22″ est
Altitude Min. 5 m
Max. 20 m
Superficie 19,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.claira.fr

Claira Écouter est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Clairanencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Claira est une commune située dans l'aire urbaine de Perpignan.

Situation de la commune de Claira.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Claira[1]
Salses-le-Château Saint-Hippolyte Saint-Laurent-de-la-Salanque
Rivesaltes Claira[1] Torreilles
Pia Bompas Villelongue-de-la-Salanque

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village de Claira est situé sur la rive gauche de l'Agly, à environ 10 kilomètres de Perpignan, en Salanque.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible depuis l'autoroute A9 (échangeur 41) par la route départementale 83 (sorties 5 et 6).

Claira est également desservie par une voie verte de 14 km, entre Le Barcarès et Rivesaltes, le long de la rive gauche de l'Agly.

Au sud du village subsiste une partie de la plateforme de la ligne ferroviaire qui reliait Rivesaltes au Barcarès via Pia, Claira et Saint-Laurent-de-la-Salanque (Ligne de Perpignan au Barcarès). Il reste notamment un pont restauré qui enjambait un chemin de desserte locale. Le pont sur l'Agly a quant à lui été démantelé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom désigne le domaine de Clarius, gentilice (« nom de famille ») latin formé sur le nom de personne Clarus (clarus = clair, brillant, illustre). Le suffixe latin -anum donne la finale catalane -à.

En catalan, le nom de la commune est Clayrà[3] ou Clairà[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'antique Via Domitia passait à l'ouest du village actuel. Des chemins en reprennent d'ailleurs plus ou moins le tracé[5]. Aux alentours de 118 av. J.-C., le domaine d'un certain Clarus (ou Clarius) s'organise sur une petite éminence à proximité de la Via Domitia, constituant le point d'origine du village.

En 928 est mentionné un premier hameau autour de l'église de Saint-Jaume de Predacalç puis, plus tard, celui autour de l'église de Saint-Pierre. Autour de l'an 1000, Claira devient un village fortifié, avec son église Saint-Vincent et son château de Biterna ou réside le seigneur. En 1140, première mention du prieuré de Saint-Pierre-del-Vilar ou réside une communauté de moines. En 1233, des privilèges sont accordés aux habitants par le comte de Roussilon, Nuno Sanç, à qui avaient été confiés les biens de Bernard-Guillaume de Clayrà, condamné comme hérétique (cathare). En 1356, le roi Pierre III le Cérémonieux donne Claira en héritage à ses deux filles, les infantes Constance (14 ans), reine de Sicile, et Jeanne (12 ans), future Comtesse d'Empories. Les consuls et les habitants protestent car ils voulaient rester dans le domaine royal. En 1365, Claira est le village le plus important de la Salanque et le reste pendant plus de 250 ans. Il compte alors 143 feux. En 1372, création de la chapelle du Christ par Guillem Capdevilla. En 1428, vente du château de Claira à Raymond de Périllos par la reine Marguerite, veuve du dernier roi catalan Martin l'Humain. En 1443, charte de privilèges accordées par le roi Alphonse V d'Aragon pour la création du ruisseau de Claira et la création d'un moulin. Les habitants de Claira pourront prendre les eaux de l'Agly où ils le voudront et autant qu'ils en désireront. La digue est établie au pied de Rivesaltes.

Le 10 juin 1639 a lieu la bataille de Claira où la population entière lutte contre les soldats français. De 1639 à 1659, Claira connait deux exodes dont l'un dura 7 ans et les habitants abandonnent le village en grande partie détruit par les soldats français. Les cloches du village sont sauvées car Claira sert de garnison et les cloches à ameuter les alentours, les cloches des autres villages étant fondues pour faire des canons. En 1659, les habitants réintègrent le village avec leur curé, Francisco Cases et Claira devient française.

Le village est cité à partir du XIe siècle (1013, 1070 et 1091). Les siècles suivants (XIIIe siècle au XVe siècle), plusieurs textes font état des fortifications du village et des réparations à y effectuer. Lors des guerres qui opposèrent la France à l'Espagne au XVIIe siècle, une des batailles prit place à proximité de la localité[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville et bureau de poste.

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Claira est incluse dans le canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque. Elle rejoint en 1801 le canton de Rivesaltes puis revient, en 1935, dans le canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque, qu'elle ne quitte plus par la suite[7],[8].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de la Côte salanquaise.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 ? Antoine Badoua    
         
8 mai 1800 avril 1802 Ange Sanyas    
22 avril 1802 27 mai 1815 Joseph Parès fils    
27 mai 1815 25 novembre 1815 Ange Sanyas    
25 novembre 1815 28 janvier 1816 Joseph Parès fils    
28 janvier 1816 5 janvier 1826 Ange Sanyas    
5 janvier 1826 12 mars 1829 François de Rovira    
12 mars 1829 29 août 1830 François Duron    
29 août 1830 20 septembre 1831 Sébastien Gauze    
20 septembre 1831 ? François Cantagrill    
? 13 mai 1833 Joseph Parès fils    
13 mai 1833 ? François-Sébastien Cantagrill    
         
? 27 février 1848 François Duron    
27 février 1848 10 mars 1848 Étienne Cadène-Maillac    
10 mars 1848 1865 Nicolas Manal    
1865 ? Joseph Ripoull    
         
? 1888 Antoine Cadène-Gauze    
1888 ? Joseph Parès-Cayrol    
         
avant 1896 ? Joseph Sanyas    
Les données manquantes sont à compléter.
octobre 1947 mars 1965 Charles Balat[réf. nécessaire]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 5 novembre 2017
(décès)
José Puig[9] MoDem Vigneron
Conseiller général du canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque (2011 → 2015)
16 novembre 2017 en cours Hélène Malé[10]   Pharmacienne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720
121 f143 f92 f97 f84 f31 f94 f71 f96 f
1730 1755 1767 1774 1789 1790 - - -
112 f170 f546 H112 f136 f534 H---
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 4 027 habitants[Note 1], en augmentation de 11,55 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7537338541 0331 0491 0931 0901 1801 242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1971 3471 4081 4101 5211 7301 8711 8501 760
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6831 6621 6051 6161 4911 5811 5651 2801 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4391 4461 2491 4152 1172 6253 3653 4693 756
2015 - - - - - - - -
4 027--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 40 46 45 38 34 30 30 28
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 22 janvier[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 615 €[20].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le vieux village était protégé par une enceinte fortifiée de plan rectangulaire flanquée de tours. Remontant au XIIe siècle, plusieurs fois réparée, elle fut rasée au XIXe siècle. Il n'en reste que de rares vestiges et la trace sur le cadastre du village[21].

À l’est se dresse l'église paroissiale Saint-Vincent, dont le chevet prenait appui contre le rempart est. Citée en 1091[21], l'édifice roman fut reconstruit au XIVe siècle puis remanié aux XVIIIe siècle et XIXe siècle. Le mur sud conserve des vestiges intéressants : une fenêtre romane en plein cintre, un enfeu gothique surmonté par un bas-relief et une inscription datée de 1372, encadré de deux gargouilles. L'édifice est dominé par un clocher gothique en brique, remanié postérieurement[22].

Environ 2 kilomètres à l'ouest du village se dresse la chapelle Saint-Pierre-du-Vilar (catalan : Sant Pere del Vilar). Citée dès 951, possession de l'abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, elle fut le siège d'un prieuré qui fut sécularisé au XIVe siècle. L'édifice actuel date du XIe siècle et possède une nef unique terminée par une abside semi-circulaire. Elle fut surélevée et remaniée postérieurement (période indéterminée), comme le montre la fenêtre axiale de l'abside qui est maintenant au ras du sol. Les traces de reprise de la maçonnerie sont également très visibles sur la façade occidentale, avec l'adjonction d'un clocher-mur et d'un portail modernes. Les traces d'un ancien portail sont visibles sur le mur nord[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Claira Blason D'azur au dextrochère armé d'une épée haute posée en bande, le tout d'or, issant d'une burelle ondée d'argent en pointe; à la meule de moulin d'argent percée du champ, brochant sur l'épée, tiercée en pairle ondé renversé par un filet de sable, chargée au 1er d'une cloche de gueules, au 2e d'une tour donjonnée du même, ouverte et ajourée d'argent, au 3e d'un chardon de gueules[24].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcelle Pellicer, Clayrà ... fa temps : La vie dans un village de la Salanca de 1800 à 1914, Prades, Terra Nostra, , 271 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
  3. a et b Marcelle Pellicer, Clayrà ... fa temps : La vie dans un village de la Salanca de 1800 à 1914, Prades, Terra Nostra, , 271 p.
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. Ouvrage collectif, Voies romaines du Rhône à l'Èbre, Ed. de la Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 1997, pages 90-91
  6. Lucien Bayrou, Entre le Languedoc et le Roussillon, 1258-1659, fortifier une frontière ?, Ed. Amis du Vieux Canet, 2004, pages 253-254
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. Notice Cassini de Claira
  9. Thierry Bouldoire, « José Puig, le maire de Claira, est décédé », L'Indépendant,‎ (lire en ligne).
  10. Espérance Abad, « Hélène Malé : « Être votre nouveau maire est un honneur » », L'Indépendant,‎ , p. 19.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  20. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  21. a et b Lucien Bayrou, Entre le Languedoc et le Roussillon, 1258-1659, fortifier une frontière ?, Ed. Amis du Vieux Canet, 2004, page 254.
  22. Jean Tosti, Claira (page consultée le 1er septembre 2007)>
  23. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7, présentation en ligne)
  24. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=7008