Oriolles

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Oriolles
Oriolles
Mairie d'Oriolles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Charente-Sud
Intercommunalité Communauté de communes des 4B - Sud-Charente
Maire
Mandat
Alain Bize
2014-2020
Code postal 16480
Code commune 16251
Démographie
Gentilé Oriollais
Population
municipale
266 hab. (2016 en diminution de 2,92 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 42″ nord, 0° 07′ 34″ ouest
Altitude Min. 84 m
Max. 161 m
Superficie 18,30 km2
Localisation

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Oriolles est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Oriollais et les Oriollaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Oriolles est une commune du canton de Brossac, située à 39 km au sud-ouest d'Angoulême et à 12 km au sud de Barbezieux.

Oriolles est à peu près au milieu des 3-B, que sont les chefs-lieux de canton Brossac, Barbezieux et Baignes. Le bourg d'Oriolles est à 7 km au nord-ouest de Brossac, 9 km au sud-est de Baignes, 17 km de Chalais, 26 km de Jonzac, 40 km de Cognac, 68 km de Bordeaux[2].

Les voies importantes de communication que sont la N 10 Angoulême-Bordeaux qui passe à l'ouest et la D 731 Barbezieux-Chalais qui passe à l'est évitent la commune. Mais les routes départementales D 2, D 27, D 131 et D 452 la traversent[3].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est dispersé, et le bourg d'Oriolles n'est pas plus important que les nombreux hameaux qui sont dans la commune : chez Baudut, les Poteries, chez Boutillet...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Oriolles
Condéon
Touvérac Oriolles Chillac
Boisbreteau Guizengeard

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune se compose d'argile blanche, de sable et de galets, dépôts du Tertiaire, sol pauvre propice au boisement[4],[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune offre un relief vallonné propre à la forêt de la Double. Le point culminant est à une altitude de 161 m, situé au sud, chez Baudut (château d'eau), mais un autre sommet près de la limite nord atteint 160 m (borne IGN). Le point le plus bas est à 84 m, situé en limite sud avec Guizengeard. Le bourg, situé sur une hauteur, est à 145 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lary, qui descend vers le sud et se jette dans l'Isle, prend sa source dans la forêt, près de la limite de commune avec Condéon, et forme la limite ouest de la commune avec Touvérac. Il est orthographié Larit dans sa partie amont.

Le Petit Lary qui fait la limite sud-ouest de la commune avec Boisbreteau est son principal affluent. Il prend sa source à l'ouest du bourg, au Groleau.

Au sud-est de la commune, naissent de petits affluents du Palais qui prend sa source près de Brossac, et lui-même affluent du Lary.

À l'est du bourg naît la Gourdine, qui coule vers le nord et fait la limite nord-est de la commune. Elle s'appelle dans sa partie aval le Gabout avant de se jeter dans le Beau, affluent du qui passe à l'est de Barbezieux. La commune est donc traversée par la ligne de partage des eaux entre Garonne ou plus exactement Dordogne, et le bassin versant de la Charente.

La commune comporte de nombreux ruisseaux et étangs, dont certains sont d'anciennes carrières[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est sur la bordure nord-est de la forêt de la Double saintongeaise, grande forêt de pins maritimes, ou landes, qui s'étend de la Dordogne à la Charente-Maritime, appelée aussi localement forêt de Chaux ou Petit Angoumois, et dans laquelle se trouve une grande partie du canton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Auriola en 1100[8].

L'origine du nom d'Oriolles pourrait remonter à un nom de personne gallo-romain Auriola, féminin d'Auriol provenant du latin aureolus qui signifie loriot, mais aussi à Aureolam [terram], « la terre d'or », qui peut provenir des pierres précieuses, calcédoines pseudomorphiques, de couleur blonde, qu'on y a trouvées[9],[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, une partie de la paroisse dépendait, avec Boisbreteau, de la seigneurie puis marquisat de Touvérac, terre elle-même dépendant de la baronnie puis duché de Montausier à partir de la fin du XVIIe siècle. Ce dernier faisait partie du Petit Angoumois, enclave de l'Angoumois en Saintonge dont Baignes était le centre[11].

En 1786, Oriolles était le chef-lieu de la paroisse; la cure d'Oriolles avec ses annexes rapportait 2 000 livres, puis l'église a été annexée à Boisbreteau.

Au bourg, le logis appartenait à la famille de Sainte-Maure, de Chaux. En 1747, le comte Louis Marie de Sainte-Maure, premier écuyer commandant la grande écurie du roi, en fit don à son fidèle serviteur et intendant Jean-Joseph Léonard, qui s'y établit avec sa famille.

Le domaine de Coiffard appartint pendant près de trois siècles aux du Busson. Cette famille, originaire des environs de Mantoue (Italie), vient en France au XVIe siècle et se fixa à Coiffard sous Louis XIV. Le dernier descendant de cette famille, qui fut longtemps juge de paix à Brossac, mourut à Coiffard en 1886[12].

Entre 1975 et 1996, l'argile blanche kaolinique a été exploitée par la société AGS, comme à Guizengeard, Condéon, Touvérac et Clérac. En 1999, le site de l'ancienne carrière a été repris par une société de traitement des déchets, mais AGS était toujours implanté à Oriolles en 2014, succursale de Clérac, avec production de chamotte[13].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 2001 En cours Alain Bize SE Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 266 habitants[Note 1], en diminution de 2,92 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
385285311383475460481507512
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
465450442446461444394375379
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
384398356349358353290311283
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
264218222223218238241283266
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, Oriolles comptait 247 habitants (soit une augmentation de 12,8 % par rapport à 1999). La commune occupait le 24 581e rang au niveau national, alors qu'elle était au 24 943e en 1999, et le 279e au niveau départemental sur 404 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Oriolles en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,8 
5,9 
75 à 89 ans
7,4 
12,6 
60 à 74 ans
11,5 
26,1 
45 à 59 ans
26,2 
21,8 
30 à 44 ans
25,4 
13,4 
15 à 29 ans
10,7 
20,2 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • élevage (ovins, bovins, porcins, gibier)
  • vigne

Industrie[modifier | modifier le code]

L'usine de chamotte, située au lieu-dit chez Boutillet, utilise l'argile blanche kaolinique locale pour en faire de la chamotte, utilisé pour faire des briques réfractaires ou comme isolant en construction. Construite en 1976 sur une ancienne usine de 1960 qui possédait deux fours, elle possède un grand four rotatif de cimenterie chauffé au gaz de Lacq, complété plus récemment par de la biomasse. Sa production s'est élevée à 2 800 t par jour dans les années 2000[20], et elle a produit environ 300 à 380 t par jour en 2011[21], soit une production annuelle de 150 000 tonnes pour la chamotte réfractaire, calcinée jusqu'à 1 550°, et 100 000 tonnes pour l'argile réfractaire, avec en 2013 trois fours et un four flash d'une capacité totale de 200 000 tonnes. L'usine fournit aussi de l'argile broyée et séchée[22]. Elle est référencée comme patrimoine industriel[20]. Située sur une basse colline, c'est un point de repère dans la forêt qu'on voit de loin.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Ferme-auberge

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Brossac, Oriolles et Passirac. Brossac accueille l'école maternelle et l'école élémentaire. Les écoles d'Oriolles et de Passirac sont aussi des écoles élémentaires. L'école d'Oriolles comporte une classe unique. Le secteur du collège est Baignes[23].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La fête communale est le deuxième dimanche d'août.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église d'Oriolles
  • L'église paroissiale Saint-Pierre date des XIe et XIIe siècles, mais a été remaniée aux XVe et XIXe siècles. Seule une partie du mur nord de la nef date encore du XIIe siècle. C'était un ancien prieuré-cure rattaché au prieuré Saint-Vivien de Saintes[24]. Elle est entourée du cimetière.
  • Le domaine de Coiffard, ancien domaine, est au sud de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 27 février 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le 30 décembre 2011)
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Barbezieux », sur Infoterre, (consulté le 30 novembre 2011)
  8. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 108
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 38,510-511.
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 388
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 265
  13. « Entreprise SARCA, Oriolles » [PDF], sur entreprises-coloniales.fr, (consulté le 19 novembre 2018)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Evolution et structure de la population à Oriolles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. a et b « Usine Sarcal », notice no IA00066345, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Oriolles: la société AGS a ouvert ses portes au public », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2014)
  22. « AGS Minéraux », (consulté le 7 février 2014)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 13 juillet 2012)
  24. « Église d'Oriolles », notice no IA00041145, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]