Plouvorn

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Plouvorn
Plouvorn
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
François Palut
2014-2020
Code postal 29420
Code commune 29210
Démographie
Gentilé Plouvornéens
Population
municipale
2 851 hab. (2015 en augmentation de 3,18 % par rapport à 2010 en augmentation de 3,18 % par rapport à 2010)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ nord, 4° 02′ ouest
Superficie 35,44 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plouvorn [pluvɔʁn] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plouvorn
Trézilidé Mespaul Plouénan
Plouzévédé Plouvorn Taulé
Plougourvest Landivisiau Guiclan, Saint-Thégonnec
Carte situant la commune de Plouvorn.

La commune est située au nord-nord-est de Landivisiau, sur le plateau du Léon et fait partie historiquement du Pays de Léon, même si elle appartient de nos jours à la communauté de communes du Pays de Landivisiau.

Étang devant le moulin du château de Keruzoret.

Le finage communal, dont les altitudes sont dans l'ensemble comprises entre 60 mètres et 90 mètres, s'élève jusqu'à 98 mètres dans la partie sud-est de son territoire (entre Pen ar C'hoas et Creach Lom) et jusqu'à 111 mètres d'altitude dans sa partie occidentale (entre Kerscao Bihan et Triévin) et est dans l'ensemble en pente douce vers le nord ; le plateau est entaillé par quelques vallées de modestes cours d'eau, coulant tous vers le nord et dont les vallées sont vers 40 mètres d'altitude à leur sortie du territoire communal : le ruisseau du Guern et celui de Cosquérou servent tous les deux sur une partie de leur cours de limite communale avec Guiclan avant de confluer pour former l'Éon, affluent de rive gauche de la Penzé ; l'Horn, un petit fleuve côtier, traverse la partie centrale de la commune, passant à l'est du bourg (un de ses affluents de rive gauche, après être passé juste au sud de la chapelle de Lambader, alimente l'étang du château de Troërin ainsi que le plan d'eau de Lanorgant et un autre celui de Keruzoret).

La commune présente un paysage agraire de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux hameaux. Le bourg est excentré au sein du finage, situé à sa limite ouest avec le finage de la commune de Plougourvest ; il est situé sur une éminence, vers 80 mètres d'altitude, entre les vallées des deux ruisseaux de Troërin (au sud) et de Keruzoret (au nord).

La commune est traversée par deux axes routiers principaux : la route départementale D 69, qui va de Landivisiau à Kerbrat, lieu-dit de la commune de Plougoulm situé sur la rive sud de l'estuaire de l'Horn et la route départementale D 19, qui traverse le bourg de Plouvorn et qui, vers l'est, va en direction de Morlaix ; les deux routes se croisent au carrefour de Croaz Hir.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploevaorne en 1282[1], Ploemahorn vers 1330, Ploemaorn en 1378, 1467 et en 1481, Plouemaorn en 1443 et Plouemorn en 1572[2].

Plouvorn vient du breton ploe (paroisse) et de Maorn, un saint breton[2], connu aussi sous le nom de Mahorn ou Mahouarn ; l'existence réelle de ce saint est qualifiée de douteuse par Dom Alexis Lobineau[3]. Plouvorn veut donc dire « Paroisse de Maorn/Morn »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le tumulus de Kernonen, vue extérieure d'ensemble.

Des tumuli de l'âge du bronze ont été découverts à Plouvorn, dont le tumulus de Kernonen, ainsi que des vestiges gallo-romains et des mottes féodales[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, la paroisse, avec ses deux trèves, Mespaul et Sainte-Catherine, compte quarante-deux familles nobles. La paroisse primitive dépend de l'évêché de Léon.

Plouvorn compte 33 nobles lors de la Réformation de 1426 (dont Guyon Kerroignant, seigneur du dit-lieu et de Traoulen, et de Kerguvelen, seigneur du dit-lieu et de Tromeur) ; 8 sont cités lors de la Réformation de 1443 ; 44 lors de la Montre de l'évêché de Léon à Lesneven en 1481 ; etc[5]. La maison noble de Keravefan appartenait en 1320 à Henri Trémic, seigneur de Keravefan. Son petit-fils, Jean Trémic, fut chevalier des Ordres du Roi[6].

Lambader est une ancienne commanderie de l'ordre des Templiers et devint ensuite un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[7].

La famille de Troërin[modifier | modifier le code]

La famille de Troërin est connue depuis au moins le XIIe siècle : le sire Pierre Michel de Troërin est cité comme participant à l'assise du comte Geoffroy en 1185 et le sire Pierre Michel de Troërin participe à la première croisade de Saint-Louis à partir de 1248[8].

La famille de Troërin, seigneurs du dit lieu (l'existence du manoir de Troërin est attestée dès 1413), de Kerjean, de Kergounan (en Lampaul-Ploudalmézeau, de Kerrannou (en Saint-Pol-de-Léon), présente aux montres de 1426 à 1534, fut reconnue d'ancienne extraction noble lors de la réformation de 1669[9], à la demande d'Anne de Troërin, épouse de Louis de Kerhoas, seigneur de Coatcoulouarn (en Saint-Thégonnec) et du Quellenec[10]. En 1638, Charles de Troërin[a] épousa à Lampaul-Ploudalmézeau Louise de Kerlec'h[b]. Leur petit-fils Jan de Troërin[c] fut lieutenant des maréchaux de France en Bretagne ; il transforma le manoir en château aux alentours de 1717 et fit faire par Isaac Robelin un nouvel aménagement paysager du parc.

L'abbé Jean-Corentin de Troërin, né au château de Kerjean, prêtre en 1767, fut grand vicaire de Mgr de La Marche, puis, à l'époque du Concordat de Mgr André et de Mgr Dombideau de Crouseilles, évêques de Quimper et de Léon. Il mourut le à Landerneau[9].

Le , Henriette-Marie-Salomé de La Tullaye, fille de François-Henri de La Tullaye[d] et de Marie-Anne-Corentine de Troërin, mariés le à Plouvorn, épousa Charles-Marie-Henri Boscal de Réals[e], capitaine au régiment de Bresse en 1790, issu d'une famille originaire du Poitou. Depuis le château de Troërin appartient à la famille Boscal de Réals[11].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La commune est connue pour des faits liés à la révolte des Bonnets rouges en 1675. Au XVIIe siècle, la seigneurie de Penhoët, sise en Saint-Thégonnec, s'étendait alors sur huit paroisses : Plouvorn, Saint-Thégonnec, Taulé, Plougar, Guiclan, Pleyber-Christ, Plounéour-Ménez et Commana[12]. Le manoir du Rusquec (disparu de nos jours) appartenait à la famille du Rusquec, présente aux montres entre 1426 et 1562[13] et fondue ensuite par mariage dans la famille de l'Estang du Rusquec[f]. D'autres manoirs, aussi disparus de nos jours ont existé à Plouvorn comme celui de Coatcren, édifié à la fin du XVIe siècle par François du Dourdu, sénéchal de Léon en 1580[5] ou encore ceux de Kerudot, de Kervidones (Kerguidonné), de Lanorgant.

Au XVIIe siècle, la châtellenie de Daoudour (qui avait appartenu avant sa scission à François III de Kergroadès[g] époux de Gilette de Quélen[h]) est subdivisée en deux juridictions : celle de Daoudour-Landivisiau, dite aussi Daoudour-Coëtmeur, qui avait son siège à Landivisiau et comprenait Plouvorn et ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine, Plougourvest et sa trève de Landivisiau, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimiliau, Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trève de Saint-Sauveur, Plounéour-Ménez et pour partie Plouénan ; et celle de Daoudour-Penzé, qui avait son siège à Penzé et comprenait Taulé et ses trèves de Callot, Carantec, Henvic et Penzé, Locquénolé, Saint-Martin-des-Champs et sa trève de Sainte-Sève[14].

Vers 1710, la moitié des paysans de Plouvorn sont aussi tisserands, au moins à temps partiel pendant l'hiver. En 1710, année de disette, sinon de famine, la mortalité augmenta de 108 % à Plouvorn par rapport aux deux années précédentes[15].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plouvorn de fournir 50 hommes et de payer 328 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[16].

En 1763 à Plouvorn, il y avait un recteur, un vicaire, cinq prêtres habitués, un diacre, un acolyte[17].

En 1770, Guiclan est la paroisse la plus riche du Haut-Léon central : les habitants paient en tout 2 590 livresde capitation (pour 3 100 habitants), devançant Plouvorn (y compris ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine) : 2 524 livres (pour 3 600 habitants), Landivisiau : 1 564 livres (pour 2 400 habitants) et Bodilis : 1 208 livres (pour 2 000 habitants)[15].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi la paroisse de Plouvorn en 1778 :

« Plouvorn, à deux lieues un quart au sus-sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché et sa subdélégation ; à 41 lieues de Rennes. Cette paroisse ressortit à Lesneven et compte 4 200 communiants[i], y compris ceux de Mespaul et Sainte-Catherine, ses trèves ; la cure se présente par l'évêque. Des vallons, des ruisseaux, des prairies, des terres bien cultivées et abondantes en grains, lin et fruits pour le cidre : voilà ce que le territoire présente à la vue […][6] »

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

François Ouroual, originaire de Ploudiry, est élu recteur constitutionnel de Plouvorn ; arrivé dans sa paroisse le , il doit repartir aussitôt et il faut le recours à 200 hommes de troupe pour parvenir à l'imposer aux paroissiens. Il parvient à se maintenir jusqu'au Concordat de 1801 ; mais, pendant qu'il officie devant quelques fidèles seulement dans l'église paroissiale, le curé réfractaire officie dans la chapelle de Lambader devant cinquante fois plus de paroissiens[17].

En , les paysans révoltés du Léon s'insurgent à l'occasion de la levée de 300 000 hommes, après leur défaite lors de la bataille de Kerguidu. Ils se soumettent à Canclaux, commandant en chef de l'Armée des côtes de Brest ; ils remettent leurs armes, des otages, et payent les frais de l'expédition[18].

Les communes insurgées acceptent le les conditions suivantes : « tous les particuliers […] seront désarmés dans tiers [trois] jours à la diligence de leurs conseils généraux […] et tous les fusils seront remis et toutes autres armes offensives, aux administrateurs de leurs districts respectifs […] ; le contingent des dites communes sera fourni dans tout délai de demain (...) ; les frais de l'emploi de la force armée et autres dépenses nécessitées par la révolte des paroisses seront réglées par une contribution dont la masse sera répartie entre les dites paroisses […], et payée dans tiers jours après qu'elle sera connue ; […] les principaux coupables et les chefs de l'insurrection dans chacune des trois communes seront désignés par elles aux commissaires ; […] les cloches des dites paroisses seront descendues […] ; les ponts abattus par les rebelles seront rétablis aux fais des paroisses insurgées […] ; les communes (...) fourniront chacune quatre otages de choix et parmi leurs notables habitants pour sûreté de l'accomplissement des conditions ci-dessus […] ». Le conseil municipal de Plouvorn accepta ces conditions et désigna des otages. Plouvorn dût payer 9 000 livres[19].

Le , la municipalité, constituée en 1790, demande aux représentants du peuple « d'accorder l'église paroissiale aux citoyens Abgrall et Corre, prêtres catholiques, apostoliques et romains, attendu qu'ils sont suivis par plus de 2 500 individus, et au citoyen Ouroual, ancien curé constitutionnel, la chapelle de Lambader, attendu qu'il n'est suivi pour cet effet (le culte) que d'environ 50 individus »[20].

En 1799, il n'y a plus que 46 marchands de toiles à Saint-Thégonnec (mais c'est encore la commune où ils sont les plus nombreux), 26 à Guiclan, 23 à Plouvorn, 16 à Bodilis, 10 à Landivisiau, 4 à Saint-Servais, etc.[15].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1835 une école de filles ouvre à Plouvorn « dans un appartement trop petit et incommode » ; on y apprend « à lire le breton et le latin et à faire du tricot ». Dès 1840, grâce à l'action de Mr de Keruzoret[j] et de son gendre le comte de Kerdrel[k], Plouvorn eût une école chrétienne, dont la direction fut confiée aux Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel. « Le premier maître […] fut le frère Zoel, éducateur émérite, qui déploya un zèle remarquable pendant la famine de 1845-1846 et qui mourut au bout de quelques années victime de son zèle à soigner les malades pendant la grave épidémie de typhoïde et de choléra de 1850-1851 ». En 1856, l'école des garçons est jugée « remarquable sous tous les rapports » ; elle accueille alors 120 élèves, dont 15 adultes, et 118 d'entre eux savent lire et écrire, selon l'inspecteur[21].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouvorn en 1853 :

« Plouvorn (sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul) : commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, moins sa trève Mespaul […], devenue commune[…]. Principaux villages : Kergoulouarn, Créachantern, Mesmeur, Kergonan, Traonmeur, Kerdrein, Kervinguy, Kerguédal, Lannorgant. Manoir du Rusquec[22]. Superficie totale : 3 389 ha, dont […] terres labourables 1 670 ha, prés et pâtures 286 ha, bois 153 ha, étangs et canaux 7 ha, landes et incultes 1 080 ha […]. Moulins : 15 (de Keruzoret, de Troërisi [en fait Troërin], de Keroignant, Neuf, de Lannorgant, de Traonmeur, Arc'han, à eau. […] Géologie : le micaschiste domine, mais le schiste argileux se montre dans l'est. On parle le breton[23]. »

François Quéré[l], sonneur de cloches à Plouvorn, fut zouave pontifical, participant notamment à la bataille de Castelfidardo lors de laquelle il fut blessé, puis à la bataille de Mentana et, en 1870, à la défense de Rome. Rentré en France, il participa à la guerre de 1870 en tant que volontaire de l'Ouest, participant aux combats d'Orléans, de Brou, puis à la bataille de Loigny au cours de laquelle il fut mortellement blessé.

Le pourcentage de conscrits illettrés à Plouvorn entre 1858 et 1867 est de 49 %[24].

L'école de Plouvorn avait 246 élèves en 1881 ; la laïcisation de cette école en 1887 fit passer ses effectifs à 142 élèves en 1888 en raison de l'ouverture d'une école privée catholique ; ils n'étaient plus que 16 en 1902 contre 263 élèves pour l'école privée. Un instituteur public de Plouvorn déclare en 1894 : « Depuis longtemps j'ai renoncé à aller récolter des insultes à l'église » ». Le recteur refusait alors l'absolution aux parents qui mettaient leurs enfants à l'école publique[17]. « Aujourd'hui, les cultivateurs aisés envoient leurs enfants dans un internat pendant plusieurs années pour leur faire mieux apprendre le français » note le maire de Plouvorn en 1889. L'école publique ferma en 1940[24].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , avec un grand déploiement de forces, l'inventaire des biens d'église de Plouvorn pût être fait sans incidents graves, le clergé ayant prêché énergiquement le calme ; les portes de l'église paroissiale étant fermées, elles furent forcées par des crocheteurs aidés de quelques soldats[25].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouvorn.

Le monument aux morts de Plouvorn porte les noms de 144 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, Yves Harnay[m] de la Médaille militaire ; Nicolas Berthevas[n], Yves Corvé[o] et Jean Tonnard[p] ont été tous les trois décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. Le frère de ce dernier, Yves Tonnard[q], est également mort pour la France. Maurice Simon est mort en Grèce, Jean Enez et Jean Nédélec en Belgique ; Jean Jaffrès, matelot électricien, est disparu en mer lors du naufrage du Léon Gambetta le  ; Hervé Goumelon est mort alors qu'il était prisonnier en Allemagne ; Antoine Waldimir est mort en Allemagne après l'armistice le ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[26].

Quatre frères originaires de Plouvorn, Hervé, Jean-Louis, Yves et François Allain, ont combattu pendant la Première Guerre mondiale, dont deux sur le front d'Orient (Hervé, soldat au 3e régiment d'infanterie coloniale et Yves, soldat au 175e régiment d'infanterie) ; les quatre eurent la chance de rentrer vivants[27].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1923, il y avait 3 garçons et 4 filles dans les deux écoles publiques de Plouvorn contre environ 150 garçons et 200 filles (grâce à un internat) dans les deux écoles catholiques de la commune[28]. L'école publique devint mixte en 1924 et ferma en 1940.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouvorn porte les noms de douze personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les soldats tués, Louis de Menou[r] et Guy de Réals[s] ont été tous deux décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[26].

Léon Picart[t] fut déporté le depuis Compiègne vers le camp de concentration de Buchenwald, puis à Ravensbrück, Dora et Bergen-Belsen d'où il fut rapatrié le [29].

Depuis 1944[modifier | modifier le code]

La venue le d'une des quatre statues de Notre-Dame de Boulogne fut l'occasion d'une manifestation de piété populaire : 21 arcs de triomphe furent dressés dans la paroisse le long de l'itinéraire qu'elle parcourût[17].

Le , les militants de l'Action catholique de Plouvorn remettent au maire une pétition revêtue de 290 signatures demandant « de vouloir bien interdire les bals » dans la commune. Le Conseil municipal approuva par douze voix contre deux[15].

L'école publique de Plouvorn, devenue mixte, n'a que 20 élèves en 1953 contre 144 garçons et 127 filles dans les deux écoles privées catholiques. L'école publique ferma en 1971[24].

Cinq personnes originaires de Plouvorn sont mortes pendant la Guerre d'Algérie[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[30].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1793 Prigent Autret[u]    
1793   François Ollivier[v]   Cultivateur
1803 1804 Salomon Roguez[w]   Cultivateur
1808 1829 Guillaume Le Roux[x]   Cultivateur
1832 1833 Riou    
1835 1836 Urien    
1844 1848 Jean Couloigner[y]   Bien que maire, il ne savait pas signer son nom.
1850 1851 Casimir Boscals de Réals (père)[z]   Conseiller d'arrondissement
1853 1870 Jean Couloigner[aa]    
1870 1872 Guillaume Guillerm[ab]   Cultivateur
1872 1889 Vicomte Casimir Boscals de Réals (fils)[ac]   Fils de Casimir Boscals de Réals, maire entre 1850 et 1851. Chef de bataillon de la Garde mobile du Finistère en 1870[31]
1890 1921 Comte Amaury Audren de Kerdrel[ad]   Conseiller général du Finistère
1921 1925 René Kerdilès[ae]   Propriétaire cultivateur
1925 1940 Charles Boscals de Réals[af]   Général de brigade. Petit-fils de Casimir Boscals de Réals (père), maire entre 1850 et 1851
1942 1945 Auguste Boucher[ag]    
1945 1949 Jean-Louis Marrec[ah]   Agriculteur, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur
1951 1965 Christophe Roué   Cultivateur, expéditeur de légumes. Conseiller général du canton de Plouzévédé entre 1945 et 1949
1965 1966 Jean Louis Laurent[ai]    
1966 2008 Jacques de Menou UDF-CDS
puis RPR puis UMP
Ingénieur agronome
Conseiller général du canton de Plouzévédé (1973-2004)
Conseiller régional (1982-1989)
Sénateur (1989-1998)
2008 2014 Jean-Claude Marc DVD  
2014 en cours
(au 30 avril 2014)
François Palut DVD Agriculteur

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Au plan administratif, la commune dépend de l'arrondissement de Morlaix et avant la réforme territoriale de 2014 du canton de Plouzévédé.

Au plan électoral, depuis la réforme territoriale de 2014, la commune dépend du canton de Landivisiau.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7502 6233 2412 8023 1823 4993 5493 5723 370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1353 0653 2563 2103 3113 1913 1613 1303 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0203 0152 9822 7462 8022 7852 7232 5722 548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 6302 6192 5252 7002 5842 5732 6972 7552 830
2015 - - - - - - - -
2 851--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement et structures de loisirs[modifier | modifier le code]

  • École Notre-Dame-de-Lambader.
  • Centre de loisirs et Centre aéré
  • Bibliothèque et Cyberespace
  • Un nouvel espace culturel, équipé d'une salle de spectacle baptisée "Roger Larrol", offrant 440 places assises et 700 places debout, ainsi qu'une "Maison de l'enfance", ont été inaugurés en 2017[34].
  • Le plan d'eau de Lanorgant, inauguré en 1975, permet des activités nautiques et de loisirs divers et est équipé d'une aire pour les camping-cars ; un chemin de promenade long d'un peu plus de 2 km en fait le tour[35].

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Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Gouel Bro Leon 2015 au plan d'eau
  • Festival Gouel Bro Leon, rassemblement de bagadoù, cercles celtiques et groupes au plan d'eau, défilés et animations.
  • Son et lumière, fin juillet ou début août, retraçant la vie dans la campagne léonarde du Moyen Âge à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette animation proposée par l'association Avel Lambader sur deux jours se déroule près de la chapelle Notre-Dame-de-Lambader dans un cadre de verdure, avec à la fin du spectacle un feu d'artifice « embrasant » la chapelle. Après avoir joué le spectacle son et lumière « Mémoires de terres » durant six ans, il est remplacé par un spectacle journalier : en 2009 l'animation interactive s'intitule « Le secret des chiffonniers » et en 2010 « Le livre secret »[36].
  • Association de danse bretonne
  • Troadé, le festival des jeux. Un festival annuel d'un week-end entier, avec des jeux de société, des jeux d'adresse, et des jeux de plateau. Lors de ce festival, de nombreux éditeurs, créateurs, associations et sociétés à vocation ludiques vous présenteront leurs jeux. Par ailleurs, vous y trouverez plusieurs animations comme des tournois, une tombola avec plusieurs jeux à gagner, un concours pour les créateurs de jeux, etc.

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'Église paroissiale Saint-Pierre (XVIIe siècle) remplace un édifice élevé aux XIVe et XVe siècles. Elle est restaurée au XIXe siècle. L'édifice, qui porte la date de 1865 sur des murs et 1666 sur un contrefort, comprend une nef de six travées avec bas-côtés, précédée d'un clocher, un transept et un chœur accosté de deux chapelles communiquant avec le transept. Le clocher à double galerie et les fonts baptismaux datent de 1709 et proviennent de l'ancien édifice. De 1860 à 1865, l'église est agrandie selon les plans d'Édouard Puyo, architecte à Morlaix. Des baies sont alors percées et le mur est rehaussé.

La chapelle Notre-Dame de Lambader est placée en bordure d'une ancienne voie romaine et fréquentée au Moyen Âge par les pèlerins du Tro Breiz. Elle tire peut-être son nom de saint Patern, ancien évêque de Vannes (Lann-Patern en breton, le « monastère de Saint-Patern » en français) et l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Le chevalier Guillaume du Penhoat aurait fait le vœu d'édifier une chapelle à cet endroit à la suite de son retour miraculeux de la septième croisade en 1248, mais la chapelle actuelle est plus tardive, construite entre 1432 et 1440. Construction gothique, calquée sur la chapelle Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon (29) (hauteur du clocher : 57 mètres). La flèche octogonale est flanquée de 4 clochetons de 10 m avec à sa base une galerie à balustrade quadrilobée et le clocher culmine à plus de 57 mètres. Le jubé, autrefois polychrome, est une véritable dentelle de bois et date des environs de 1410-1420 (restauré en 1877) ; de sa tribune au décor Renaissance et à laquelle on accède par un escalier à vis se faisaient les lectures pieuses ; il porte, tournées vers le chœur, les statues des douze Apôtres. Les statues qui ornent la chapelle sont récentes pour la plupart et datent du début du XXe siècle, œuvres de Denis Derrien, sculpteur à Saint-Pol-de-Léon. La « Vierge de Lambader », en bois polychrome, date de la première moitié du XVIe siècle ; quatre statues en kersanton représentent saint Patern, saint Goueznou, saint Divy et saint Goulven. Une fontaine avec une pietà est située en contrebas du mur sud de la chapelle. Une autre fontaine se trouve à 300 mètres, dénommée Feunteun Wenn, « fontaine de dévotion ». Les vitraux, qui datent de 1931 à 1945 et sont l'œuvre de L. Balmet, de Grenoble, représentent pour la plupart représentent les 15 mystères du Rosaire, les 5 mystères joyeux, les 5 mystères douloureux et les 5 mystères glorieux. Le calvaire du placître date du XVIe siècle, mais a été remanié au XIXe siècle. La chapelle a été classée monument historique par liste en 1840. Le Pardon est célébré traditionnellement le lundi de Pentecôte[41].

  • Chapelle Saint-Trémeur (XVIe siècle), transférée en 1796 dans la cour du château de Keruzoret. Il s'agit aujourd'hui d'un édifice moderne à plan rectangulaire. La statue de saint Trémeur est céphalophore car le saint a eu la tête tranchée par son père Conomor, considéré comme le Barbe-Bleue breton.
  • Chapelle Sainte-Anne (XVIIe siècle), dépendante du manoir de Tromeur. Au XVIIe siècle, le seigneur de Ternant, alors propriétaire du manoir, ruiné par une servante, découvre la chapelle pour en vendre les ardoises. Endommagée par les révolutionnaires, elle est entretenue grâce aux offrandes des fidèles en 1810. Le pape Grégoire XVI accorde en 1842 une indulgence plénière aux prêtres célébrant la messe dans la chapelle. Restée propriété privée pendant des années, le propriétaire actuel du Manoir Marc Fonlladosa en a fait don à la commune, elle accueille un pardon le 26 juillet, jour de la sainte Anne.

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Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Château de Keruzoret[modifier | modifier le code]

Ce château est à ne pas confondre avec le château de Kérouzéré en Sibiril.

Château de Keruzoret (XVIIe siècle), attestée en 1400, comme propriété des Coatudavel, puis en 1440, comme propriété des Kersaintgilly. Il est partiellement reconstruit en 1669 et restauré au XXe siècle. Il fait place à un ancien manoir attesté en 1440. Dans la chapelle sont peints plusieurs écussons offrant les armoiries des familles Kersaintgily et leurs alliances. En 1910, Amaury Audren de Kerdrel, maire de Plouvorn de 1880 à 1921, fait appel à l'architecte parisien Henri Parent pour rénover l'ancien manoir.

Un manoir dont l'existence est attestée en 1440 (appartenant alors à la famille de Coatudavel, se composait initialement de deux ailes en équerre séparées par une tour carrée contenant un escalier à vis en pierre, selon le plan-type des manoirs bretons à l'époque. Il est la propriété à partir de 1519 de la famille de Kersaintgilly (ou Kersaint-Gilly) en raison du mariage cette-année-là de Françoise de l'Estang, dame douairière de Keruzoret, avec Hervé de Kersaintgilly[42]. En 1581, le mariage de Jeanne de Kersaintgilly avec Hamon de Kersauson le fait passer aux mains de cette famille ; leur fille Isabeau de Kersauzon se maria vers 1600 avec Adrien Le Borgne (son père Adrien Le Borgne était seigneur de Lesquiffiou en Pleyber-Christ)[43]. Leur fils Hervé Le Borgne, seigneur de Keruzoret, se maria avec Marie de Penfentenyo, morte en 1660 au manoir de Kéruzoret.

Au XVIIe siècle, le manoir est enfoui dans les bois. On y accède par une allée qui longe l'étang et le moulin, et passe près du colombier, on traverse la cour des communs (ou basse-cour), on passe sous une porte cochère et on arrive dans la cour d'honneur du manoir, qui est une cour fermée.

Le manoir fut agrandi en 1666 par la construction de l'aile est, construite par Jean Le Borgne[aj], fils des précédents, seigneur de Keruzoret et sa femme Suzanne Barbier de Kernao. Leur fils Allain Louys Le Borgne de Keruzoret[ak], chevalier, est seigneur de Keruzoret et se marie en 1692 avec Marie Anne du Coëtlosquet. Leur fils, le comte Alain François Le Borgne de Keruzoret[al] fut capitaine de vaisseau du Roy et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il se maria en 1757 avec Marie Jacquette Françoise de Kerouartz. Ils eurent deux fils Jacques Alain Marie Pierre, né en 1761, et Jean Mathurin, né en 1764, disparus dans la tourmente révolutionnaire. Jean François Le Borgne de Keruzoret, un cousin des précédents, en hérita. En 1833, le mariage de sa fille Sidonie Le Borgne de Keruzoret[am] avec le comte Casimir Audren de Kerdrel[an] fit passer le domaine au sein de cette famille ; leur fils Amaury Audren de Kerdrel[ao] fut maire de Plouvorn entre 1880 et 1921 et conseiller général du Finistère.

Entre 1865 et 1867, le manoir fut transformé en château de style néo-gothique par l'architecte parisien Henri Parent, qui suréleva le château et lui ajouta une aile ouest en équerre par rapport aux autres bâtiments et, à l'est, un pavillon avec, en équerre également, une terrasse surélevée donnant sur la cour. Les deux façades de la construction initiale du XVIe siècle sont totalement remodelées, les fenêtres agrandies et remodelées. Un placage de schiste et de granite est apposé sur les murs, transformant totalement l'aspect extérieur de l'habitation. La galerie conserve sa porte cochère, ais se termine désormais par un encorbellement en granite. La cour d'honneur ouverte sur le parc, qui fut aussi totalement réaménagé. L'accès au château se fait désormais par une longue allée bordée de hêtres longue d'un kilomètre et qui est l'allée principale actuelle[44]

En 1537 la chapelle Saint-Trémeur fut construite dans le parc du château ; elle fut reconstruite à l'identique en 1792[5]. Sa façade présente des statues de saint Trémeur, saint Christophe et d'un évêque, peut-être saint Pol.

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Autres châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Le château de Troërin (XVIIe siècle) fait place à un ancien manoir attesté dès 1413, reconstruit par Charles de Troërin en 1653. Corentine de Troërin, devenue Mme de la Tullaye, hérite de ce manoir en 1768. Sa fille Henriette et son mari, Charles de Réals, bâtissent à sa place en 1815 le château à deux étages qui existe désormais, en conservant l'aile de Charles de Troërin. La façade du bâtiment, de style XVIIIe siècle, est en schiste du pays

Le manoir du Tromeur (ou Traon Meur) comprend la chapelle Sainte-Anne, un moulin et un étang ayant appartenu au Marquis du Dresnay. Transmis à sa descendance depuis des générations d’abord à sa fille Amicie du Dresnay puis au Comte Christian Prudhomme de La Boussinière son fils qui le transmit à sa fille Brigitte Prudhomme de La Boussinière. Aujourd’hui il appartient à Marc Fonlladosa de Pommayrac descendant direct qui fit don de la chapelle à la commune de Plouvorn.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 75 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 22,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves Mahyeuc (1462-1541), évêque de Rennes, né à Plouvorn. L'église paroissiale contient un monument à sa mémoire, qui date de 1907.
  • Charles Boscals de Réals (1830-1901), militaire, mort à Plouvorn.
  • Jacques de Menou (1932-2010), homme politique, maire de Plouvorn durant 42 ans. Il est mort à Plouvorn.
  • Yvon Le Roux (1960), footbalur, né à Plouvorn.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Fleitour, Le petit train Rosporden-Plouescat, Éditions Ressac, Quimper, 2001. Historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Plouvorn de 1912 à 1935.
  • Kristian Gallic, Plouvorn chemins de notre mémoire (Henchoù gallic), 1999
  • Mikael Madeg, Légendes du canton de Plouzévédé : de Cléder à Plouvorn, Embann. Kêredol, 2011, 186 p.
  • Michel de Mauny, Plouvorn : chapelle Notre-Dame de Lambader dans Société d'émulation des Côtes d'Armor. Bulletins et mémoires ; Histoire et Archéologie, Vol. 119, avril 1991
  • Madeleine de Menou, Pierre Deville, Marcel Floc'h, Plouvorn: recherches autour d'une commune rurale : au pays de Léon, 1997, Mairie de Plouvorn, 291 p.
  • Henri Pérennès, Plouvorn : Monographie de la paroisse, 1943, 83 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charles de Troërin, né vers 1615 au manoir de Troërin, est mort le au même lieu.
  2. Louise de Kerlec'h est née le au manoir de Kerlec'h en Lampaul-Ploudalmézeau, et morte le au manoir de Troërin.
  3. Jan de Troërin, né le au manoir de Troërin est mort le au même lieu.
  4. François-Henri de La Tullaye est né vers 1730, sa famille est originaire de Nantes ; il est mort en 1798.
  5. Charles-Marie-Henri Boscal de Réals, né le à Brest, est mort le .
  6. Les plus anciens membres connus de la famille de l'Estang du Rusquec sont Guillaume de l'Estang du Rusquec, né vers 1542 et son fils François de L'Estang du Rusquec, né vers 1573 et mort en 1610 au manoir du Rusquec ; le dernier membre connu de cette famille à y avoir habité est le comte Jean de l'Estang du Rusquec, né le au manoir du Rusquec et mort le à Cologne (Allemagne), où il était émigré.
  7. François III de Kergroadès est mort le à Taulé.
  8. Gilette de Quélen est morte le au manoir de Kernéguez, paroisse Saint-Mathieu à Morlaix.
  9. Un communiant est une personne en âge de communier.
  10. Jean-Marie Le Borgne de Keruzoret, né le au château de Keruzoret en Plouvorn, décédé le au château de Keruzoret en Plouvorn.
  11. Casimir Audren de Kerdrel, né le à Morlaix, décédé le au château de Keruzoret en Plouvorn.
  12. François Quéré, né le à Plouvorn, est mort le à Loigny.
  13. Yves Harnay, né le à Plouvorn, sous-diacre, caporal au 19e régiment d'infanterie, est tué à l'ennemi le à Maissin (Belgique).
  14. Nicolas Berthevas, né le à Plouvorn, caporal au 77e régiment d'infanterie, est tué à l'ennemi le au Bois d'Haumont en Haumont-près-Samogneux (Meuse).
  15. Yves Corvé, né le à Cléder, soldat au 288e régiment d'infanterie, est tué à l'ennemi le au Mont Cornillet en Prosnes (Marne.
  16. Jean Tonnard, né le à Cléder, soldat au 146e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Château-Thierry (Aisne), est inhumé à la nécropole nationale de Soupir.
  17. Yves Tonnard, né le à Cléder, soldat au 19e régiment d'infanterie, a disparu le à Authuille (Somme).
  18. Louis de Menou, né le à Somloire (Maine-et-Loire), capitaine au 19e régiment d'infanterie, est tué à l'ennemi le à Mondrepuis (Aisne. Il habitait le château de Keruzoret.
  19. Guy de Réals, lieutenant au régiment d'infanterie coloniale du Maroc, mort le après avoir été blessé l'avant-veille par un éclat d'obus à Châteauneuf-en-Thymerais (Eure-et-Loir), voir http://www.lechorepublicain.fr/chateauneuf-en-thymerais/2015/06/21/un-hommage-particulier-a-guy-de-reals_11490206.html.
  20. Léon Picart est né le à Plouvorn.
  21. Probablement Prigent Autret, né le à Plouzévédé, et mort le à Plouzévédé.
  22. Probablement François Ollivier, né le à Plouvorn, et mort le à Plouvorn
  23. Salomon Roguez, né le à Quilliguien en Plouvorn, est mort le à Quilliguien en Plouvorn.
  24. Guillaume Le Roux, né le à Plouvorn, est mort le à Plouvorn.
  25. Jean Couloigner, né le 30 frimaire an XIV () à Plouvorn, est mort le à Plouvorn.
  26. Casimir Henri Joseph Boscals de Réals, né le 9 pluviôse an VII () à Landerneau, marié le à Morlaix avec Catherine de Kersaintgilly (1801-1889), est mort le .
  27. Ce n'est pas le même Jean Couloigner que celui qui fut maire entre 1844 et 1848.
  28. Guillaume Guillerm, né le à Plouvorn, est mort le au bourg de Plouvorn.
  29. Casimir Marie François Boscals de Réals, né le à Morlaix, est mort le au château de Rosampoul en Plougonven.
  30. Comte Amaury Audren de Kerdrel, né le au château de Keruzoret en Plouvorn, décédé le au château de Keruzoret en Plouvorn.
  31. René Marie Kerdilès, né le à Kerierot en Plouvorn, est mort le à Kerierot en Plouvorn.
  32. Charles Marie François Boscals de Réals, né le à Nantes, est mort le au château de Troërin en Plouvorn. Il fut emprisonné deux jours par les Allemands en , voir Christian Bougeard, La vie quotidienne des Bretons pendant la guerre : quelques aspects, "Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest", 1985 [lire en ligne].
  33. Auguste Marie Boucher, né le à Plounéventer, est mort le à Plouvorn.
  34. Jean-Louis Marrec, né le à Plouvorn, est mort le à Plouvorn. Il participa à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale [lire en ligne].
  35. Jean Louis Laurent, né en 1930, est mort en .
  36. Jean Le Borgne, né vers 1626, est mort le au manoir de Keruzoret.
  37. Allain Louys Le Borgne de Keruzoret, né le au manoir de Keruzoret, est mort le au même lieu.
  38. Alain François Le Borgne de Keruzoret, né le au manoir de Kéruzoret, est mort le à Brest, paroisse de Saint-Louis.
  39. Sidonie Le Borgne de Keruzoret, née le au manoir de Keruzoret, est morte le au même lieu.
  40. Casimir Audren de Kerdrel, né le à Morlaix, est mort le au manoir de Keruzoret.
  41. Amaury Audren de Kerdrel, né le au manoir de Keruzoret, est mort au même lieu le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), , 126 p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 44926369, lire en ligne), p. 97.
  2. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plouvorn ».
  3. Guy Alexis Lobineau, Les vies des saints de Bretagne, Rennes, (lire en ligne).
  4. topic-topos.com, Histoire de Plouvorn.
  5. a, b et c http://www.infobretagne.com/plouvorn.htm
  6. a et b Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 3, 1778 [lire en ligne].
  7. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889 [lire en ligne].
  8. Oscar de Poli, Bretagne. L'assise du comte Geoffroy, "Annuaire du Conseil héraldique de France", 1888, [lire en ligne].
  9. a et b J. Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790), 1905 [lire en ligne].
  10. Georges Le Gentil de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse, tome 4, 1896-1905 [lire en ligne].
  11. Henri Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, tome premier, 1891 [lire en ligne].
  12. Arthur de La Borderie, La vicomté ou principauté du Léon, Revue de Bretagne et de Vendée, 1889 [lire en ligne].
  13. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, tome 2 [lire en ligne].
  14. Arthur de La Borderie, Les grandes seigneuries de Bretagne. La vicomté ou principauté de Léon, "Revue de Bretagne et de Vendée", 1889 [lire en ligne].
  15. a, b, c et d Jean Rohou, Fils de ploucs, tome 1, 2005, éditions Ouest-France (ISBN 2-73733-452-7).
  16. >Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne, 1759 [lire en ligne].
  17. a, b, c et d Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ? : essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne, Brest, Dialogues, (ISBN 978-2-91813-537-1).
  18. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 1, 1843 [lire en ligne].
  19. Paul Peyron, Documents touchant l'insurrection du Léon en mars 1793, 1902 [lire en ligne].
  20. Henri Pérennès, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon, 1935, p. 130 [lire en ligne].
  21. La Semaine religieuse du diocèse de Quimper et Léon, 1919 et Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, [ (ISBN 978-27373-3908-0)]
  22. Le manoir du Rusquec a disparu de nos jours
  23. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 2, 1853 [lire en ligne]
  24. a, b et c Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, [ (ISBN 978-27373-3908-0)]
  25. Journal La Croix, n° du 23 novembre 1906 [lire en ligne].
  26. a, b et c Site memorialgenweb.org.
  27. Jean-Pierre Montier, James Éveillard, Gilles Baud-Berthier et al., Voyages en Bretagne : 1900-2000, Rennes, Ouest-France, , 174 p. (ISBN 978-2-737-33808-3, OCLC 470989726).
  28. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ (ISBN 978-2-918135-37-1)]
  29. Site memoiredeguerre.
  30. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  31. René Kerliver, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, Livre premier, Les bretons [lire en ligne].
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  34. https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouvorn-29420/plouvorn-double-inauguration-au-dessus-du-plan-d-eau-5268701
  35. http://plouvorn.com/plan-deau/ et http://plouvorn.com/aire-de-camping-cars/
  36. Plouvorn. Lambader remet le couvert, dans Le Télégramme, 16 juillet 2010
  37. « Avant-Garde de Plouvorn », sur Avant-Garde de Plouvorn.
  38. Site officiel de l'AGP
  39. Site du club de Handball
  40. Site du cyclo-club
  41. D'après les notices d'information se trouvant dans la chapelle
  42. Le lieu-dit Kersaint Gilly se trouve dans la commune de Guiclan. La famille de Kersaintgilly est reconnue d'ancienne extraction noble par la Chambre de réformation de la noblesse de Bretagne en 1669, voir Comte de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671,1896, t. I, (lire en ligne), p. 304-325.
  43. Joseph Marie de Kersauzon de Pennandreff, Histoire généalogique de la maison de Kersauson, 1886 [lire en ligne].
  44. http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-finistere-chateau-a-plouvorn-chateau-de-keruzoret.html et notice d'information touristique du château.
  45. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm