Guimiliau

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Guimiliau
L'enclos paroissial.
L'enclos paroissial.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Louis Fagot
2014-2020
Code postal 29400
Code commune 29074
Démographie
Gentilé Guimiliens
Population
municipale
1 031 hab. (2014 en augmentation de 6,95 % par rapport à 2009)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 19″ nord, 3° 59′ 45″ ouest
Altitude 96 m
Min. 63 m
Max. 159 m
Superficie 11,22 km2
Localisation

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Guimiliau [gimiljo] (en breton : Gwimilio) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vient du breton Gwic (bourg paroissial), provenant lui-même du mot latin vicus, et du nom de saint Miliau[1]. En 1330 se nommait Ploemilau, puis en 1459 Ploemiliau ensuite Ploumiliau[2], en 1793 (an II) Guimilian et en 1801 Guimiliau[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guimiliau
Landivisiau Guiclan Saint-Thégonnec
Lampaul-Guimiliau Guimiliau Saint-Thégonnec, Penzé
Locmélar Saint-Sauveur Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec
Le viaduc ferroviaire de la Penzé (photo prise entre 1862 et 1865).

La Penzé, dont la source se trouve près du bourg de Plounéour-Ménez, coule à l'est du bourg de Guimiliau et la ligne de chemin de fer Paris-Brest la franchit par un viaduc de 32 mètres de haut. Ce fleuve côtier reçoit son principal affluent, le Coatoulzac'h, juste en aval de Guimiliau. Ce n'est qu'en 1900 (alors que la ligne Paris-Montparnasse-Brest a été achevée en 1865) qu'est construite, aux frais des contribuables locaux, une halte ferroviaire à Guimiliau[4]. La gare de Guimiliau est toujours en service.

Le bourg de Guimiliau est vers 120 mètres d'altitude. La commune est proche du Parc naturel régional d'Armorique situé 9 kilomètres plus au sud.

Dans la rue principale, les maisons au volets clos s'ornent de panneaux « à vendre ». Pourtant, la population augmente doucement et rajeunit.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Kerzu est un des villages de Guimiliau, il se situe à l'ouest en direction de Saint-Jacques-en-Guiclan.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le granite gneissique (orthogneiss) de Sainte-Brigitte, dit aussi « de Guimiliau-Plougonven », daté du précambrien, forme géologiquement un horst alors que les monts d'Arrée situés plus au sud correspondent à un graben[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence humaine à Guimiliau remonte au paléolithique (7 à 8 000 ans av. J.-C.) comme en témoigne l'abri sous roche de Roc'h Toull (« La roche percée »), situé certes sur le territoire de la commune de Guiclan, mais à proximité de la limite communale avec Guimiliau. Des chambres souterraines de l'âge du fer ont aussi été découvertes[6].

Un souterrain, contenant une hache en pierre polie en diorite et des cendres a été découvert en 1932 à Kerouaré en Guimiliau. Ce souterrain orienté est-ouest se compose de trois pièces creusées dans du tuf sablonneux : une grande pièce de 3,5 mètres de long sur 2 mètres de large et haute de 1,30 mètre, une deuxième pièce longue de 2,90 mètres sur 2 mètres de large et haute de 1,30 mètre et une troisième mesurant 4 mètres sur 3 mètres[7].

La voie romaine allant de Vorgium (Carhaix) à l'Aber-Wrac'h passait par Poullaouen, Locmaria-Berrien, Berrien, puis traversait les communes de Plounéour-Ménez, Guimiliau et Lampaul-Guimiliau, passant ensuite au sud-ouest de Landivisiau. Des monnaies romaines ont été trouvées à Creac'h-ar-Bleiz.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Guimiliau faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Miliau. Elle avait comme trève Lampaul-Guimiliau.

Yvon Le Gall, « paroissien de Guimiliau »[8] fut l'un des trois premiers lieutenants du corsaire Jean Coatanlem dans la première moitié du XVe siècle.

Trois manoirs sont attestées à Guimiliau au Moyen Âge : le manoir de Kerbalanec (familles Le Maucazre, puis Guengat), celui de Coëtquelfen (famille Coëtquelfen) et celui de Penhoat-Huon (famille Kergoanec)[9].

L'activité toilière et la rivalité entre les bourgs lors de la construction des enclos paroissiaux[modifier | modifier le code]

À partir du XVe siècle, Guimiliau devient le centre géographique de l'activité toilière (lin, chanvre) qui va provoquer l'opulence de la région. La famille Bourlès est la plus connue des familles guimiliennes qui se sont investies dans le commerce de la toile, devenant des juloded, possédant un temps six buanderies (ou kanndi)[10] sur la Penzé et ayant eu jusqu'à 140 métiers à tisser dans la région. Hervé Bourlès se mit même à fabriquer des métiers à tisser, ainsi que des batteuses.

Article détaillé : Julod.

Florian Le Roy explique ainsi l'une des causes de la construction des enclos paroissiaux à la fin du XVIe siècle[11] :

« Une rivalité de bourg à bourg se donne libre essor. Pendant un quart de siècle, on va lutter à coups de fontaines, de calvaires, de chaires, de croix processionnelles. Dans le même temps, les fabriciens de Saint-Thégonnec et de Guimiliau passent commande, les premiers d'un arc de triomphe, les seconds d'un calvaire de 150 personnages bien comptés avec tout un déploiement de reîtres et de lansquenets, tels qu'ils les ont observés pendant les guerres de la Ligue. Aussitôt Saint-Thégonnec, pour ne pas être dépassé, commande les croix des deux Larrons. Pleyben se paye un porche monumental et finit par un calvaire. Guimiliau veut alors un baptistère, un buffet d'orgues, une chaire à prêcher comme oncques on ne vit ! C'est bon ! Saint-Thégonnec lui réplique par une chaire digne de Saint-Pierre de Rome et une mise au tombeau d'un sculpteur morlaisien, Lespaignol. Toutes les paroisses de la montagne solitaire s'enflamment d'émulation : Sizun aura son arc de triomphe, Commana un porche merveilleux et Bodilis aussi ! »

Le calvaire, ainsi que les statues et tableaux de l'église servaient de sorte de bande dessinée aux prêtres de l'époque pour faire le catéchisme aux enfants et prêcher aux adultes.

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Un voleur originaire de Guimiliau : Jean Mével, dit « Lebreton »[modifier | modifier le code]

Jean Mével est né le au bourg de Guimiliau, fils d'Allain Mével, tisserand, et de Françoise Guyot. Il eut au moins un frère et une sœur plus âgés que lui. À quatre ans, il perdit son père, mais passa son enfance à Guimiliau. Il fut engagé pendant trois ans comme « valet de bestiaux » chez un métayer près de Tréguier, puis achetant avec ce qu'il avait gagné de la mercerie à Guingamp, devint colporteur ; en 1750, il est surpris à Tréguier « forçant la boutique d'un marchand » prenant «pour environ quinze cents livres de marchandises, tant en dentelles que bas au métier, que de mouchoirs » afin de les revendre sur les foires et marchés[12], en compagnie notamment d'Olivier Guilherm, originaire de Guiclan, et principal galant de la célèbre voleuse et chef de bande Marion du Faouët. On retrouve sa trace ensuite à Nantes, où il s'acoquine avec d'autres « vagabonds, contrebandiers et malandrins » et commet divers méfaits, volant des commerçants et commençant à piller des troncs d'église « au moyen de glüe qu'il mettait au bout d'une balleine ». Après une arrestation, il s'enfuit à Angers. En 1752, il est au Folgoët où il pénètre avec trois comparses dans le sanctuaire en enfonçant « un des vitrages » au moyen d'une barre de fer, brise la porte de la sacristie, fracture un coffre et s'empare de 1109 écus. En 1753, il se marie avec Julienne Pomars, veuve d'un de ses complices Guillaume Riou et on retrouve sa trace à Angers, puis à Saumur, passant comme colporteur d'un village à l'autre et continuant, associé principalement désormais à un certain Pierre Ouvrard, ses méfaits, volant des tissus y compris dans l'abbaye de Fontevraud, puis des chevaux près de Nantes[13]. L'un de ces chevaux appartenait au Procureur du Roi au siège présidial de Nantes qui fit rechercher son cheval par la police un peu partout dans la région. Accompagné de sa femme et de complices, il continue son errance, principalement en Touraine à Cinq-Mars, Bléré, etc., vendant de la mercerie d'origine douteuse et tenant un jeu de blanque[14] en dépit des Ordonnances[15] qui l'interdisaient, « contrefaisant tantôt le boëteux, tantôt le manchot », etc. Il est finalement arrêté avec plusieurs de ses complices par Marc Béguin, sénéchal de Réaux à Chouzé, et emmené à Saumur où il est emprisonné, puis le renvoyé avec deux complices devant le présidial de Nantes et réussit à s'évader de la prise royale de cette ville dans la nuit du 27 au , mais la procédure suit néanmoins son cours et il est condamné par contumace le à être « pendu et étranglé jusqu'à ce que mort s'ensuive », 10 livres d'amende et la confiscation de tous ses biens, son complice Ouvrard étant condamné aux galères à perpétuité. Son effigie est symboliquement pendue sur la place du Bouffay à Nantes. Sans doute en compagnie de sa femme, il se réfugie en Bretagne; on retrouve sa trace à Rennes où il dérobe dans la vieille église Saint-Jean, en compagnie de complices dont Olivier Guilherm, un coffre contenant 700 livres, puis commet un autre vol dans la sacristie des Trois-Maries, à Corps-Nuds. Revenu en Basse-Bretagne, ils forcent la sacristie de l'église de Guiclan et y vole 8100 livres, en compagnie de Joseph Le Bihan, frère de Marie du Faouët, et d'un nommé Goulierne, originaire de Guiclan. Le , il est arrêté sous le pseudonyme de Joseph Lebreton, ainsi que sa femme, Julienne Pomars, et d'autres complices, dans un cabaret de Rennes. Fomentant une révolte dans la prison, il réussit à nouveau à s'évader en compagnie de onze autres prisonniers le , mais il est blessé à la tête lors de son évasion. Sa femme, restée en prison, accouche d'une fille le . Jean Mével retourne alors à Nantes où il est à nouveau arrêté dans la nuit du 23 au et emprisonné à la prison du Bouffay. Le , il est à nouveau condamné « à être pendu et étranglé jusqu'à ce que mort s'ensuive à la potence du Bouffay de cette ville par l'exécuteur de haute justice, après avoir été préalablement appliqué à la question ordinaire et extraordinaire pour avoir révélation de ses complices ». La « question » lui est administrée le jour même, puis il est exécuté à la tombée de la nuit. Sa femme et d'autres complices, tant de Jean Mével que de Marion du Faouët, furent envoyés à Quimper, puis à Nantes où ils restèrent en prison pendant six années, d'autres furent exécutées comme Marion du Faouët elle-même[16].

La sévérité de la justice à l'époque[modifier | modifier le code]

En 1773, Christophe Castel, 23 ans, originaire de Lesneven, qui a dérobé 273 livres dans la paroisse de Sizun, et volé un cheval au pâturage sur la paroisse de Guimiliau, est condamné « d'être pendu et étranglé, jusqu'à ce que mort s'ensuive, par l'exécuteur de haute justice, à une potence qui sera pour cet effet plantée à la place publique et patibulaire de la ville [Lesneven]» et, en outre, à la confiscation de ses meubles et aux dépens[17].

L'importance du culte des morts[modifier | modifier le code]

Selon A.Delorme, « À Guimiliau, comme à Saint-Thégonnec, nous sommes au centre du pays des Karnels (« ossuaire » ou « charnier » en breton). Nulle part le culte des morts et le souvenir des ancêtres n'y ont été plus pieusement conservés. Aussi, si les monuments religieux y célèbrent tout d'abord la gloire et la puissance de Dieu, ils invoquent principalement sa miséricorde (..), ils évoquent surtout le souvenir des disparus, ils demandent des prières aux survivants et ils montrent la fragilité de la vie humaine. (…) C'est pourquoi (…) tout autour de l'église de Guimiliau, se dressent tout autour des tombes qui couvrent le cimetière, un calvaire, un ossuaire et une chapelle des morts. C'est une enceinte sacrée dans laquelle on pénètre par l'arc de triomphe consacré Guimiliau offre même une particularité exceptionnelle : la chapelle des morts présente une chaire extérieure. Souvent dans cette chaire, le jour des morts, prêche le recteur qui vient de conduire la procession des fidèles à travers le champ funèbre »[18].

La pauvreté et la mendicité[modifier | modifier le code]

Le recteur de Guimiliau écrit le  : « Le nombre des mendiants domiciliés dans la paroisse et dans la trève de Lampaul monte à 240, en proportion de 1 sur 12 à 13. La source de la mendicité sont le défaut de travail pour quelques-uns (…), l'insuffisance du salaire pour sustenter leur famille, surtout quand le mari artisan tombe malade. L'ivrognerie qui, malheureusement infeste la paroisse et surtout la fénéantise est la cause principale de la plupart des mendiants »[19].

La Révolution française et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Un député représentait la paroisse de Guimiliau lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le , c'était Bernard Maguet[20].

Le moulin à tan de Kerbalanec, couvert de genêt, est vendu comme bien national en 1801[21].

Les foires et marchés[modifier | modifier le code]

En 1840, 12 foires, spécialisées dans le commerce des bêtes à cornes et des porcs, se tenaient chaque année à Guimiliau : trois d'entre elles étaient reconnues officiellement, le 2e mercredi de mars, juillet et septembre, mais neuf autres, non reconnues officiellement se tenaient depuis un temps immémorial le troisième lundi des mois de janvier, février, avril, juin, août, septembre, octobre et décembre, toutes qualifiées de « très utiles et très importantes » par le sous-préfet de Morlaix[22].

La vie agricole[modifier | modifier le code]

Guimiliau a longtemps été aussi un pays de tannerie, d'élevage des chevaux et d'apiculture. Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la totalité de la population agricole en 1831 est de 1464 personnes, soit la totalité de la population communale. La répartition de l'occupation des terres est en 1836 la suivante : 864 ha de terres arables, 75 ha de landes et bruyères, 23 ha de bois, taillis et plantations, 22 ha de prairies naturelles ; la commune possédait alors 5 moulins en activité. Les paysans de Guimiliau cultivaient à l'époque 273 ha de froment, 147 ha d'avoine, 130 ha d'orge, 4 ha de seigle, 69 ha de sarrasin, 14 ha de lin, 3 ha de chanvre, 26 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 17 ha de navets), 130 ha de trèfle, 43 ha de pommes de terre, 71 ha d'ajoncs d'Europe, 60 ha restant en jachère, et élevaient 172 chevaux (69 mâles, 24 hongres, 40 juments, 39 poulains), 223 bovins (dont 170 vaches), 120 porcs, 18 ovins (1 bélier, 10 moutons, 4 brebis, 3 agneaux), 100 poules et 40 coqs, 20 canards, et possédaient 144 ruches à miel[23].

Les paroissiens de Guimilau vus par leurs recteurs : Jean Sévézen et Louis Keraudren[modifier | modifier le code]

Jean Sévézen (1817-1890) fut recteur de Guimiliau entre 1861 et 1872 ; il a écrit à propos des « juloded » (paysans enrichis par le commerce de la toile ou des tanneries) de Guimiliau :

« Les habitants de Guimiliau et des paroisses voisines sont essentiellement orgueilleux. Avec cela, ils sont ignorants, et dans leur ignorance, ils se croient plus que les autres, même plus que leurs prêtres. (...) Outre l'orgueil et la fierté, ce qui caractérise le plus les habitants de Guimiliau, c'est l'avarice, et même l'avarice la plus sordide pour leur église et pour leurs prêtres. Il y a telles gens dans la paroisse qui n'ont jamais donné un centime aux marguillers de l'église et qui s'en vantent. Ils conseillent même aux autres de ne rien donner au Saint[24], qui, disent-ils, est plus riche qu'eux, ni aux prêtres qui, selon eux, ont toujours assez puisqu'ils sont rétribués par le gouvernement[25]. Ils sont enchantés quand ils voient embellir leur église, mais ils se refusent à y contribuer. C'est là l'affaire des prêtres, puisque ce sont les prêtres qui en usent le plus. Le croirait-on ? Il s'est vu dans la paroisse des gens qui ont dix-huit cents francs ou deux mille francs de rente, et qui ont osé donner trois sous aux prêtres pour leur quête. C'est si peu de chose que je n'ai pas cru digne de moi de faire la quête du prédicateur après Pâque : je l'ai toute laissée à mon vicaire[26]. »

Un des successeurs de Jean Sévézen, Louis Keraudren, qui fut recteur de Guimiliau entre 1897 et 1912, écrit en 1905 que les « juloded » membres du conseil de fabrique « lui chicanaient quelques sous pour l'achat d'un drap mortuaire ». Il accusa même certains « juloded » de piller l'argent du conseil de fabrique qui, au lieu d'être enfermé dans le coffre à trois clefs du presbytère, se trouvait déposé dans la propre maison du trésorier[27]. Déjà Jean Sévézen avait écrit en 1861 que « le recteur a besoin de la plus grande vigilance (…) pour empêcher la fabrique d'être pillée par la commune ». Le dimanche de Quasimodo de l'année 1904, le conseil de fabrique décida de supprimer le traitement versé aux organistes qui étaient alors deux sœurs célibataires, les demoiselles Floc'h, qui avaient de plus leur mère à leur charge, en dépit de leurs protestations.

La gare de Guimiliau[modifier | modifier le code]

Affiche de propagande touristique (1930).

En 1878, la Chambre de commerce de Brest demanda que le raccordement de la ligne ferroviaire devant desservir Roscoff avec la ligne Paris-Brest se fasse à Guimiliau plutôt qu'à Morlaix, mais elle n'obtint pas satisfaction compte tenu des avis formulés par la plupart des autres personnes et organismes concernés[28]. La construction d'une halte ferroviaire desservant Guimiliau fut néanmoins décidée[29], en dépit de l'opposition des « juloded » à la création de cette halte ferroviaire, comme le montre cette lettre de Louis Keraudren, recteur de Guimiliau, écrite en septembre 1899 :

« Oui, mon cher ami, il y aura une halte à Guimiliau, malgré les « julots » ! Si Monsieur de Mun, que j'ai tant importuné, harcelé, pour obtenir cette halte, connaissait les intentions égoïstes de mes « julots » ! Mais je me garderai bien de les lui révéler[30]. »

Probablement les « juloded » de Guimiliau, qui rêvaient d'immobilisme social, avaient-ils peur que le progrès technique n'apporte avec lui des idées nouvelles.

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Guimiliau à domicile[31].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Description de Guimiliau vers 1900[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Guimiliau vers 1900 (lithographie d'Albert Robida)

Albert Clouard en 1892 dans Tro-Breiz fait une longue et intéressante description de Guimiliau. Il commence par décrire l'enclos paroissial :

« Guimiliau est un véritable musée. (...) Le sanctuaire dédié à saint Milliau (..) date en grande partie du XVIe siècle. De la tour, couronnée d'une galerie flamboyante et flanquée d'une tourelle ronde, s'élance une flèche et des clochetons. es pignons sont dentelés de crochets et les contreforts terminés par des pinacles carrés, évidés à jour. Dans l'angle du poche latéral, un petit charnier soutenu de six colonnes et orné de bas-reliefs, s'adosse, renfermant des têtes de mort encloses dans des boîtes. Le porche, du style Renaissance le plus pur, est très beau. Il est décoré d'ornements variés et gracieux (...) parmi lesquels on remarque Ève donnant le sein au petit Abel et branlant du pied le berceau de Caïn, puis Noé voguant dans un vaisseau tout équipé, ses fils Sem, Cham et Japhet découvrant leur père jeté par le jus de la grappe dans une ivresse licencieuse, et différents autres sujets (...). À l'intérieur de l'église, on voit de beaux vitraux.(...) Dans le cimetière, on admire d'autres merveilles. C'est d'abord la porte triomphale, puis la chapelle funéraire dédiée à saint Roch, qu'une similitude de nom a fait le patron des pierres levées (roc). Cet édifice est décoré de clochetons, de bénitiers, et d'une chaire extérieure où, le jour de la fête des morts, le recteur de la paroisse prêche aux fidèles agenouillés parmi les ossements de leurs parents et amis. Mais le monument qui attire le plus l'attention est le calvaire au milieu des tombes. (...) Cinq contreforts percés d'arcades rayonnent autour. Un escalier dissimulé conduit sur la plate-forme où s'élève une croix dont les branches portent des figurines. Au-dessous, et bordant de l'entablement, se déroule une longue théorie de personnages tenant les principaux rôles de cette tragédie qui s'appelle « la vie du Christ », depuis l'Adoration des mages jusqu'à la Résurrection. Tous sont vêtus à la mode du XVIe siècle : les femmes portent le col évasé et les coiffures à la Médicis, les soldats des habits à la Henri III, des hauts-de-chausses bouffants à crevés, de larges fraises godronnées, des toquets à plume, des cabassets et des rondaches. Le diable est affublé d'une robe de moine, Pilate d'une mitre d'évêque, saint Pierre tient à la main l'oreille de Malchus. L'un des plus curieux épisodes est celui du transport de la Croix, où l'on voit le Christ précédé d'une troupe de gens battant tambour et soufflant de l'olifant. Une autre scène, n'ayant rien à voir avec les autres, est particulièrement remarquable : elle représente Catell Collet précipitée par des démons grotesques dans l'enfer, que figure naïvement la gueule d'un dragon. Selon une gwerz populaire, Catel Collet, ou « Catherine la Perdue », ayant caché une faute à son confesseur, fut condamnée aux tourments éternels Mais elle revint sur terre, quelques années plus tard, pour faire à ses parents et amis cette révélation[32] : »

Le calvaire de Guimiliau en 1902

Chetu va dorn quiriec d'am c'heuz
Ha chetu sa zeol argarzuz
Va dorn en deuz gret ar pec'het
Ha ra zeot en deuz he nec'het.


Voici ma main cause de mon malheur
Et voici ma détestable langue
Ma main qui a fait le péché
Et ma langue qui l'a nié.

Albert Clouard, dans le même ouvrage, décrit aussi les costumes portés à l'époque par les habitants de Guimiliau :

« Les hommes (...) portent un habit large, fendu à quatre basques, orné de poches à patelettes, de rangées de boutons serrés et de fausses boutonnières artistement brodées, puis, dessous, un gilet toujours entr'ouvert, tombant très bas sur les cuisses et ceint à la taille d'un turban bleu. Quelques rares vieillards ont encore conservé l'ample bragou flottant, arrêté au-dessous du genou, le serre-tête de toile blanche que recouvre le grand chapeau de feutre. Et dans leur sévère costume entièrement noir, ils semblent de fiers gentilshommes du temps de Louis XIII descendus de leurs vieux cadres dédorés. L'habillement des femmes n'est guère plus joyeux ; cependant l'étoffe sombre est relevée de galons rouges ou violets, bordant les parements, le col et le revers du justin. De plus, une collerette tuyautée recouvre leurs épaules, mais elle tend à disparaître et on la remplace par un long châle bleu ou gris. La coëffe appelée tintammant est accompagnée, de chaque côté, de barbes étroites, relevées sur la tête et épanouies sur la nuque en éventail[33]. »

Le docteur Chevrey fait remarquer, à la suite de son voyage en Bretagne en 1924 : « Chose curieuse, ces trésors architecturaux s'élèvent au milieu d'infimes villages, de bourgades misérables. Ce fut pourtant, naguère, une région riche, bien déchue maintenant, de sa splendeur. (…) Toute cette prospérité a disparu. Il ne reste dans les églises, comme témoins de ce passé mort, que les inscriptions à demi-effacées des tombes de ces riches marchands, que leurs crânes logés dans d'étroites boîtes ajourées, entassées les unes sur les autres autour du maître-autel, sur la corniche des entablements, comme des bibelots funèbres sur une pieuse étagère »[34].

Gustave Geffroy en 1902 décrit « les hommes vêtus de drap noir, veste ou habit court à quatre petites basques carrées, long gilet garni de boutons serrés, pantalons tombants, bordures de velours, large ceinture bleue, chapeau rond à rubans, souliers à boucles » et note « une très forte ressemblance avec le costume espagnol »[35].

En 1892, Constant de Tours écrit dans Vingt jours en Bretagne que « pendant l'hiver, on y vient d'Espagne acheter des bidets excellents pour les ascensions des sierras »[36]

Des halles existaient à Guimiliau[37] au début du XXe siècle, peintes par Joseph-Félix Bouchor.

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Guimiliau porte les noms de 73 personnes de la commune mortes pur la France dont 62 pendant la Première Guerre mondiale, 7 pendant la Seconde Guerre mondiale et 4 pendant la guerre d'Algérie[38].

Le viaduc ferroviaire de Guimiliau est bombardé par des avions alliés le [39].

Les activités agricoles modernes[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de Guimiliau pratiquent des élevages hors-sol importants de volailles et de porcs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1830 à nos jours (Source Geneweb[40])
Période Identité Étiquette Qualité
1830 1832 Maguet Thomas - -
1832 1835 Hamon Guillaume - -
1835 1837 Maguet Thomas - -
1837 1848 Caroff Charles - -
1848 1852 Hamon Yves - -
1852 1865 Landour - -
1865 1867 Bourles Jean Marie - -
1867 1869 Caroff Olivier - -
1869 1878 Guillou Bernard - -
1878 1883 Pape Jean - -
1885 1908 Guillou Yves Marie - -
1908 1912 Bodros Guillaume - -
1912 1914 Guillou Yves - -
1914 1919 Bourles Hervé - -
- - - - -
1948 1961 Le Rouge de Rusunan Marie - -
19?? 19?? Guillou Francis - -
19?? 1983 Peron Jean-Pi - -
1983 1989 Façon Annie - -
1989 1995 Caroff Jean - -
1995 en cours Fagot Louis DVD Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1772, avec sa trève de Lampaul-Bodénès (Lampaul-Guimiliau), la paroisse comptait 3 000 « communiants ».

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].

En 2014, la commune comptait 1 031 habitants[Note 1], en augmentation de 6,95 % par rapport à 2009 (Finistère : +1,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 841 1 557 1 328 1 397 1 464 1 495 1 590 1 596 1 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 497 1 625 1 625 1 521 1 523 1 526 1 511 1 584 1 562
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 516 1 453 1 461 1 275 1 156 1 043 949 988 817
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
786 756 700 760 791 814 921 1 007 1 031
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : la population reste stable jusqu'au début du XXe siècle, puis baisse de plus de 50 % pendant les deux premiers tiers du XXe siècle en raison d'un important exode rural), le minimum démographique étant atteint en 1975 avec seulement 700 habitants, mais croît à nouveau depuis cette date, gagnant 243 habitants entre 1975 et 2008. Le solde migratoire est redevenu positif depuis 1975 et l'accroissement naturel depuis 1982 ; de 1999 à 2008 inclus, la commune a enregistré 142 naissances pour 76 décès, dont un accroissement naturel de 66 personnes en 10 ans. La population s'est rajeunie : en 2007, Guimiliau comptait 27,5 % de jeunes de 0 à 19 ans pour 15,6 % de personnes âgées de 65 ans et plus[44]. Proche de Landivisiau, Guimiliau est atteinte par la périurbanisation qui tend à transformer la commune en ville-dortoir. Entre 1999 et 2007, le nombre des logements est passé de 397 à 457, augmentant donc de 60 unités, augmentant de + 15 % en 8 ans. L'augmentation a été identique pour les seules résidences principales, passées pendant la même période de 326 à 386. L'habitat est essentiellement pavillonnaire (434 maisons, soit 94,9 % du total des logements en 2007)[45].

Pyramide des âges en pourcentage :[46]

Pyramide des âges à Guimiliau en 1990.
Hommes Classe d’âge Femmes
Avant 1895
10,7 
1896-1915
18,8 
16 
1916–1930
19,1 
11,2 
1931-1945
10,6 
23,6 
1946-1960
20,9 
18,3 
1961-1975
19,1 
20,3 
1976-1990
19,4 
Pyramide des âges à Guimiliau en 1999.
Hommes Classe d’âge Femmes
Avant 1904
8,5 
1905-1924
10 
11,8 
1925–1939
16,2 
14,8 
1940-1954
14,8 
27,3 
1955-1969
21,2 
17,3 
1970-1984
19 
20,3 
1985-1999
18,8 

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

« Aucune [commune rurale du Finistère] n'offre autant de beautés architecturales (…) : arc de triomphe faisant entrée de cimetière, clocher, porche, ossuaire, calvaire, sacristie, et, à l'intérieur, un mobilier d'une richesse (…) sans pareilles : autels, chaire à prêcher, tribune et buffet d'orgues, baptistère. L'art breton, si affiné et si fécond à la fin du XVIe siècle et dans le cours du XVIIe siècle, y a prodigué ses chefs-d'œuvre »[47].

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    • La Porte triomphale (ou Arc de triomphe) qui, en breton, s'appelait Porz ar maro, littéralement « porte de la mort », car elle donnait accès au cimetière situé dans l'enclos paroissial. Elle est surmontée de deux cavaliers et était ordinairement fermée par une grille (les fidèles enjambant l'échalier pour pénétrer dans l'enclos paroissial) ouverte seulement lors des mariages et des enterrements[6].
    • Le calvaire, en granite bleu, construit entre 1581 et 1586, surmonté d'une Croix de Jésus et des deux Larrons, le fût portant la Croix ayant comme souvent en Armor l'aspect d'un tronc d'arbre ébranché, dit « croix de peste »[50]; le reste du calvaire représente en bas-relief les différents épisodes de la Vie du Christ, dont la Naissance du Christ, l'Adoration des mages, le Portement de Croix (une musique militaire composée de tambours et d'olifants le précède), la Mise au tombeau, la Résurrection, etc. ainsi que Catel Collet précipitée en enfer par les diables pour avoir dérobé une hostie et l'avoir donnée au diable, et une statue de saint Miliau. Les 80 personnages représentés sont affublés de costumes du XVIe siècle, contemporains de la date de construction du calvaire, mais de style semble-t-il plus espagnol que français, ce qui s'expliquerait par la présence d'Espagnols en Bretagne à l'époque en raison des guerres de la Ligue[51]. « Le calvaire de Guimiliau est le plus peuplé de tous » selon le grand spécialiste Eugène Royer.
    • L'église Saint-Miliau, dédiée à saint Miliau, mêle les styles flamboyant et Renaissance, possède deux nefs et cinq chapelles latérales à fenêtres flamboyantes, ses murs sont blanchis à la chaux, de nombreuses poutres et sablières sculptées, et une voûte en plein cintre en forme de bateau renversé. Le chevet à noues multiples permet un bon éclairage du chœur en raison des cinq fenêtres existantes.
    • L'ossuaire date de 1648 et est désormais dénommé chapelle Sainte-Anne. Il porte l'inscription Memento mori.
    • La chaire à prêcher extérieure, à baldaquin, est placée dans l'une des ouvertures de l'ossuaire.


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  • la grotte de Roc'h Toul (le « trou de la roche »), situé sur le territoire de la commune de Guiclan : selon la légende, la grotte se prolonge jusque sous le maître-autel de l'église paroissiale de Guimiliau et l'on y a entendu un coq chanter sous le chœur[55].

Par ailleurs :

Traditions populaires et dicton[modifier | modifier le code]

  • À Guimiliau, une statue au pied du calvaire représentant une femme dont la tête est détachée représente sainte Barbe. Lorsqu'on veut se marier dans l'année, on pique une épingle en dedans du cou, puis on repose la tête à sa place.
  • En dessous de ce même calvaire se trouve un bénitier où les habitants de la contrée déposent les dents qu'ils perdent ou se font arracher ; ils espèrent être ainsi définitivement débarrassés du mal de dents[57].
  • Voici la traduction française d'un dicton traditionnel en langue bretonne concernant Guimiliau :

À Lampaul les cornes
À Saint-Thégonnec les bombances
À Guimiliau les mauvaises langues
Plounéour la pauvre
Commana la misérable
À Pleyber-Christ est la sagesse[58].

Légendes[modifier | modifier le code]

  • Saint Pol et le dragon de Guimiliau[59].

Tableaux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie-Amice Picard, mystique célèbre, née le à Guiclan, fut baptisée à Guimiliau.
  • Thomas Dallam, facteur d'orgue d'origine anglaise et constructeur des orgues de Guimiliau est décédé dans cette paroisse le
  • Une dynastie d'organistes à Guimiliau :
    • François-Yves Le Roux, organiste, né dans la ferme ex-manorale de Kernaou en Ergué-Gabéric le , marié en 1821 avec Marie Hélène Maguet, de Guimiliau, est décédé le à Guimiliau. Jeune, il étudia la musique à Quimper avant de s'engager à Brest sur un navire corsaire ; fait prisonnier lors d'un combat à Terre-Neuve, il passa quatre ans sur un ponton de Portsmouth dont il s'évade ; « C'est la musique qui lui a valu de rester en bonne santé car il donnait des cours de solfèges aux prisonniers des pontons anglais »[62] ; il débarque alors à Roscoff, devient maître d'école à Lampaul-Guimiliau, puis organiste à Guimiliau[63].
      • Son fils Jean-Louis Le Roux fut organiste à Pleyber-Christ.
      • Sa fille Maryvonne Le Roux, née à Guimiliau en 1823, succéda à son père comme organiste à Guimiliau aux alentours de 1840
      • Son autre fils Allain Marie, né le à Guimiliau, marié le à Guimiliau avec Marie Françoise Poliquen, succéda à sa sœur Maryvonne organiste à Guimiliau à partir de 1860.
        • Marie-Hélène et Marie-Jacquette Le Roux, filles d'Allain Marie, furent ensemble organistes à leur tour à Guimiliau entre 1880 et 1907, date à laquelle les orgues deviennent inutilisables jusqu'à leur restauration en 1989[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 71, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  2. Étymologie et histoire de Guimiliau sur Info Bretagne
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Journal des chemins de fer et des progrès industriels, 13 avril 1901, no 6341, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122408g/f248.image.r=Guimiliau.langFR
  5. Louis Chauris, Évolution tectonique des granites précambriens de la région de Morlaix, Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences. Série D, Sciences naturelles, février 1972, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5748432m/f1183.image.r=Guimiliau.langFR
  6. a et b http://fr.topic-topos.com/livres/guimiliau
  7. Bulletin de la Société préhistorique de France no 5, année 1932, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56917709/f8.image.r=Guimiliau.langFR
  8. Mémoires de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras, année 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5533348t/f262.image.r=Guimiliau.langFR
  9. a et b http://www.infobretagne.com/guimiliau.htm
  10. http://www.saint-thegonnec.fr/fr/les-kanndi.php
  11. Léon Le Berre, « Conférence de Florian Le Roy sur l'art breton en Haute et Basse Cornouaille », article publié par le journal Ouest-Éclair n°15558 du 17 juin 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6616541/f7.image.r=Guimiliau.langFR
  12. Jean Lorédan, La grande misère et les voleurs au XVIIIe siècle. Marion du Faouët et ses associés.1740-1770
  13. Jean Lorédan, Les voleurs d'églises au XVIIIe siècle, La Nouvelle revue, n° du 15 décembre 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k360915/f459
  14. Sorte de loterie, de jeu de hasard
  15. Arrêt du Roi du 7 février 1708 qui interdit tous jeux de hasard sur les foires et marchés
  16. Jean Lorédan, Les voleurs d'églises au XVIIIe siècle, La Nouvelle revue, n° du 1er janvier, 15 janvier, 1er février et 15 février 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36092h/f54.tableDesMatieres
  17. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Storck, Lyon, 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5824885k/f155.image.r=Guimiliau.langFR
  18. A.De Lorme, Guimiliau et ses monuments, Bulletin de la Société académique de Brest, 1901-1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076607/f84.r=Guimiliau.langFR
  19. Archives de l'évêché de Quimper, texte complet cité par http://www.infobretagne.com/guimiliau.htm
  20. J. Madival et E. Laurent, Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  21. Jean-Pierre Henri Azéma, Moulins du cuir et de la peau : moulins à tan et à chamoiser en France (XIIe – XXe siècle), Business et Economics, 2004, consultable https://books.google.fr/books?id=nTq9SreL_y0C&pg=PT65&lpg=PT65&dq=guimiliau+tannerie&source=bl&ots=Uc4Lmdmpfa&sig=Cvr4W_H8dtNbTq_CJJ52QndQCrk&hl=fr&ei=vriQTbSHMsSb8QOknOWgDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CDYQ6AEwBTg8#v=onepage&q=guimiliau%20tannerie&f=false
  22. Jean-Marie Éléouet, Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix, imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f285.image.r=Commana.langFR
  23. Jean-Marie Éléouet, Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix, imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  24. À saint Milliau, patron de Guimiliau
  25. C'était effectivement le cas à l'époque en vertu du Concordat de 1801
  26. Lettre de Jean Sévézen à Mgr Sergent, Archives diocésaines de Quimper, citée par Yves Le Gallo, Une caste paysanne du Haut-Léon : les « juloded », Congrès de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 1981, consultable http://bgv.free.fr/genealogie/docs/juloded.pdf
  27. Yves Le Gallo, Une caste paysanne du Haut-Léon : les « juloded », Congrès de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 1981, consultable http://bgv.free.fr/genealogie/docs/juloded.pdf
  28. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, août 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562132s/f234.image.r=Guimiliau.langFR
  29. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, août 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562132s/f316.image.r=Guimiliau.langFR
  30. Yves Le Gallo, Aux sources de l'anti-cléricalisme en Basse-Bretagne : un recteur sous la IIIème République, BSAF, tome XCIV, 1972, page 823
  31. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802221d/f627.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  32. Albert Clouard, Tro-Breiz, 1892, Fischbacher, Paris, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784310j/f349.image.r=Guimiliau.langFR
  33. Albert Clouard, Tro-Breiz, 1892, Fischbacher, Paris, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784310j/f351.image.r=Guimiliau.langFR
  34. Docteur Chevrey, Impressions de voyage en Bretagne, mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5419025v/f37.image.r=Guimiliau.langFR
  35. Gustave Geffroy, Le tour du monde, 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k344448/f303
  36. Constant de Tours (Chmielenski), Vingt jours en Bretagne : de Saint-Malo à Brest, Librairies-Imprimeries réunies, Paris, 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1027879/f118.tableDesMatieres
  37. Les Annales politiques et littéraires, n°1491 du 29 janvier 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57918022/f15.image.r=Guimiliau.langFR
  38. Memorialgenweb.org - Guimiliau : monument aux morts
  39. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  40. Geneweb : recensement des maires de France
  41. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  44. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=GUIMILIAU&codeZone=29074-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  45. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=GUIMILIAU&codeZone=29074-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  46. Source partielle : INSEE et Linternaute
  47. Peyron et Abgrall, Guimiliau, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109991x/f18
  48. http://www.croix-finistere.com/commune_p/slides/index.php?commune=guimiliau
  49. http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/guimiliau/guimiliau.html
  50. Ces « croix de peste » ont été élevées au XVIIe siècle en reconnaissance de la cessation d'une épidémie de peste
  51. Alexandre Nicolaï, En Bretagne, G. Gounoulhiou, Bordeaux, 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1028265/f289.image.r=Guimiliau.langFR
  52. Édouard Charton, Le Baptistère de Guimiliau, Le magasin pittoresque, année 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k314614/f264.image.r=Guimiliau.langFR
  53. http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-15030095.html
  54. Gustave Geffroy, Le Tour du monde, 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k344448/f303
  55. Paul Sébillot, Le Folklore de la France. Le ciel et la terre, 1904-1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k123017g/f442.image.r=Guimiliau.langFR
  56. Guy-Claude Sarsfield, petit-fils de Patrick Sarsfield, vicomte de Kilmallock, à la tête des Will Geese (« Oies Sauvages »), la brigade irlandaise au service de Louis XIV
  57. F. Duine, Revue des traditions populaires, octobre 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58363724/f10.image.r=Guimiliau.langFR
  58. Recueilli et traduit par F.L. Sauvé, Lavarou Koz a Vreiz Izel, Revue celtique, 1876-1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6205534r/f239.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  59. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k314614/f264.image.r=Guimiliau.langFR
  60. http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0327/m109601_d29-361_p.jpg
  61. http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0340/m109604_hc-049_p.jpg
  62. Extrait du témoignage d'un descendant de François-Yves Le Roux, consultable http://www.grandterrier.net/wiki/index.php?title=Fran%C3%A7ois-Yves_Le_Roux_(1788-1838)%2C_corsaire_et_organiste
  63. Michel Cocheril, Les Facteurs d'orgues en Bretagne (1600-1900), thèse, université de Rennes-2, 1992
  64. http://www.grandterrier.net/wiki/index.php?title=Fran%C3%A7ois-Yves_Le_Roux_(1788-1838)%2C_corsaire_et_organiste

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine religieux de Bretagne sous la direction de Maurice Dilasser, Éditions Le Télégramme

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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