Bodilis

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Bodilis
La mairie
La mairie
Blason de Bodilis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Albert Moysan
2014-2020
Code postal 29400
Code commune 29010
Démographie
Gentilé Bodilisiens
Population
municipale
1 597 hab. (2015 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2010en augmentation de 2,11 % par rapport à 2010)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 51″ nord, 4° 06′ 56″ ouest
Superficie 20,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bodilis.org

Bodilis [bodilis] est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 28 kilomètres au sud-ouest du centre de Morlaix. Elle est proche du Parc naturel régional d'Armorique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bodilis[1]
Plougar Plougar Plougourvest
Saint-Servais Bodilis[1] Landivisiau
Ploudiry Loc-Eguiner Loc-Eguiner

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 600 (dont 96,5% de maisons et 3,4% d‘appartements).

Parmi ces logements, 91,7% étaient des résidences principales, 2,5% des résidences secondaires et 5,8% des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 81,6% [3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bodilis est attesté en 1486.

Du breton bret. bod « demeure », et ilis « église » ; « demeure près de l'église »[4].

Bodiliz en breton.

Bot an iliz, « la demeure près de l'église », (presbytére), s'est transformé en Bodiliz au fil des siècles avec la disparition de l'article défini.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Une foire, ancêtre des foires de Landivisiau, fut créée en 1429 en peine campagne à Coatsabiec (alors en Plougourvest, désormais en Bodilis), aux alentours de la chapelle Saint-Mathieu, ancien prieuré de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre[5]. Ne trouvant pas à se loger dans les environs, les marchands passaient la nuit sur place, brûlant du bois pour se réchauffer.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1660, il y avait, sans compter les diacres et les sous-diacres, 13 prêtres dans la paroisse de Bodilis[6].

Jean Bérégard, recteur de Bodilis vers 1700, a répertorié dans une sorte de livre de raison relié à même la couverture de son missel, les obligations religieuses des 130 familles de la paroisse, le montant des « cueillettes » [recettes] de la fabrique, l'état des offrandes, des testaments, répartis en deux cahiers, celui des riches et celui des pauvres ! La confrérie du Rosaire, pour qu'il améliore son ordinaire lui laissait « manœuvrer » [travailler] le tiers du clos "Parc Mesper", ce qui lui permettait de cultiver quelques journaux de terre en légumes et en « bleds », qui lui rapportaient moins de cinq livres par an[7].

Au XVIIIe siècle, l'épiscopat fit combler la fontaine de Mouster-Paul en Bodilis car elle était un lieu où survivaient des pratiques religieuses pré-chrétiennes[6].

Le , jour de la foire Saint-Matthieu dans le hameau de Coatsabec, alors en Plougourvest (désormais en Bodilis), la foule tue un exempt et blesse deux gendarmes qui voulaient arrêter un mendiant[8].

En 1770, Guiclan est la paroisse la plus riche du Haut-Léon central : les habitants paient en tout 2590 livres de capitation (pour 3 100 habitants), devançant Plouvorn : 2524 livres (pour 3 600 habitants), Landivisiau : 1564 livres (pour 2 400 habitants) et Bodilis : 1208 livres (pour 2 000 habitants)[9].

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1792, en réponse à une enquête, la municipalité de Bodilis répond que le nombre de personnes « qui ont besoin d'assistance » est de 200 (sur 1881 habitants)[8].

En 1799, il n'y a plus que 46 marchands de toiles à Saint-Thégonnec (mais c'est encore la commune où ils sont les plus nombreux), 26 à Guiclan, 23 à Plouvorn, 16 à Bodilis, 10 à Landivisiau, 4 à Saint-Servais, etc[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Quatorze hommes originaires de Bodilis furent ordonnés prêtres entre 1812 et 1828[10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le remembrement donna lieu à des querelles infinies et à des affrontements épiques à Bodilis[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Guy Le Bras    
1802 1808 Christophe Guénégan    
1808 1820 Alain Le Gall    
1820 1830 Léon Alain    
1830 1840 Joseph Guénégan    
1840 1843 Paul Cornily    
1843 1846 Yves Pinvidic    
1846 1848 François Le Gall    
1848 1850 Yves Pinvidic    
1850 1865 Jacques Le Bras    
1865 1899 Jean-Marie Quentric    
1899 1908 Alain Ollivier    
1908 1929 Yves Troadec    
1929 1935 Guillaume Thepaut    
1935 1945 Yves Troadec    
1945 1959 Jean-Marie Picart    
1959 1965 Joseph Donval    
1965 1977 Jean-François Quentric    
1977 1983 Joseph Donval    
1983 2001 Marcel Moysan    
2001 2008 René Guillou    
2008 en cours Albert Moysan DVD Retraité
Président de la Communauté de Communes
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Holbeton (Royaume-Uni)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 675 1 760 1 790 1 782 1 741 1 898 1 940 2 030 1 910
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 803 1 811 1 803 1 756 1 759 1 809 1 777 1 738 1 795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 814 1 828 1 891 1 732 1 661 1 556 1 587 1 538 1 412
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 114 1 035 1 076 1 209 1 222 1 302 1 493 1 512 1 563
2015 - - - - - - - -
1 597 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École privée mixte Notre-Dame (enseignements de la maternelle au CM2).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 528 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 19 797 €[3].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 668 .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 81,2% contre un taux de chômage de 5,2% [3].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de cent quinze dont trente-sept dans l’agriculture-sylviculture-pêche, cinq dans l'industrie, dix-huit dans la construction, quarante-huit dans le commerce-transports-services divers et sept étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, sept entreprises ont été créées dont six par des Auto-entrepreneurs[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Bodilis compte un certain nombre de bâtiments anciens, notamment dans le bourg, avec l'enclos paroissial et l'église Notre-Dame construite au XVIe siècle. Plusieurs autres constructions datant de cette époque entourent la place de l'Église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Loeiz ar Floc'h.
  • Le barde Jean-Louis Floc'h, dit Loeiz ar Floc'h, né le à Bugne en Bodilis, décédé le à Lesneven, a raconté sa vie et ses nombreux métiers (il fut séminariste, sabotier, employé des chemins de fer, apiculteur, marchand ambulant de livres et de plantes médicinales) dans un livre en langue bretonne intitulé Va zamm buhez (« Mon morceau de vie »), édité en 1935. Il s'illustra surtout par sa contribution au renouveau de la culture et de la littérature bretonnes, participant au gorsedd des druides. Il est l'auteur de comédies et de contes rédigés dans un breton populaire et truculent. Il entretint des relations épistolaires avec les gens les plus en vue du mouvement breton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme consulté le 3 décembre 2016 »
  3. a, b, c et d Statistiques officielles de l‘INSEE.
  4. Ernest Nègre, « Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1038 »
  5. Louis Le Guennec, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5786704t/f137.image.r=Coatsabiec?rk=42918;4
  6. a et b Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ (ISBN 978-2-918135-37-1)]
  7. Antoine Favé, Le prône du dimanche à Bodilis vers 1700, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1899
  8. a, b et c Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 1, 2005, éditions Ouest-France, [ISBN 2-7373-3452-7]
  9. a et b Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 1, 2005, éditions Ouest-France, [ (ISBN 2-7373-3452-7)]
  10. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ISBN 978-2-918135-37-1]
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.