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Lampaul-Ploudalmézeau

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Lampaul-Ploudalmézeau
Lampaul-Ploudalmézeau
L'église paroissiale Saint-Paul-Aurélien.
Blason de Lampaul-Ploudalmézeau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Anne Apprioual
2020-2026
Code postal 29830
Code commune 29099
Démographie
Gentilé Lampaulais
Population
municipale
816 hab. (2023 en évolution de −2,63 % par rapport à 2017)
Densité 129 hab./km2
Population
unité urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 40″ nord, 4° 39′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 62 m
Superficie 6,35 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Brest
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plabennec
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Lampaul-Ploudalmézeau
Liens
Site web Site de la commune

Lampaul-Ploudalmézeau [lɑ̃pɔl pludalmezo] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie

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Le bourg de Lampaul-Ploudalmézeau est situé à 27 km au nord-ouest de Brest et à 3 km au nord-nord-est de Ploudalmézeau.

Carte de la commune de Lampaul-Ploudalmézeau.
Communes limitrophes de Lampaul-Ploudalmézeau
La Manche
Ploudalmézeau Lampaul-Ploudalmézeau Saint-Pabu
Ploudalmézeau, Plouguin Plouguin

La commune, littorale de la Manche, est limitée par deux petits fleuves côtiers, le Frout ou Gouer ar Frout à l'ouest (qui sépare la commune de celle de Ploudalmézeau) et le ruisseau du Ribl à l'est (qui sépare la commune de celle de Saint-Pabu). Son littoral, peu étendu, forme la plage des Trois Moutons, et est bordé de larges dunes atteignant 14 mètres d'altitude au maximum ; c'est « une côte basse, grise, blanche et noire, où le sable et les plateaux de roches s'emmêlent » a écrit André Guilcher[Presse 1].

L'île du Bec, l'île de Rosservo et l'île de Coulouarn sont situées au large de Lampaul-Ploudalmézeau.

Le finage communal forme un rectangle orienté nord-sud et dont les parties intérieures sont constituées par un fragment du plateau du Léon en pente douce vers la mer atteignant au maximum 62 mètres d'altitude dans sa partie méridionale. Le bourg, situé au centre-nord du territoire communal, est vers 28 mètres d'altitude.

La commune est restée essentiellement rurale, présentant dans sa partie sud un paysage de bocage avec habitat dispersé constitué de fermes isolées et hameaux. Son littoral a été, en raison des dunes le bordant, préservé de l'urbanisation ; une rurbanisation balnéaire est toutefois sensible en arrière des dunes aux alentours de Ty Cam et Ty Nevez, ainsi qu'une périurbanisation dans le quartier de Kersquivit, limitrophe du bourg de Ploudalmézeau.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Kouer er Frout, le Ribl[1] et un autre petit cours d'eau[Lien 1],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lampaul-Ploudalmézeau[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[5]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 900 mm, avec 15,8 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploudalmézeau à 2 km à vol d'oiseau[8], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 997,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −7 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Lampaul-Ploudalmézeau est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[Lien 2]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brest, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[11]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[Lien 3],[Lien 4].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[Lien 5]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[Lien 6].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (57,2 %), terres arables (13 %), zones urbanisées (11,6 %), prairies (7,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,9 %), zones humides côtières (0,5 %)[Lien 7]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie et origines

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Le nom de Lampaul-Ploudalmézeau (Lambaol-Gwitalmeze en breton) provient du mot breton lann (monastère), et de Paol (Pol ou Paul), donc le monastère de Paul[12], auquel on a ajouté le suffixe « Ploudalmézeau », du nom de la commune voisine, pour différencier la commune d'autres ayant pour nom Lampaul », entre autres Lampaul-Plouarzel ou Lampaul-Guimiliau.

Lampaul-Ploudalmézeau doit en effet son origine à la création d'un ermitage par saint Pol Aurélien au VIe siècle, à l'emplacement de l'église actuelle[12]. Selon la légende, Saint Pol Aurélien aurait été appelé à Lampaul par un de ses compagnons, dont l'ermitage avait été plusieurs fois détruit par un buffle, incarnation du Malin. « Le Saint ayant délivré le pays de cet hôte terrible, y fixa sa demeure pour un peu de temps, tandis que ses disciples continuaient à vivre dispersés çà et là. Il bénit ce lieu, il bénit en particulier la fontaine, et se construisit, comme dans ses établissements antérieurs, un oratoire et une petite cellule. »[13].

Saint Pol Aurélien est un des sept saints fondateurs de la Bretagne (avec saint Brieuc, saint Tugdual, saint Patern, saint Corentin, saint Samson et saint Malo). Originaire de Glamorgan au Pays de Galles, saint Pol Aurélien est le fondateur de l'évêché du Léon. Né en l'an 492 (ou en 480), Pol Aurélien aurait appartenu à la famille britto-romaine des « Aurelianus » (Ve – VIe siècles) ; il est présenté comme un disciple de saint Ildut. Le roi franc Childebert Ier (511-588) le fit ordonner évêque et le plaça à la tête de l'évêché de Léon à Kastell-Paol (Saint-Pol-de-Léon). À la suite de son retrait, vers l'an 553, sur l'île de Batz, trois évêques lui succédèrent de son vivant : Jaoua, Ternvael (ou Tiernomallus) et Keveren (ou Cetomerinus). Il meurt semble-t-il vers 580 (ou 594).

Une pièce d'or frappée probablement à Cyrène, ville grecque de Libye, entre 322 et 313 av. J.-C., fut trouvée en 1959 sur la plage de Porz-Gwenn, mêlée à des algues. C'est sans doute une preuve du voyage que Pythéas, navigateur grec, entreprit vers les rivages armoricains à cette époque[14].

Lampaul était une ancienne trève de Ploudalmézeau. Elle a été érigée en paroisse entre 1330 et 1427. La paroisse de Lampaul-Ploudalmézeau dépendait autrefois de l'archidiaconé d'Ac'h faisant partie de l'évêché de Léon.

On rencontre les appellations suivantes : Monasterium sive vulgato nomine Lanna Pauli in Plebe Telmedovia (en 884), Landapauli Ploedalmezeu (en 1467), Lambaol Guitalmezeau (en 1787).

Époque moderne

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Au XVIe siècle, Lampaul-Ploudalmézeau faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[15].

Une ordonnance de Louis XV, en date du , ordonne à la paroisse de Lambol-Guital-Mezeau [Lampaul-Ploudalmézeau] de fournir 9 hommes et de payer 59 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[16].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lampaul-Ploudalmézeau en 1778 :

« Lampaul ; près Ploudalmézeau, sur la côte, à 11 lieues un quart à l'ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 49 lieues de Rennes et à 5 lieues de Brest, sa subdélégation et son ressort. On y compte 1 000 communiants[Note 4]. La cure est présentée par l'Évêque. Il y a dans cette paroisse trois hautes-justices, une moyenne et six basses, qui ressortissent au siège royal de Brest. Son territoire, borné à l'ouest et au nord par la mer, est fertile en toutes sortes de grains. Les terres sont bonnes et cultivées avec le plus grand soin. (...). Lesguen et le Carpont [le manoir du Carpont fut édifié au XVe siècle par la famille Le Maucazre], maisons nobles[17]. »

Le XIXe siècle

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En 1813, selon le recteur, deux chapelles en bon état de réparation existent alors dans la paroisse : celle de Sainte-Brigitte, dont un sieur Coum aurait été fondateur, et celle de Kerber, construite par le sieur Lesguern [en fait Lesguen, seigneur de Lestrémeur en Ploudalmézeau, probablement][Lien 8].

Lampaul-Ploudalmézeau vers le milieu du XIXe siècle

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Alphonse Marteville et Pierre Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, décrivent ainsi Lampaul-Ploudalmézeau en 1843 :

« Lampaul-Ploudalmézeau (sous l'invocation de saint Pol) : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (...) La récolte du goémon favorise beaucoup l'agriculture de cette commune : les terres sont bien cultivées, et le blé qu'elles produisent suffit, et au-delà, à la consommation locale. Le bois de charpente manque, mais l'orme et le frêne réussissent assez bien. Géologie : constitution granitique. On parle le breton[18]. »

Une épidémie de choléra fit 9 morts à Lampaul-Ploudalmézeau entre le et le [19].

Les écoles de Lampaul-Ploudalmézeau

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Une école avait ouvert en 1834 à Lampaul-Ploudalmézeau sous la pression du préfet, mais son premier instituteur sombra dans l'ivrognerie et le second, qui ne put obtenir son brevet de capacité, fut révoqué en 1842. Une école congréganiste ouvrit à Lampaul-Ploudalmézeau en 1867. Une école laïque de garçons fut construite en 1893, à la suite d'une mise en demeure du préfet, malgré les protestations du Conseil municipal qui jugeait qu'elle « est non seulement inutile, mais préjudiciable aux intérêts de la commune ». Une école laïque de filles ouvrit le , à la suite d'une nouvelle mise en demeure du préfet, mais la plupart des parents préférèrent envoyer leurs enfants à l'école chrétienne de Ploudalmézeau. En 1924, l'ouverture d'une école privée catholique de filles dans la commune entraîna la fermeture de l'école publique des filles[20].

Lampaul-Ploudalmézeau décrit en 1889

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Benjamin Girard décrit ainsi Lamaul-Ploudalmézeau en 1889 :

« Cette commune, dont la partie nord borde le littoral, forme une bande de terre assez étroite entre les communes de Ploudalmézeau et Saint-Pabu. Le bourg, qui ne compte que 90 habitants, a une école mixte. (...) On prétend que les sables amoncelés au bord de la mer, dans ces parages, recouvrent une ancienne forêt, dont on apercevrait les vestiges dans les grandes marées d'équinoxe[21]. »

L'attitude de la population lors d'un incendie en 1892

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Fin , un incendie se déclara dans une grange située près des maisons du bourg. « Toutes les maisons sont couvertes en chaume, et le vent porte les étincelles sur les toitures ; il n'y a pas de pompe ; l'eau manque, tout va brûler. Au son du tocsin, le recteur et tous les habitants du bourg sont accourus. En présence de l'immense danger, le recteur, cédant à une inspiration subite, propose à la foule de faire un vœu à Notre-Dame de Kersaint (...). Tout le monde se jette à genoux en face du brasier. Le recteur, à haute voix, au nom de ses paroissiens, s'engage, si le feu s'arrête dans sa marche, à aller en procession à Notre-Dame de Kersaint et à dire une messe d'actions de grâces. (...) Les fidèles bretons se sont à peine relevés que la toiture de l'étable s'effondre, coupant toute communication entre le foyer de l'incendie et les maisons. Le bourg de Lampaul-Ploudalmézeau était sauvé. (...) »[Presse 2].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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La ferme de Pen-ar-Creac'h en Lampaul-Ploudalmézeau vers 1900 (carte postale).

François Arzel, second maître canonnier, né à Lampaul-Ploudalmézeau et âgé de 30 ans, fut l'une des trois victimes lors de l'explosion prématurée d'une gargousse à bord du cuirassé Danton le près de Toulon[Presse 3].

Le monument aux morts de Lampaul-Ploudalmézeau porte les noms de 36 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Deux d'entre eux au moins (Jean Gouzien[Note 5], Jean Le Roux[Note 6]) sont des marins disparus en mer ; la plupart des autres sont des soldats décédés sur le sol français, à l'exception de Jean Migadel, mort le alors qu'il était prisonnier en Allemagne et de Joseph Pellen, soldat au 166e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Gottem (Belgique)[Lien 9].

L'Entre-deux-guerres

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Des jeunes paysans finistériens, notamment de Lampaul-Ploudalmézeau, émigrent pendant la décennie 1920 en direction du Périgord et du sud-ouest de la France ; certains s'installèrent dans le Périgord[22].

Jean Le Roux[Note 7], Jean Milon[Note 8], Robert Alaterre[Note 9] et Daniel Lomenech[Note 10] débarquèrent le à Lampaul-Ploudalmézeau avec deux postes émetteurs pour créer le réseau Johnny, chargé principalement de surveiller les mouvements de la Kriegsmarine autour du port de Brest.

François Héliès[Note 11], maître chauffeur, a été décoré de la Croix de guerre en 1942 et fait chevalier de la Légion d'honneur en 1951, pour son courage à bord de son bâtiment, alors que celui-ci s'apprêtait à couler[Lien 10].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Pendant les cinq mandats de maire d'Yves Morel entre 1965 et 1995 sont décidés « la fin de l'extraction de sable dans les dunes communales, l'acheminement de l'eau potable et la création du syndicat d'eau intercommunal avec Saint-Pabu, le remembrement, la restauration de l'église, l'acquisition de l'ancienne école privée, le camping municipal ou encore l'éclairage public » ; en 1977 ouvre la première école Diwan[Presse 4].

La première école Diwan

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La première Skol Diwan (école associative bretonnante) de France ouvrit le lundi à Lampaul-Ploudalmézeau, à l'initiative de René L'Hostis, syndicaliste et militant breton[23],[24], avec la bienveillance du maire Yves Morel, et de son adjoint Louis Fourn, sensibles à la langue bretonne[25],[26],[27]. Elle comptait sept élèves de maternelle, l'instituteur était Denez Abernot. Elle était logée dans une salle municipale jouxtant la Mairie, en l'occurrence une ancienne école fermée depuis 5 ans.

Politique et administration

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Liste des maires successifs[M 1]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 An IV Joseph Calvarin[M 2]    
An IX 1816 Vincent Marie Bouzeloc[M 3]   Cultivateur.
1816 1858 François Marie Gélébart[M 4]   Cultivateur.
1859 1881 Jean-Marie Le Dreff[M 5]   Cultivateur.
1881 1895 Jean-François Bégoc[M 6]   Cultivateur.
1895 1907 Jean-Yves Bouzeloc[M 7]   Cultivateur.
1908 1912 Prigent Morel[M 8]   Cultivateur.
1912 1925 Jean Cabon[M 9]   Cultivateur.
1925 1944 Jean-Marie Pellen[M 10]   Cultivateur.
    ?    
1965 1995 Yves Morel[M 11]   Cultivateur. A effectué 5 mandats de maire[Presse 4].
1995 mars 2008 Louis Fourn   Cultivateur.
mars 2008 21 septembre 2013 Patrice Cottebrune[M 12]   Colonel de l'armée de terre[Lien 11]
Décédé en cours de mandat[Presse 5].
novembre 2013 mars 2014 André Le Borgne   Artisan retraité[Presse 6].
mars 2014 en cours Anne Apprioual SE Professeure des écoles

Démographie

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Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
772774491599836937941929899
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
852831845771783723730740702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
686698694683671663615608596
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
594516538548595606664674753
2014 2019 2023 - - - - - -
827821816------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

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  • La commune possède sur son territoire beaucoup de croix et calvaires bretons, dont certaines ont plus de mille ans : la croix Croaz-an-Aber (1917), les trois croix de Kergounan (haut Moyen Âge), la croix de Kersquivit (haut Moyen Âge), la croix de Kervidoret ou Croas-Ambich (haut Moyen Âge), la croix du cimetière, la croix Croas-Paul (XIVe siècle), la croix de Ty-Nevez (XIXe siècle).

Sites maritimes

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La commune possède une grande plage de sable blanc, la plage des trois moutons, d'où on peut admirer de nombreux véliplanchistes. On peut aussi y pratiquer le kitesurf et le char à voile.

La vague « Annaëlle »

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Situé au nord de l'île de Rosservo, le site de la vague « Annaëlle », découverte au début des années 2000 par Laurent Jedoudez, est difficilement accessible ; c'est une vague déferlant sur une dalle rocheuse, qui est souvent redoutable, voire effroyable. Elle attire le gratin du bodyboard mondial. Le « 7e Annaëlle Challenge » a été organisé en avec 16 compétiteurs et a été remporté par Pierre-Louis Costes, pour qui « Annaëlle » est « l'une des meilleures vagues de reef en France, si ce n'est la meilleure »[Lien 14].

Personnalités liées à la commune

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Gabriel Éliès, ou Biel Elies, écrivain en breton sous le nom de Mab an Dig, est né à Portsall en 1910 et a grandi dans une petite ferme de Lampaul-Ploudalmézeau.

Héraldique

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Blason de Lampaul-Ploudalmézeau Blason
Tiercé en fasce: au 1) d'azur à deux fleurs de panicaut maritime [chardon bleu, Eryngium maritinum] au naturel, au 2) d'argent à trois mouchetures d'hermine de sable, au 3) de sinople à un dragon d'or[30].
Détails
Créé par JF Binon. Sur site Commune 2018.

Le film Le peuple migrateur a été tourné en partie à Lampaul-Ploudalmézeau[Lien 15].

Le rappeur Georgio a tourné une session live intitulée Ailleurs Session #1 à Lampaul-Ploudalmézeau, dans les dunes de la commune. Cette session, publiée le , met en scène une interprétation du titre "Traffic Lights" de Victor Solf, dans une version réarrangée. L'enregistrement a été réalisé le dans un cadre naturel face à la mer[Lien 16], [Lien 17].

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Personnes en âge de communier
  5. Jean Gouzien, né le à Ploudalmézeau, quartier-maître chauffeur à bord du cuirassé Bouvet, coulé victime d'une mine dans les Dardanelles le .
  6. Jean Le Roux, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, quartier-maître électricien, mort le lors du naufrage du sous-marin Prairial, victime d'un abordage avec un vapeur anglais près du port du Havre
  7. Jean Le Roux, né à Lanmeur le , s'engagea dans la France libre dès (il partit clandestinement de Camaret le , embarquant sur l'Émigrant ; il est décédé en , voir http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=81105
  8. Jean Milon, né le à Rennes ; il réussit en à s'introduire clandestinement dans la base de sous-marins de Saint-Nazaire alors en construction ; arrêté par les Allemands, il parvint à s'enfuir et embarque clandestinement dans la nuit du au sur le sloop La Madelon pour gagner l'Angleterre, mais le bateau disparut en mer, voir « Jean MILON », sur memorial-national-des-marins.fr (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  9. Robert Alaterre, surnommé Johnny, né le à Nantes, embarque le à Douarnenez pour l'Angleterre à bord de la Petite Anna, débarque dans la nuit du à Lampaul-Ploudalmézeau et fut le chef du réseau Johnny jusqu'au , date à laquelle il dut s'enfuir depuis Concarneau pour l'Angleterre, voir « Robert Alaterre », sur francaislibres.net
  10. Daniel Lomenech, né le à Pont-Aven, participa à de nombreuses actions de renseignements en Bretagne jusqu'en , date à laquelle il reste en Grande-Bretagne car les Allemands, l'ayant identifié, le recherchent; il servit pendant le reste de la guerre à bord de sous-marins anglais, voir http://www.pontaven.com/Daniel-Lomenech
  11. François Héliès, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le , journalier agricole.
  1. « Liste des maires de Lampaul-Ploudalmézeau », sur Archives du Finistère, .
  2. Joseph Calvarin, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Kerenvel en Lampaul-Ploudalmézeau.
  3. Vincent Marie Bouzeloc, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Kerguioc en Lampaul-Ploudalmézeau.
  4. François-Marie Gélébart, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Lampaul-Ploudalmézeau.
  5. Jean-Marie Le Dreff, né le à Quellou-Mad en Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Kerhir en Lampaul-Ploudalmézeau.
  6. Jean-François Bégoc, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le au bourg de Lampaul-Ploudalmézeau.
  7. Jean-Yves Bouzeloc, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Kervizin en Lampaul-Ploudalmézeau.
  8. Prigent Morel, né le à Lestrémeur en Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Lampaul-Ploudalmézeau.
  9. Jean Cabon, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Gorréminihy en Lampaul-Ploudalmézeau.
  10. Jean-Marie Pellen, né le à Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Lampaul-Ploudalmézeau.
  11. Yves Morel, né en 1923 à Kervioret en Lampaul-Ploudalmézeau, décédé le à Lampaul-Ploudalmézeau.
  12. Patrice Cottebrune, décédé le .
  1. « Réseau hydrographique de Lampaul-Ploudalmézeau » sur Géoportail (consulté le 10 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  1. « Fiche communale de Lampaul-Ploudalmézeau », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Bretagne (consulté le )
  2. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
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  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  6. « Loi relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  8. « Lampaul-Ploudalmézeau »
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  10. « François Héliès »
  11. « Patrice Cottebrune », sur Journal officiel de la République française
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  13. « Manoir de Roscervo - fiche N° PA00090023 », sur Base Mérimée (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  14. Thierry Dilasser, « Surf. Au cœur de l'effroyable Annaëlle », sur letelegramme.fr, (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  15. « Le peuple migrateur : les lieux de tournage », sur Tourisme en France.
  16. « Georgio - Ailleurs Session #1 (Victor Solf - Traffic Lights Rework) », sur YouTube, .
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Références

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  9. « Station Météo-France « Ploudalmezeau », sur la commune de Ploudalmézeau - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Ploudalmezeau », sur la commune de Ploudalmézeau - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  12. a et b Le manuscrit "Vita Pauli Aureliani" - La vie de Saint Paul-Aurélien, signale la création d'un "Lanna Pauli in plebe Telmedovia" - le Monastère de Paul dans la paroisse de Ploudalmézeau.
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  14. Chartier-Le Floch 2015
  15. Kerhervé, Pérès et Tanguy 1984
  16. Ordonnance royale 1759, p. 8
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  18. Marteville et Varin 1843, p. 428.
  19. Monod 1892
  20. Rohou 2007
  21. Girard 1889
  22. Le Bail 2009
  23. Geslin et al. Denis
  24. L'Hostis 2008
  25. Mallégol 2018, p. 33-34
  26. L'Hostis 2008, p. 83
  27. Mallégol 2018
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  30. Armorial de France, p. 18615

Articles de presse

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  • « Chronique », L'Univers,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Accident à bord du Danton : Les victimes », La Lanterne,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale : revue européenne de géographie », Cybergéo, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155)
  • « Le maire Patrice Cottebrune est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « André Le Borgne », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Yves Morel, maire honoraire, s'en est allé. », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • André Guilcher, « Observations sur la morphologie littorale de la presqu"île de Mullet », Bulletin de la Section de géographie,‎ (lire en ligne)

Bibliographie

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  • Ordonnance royale, Ordonnance… portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Alphonse Marteville et Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 1, , 428 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Benjamin Girard, La Bretagne maritime, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Abbé Alexandre Thomas, Saint Pol Aurélien et ses premiers successeurs, , 58 p. (lire en ligne)
  • Henri Monod, Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886), (lire en ligne)
  • Pierre-Marie Mallégol, ...et les Bretons créèrent... DIWAN, Fouesnant, Yoran embanner, , 163 p. (ISBN 978-2-36785-013-9)
  • Reun L'Hostis, Ar boled mean : Diwan, du germe à la moisson ?, Landerneau, Edipaj, 135 p. (ISBN 978-2-9529369-5-8)
  • Claude Geslin, Patrick Gourlay, Jean-Jacques Monnier, Ronan Le Coadic et Michel Denis, Histoire d'un siècle : Bretagne 1901-2000, Skol Vreiz, (ISBN 978-2-915623-62-8). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean Rohou, Fils de ploucs, t. 2, éditions Ouest-France, (ISBN 978-27373-3908-0)
  • Erwann Chartier-Le Floch, Histoire de Bretagne en 100 dates, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-667-0)
  • Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès et Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne,
  • Sylvain Le Bail, Cœurs de Breizh. Aux Bretons d'ici et d'ailleurs, Les oiseaux de papier, (ISBN 2916359311)

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Articles connexes

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Liens externes

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